‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 334 sur 570 · Zeitschrift für Biologie, t. V, p · texte numérisé non relu

Zeitschrift für Biologie, t. V, p

NUTRITION

sur deux hommes atteints de syphilis et soumis l’un à un traitement mercuriel et l’autre à un traitement par l’acide iodhydrique, peuvent laisser quelques doutes. Le dernier malade n’a pas perdu autant d’azote qu’il en absorbait par la nourriture. M. Rabuteau,j ayant pris 1 gr. d’iodure de potassium ou de sodium pendant 8 jours1, a constaté, pareillement, une diminution dans la quantité d’urée excrétée. Il est difficile de tirer de ces faits, qui ne concernent que l’azote, des conclusions certaines jearil faut considérer en premier lieu que les pertes par la respiration n’ont pas été constatées ; en second lieu qu’il est impossible, dans des cas de ce genre, de faire la part du médicament et celle de la maladie.

L’empoisonnement par le phosphore donne lieu à des troubles manifestes de la nutrition : la leucine et la tyrosine apparaissent dans le foie, dans lequel se dépose en môme temps de la graisse. D’autres organes subissent pareillement la dégénérescence graisseuse. Des expériences faites sur les chiens soumis à l’abstinence et empoisonnés par le phosphore-, ont démontré que les pertes en azote augmentent sous l’influence de ce poison. Chez les poules il parait en être de môme : d'après M. Frânckel 2 3, elles rendent plus d'acide urique qu’à l’ordinaire.

Les quantités d’acide carbonique et d’eau exhalées par la respiration semblent diminuer, au contraire, d’après M. Bauer r>, qui a expérimenté sur un grand chien soumis à l’abstinence et enfermé dans le petit appareil Pettenkofer et Voit. Sous l’inlluence du phosphore, l’animal a perdu moins d'acide carbonique et de vapeur d’eau, qu'immédiatement avant l’empoisonnement. Ce résultat n’est pas en désaccord avec le fait de la formation de la graisse qui a été rappelé plus haut.

On sait que de petites doses d’acide arsénieux exercent une influence sur les phénomènes de la respiration et de la nutrition. Les résultats des expériences ne sont pas concordants, en ce qui concerne l’excrétion de l’azote. M. Weiske*, ayant administré à deux moulons de 5 à 180 milligrammes

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