Zeitschrift für Biologie , t. X, p
de semblables mélanges, parmi lesquels le pain et le lait sont les plus importants.
Chez l’homme, le pain suffit, à la rigueur, à l’entretien de la vie, mais pour que le poids du corps se maintienne constant à la longue et qu’il s’établisse, pour l’azote et pour le carbone, un équilibre entre les entrées et les sorties, il convient d’ajouter au pain une quantité, relativement faible, de viande ou de viande et de matières grasses. La viande est plus digestible que le pain et laisse un résidu moindre. Au contraire, une portion assez notable des matières azotées et des hydrates de carbone du pain, surtout lorsqu’il est de qualité inférieure, se retrouve dans les fèces. Il en est ainsi non seulement chez l’homme, mais chez le chien. Ayant nourri un chien de 30 kilos avec un kilogramme de pain par jour, M. Meyer1 a trouvé dans les excréments 12 à 13 p. 0/0 du poids du pain sec. Dans les fèces d’un chien (28 à 34 kilos) auquel on donnait journellement de 686 à 978 grammes de pain, MM. Voit et E. Bischoff ont retrouvé 20 à 24,5 p. 0/0 des éléments solides de la nourriture.
On a même constaté que l’addition de viande au pain ne diminue pas la proportion de ces résidus, et, par conséquent, les pertes relativement considérables d’azote par les fèces. De toute façon, pour un individu adulte, l’alimentation doit cire composée de telle sorte que l’équilibre entre les entrées et les sorties s’établisse pour l’azote et pour le carbone. M. J. Pianke admet que sous ce rapport ces deux éléments sont solidaires l’un de l’autre et que l’azote ne se met en équilibre qu’à la condition que le carbone y soit lui-même. Chez l’homme, sous l’influence d’un régime composé de 500 grammes de viande, 200 grammes de pain, 15 grammes de graisse, 10 grammes de sel et 2 litres d’eau, le poids du corps a diminué et il est sorti plus d’azote qu’il n’en est entré par les aliments, mais il a suffi d’élever la quantité de carbone des aliments par l'addition de graisse et de sucre à la ration précédente, pour voir le poids du corps se relever et la perte d’azote s’atténuer et disparaître finalement. Le rapport de l’azote au carbone dans la nourriture peut osciller de 1 : 11 à 1 : 15, l’équilibre des entrées et des sorties pouvant s’établir entre ces limites en vertu d’une cer-