FORMATION DU GLYCOGÈNE
la présence de l’amidon et la saccharose contenus dans la nourriture, augmentait la teneur du foie en glycogène. D’autres hydrates de carbone, la glucose, la lévulose, la lactose, la dextrine, l’inuline, etc., produisent le même effet, tandis que la gomme arabique *, la mannite, l’inosite, la quercite, l’éry— thrite se sont montrées inactives au point de vue de la production du glycogène. Par contre, la glycérine paraît exercer une influence favorable. M. Weiss2 3 ayant donné de la glycérine à des poules inanitiées ou nourries avec de la fibrine, a constaté une augmentation de la proportion de glycogène dans le foie. MM. Luchsinger1 et Salomon ont obtenu le même résultat en expérimentant sur des lapins; d’après M. Luchsinger, les phosphoglycérates, lactates, tartrates sont sans effet sur la production du glycogène.
Les substances qu’on vient d’indiquer comme favorisant la production du glycogène produisent des effets semblables lorsqu’elles sont injectées en solution aqueuse dans les ramifications delà veine porte4 5. Il en est ainsi même. de la glycérine. Ges substances passent, au contraire, dans les urines lorsqu’elles sont injectées dans la jugulaire.
Le foie des carnivores renferme du glycogène. On était donc en droit de supposer que ce corps peut être élaboré aux dépens des matières albuminoïdes. Telle était l’opinion de Claude Bernard, qui avait constaté la présence de la glucose dans le foie d’animaux nourris exclusivement avec de la viande ou avec de la gélatine et qui avait observé, en outre, que l'addition de matières albuminoïdes à du sucre, dans la nourriture, donnait lieu à une augmentation notable de la proportion de glycogène. Cette opinion a triomphé malgré les objections qui ont été élevées contre elle. Il résulte en particulier des expériences de MM. Finnset de Mering6 qu’on peut extraire