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LES MUSCLES

traire de 2vol,6 à 9V0|,4 pour 100 de gaz carbonique des muscles tétanisés, et de 4vol,6 à 1 lvcl,4 du môme gaz des muscles reposés.

La formation de l’acide carbonique par suite de la contraction musculaire peut être mise en évidence par une expérience de cours fort instructive. On prépare un certain nombre de cuisses de grenouilles dont on suspend les nerfs cruraux, réunis par un fil de platine, dans l’intérieur d’un flacon à travers lequel passe un courant d’air. Les pattes sont mises en contact avec un autre fil de platine, les deux fils passant par le bouchon. L’un deux étant mis en communication avec un des conducteurs d’une petite bobine de Ruhmkorff, on touche l’autre fil avec l’autre conducteur. A chaque contact, toutes les fois que le courant passe, les muscles sont agités par des contractions et l’air du flacon se charge d’une quantité d’acide carbonique suffisante pour troubler fortement l’eau de chaux d’un tube de Liebig dans lequel on dirige cet air.

§ 266. Le sang du muscle. Les changements qu’éprouvent dans leur constitution chimique les muscles dans leurs différents états physiologiques sont nécessairement subordonnés à l’afflux du sang, agent et intermédiaire nécessaire de tous les phénomènes de nutrition. De nombreux capillaires à parois minces cheminent parallèlement aux fibres musculaires, et des embranchements latéraux les relient perpendiculairement, comme des échelons. L’oxygène qu’apporte le sang artériel intervient à divers titres dans les phénomènes dont le muscle est le siège. D’abord il entretient l’irritabilité musculaire et cette influence se fait sentir même après la mort. M. G. Liebig a montré que des muscles détachés des os ne conservent pendant quelque temps leur irritabilité qu’au contact de l’air atmosphérique, et qu’ils meurent rapidement quand on les suspend dans une atmosphère d’acide carbonique. Il a fait voir de plus qu’ils continuent à absorber de l’oxygène dans l’air, en émettant du gaz carbonique1.

1. Le phénomène de l’absorption de f oxygène et de l’émission de l’acide carbonique par les muscles excisés est en rapport avec les changements qu’éprouve la composition du muscle pendant la rigidité cadavérique et particulièrement avec la formation de l'acide lactique. M. Ranke admet que les quantités d’acide carbonique émises sont jusqu’à un certain point proportionnelles aux quantités d’acide lactique formées.

C ONTRACTION MUSCULAIRE.

Les muscles prennent au sang artériel l’oxygène dont ils ont besoin; ils cèdent au sang veineux l’acide carbonique. Gel échange de gaz est même le seul phénomène chimique qui ait été constaté, concernant les changements de composition que subit le sang dans son passage à travers les muscles, et les seules expériences que nous ayons à citer à cet égard sont celles de M. Sczelkow1, qui a analysé comparativement les gaz expulsés du sang artériel et du sang veineux des muscles à l’état de repos et du sang veineux des muscles après la contraction. Voici les moyennes de ces expériences :

AZOTE

OXYGÈNE

ACIDE

carbonique

total.

DIFFÉ-

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