GLOBULINE
§27. Berzelius avait nommé globuline la matière albu-
t. Pflügev's Arcluu fur Physiologie , t. VII, p. 188.
PARAGLOBULINF.
minoïde que l’on peut retirer des globules du sang. Plus tard, on a admis que cette matière était identique avec la substance coagulable qui entre en dissolution lorsqu’on broie les cristallins avec de l’eau. Le corps dont il s’agit est soluble dans l’eau, mais moins facilement que l’albumine. La solution est coagulable par la chaleur, mais la coagulation n’est complète qu’à 93°. Elle est précipitée par l’alcool; ni l’acide acétique ni l’ammoniaque ne la précipitent. Mais l’ammoniaque précipite la solution préalablement additionnée d’acide acétique, et réciproquement. La solution de globuline est précipitée par un courant de gaz carbonique. Tels sont quelques-uns des caractères qu’on attribuait à la globuline; mais il est permis de supposer que le corps auquel ils se rapportent n’était pas pur et qu’il renfermait de la lécithine.
MM. Hoppe-Seyler 1 et Weyl2 désignent sous le nom de globulines les matières albuminoïdes que nous allons étudier, savoir :1a matière fibrinoplastique ou paraglobuline, la matière fibrinogène, la myosine et la vitelline. D’après M. Laptschinsky 3, la globuline du cristallin ou cristalline se rapprocherait de ce groupe de corps.
MATIÈRE FIBRINOPLASTIQUE OU PARAGLOBULINE.
§ 27. Ce corps est, d’après M. A. Schmidt4, un des générateurs de la fibrine. 11 se formerait dans le plasma du sang, après la mort, par suite de l’altération rapide que subissent les globules blancs et, entrant en dissolution, précipiterait la matière fibrinogène dissoute elle-même dans le plasma. Le sérum; dépouillé de matière fibrinogène, par suite de la coagulation de la fibiine, î enfermerait, après la séparation du caillot, un excès de matièie fibrinoplastique ou paraglobuline. Ce dernier nom, que nous adoptons, est de M. Kuhne5.
La paraglobuline possède la propriété de se dissoudre, a la iaeon des globulines, dans des solutions salines moyen-