‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 341 sur 570 · Archiv fur die gesammle Physiol., l. VI, p · texte numérisé non relu

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2. Zeitschrift fur physiolog. Chem., t. II. p. 403, et t. IV, p. 93.

NUTRITION DANS LES MALADIES

objections élevées par M. Pavy à cet égard (page 362) sont controuvées aujourd’hui. Le foie de tous les animaux renferme de 0,2 à 0,6 pour 1000 de glucose.

LA NUTRITION DANS LES MALADIES

§ 243. Dans un très grand nombre de maladies 1a, nutrition smbit des altérations diverses et plus ou moins profondes. On peut dire d’une façon générale que le mouvement nutritif se ralentit, à l’état pathologique. D’abord la perte de l’appétit, dans d’autres cas la diète imposée au malade, diminuent et suppriment quelquefois l’apport de matériaux nouveaux, et comme la respiration continue à faire disparaître ceux qui proviennent de la désassimilation, il en résulte que cette dernière l’emporte et que le malade vit plus ou moins aux dépens de sa propre substance, comme pendant l’inanition. Ainsi que nous l’avons fait remarquer, il existe une corrélation étroite entre les phénomènes de la respiration et ceux de la nutrition, ces derniers étant en quelque sorte dans la dépendance des autres. Un trouble dans la respiration a pour conséquence une modification dans le mouvement nutritif. Dans les études relatives à la nutrition, à l’état normal et à l’état pathologique, il est donc nécessaire de tenir compte de l’activité et des variations de la respiration. Malheureusement ce facteur important a été négligé trop souvent ; ce n’est que dans un petit nombre de cas qu’on l’a fait intervenir.

Maladies fébriles. — Nous avons fait remarquer que l’état fébrile, qui est accusé par l’élévation de la température, donne lieu à une activité croissante des combustions respiratoires (page 485). L’accélération des mutations régressives est attestée, dans ce cas, par l’augmentation de la proportion d’urée excrétée pendant la fièvre. Gela résulte d’expériences de MM. Huppert et Riesell1 sur des individus atteints de pneumonie, d’une observation de M. Senator, sur un chien fébrici-

1. Archiv für Heilkunde. t. X, p. 329. — À. Riesell, i6., Untersuchung über der Slicksioffumsalz ineinem Falle von Pneumonie. Diss. Leipz. 1869.

NUTRITION

tant U M. Schiraantski ayant injecté du pus à des poules, a déterminé chez ces animaux des accès de fièvre avec élévation de la température, et a constaté une augmentation de la quantité d’acide urique et, en général, de la quantité d’azote excrétéê. Dans le typhus exanthématique on a pareillement constaté une augmentation notable dans la quantité d’urée excrétée, et cela, d’après MM. Naunyn1 2 et Sidney Brieger3, même avant que la température se soit notablement élevée.

D’autres phénomènes qui se produisent pendant la fièvre témoignent d’une aberration des phénomènes nutritifs. Les excrétions glandulaires diminuent ou sont même supprimées; il en est ainsi de la salive, du suc gastrique, de la bile.

Dans des cas de fièvre intense le chlorure de sodium disparaît presque entièrement de l’urine. Après la crise il reparaît et augmente rapidement en proportion ; en même temps le potassium diminue dans les urines et ne se relève que plus tard après l’ingestion abondante d’aliments4 5.

On a soulevé la question de savoir si l’augmentation de la température dans la fièvre était due uniquement à l’activité plus grande des combustions respiratoires, ou si elle provenait aussi d’un ralentissement dans la déperdition de la chaleur. En l’absence d’expériences précises sur ce sujet il paraît inutile de discuter cette question.

§ 244. Maladies diverses accompagnées d’un ralentissement de la nutrition. — Dans l’hystérie le mouvement nutritif est fortement ralenti. La proportion d’urée éliminée chez les malades atteints de cette affection peut descendre au-dessous de 3 grammes par jour, ce qui leur permet de vivre pendant quelque temps sans manger ou quelquefois en vomissant tous leurs aliments3. Nul doute que, dans ce cas, les combustions respiratoires ne soient pareillement ralenties.

Le ralentissement ou le trouble des combustions respira-

1. II. Senalor. Unlcrsuchungen iiber der fiebcrliaflen Proccss und seine Behandlung. Merlin, 1873.

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