‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 375 sur 570 · Az (CH'’) H2 + H · texte numérisé non relu

Az (CH'’) H2 + H

méthylamine

CH2-AzII(CH3) CO. OH

+Az(CHs)II2,HCl

sarcosine

alcool

La réaction terminée, on fait bouillir le liquide avec de l’eau de baryte jusqu’à ce que la méthylamine ait passé. La baryte ayant été précipitée par l’acide sulfurique, on filtre et l’on évapore en consistance sirupeuse. Il se dépose du chlorhydrate de sarcosine que l’on comprime entre des doubles de papier et qu’on purifie par une nouvelle cristallisation. Pour en séparer la sarcosine, on le dissout dans l’eau et l’on fait digérer la solution avec du carbonate d’argent. La solution, séparée du chlorure d’argent et évaporée en consistance sirupeuse, laisse déposer au bout de quelques jours des cristaux de sarcosine.

Propriétés. Ce corps forme de grands cristaux incolores et transparents qui appartiennent au système du prisme orthorhombique. Il est très soluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, insoluble dans l’éther.

Chauffée avec de la chaux sodée, la sarcosine dégage de la méthylamine. Sa solution aqueuse est neutre au papier et possède une saveur douceâtre, mais un peu âcre et légèrement métallique. Elle ne précipite ni la solution de nitrate d’argent ni celle du chlorure mercuriquc; mais lorsqu’on dépose un cristal de sarcosine dans une solution saturée de sublimé, il se dissout et la liqueur se remplit peu à peu d’aiguilles d’un chloromercurate de sarcosine.

Le chlorhydrate de sarcosine se dépose de l’alcool en petites aiguilles transparentes. Il forme avec le chlorure de platine un chloroplatinate (C3H7Az02.HGl)2 PtGP-J- 2H-0, qui perd son eau à 100°.

Le sulfate de sarcosine, 2Cr>H7Az02, SO'H2, se prépare par le procédé indiqué plus haut. Il se dissout dans 10 à 12 parties d’alcool bouillant et il se dépose par le refroidissement en lames

LES MUSCLES

transparentes, incolores, brillantes, ressemblant au chlorate de potassium. Il est très soluble dans l’eau.

ACIDE PARALACTIQUE OU SA RCOL ACT I Q ÜE.

C'IUO3 = Cil3 - CII.OII - C02H.

§ 262. L’acide lactique a été décrit dans cet ouvrage (T. II, p. 366), mais de nombreuses études entreprises depuis l’époque où le tome II a paru (1868) ont complété l’histoire chimique de cet acide et ont singulièrement éclairci des points qui étaient restés douteux.

On sait depuis longtemps que l’acide lactique retiré par Bcrzclius de la viande, en 1 807, diffère, par le degré d’hydratation de quelques-uns de ses sels, de l’acide lactique de fermentation, et l’on avait expliqué cette isomérie en admettant, d’après M. Wislicenus, que le premier de ces acides possède une constitution differente de celle du second, différence que l’on exprimait en disant que l’un renferme le radical éthylène et l’autre le radical éthylilèné. De là les noms d’acides éthylénolactique et éthylidénolactique. Le premier, formé par synthèse à l’aide du cyanhydratc d’oxyde d’éthylène ou glycol cyanhydrique, a été envisagé comme identique avec l’acide lactique de la viande ou paralactiquc. La formation synthétique de cet acide éthylénolactique est exprimée par l’équation suivante :

CH*. OU + Cll-.CAz

cyanhydrine

éthylénique

CIP.OII

CH'2 -f AzH3.

co. on

acide éthylénolactique.

D’un autre côté, la constitution de l’acide lactique de fermentation est bien établie par ses relations avec le propylglvcol ordinaire dont il dérive par oxydation :

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