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chevaux L Par contre, on l’a signalée depuis longtemps dans celle des lapins et des cochons d’Inde.
§ 62. Sulfocyanure de potassium. — La salive renferme presque toujours du sulfocyanure de sodium, comme Treviranus l'a montré le premier. On s’en assure par le perchlorure de fer, qui y produit une coloration rouge orangée. On sait que certains sels organiques, tels que les acétates de potassium et de sodium, produisent avec le perchlorure de fer une coloration analogue ; mais celle-ci disparaît, dans le dernier cas, par l’addition d’acide chlorhydrique ou par l’ébullition avec du chlorure de sodium2, tandis que, dans les mêmes conditions, la couleur rouge de sang produite par le sulfocyanure se maintient.
On peut d’ailleurs retirer de l’acide sulfocyanhydrique de la salive en distillant celle-ci avec de l’acide phosphorique : le produit de la distillation se colore en rouge par le perchlorure de fer.
Pour doser la proportion de sulfocyanure, on peut opérer sur l’extrait alcoolique de salive, qui est exempt de sulfates. Pour cela on fait bouillir la solution aqueuse de cet extrait avec du chlorate de potassium et de l'acide chlorhydrique : il se forme de l’acide sulfurique, qu’on précipite par un sel de baryum. La proportion de sulfate de baryum ainsi recueilli, et (fui contient tout le soufre du sulfocyanure, permet de calculer la proportion de ce dernier sel.
On a essayé de doser la proportion de sulfocyanure en appréciant l’intensité de la coloration produite par le chlorure lerrique dans la salive filtrée, par comparaison avec la coloration développée par le même réactif, dans des solutions plus ou moins diluées de sulfocyanure de potassium. Une solution titrée de ce dernier sel est étendue d’eau jusqu’à ce que la coloration que détermine le sel ferrique ait la même intensité et la même nuance que celle produite dans la salive. On juge alors que la proportion de sulfocyanure contenue dans la solution diluée, et qu’il est facile d’estimer, est précisément «'elle contenue dans la salive. Cette proportion est minime, comme l'indique déjà la coloration développée par le chlorure
L Gazetta med. veterin. di Milano, 1871.
-• Pettenkofer, Buchner’s Ilepert., t. XLI. p. 280-313.
SALIVE
ferrique et qui n’est point rouge de sang, mais rouge orangé. M. Jacubowitsch estime la proportion de sulfocyanure à 0,006 pour 100 ou à C cent millièmes, d’après des observations faites sur sa propre salive.
M. Boettger 1 a fait connaître une réaction très sensible pour découvrir dans la salive la présence du sulfocyanure. On imprègne des bandes de papier filtré suédois de teinture de gaïac ; on les fait sécher, puis on les trempe dans une solution de sulfate de cuivre au demi-millième. Sur le papier ainsi préparé, on dépose de la salive, qui développe instantatément une belle couleur bleue.
M. Hoppe-Seyler2 n’a jamais rencontré de sulfocyanure de potassium dans la salive du chien.
Urée dans la salive. — M. Picard avait signalé dans la salive la présence d’une petite quantité d'urée. Cette observation a été récemment confirmée par M. Rabuteau, qui a pu retirer de 250 gr. d’une salive mixte 25 centigr. d’urée presque pure. Il en résulte que cet échantillon de salive renfermait environ vingt fois moins d’urée que l’urine.
M. Ritter a rencontré une forte proportion d urée (kgrA dans 120cm-c) dans la salive d’un malade dont burine ne renfermait, en vingt-quatre heures, que de 3 à 7 grammes d urée.
§ 63. Sels de la salive. — Les sels qui prédominent dans la salive mixte sont les chlorures de potassium et de sodium. Les chlorures y passent facilement; mais lorsque la salive a atteint son degré de concentration normal, la présence d’un excès de chlorure dans le sang, à la suite d’injections, par exemple, ne détermine pas un afilux plus considérable de ces chlorures : la composition de la salive semble assez indépendante de celle du sang. Toutefois les bromures et iodures y passent facilement , et l’on admet qu’ils y remplacent, le cas échéant, une quantité équivalente de chlorures. L’iodure de potassium ingéré se retrouve rapidement dans la salive ; injecté dans un conduit salivaire, il est rapidement absorbé et ne tarde pas à reparaître dans la salive par le conduit du côté opposé. Rien n’empêche alors une nouvelle