‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 8 sur 570 · Bull, de la Soc. chimique, 2e série, t. II, p · texte numérisé non relu

Bull, de la Soc. chimique, 2e série, t. II, p

même temps que la vapeur aqueuse et l’azote tenu en dissolution dans la sève. Pendant la nuit, l’acide carbonique continue à être absorbé par les racines, mais en l’absence de la lumière il n’est point décomposé, mais simplement exhalé par les feuilles. Quant à l’oxygène absorbé dans l’obscurité, nul doute qu’il ne se fixe sur les matières organiques en les oxydant.

L’oxydation est-elle complète, donne-t-elle lieu à la formation d’une certaine quantité d’acide carbonique qui s’ajouterait à celui qui est absorbé par les racines? Cette question n’est point résolue. On peut dire seulement qu’il ne paraît point probable que l’oxydation dont il s’agit soit complète : on a des raisons de croire qu’une partie au moins de l’oxygène ainsi absorbé produit des oxydations partielles, en se portant sur des matières organiques facilement oxydables, telles que les huiles essentielles par exemple. C’est ainsi que se forment peut-être certains produits résineux qui peuvent dériver, par une fixation d'oxygène, de carbures d’hydrogène primitivement formés. On a remarqué la formation d’acides, pendant la nuit, dans les feuilles de certaines plantes grasses (H. Mohl). Ce fait est en rapport, peut-être, avec l’absorption d’oxygène dont il s’agit. Mais ce sont là de pures conjectures sur lesquelles il est inutile d’insister.

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