Archiv für patliologische Anal., t. XXXYJ, p
3. I)u traitement de la phtisie pulmonaire par l'alimentation forcée. Union
médicale 1881, n°‘ 162 et 161. et Union médicale 1382, n°* 101 et 102.
fournissent par l’oxydation une série d’acides gras volatils (page 70), que par des procédés d’hydratation elles donnent des acides amidés se rattachant à quelques-uns de ces acides, et à d’autres acides de la série grasse. Mais, en supposant que des acides gras à poids moléculaire élevé, que l’acide oléique même, ce qui paraît plus difficile, puissent prendre naissance aux dépens des matières albuminoïdes par des procédés d’oxydation ou d’hydratation, il resterait à expliquer leur transformation en corps gras neutres, par leur union avec la glycérine. Comment cette dernière peut-elle prendre naissance dans l’économie? La chimie ne possède aucune donnée à cet égard.
En ce qui concerne la formation d’acides gras à poids moléculaire élevé aux dépens des matières albuminoïdes, on a allégué le fait de la dégénérescence graisseuse de certains organes, dégénérescence qui est quelquefois très rapide et aussi celui de la formation du gras de cadavre. Ce dernier, qui est l’ adipocire de Fourcroy, est formé par un mélange d’acides gras, parmi lesquels domine l’acide palmitique1. Ces acides sont unis à l’ammoniaque d’après M. Hoppe Seyler, et sont formés, dit-on, aux dépens de 1a. chair musculaire. Rappelons à cet égard une expérience de M. Virchow, qui a constaté une transformation graisseuse de substances animales en les exposant longtemps à l’action d’un courant d’eau froide. Et il paraît que la qualité des eaux joue un grand rôle dans cette transformation graisseuse, comme on l'a remarqué à Oxford, où des pièces anatomiques plongées dans une certaine fontaine se convertissent assez rapidement en adipocire. Un microbe est peut-être à l’œuvre dans cette curieuse transformation qui réclame une nouvelle étude.
Dans ses belles recherches concernant l’action de la baryte sur les matières albuminoïdes, M. Schützenberger a signalé, parmi les produits d’hydratation de ces matières, une substance dextriniforme, un hydrate de carbone. On pourrait supposer que c’est ce produit de dédoublement qui intervient dans la formation de la matière grasse, et la question se trouverait ainsi ramenée aux termes où elle a été posée plus haut (page 539).
L Wetherill. Journal f. praklische Chcmie, t. LXMII, p. 26.
NUTRITION
Mentionnons en terminant l’opinion de MM. Voit 1 et Henneberg2 3, qui admettent l’un et l’autre la possibilité d’un dédoublement des matières albuminoïdes en matières grasses et en urée. D’après M. Henneberg, 100 parties d’albumine seraient capables de fournir, en fixant de l’eau et sans absorber del’oxygène,51,39p.de graisse, 33,45p. d’urée et 27,4p. d’acide carbonique. D’après les calculs de M. Voit, 100 parties d’albumine donneraient 33,45 parties d’urée, 40,08 parties de graisse et 14,16 parties de carbone pouvant fournir de l’acide carbonique par oxydation. Ces calculs sont fondés sur cette supposition, que tout l’azote est éliminé sous forme d’urée, ce qui est probable, mais le reste est pure hypothèse, comme le fait remarquer M. Hoppe Seyler4 avec raison.