‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 25 sur 92 · BLEU DE PRUSSE. ÎM · texte numérisé non relu

BLEU DE PRUSSE. ÎM

i^bodiam, Foiide de fer , l'hydrate de zîroone , la gadolînite , cznielqaes antimoniates métalliques, places dans les mêmes caroonstances; il se remarque également dans le résidu de la âûtillation d'un grand nombre de cyanures doubles ferrugi- Deiix.(u^/m. de Chim. et de Phjrs,, t. xv , p. asS. )

Proto^fanuredefer et de magnésium. — Soluble, donnant tieu par évaporation à de petits cristaux jauneè déliquescens , a^yant la forme de tables; s'obtient comme ceux de strontium st de calcium.

a 137. Bleu de Prusse {cyanure double de fer proto^cyanuré ^t de fer sesqui'Cyanuré\ — La découverte du bleu de Prusse date de 17 10 : elle est due à Diesbach , fabricant de couleurs ià Berlin. Le procédé par lequel on le prépare resta secret jusou'eni724* A cette époque, Woodward en donna une description dans les Transactions pldlosophiques. Un grand nombre de chimbtes s'occupèrent ensuite de rechercher la nature du bleu de Prusse; mais, pendant long-temps, toutes ces recherches furent vaiaes. Ce n'est qu'en 1752 qu'il parut un mémoire remarquable de Macquer sur ce sujet, mémoire dans lequel il annonça 3ue le bleu de Prusse était une combinaison d oxide de fer et 'un principe colorant qu'il ne put isoler , et que, par cette raison, sans doute, il crut être le phlogistique (35) (voyez son Dictionnaire de Cfdm^. Cette opinion fut adoptée et soutenue exclusivement jusqu'en 1772. Alors Guyton, et bientôt après lui Bergman, soupçonnèrent que ce pnncipe pouvait être un acide. Ce soupçon semblait avoir été changé en certitude par Schéele, dans le beau Mémoire qu'il publias ur le bleu de Prusse en 1782 ( 2* partie de^es Mémoires, page f 4i )• Enfin Proust , BerthoUet, Porrett, Yauquelin, Robiquet, Berzelius, soumirent ce corps à de nouvelles recherches. Celles de Proust sont très étendues , et démontrent que si le bleu de Prusse contient nn acide , celui-ci doit être tout autre que l'acide cyanhydrique ordinaire (Voyez Annales de Chimie^ t. lx , pag. i85 ; et Statique chimique^ a* vol.). Celles de M. Porret et de M. Robiquet ont pour objet de faire voir que ce bleu est composé de peroxide de fer et de l'acide que nous avons appelé acide cyanhydrique protoH^yano-ferré ou acide hydro-jerro^cyani-

Îme {Ann. de Ch. et de Phys.j t. 1 et xii). Telle est en effet 'idée que l'on doit s'en former, lorsqu'on le considère comme un sel. Mais comme l'acide cyanhydrique est un hydracide qui joue le même rôle que les acides chlorhydrique, iodhydriqtie,etc., tout nous porte à croire que le bleu de Prusse est un cyanure double hydraté, analogue aux autres cyanures doubles ue nous avons examinés précédemment. Seulementil est digne ie remarque , que tandis que les cyanures doubles de fer et

IT, Sixième édition, \K

910 Âicams Asons.

de poUftsium, de fer et de sodium , abandommil (aoilMBt leur eau de combinaison, le bleu de Prusse, ainsi cniela{li|prt des autres cyanures doubles insolubles ^ n'abanapiment i|k difficilement celle cju ils eonticuneut.

Propriétés. — Le bleu ilc Prusse pur est insipide, inodoiej beaucoup plus pc^unt ((ue lYau, d'un bleu extrêntemeiit foncé auand il est très divis'i , et d'un rouge de cuivre, semblabkî| 1 indigo, quand U est sec et en masse.

Le bleu de Prusse nV'prouve aucune altération à la temipj'| rature de i35''. 11 résiste m^^me à celle de i5o^« Si j après ifûl été porté à ce degré de chaleur, on le distille dans une wl nue de verre , il donne d'abord de Teau pure dont le d^ia-l ment a lieu pendant tonte la durée de la distillation , pnisisl peu de cyanbydrate d'ammoniaque , et ensuite beaucoup il carbonate d'ammoniaque \ euJn lorsque la sublimation deil substances volatiles a eu lieu, eu plongeant le vase au miliei| des cbarbons brùlans, le résidu, qui parait être un tri-ctrbure de fer, devient tout-à-coup incandescent.

Le bleu de Prusse , desséché autant que possible y prend Ai ment feu: il suffit d'en placer dans une capsule , et de le toicher avec un corps en combustion; il s'allume, continvi brûler, et de loo parties, on retire 6o,i4 parties dCGsk roiige de fer non alcalin.

Exposé à Tair , à la température ordinaire , il s'altère ptMpeu et passe au vert.

Mis en contact avec le chlore, il prend également cette teinte« En effet , le Meu de Prusse récemment précipité défiait vert presque tout-à-coup en le versant dans un flacon plein de culore gazeux ou liquide, et passe ensuite au jaune, siD^

le sulfate de protoxide de fer, et le proto-chlorure d'ëtaiii'

L'eau et Falcool sont sans action sur lui.

Lorsqu'on le traitepar des dissolutions bouillantes dépotasse, de soude, il est décomposé, et il en résulte, d une part, unpTotftryanure soluble de potassium ou de sodium et de fer , et dW autre part, un résidu de peroxide de fer qui est d'un bran marron. La baryte, la strontiane, la chaux, rammoniaque, ia magnésie, ont aussi la propriété Je décomposer le bleu de Prusse par l'intermède de Tcau, et par conséquent de le déco* Jorer. C,)ur;U^u-jfois la décomposition du bleu de Prusse n'e«t p;iA complète , c'est ce qui a lieu surtout avec Tammoniaque et \fk msftwésic. Alors il se forme un composé de cvanure de fer et d'oxide de fer, composé brun-jaunàtre , que les acides sil^

BLSU DE mUSSE. "SI I

iqm^ cUorhydriqne^ etc., fbnt redevenir bleU en dissoU Tant Foxide ferrugîneus.

Le bi-oxîde de mercure décompose également le bien de Prusse ; mais alors c'est un cyanure de mercure qui se forme (aiSâ).

Les acides étendus d'eau n'attaquent point , en général , le bleu de Prusse. Plusieurs acides concentrt's l'allèrent. L'acide chlorhydrique liquide en isole Tacide cyanliydrique protocyano-ferré à la température ordinaire (Robiquct, Ann. de Chim. et de Ph. xii, 277)» L'acide sulfurique, à celte mtme tem> përaturcj le rend parfaitement blanc, sans se charger d'aucun

{)rincipe et sans dégager aucun gaz; en étendant l'acide d'eau, a couleur bleiie reparaît ; elle reparaît également dans Teau purgée d'air : alors le bleu ne devient blanc que parce qu'il contracte une combinaison intime avec l'acide concentré, et le blanc ne redevient bleu qu'en raison de ce que Tacide ïiffajbli ne possède pas cette propriété.

L'acide suif hydrique , des lames d'étaîn et de fer , le font aussi passer facilement du bleu au blanc quand il est récemment précipité et en suspension dans l'eau, mais par une cause tout autre ; car , dans ce cas , il se transforme en proto-cyanure.

Le proto-chlortire d'étain et le sulfate de fer peuvent en modifier également la couleur. Ils la rendent moins intense; c'est ce qu'on observe en versant l'un de ces deux composés en dissolution , sur du bleu de Prusse en flocons hydratés.

Le proto-cyanure de fer et de potassium est susceptible de s'unir au bleu de Prusse en diverses proportions et de former un bleu soluble ou insoluble , suivant que la quantité de cyanure est plus ou moins grande, comme il a déjà été dit (page 207). Rien de plus facile d'ailleurs que de démontrer l'existence du potassium , soit dans le bleu de Prusse soluble , soit dans le bleu insoluble ; il sufEt pour cela de calciner le bleu et de laver le résidu : on retrouve la potasse dans l'eau de lavage. Berzelius a trouvé qu'il y avait dans le bleu soluble 4 atomes de potassium pour 23 de fer, et dans le bleu insoluble 2 atomes de potassium pour 1 5 de fer.

Etat naturel^ préparation, — Le bleu de Prusse n'existe . point dans la nature.

Pour se le procurer ])ur, il faut verser une dissolution de proto-cyanure jaune de fer et d;.^ polî-.ssium dans \\n excès de dissolution de sesqui-chlorurc de fer. A l'insîant ir.e:iic, Ic bleu se précipite sous forme de flocons ; on le hivc à grande eau par décantation, puis on le rassemble sur un filtre et on le ^sèchc^ Les premières eaux sont colorées en jaune, parce

SIS ACIDBS AZOTÉS.

qu'elles contiennent l'excès de per-cUorure ferragmenz*, ki secondes sont presque incolores^ les troisièmes redeviennent jaunes , et les suivantes conservent cette teinte pendant longtemps : elles la doivent à un cyanure double de potassium proto-cyanuré et de fer sesqui-cyanuré provenant de Faction de Tair de l'eau sur le bleu. Ce n'est que quand ella la perdent que Ton peut regarder le bleu comme pur. Il ne faudrait pas rendre le cyanure jaune prédominant dans la piéparation ; l'on obtiendrait du bleu de Prusse soluble (2137].

Dans les arts, voici le procède que Ton suit : après avoir iait nnmë^nge de parties égales de potasse du commerce et d'une matière animale , qui est ordinairement du sang desséché oa des rognures de corne, Ton calcine le mélange jusqu'à œ qu'il devienne pâteux; ce qui n'a lieu qu'à la température rouge (i) : lorsqu'il est refroidi, on le projette par parties dans douze à quinze fois son poids d'eau , on l'y délaie , et on le laisse en contact avec elle pendant environ demi-heure , en le remuant de temps en temps ; après quoi l'on filtre sur une toile la liqueur, qui contient du cyanure de potassium , du carbonate de potasse , un peu de sulfure et de cblorure de potassium. La liqueur étant fillrée, on l'agite avec un bâton, et l'on y verse en môme temps de l'eau dans laquelle on a fait dissoudre 2 parties d'alun (2) et i partie de sulfate de fer ds commerce. Il se fait aussitôt, a'une part, une effervescence due à du gaz carbonique et à un peu de gaz sulfhydrique, et d'autre part, un précipité très abondant formé d'alumine, de beaucoup de proto-cyanure blanc de fer et de potassium , et enfin d'une petite quantité de proto-sulfure de fer hydraté qui colore quelquefois le tout en brim noirâtre. Ce n'est que quand la liqueur contient un excès d'alun et de sulfate de fer qu'on doit cesser d'y ajouter de ces sels (3). Ce précipité est ensuite lavé par décantation avec une grande quantité d'eau limpide qu'on renouvelle toutes les douze heures. Par ce moyen , il passe

(i) Cette calcination s*opère dans un fourneau à réverbère ou dans un grand creuset de fonte : ce creuset est placé dans un fourneau surmonté d'un dôme dont la partie antérieure est muuie d*une porte par laquelle on introduit le combustible tt la matière; la partie supérieure est surmontée d'un long tuyau qui se rend dans une cheminée : de cette manière on évite toute mauvaise odeur dans l'atelier.

En petit, la calcination se fait dans un creuset ordinaire.

(a) Au lieu de 2 parties {d'alun, ou en emploie souvent 4.

(3) Pour se préserver du gaz bulfhydrique^ toujours très incommode et très dangereux à respirer, il faut faire ropcralioa en vase clos. On peut employer à cet effet, avec succès, l'appareil qui a été décrit par M. d'Arcet dans les Ann. de Ch,, t. Lxxxxr, p. z65. Cet appareil consiste dans une tonne fermée par les deux boutS; et présentant; d'une part, à sa partie inférieure et latérale, un robinet scr-

BLEU DE PAUS8Ë: tIS

successivement du brun noirâtre au brun verdâtre , du bnm verdâtre au brun bleuâtre, de cette couleur à un bleu plus prononce f et de celle-ci à un bleu très foncé. Lorsque, au bout de yingt à vingt-cinq jours de lavage, il est devenu aussi bleu qut possible , on le rassemble sur une toile , on le laisse ëgoutler y puis on le partage en masses cubiques que l'on fait sécher , et on le verse dans le commerce. Que se passe-t-il dans cette opération ? C'est ce que nous allons examiner.

i^ Par la calcination, la matière animale est décomposée ; il s'en dégage de l'eau , du gaz carbonique , de l'ammoniaque, du gaz oxide de carbone , de l'buile , au gaz hydrogène carboné , enfin tous les produits de la décomposition des matières animales par le feu ; l'on obtient pour résidu un mélange de charbon , de potasse plus ou moins carbonatée , de cyanure de potassium , de sulfure et de chlorure de potassium» Celui-ci est fourni par l'alcali ^ le sulfure, par le sulfate que toutes les potasses du commerce contiennent toujours ; et le cyanure, par la combinaison du métal de la potasse avec l'azote et le carbone de la matière animale , dans les proportions n^ cessaires pour faire le cyanogène.

a° Lorsqu'on projette le résidu dans l'eau , la potasse carbonatée , le cyanure, le sulfure et le chlorure de potassium se dissolvent ^ il faut que la matière soit complètement refiroidie : autrement le cyanure de potassium se transformerait en ammoniaque et formiate de potasse (2129), et pour la refroidir, il faut la soustraire à un courant d'air , car il serait possible qu'elle s'embrasât comme un pyrophore. (M. Gay-Lussac^ j^nn. de Chim. et de Phys.j t. viii, p. 44o*)

3*^ L'on concevra aisément la plupart des autres phénomènes qui se présentent , en se rappelant que la potasse décompose l'alun , s'empare de soi» acide et en précipite la base ; qu'il en est de même du carbonate de potasse, et du sulfure de potassium , si ce n'est que, dans ce cas , il y a de plus un degagement^de gaz carbonique et de gaz sulfhydrique; que lé cyanure de potassium forme avec le sulfate de protoxide de fer un précipité blanc insoluble de proto--cyanure de fer en partie combinée avec du cyanure de potassium \ enfin , qu'avec ce

Tant à retirer la liquaur et le précipité; d*autre part à la partie sapérieurt, i" im entonnoir muni d*un robinet par lequel onirerse la liqueur; a" un bâton qui plonge dans la tonne et dont Textrémité supérieure est reçue dans un petit sac de peau serrant à boucher le trou par lequel ce bâton passe : c^ett avec ce bâton qu'on agite les liqueurs; 3°^un tube de fer-blane, dont Tcxtrémité inférieure va se rendre «ii(* denou^ de la grille du fouroeau de calcin^tion.

même suliatu, le sulfure de potassium, en forme un nttrda sulfure de fer hydraté.

4^ Reste donc à expliquer l'efifet des lavages. Us ont ponr objet iiou-sculemeut de dissoudre les sels solubles étrangen au bleu de Prusse , tels que le .sulfate de potasse ^ le cUorare de potassium, mais surtout de transformer , au moyen ^eVm contenu dans l'eau, une partie du proto-cyanure de fer ai pcroxidc et en sesqui-cyauurc. Ce sesqui-cyanure s'unit au

Eroto^cyanurc ferrugineux non décompose^ , et de là le bleu. i'<H^ dissout en même temps plus ou moins de cyanure de potassium qui fait toujours partie du précipite ; on le retrouve dans la liqueur a l'état de cyanure sesqui-cyano-ferrë, et non

3ue

Prusse du commerce doit contenir une certaine quantité de cyanure de potassium et de peroxide de fer. Selon toute apparence, le cyanure de potassium s'y trouve uni à du pproton:^ nure de fer , et le cyanure double qui en résulte est lui-^mème combiné avec le cyanure double ferrugineux qui constitue le bleu de Prusse pur. Ce qu'il y a de certain di^ moin9, c'est que plusieurs cyanures doubles sont susceptibles de combinaisoni (2137 ^i>).

Il est probable aussi que, par le moyen des lavages , oa parvient à détruire la petite ([uantité de sulfure noir de fer qui se forme au moment où Ton môle les liqueurs, et à la transformer en sulfate de fer'.

Cof?fj)osit/on. — Il n'en est pas de la composition du bleu, pré* paré en décomposant le proto-cyanure jaune de potassium et de i'vr pu run excès de sel de fer peroxi dé, comme de celle du bleu de l'i-iiN'.r du coinmerce. Bien lavé, il ne contient point decyanurQ

I Ir I H )l M.Msiiini; il ne renferme qu'un peu de peroxide de fer qui se |iiiifhiîf |)('iifl(int les lavages en môme temps que du-cyanure ihiiililf ilr potassium proto-cyanuré et de fer sesqui-oj^anuré «III < >.itiiii'f* rougi de potassium et de fer. Or, comn^e les li- • |iii Ml I *»iiiil iiriilrcs avant et après l'opération , il s'ensuit qu^

II Ml H ili- rnis'ic pur doit être représenté par la formule : . .' ; *\. I il'VC/'Az"') c'est-à-dire par 3 atomcis de proto-cya- ..,,. 1). Il I 1U111 .1 /\ afomcs de sesqui-cynnure de fer;

II', iis.ijîcs du bleu de Prusse sont assez nom-

!.. ,. . II... I.iln'ii mis de papiers peints en emploient une

.1., . .1». .iii.i . il I n t'^'i. de menle des peintres en bâtîmens;

.. I .^1 ii^.ij- «t'<iiti lii peinture à l'huile, mais à tort, parce

.1 .;< ,.• ni |i..ii a pi:ii verdatre; uni à la soie, il lui donne la

i II I ...1. .1 i.ii. j-iii Ir nom de dfe?« ftrt'wowc/^bleu que l-'oB

BLfiU MINÉRAL. tlB

prépare aujourd'hui en grand à Lyon dans plusieurs ateliers; ^ 3X1 commence également à l'unir à la laine; enfin, dans les labocatoires, Fou s'en sert pour préparer l'acide cpnhydrique et es cyanures.

■ Composés de cyanures doubles , Bleu de Prusse soluble.

: 2 1 3 7 bis. Lorsque l'on verse du proto-cyanure jaune de fer et •ede potassium dans une dissolution d'un sel de baryte, de chaux ou de magnésie, et que les liqueurs sont suffisamment concen^ très , il se fait , d'après les observations du docteur Mosander et de Berzelius , un précipite formé de i atome de proto-cya-» nore de fer et de potassium, et de i atome de proto-cyaiiure de fer et de barium, ou de calcium ou de magnésium.

Le bleu de Prusse pur ( double cyanure de fer proto et scsqui-cyanuré) peut également s'unir au proto-cyanure jaune de -fer et de potassium*, il s'y unit même en diverses proportions et donne des composés solubles ou insolubles , suivant que le proto-cyanure de fer et de potassium est en quantité plus ou moins grande : de là le bleu de Prusse soluble.

Nous avons déjà dit comment on pouvait facilement le préparer. On peut également l'obtenir en versant du pcr-chlorure de fer dans un excès de dissolution de proto-cyanure jaune de fer et de potassium , recueiUant le précipité sur un nltre , et le lavant. L'eau est d'abord jaune, en taison du chlorure de fer qu'elle contient , et qui , conjointement avec le chlorure de

Sotassium formé, s'oppose à la dissolution du bleu , puis elle evient verte et bientôt d'un beau bleu foncé, après quoi elle redevient peu-à-peu încolor(\ Elle perd tout de suite sa transparence par l'addition du sulfate de potasse, du sel marin , du sel ammoniac, etc., etc. L'acide chlorhydriqtte la trouble également; mais l'alcool k laisse transparente. Dans tous les cas, le précipité conserve la propriété de se redissoudre dans l'eau ; il la conserve même lorsqu'on évapore la solution aqueuse jusqu'à siccîté. Le bleu dissous petit être regardé comme formé de 2 at. de protOK^anure jaune de fer et de potassium, et de 3 at. de bleu de Prusse. Celui qui reste sur le filtre , et que l'eau ne dissout pas, contient moins de proto-cyanure de fer et de potassium : il doit être composé de i at. deproto-cyanure de fer et de potassium , et de 2 at. de bleu de Prusse pur ( Berzelius). Il fetrt observer que Peau qui tient en dissolution le bleu soluble renferme en même temps un peu de proto-cyanure de potassium , uni à du proto-cyanure et à du Sesqui-cyafiûre de fer , c?est-à-dire du cyanure jaune et du cyanure rouge. Ce qui ïe pnrbuve, c'est qu'on peut les séparer, en évaporant reat)L%\i^%

"aiG ACIDFS AZOTÉS.

presque jusqu'à siccitë, et ajoutant de l'alcool à 86* qui prAâpîte le bleu de Prusse et retient en dissolution les cyanures. C'est même ainsi que le bleu doit être purifié.

Bleu minéral. — C'est du bleu de Prusse fait avec un excès d'alun , et (jui , par cela même, doit être neutre. Il est toujours mêlé de piusoumoins d'alumine, ou de craie, ou même de sulfate de chaux, d'amidon. Sa teinte est vive et plus ou moins foncée.

Cyanures doubles sesqui-cyano-f erres.

21 38* Le sesqui*cyanure de fer, de même que lé protocyanure de fer , s'unit aux autres cyanures simples , et forme des cyanures doubles. M. Léopold Gmelin à qui cette observation est due , a surtout examiné le double cyanure de potassium sesqui-cyano-ferré.

Ce double cyanure, qu'on appelle quelquefois cyanure rouge de potassium et de fer à cause de sa couleur, est remarquable en ce qu'il ne précipite pas les dissolutions de peroxide de fer, et qu'il précipite en bleu celles de protoxide.

Ses cristaux sont rouge- rubis, transparens, quelquefois assez volumineux , anhydres, et composés de 35,68 de potassium; i6,48 de fer; 47>84 de cyanogène; d'où l'on tire pour leur formule : (3KC*Az^+Fe^3C*Azî), c'est-à-dire que la Quantité de cyanogène du proto-cyanure de potassium égale celle du sesqui-cyanure de fer. Leur forme n'a point été déterminée. Chauffés à la flamme d'une bougie , ils brûlent vivement et lancent en pétillant des étincelles de fer. Soumis à la distillation en vases clos , ils laissent dégager du cyanogène, du gax azote , et se convertissent en une masse formée de beaucoup de proto-cyanure de potassium et de fer, et d'une petite quantité de carbure de fer, faciles à séparer Tun de l'autre par Teau. Ils sont solubles dans 38 fois leur poids d'eau froide , et

Sresque insolubles dans l'alcool. Aussi, l'alcool précipite le sol e la dissolution aqueuse sous forme d'une masse brun-rougeâtre qui se compose de très petits cristaux. Pour peu qu'il y ait de protoxide de fer dans une liqueur, le double cyanure de potassium sesqui-cyano-ferré en manifeste la présence; elle prend une couleur verte. Une quantité un peu plus forte d'oxide donne lieu à du bleu.

Pour obtenir le double cyanure de potassium sesqui-cyanoferré, il faut dissoudre le proto-cyanure jaune de potassium et de fer dans l'eau et faire passer un courant de chlore à travers la dissolution, jusqu'à ce qu'elle cesse de précipiter les sels de peroxide de fer, en ayant soin de la remuer continuellement et ^^i9iTéterJ'opérationaupointqul\\enXd'&lie\ndi(^é.Laliqueuv

SULFOtC DE CYANOGËNFI tll

usuite évaporée peu-à-peu ; le sel cristallise d'abord eu ailes d'uu jaune rougeâtre et très brillantes^ mais en le redisant dans l'eau et le faisant cristalliser de nouveau , on l'obt tel que nous l'avons dit plus haut.

es proto- cyanures de fer et de sodium, de fer et debarium, er et de calcium, traités par le chlore , comme celui de fer e potassium, donnent les mêmes résultats; il en est de même a du chlorhydrate d'ammoniaque proto-cyano-ferré. [• L. Gmelin a également observé que le double cyanure lOtassium sesqui-cyano-ferré donnait avec nombre de dissolus salines des précipités diversement colorés^ savoir :

k.T6c dissoluUoo de Précipités.

^anèse. gris braoitre.

jaune orangé.

t blanc

U • brun roogeétre foneé.

û brun jaunâtre.

le jaune brunâtre.

e brun rougeâtre.

uth brun jaunâtre.

re brun jaunâtre lale.

ut , jaune orange.

:ure protoxidé ou bi-oxidé. jaune.

b cristaux brun rougeâtre au bout de quelque temps.

Sulfure de cycmogène.

i39« Le sulfure de cyanogène, appelé aussi sulfo-cyanogène :e qu'il peut jouer un rôle analogue à celui du cyanogène, lient , d'après M. Liebig, en faisant passer un courant de »re gazeux dans une dissolution concentrce.de sulfo-cyae de potassium , qu'il faut agiter sans cesse, et qu'il faudrait ne saturer auparavant avec de Vacide chlornydrique, si

n'était exempte de potasse libre ou carbonatée. Le chlore ne avec le potassium un chlorure qui se dissout , tandis que alfure de cyanogène se précipite sous forme d'une pouare le-rougeâtre. Il est à remarquer que, si la dissolution était

étendue, il ne se produirait aucun précipité j et cepent le sulfure est insoluble dans l'eau: aussi le séparc-t-on

matières qui pourraient l'altérer^ en le lavant conyenanent. On peut encore se procurer le sulfure de cyanogène aisant bouillir la dissolution de sulfo-cnTsi^ure de potassium

z de l'acide azotique faible. Le potassium s'bxide aux dés de Toxigène de 1 acide; il se forme de l'axotate de potasse reste dissous. (Liebig, Jnn. de Ckim. ei de Ph.^ t. lvi, p. 8.) >dL composition est représei|tée par i atome de cyanogène

218 ACmfiS AZOTÉS.

164995 -f" I atome de soufre aoi,i6 (OAïS). 2 atotoes de sulfo-cyanogène équivalent à 1 atome d^oxîgène.

Le sulfure de cyanogène est solide, pulvérulent, rougeâtrei doux au toucher j il taclie fortement les corps avec lesquels on le met en contact.

Lorsqu'il est anhydre, et qu'on le chauffe peu-à-peu jus- j| qu'au rouge naissant dans une cornue, il se transforme en sonbt et sulfure de carbone, qui se vaporisent, et en un résidu jaune qui est le mellon de Liebig : OAjg^S* donnent S4-CS-j-C*Az* . (mellon). Si le sulfure de cyanogène renfermait de l'eau (qi'H retient avec force), celle-ci se décomposerait en même tempi^^ que le sulfure, et la réaction des principes donnerait lieu à ou soufre, à du carbonate d'ammoniaque volatil, et à une masse noire qui s'embraserait dans Taîr, et brûlerait à la manière do. charbon.

Le sulfure de cyanogène est insoluble dans l'alcool comiilie' dans l'eau; chaufi'é avec le potassium , il s'y unit en prbt" sant un vif dégagement de lumière, du suif o-cyanure , dii? sulfure et du cyanure de potassium.

L'acide azotique le décompose avec production d'acide aal- |j furique, d'acide carbonique et d'ammoniaque. ^ â

L'acide sulfurique le dissout et le laisse précipiter ensuite. J par addition suffisante d'eau. 1

Fondu avec l'hydrate de potasse, il donne lieu à une masse I formée de carbonate alcaKn , de l'excès d'hydrate, et de sul- '* fure et sulfo-cyanure de potassium.

La lessive de potasse caustique le colore en ronge^ et le transforme en une matière, rouge, solide qui , mise successive'^ ment en contact avec l'alcool et l'eau se dissout en très grande partie, et laissé un résidu jaune clair, que Liebig regarde-ccnmne un degré plus élevé de sulfuration du cyanogène, (i)

mtmmtmfmmm

(i) M.. Lassaigac a trouvé un antre composé de soufre et de eyanogène, qùcan^' tiendrait 4 atomes de cyaiwgèno, pour r de soulfc.

Ce sulfure est vlï\ corj^s solide, blauc, cristallisable eu lames rhombotdiUe^TjiiUri til à une Lasse lem^émturé. Sou odeur piquante et très forte a quelque aoalogie avec celle du chldi*uf'e dt; cyanogène. Appliqué sar la langue, il détermine nnf sensation don louraise, semblable à celle qui résii lierait de nnlrodocAoi» d'ave pointe très aigjuë^|j!.'ipQ6é' è^ lumière diffuse, 'û ae colore d*abord ea jawM^piib en orau!;6dans l!e»pacc,de.qup>iiucs semaiues.

pÀfenégttSf

péiiencc qui dL-mQBfrc q^-le aoolf 0 eat négatif relativement an cy«U)gèa«.

L'^u peut le dissoudre et ^acquêjrir ainsi la propuété de rougir letODCi^e»}. Il eii est autrement de l'alcool' qui cc[«endaiil eu cOdSout davantage.

kCnm SCriFO-CTAirHTD]UQU£. 919

▲ATIGLl YXI.

Acide sulfo-^yanhydrique.

i'acîde sjilfo-cyanhydrique est un composé de 98, 3^ ^anogène et de i ,G8 d'hydrogène. Il paraît que dans e sulfure de cyanogène joue le môme rôle que le cblorc le chlorhydrique, et qu'en cousccjuencc Facidc sulfoqucpeut être comparé à l'acide chlorhydrique. C'est Lcide que Rink d'abord^ et Bucholz ensuite ont c:xa- 3 en connaître la composition, que Porrett a reune formé des élémens de l'acide cyanhydric|ue et

et qu'il a appelé acide ckyazique sulfuré, btenir cet acide, il faut introduire une dissolution 3 de sulfo-cyanure de potassium (ai 4^) dans une

verre, y ajouter de l'acide phosphorique en consispeuse, et distiller. Bientôt u passe dans le récipient 3 qui est Pacide sulfo-cyanhydrique.

eut encore se procurer l'acide sulfo-cyanhydrique litant Tazotate d'argent par le suifo - cyanure de , recueillant sur un filtre le sulfo-cyanure d'arlavant, le mettant en suspension dans l'eau, le ant par un courant de gaz aulfhydrique, filtrant la queur et la chauC'ant doucement pour dégager l'excès dhydrique 5 mais alors l'acîde se trouve étendu

Peut-être parviendrait-on à l'obtenir anhydre en

as Feau et versé dans udc solutiuu du peroxidc de fer, il la colore en

c ce sulfure de cyanogène en mettant dans un petit balloD du cyioare lulvérisé, sur lequel ou verse environ la Eooillé do son poids de biioufre. Au bout de plusieurs jours on aperçoit à quelques lignes aulange et appliqués sur les parois du vase, des cristaux blancs que Ton ue Tou purifie en les chauffant à une douce dialeur dans une petite B les «voix* wélés «ivec une petite quantité de carbonate de chaux. Il 'iï^ler les cristaux qui se sont subii^s. (Lassaigne, Aniu do ciùm. tt tix, 197.)

ibig fait observer que cette métliudc est la seule par laquelle on puisse cidcsulfo'cyunhydrique pur; que le suifo-cyanure dé potassium dis- .'acide phusphorique, doLino un acide ^uJl'o-cyauhjdriqoe qui contient peu d atnmouiaque el d'aciùis cyaidiydriquo et sulihydrique {Ahh. epkjs,, Lvi, la). Mais peut-être préviendrait-on la formation de tous im teuuaut lu sulfo-cyanure prédomîuant ; il semble d^ailleurs.que } devrait msl^.i: unie à Taeide plHMpborÎL'tie, qu'on pourrait se débaride cyaubydri(]uc en chauffant dcucemeui le produit, et qaUl eutturait l^'acide suif hydrique, à moins ^'il ne fût uni à l'acide suUia«cya»hv^ ez plus bas}« Dans ce cas, on ajouterait un peu de sulforc^tAurç

2fO ACIDES AZOTiS. - ,

faisant passer le gaz sulfhydrîque sur un excès oc iMfc,^,.^ Tiure d'argent sec dans un tube de verre horizoolilKY^: serait adapté un flacon pour recueillir le produit (^'^ protosulfo-cyanure de mercure.)

L'acide sulfo-cyanhydrique, prépare avec Taddepl que, est un liquide incolore dont la saveur est fortem 1 odeur piquante, la densité 1,022, qui bout à -f- xo3*,i stallise à — io*>.

Abandonné à lui-même , il se décompose peu-» forme un liquide brun , d'où il se dépose du sulfo-c] Le chlore en précipite aussi du sulfo-cyanogène.

La pile donne heu au même dépôt : il se produit positif, tandis que Thydrogène se dfégage au pôle nëgi

L'acide sulfo-cyanhydrique forme, avec les baseiddl ui , pour la plupart sont incolores et solubles dans fi >a propriété caractéristique est de donner avec les 1 fer peroxidé, une couleur rouge de sang si intense, <

Sermet de découvrir des quantités d'acide ou de fer très i e telle sorte cpie du papier, du liège, etc., qui renfenn^l traces de fer, sont susceptibles de colorer d une maiûèRr sible l'acide sulfo-cyanhydrique.

Il paraît d'après %éise que l'acide sulfo-cyanhydriqMj se combiner avec le gaz acide sulfhydrîque. On obtM le composé en unissant d'abord l'acide sulfo - cyanlij avec un sulfure de fer, de potassium, de zinc, etc., traitant le produit par un acide tel que le chlorhydï Le sulfure métallique donne avec l'acide chlorhydnqiKi^ Pacide sulfhydrîque, comme il a été dit, qui s'unit toat44 avec l'acide sulfo-cyanhydrique 5 mais ce composé rfi point encore été convenablement étudié , nous ne ftf* ifuc l'indiquer.

Quel rapport exlste-t-11 entre l'acide sulfo-cyanhydri<{«ï nous venons de faire connaître, et les deux composés dont été question en parlant du cyanogène, et qui ont été obti Tun, par M. Gay-Lussac, en mettant le cyanogène gazeu contact avec le gaz sulfhydrîque, et l'autre, par MM. Lid Wcililer, en les mettant en contact par Tintermède de l'a cl de l'eau? l'acide sulfo-cyanhydrique doit être cons romme un composé d'hydrogène et de sulfo-cyanogèi» firnx autres peuvent l'être comme des combinaisons d' Kiilf hydni{ue et de cyanogène en proportions diverses.

}jA formule atomique du nombre proportionnel de V «iiirri-ryanltydrlque est (C*Az^S^,H*V

i'ifW^ ilff rornposé de Gay-Lussac est (C®Az*,H®S*), dueomposéde Wohler et Liebig en* ^^"Az«,H"S*)-j-

SÛLTO-CTAROlÉS. tfti

^o^eycaïkfdraie i ammoniaque. — Le sulfo-cyanmoniaque s'obtient en saturant par l'ammoniaulfo-eyanhydrique. Il est très soluble dans l'eau, , et difficile à obtenir sous forme de cristaux rëguomposition par le feu donne lieu à des produits ;, qui ont été examinés tout récemment par Ann, de Chim. et de Phys.^ t. lvi, p. i5). A uue qui ne surpasse que de quelques degrés le point le l'eau , ce sel commence à se décomposer , et la n est d'autant plus complète que la cbaleur est ;ée. Le premier effet du feu est de dégager une able de gaz ammoniac. Il ne tarde pas à se lite du sulfure de carbone et à se sublimer du sulfimoniaque. En faisant plonger dans l'eau l'extréireil réfrigérant adapté à la cornue , l'on condense iiits volatils de la distillation , qui ne sont compo fure de carbone, d'acide suif hydrique et d'ammo* ou combinée à cet acide. Quant au résidu contenu me, il consiste en un composé unique et pur , n'y en ait point eu de détruit par l'inégale disla cbaleur, effet qu'il est presque impossible d'é- (big adonné le nom de melam à cette substance, par les corps auxquels elle donne naissance sous es acides et des alcalis , et dont la formule ato- •Az^^H^. 8 at. de sulfo-cyanbydrate d'ammoniaque at. demélarriy^ d'ammoniaque, 4 d'acide sulfny- .e sulfure de carbone. C'est ce dont il est aisé de se ite d'après l'équation suivante : 4 (H^,G*Az^S* -fi^Az"fr+5AzH3+4H^S + 4GS. L'expérience a ni à très peu près les quantités de mélam et de sul« >ne indiquées par la théorie. Au suif hydrate d'amîut être substitué, pour la production des pbénoil vient d'être question, un mélange de 2 parties de ic et de I p. de sulfo-cyanure de potassium : ce omporte exactement de la même manière.

Sulfo^cyanures.

rsque i atome de métal s'unit à i atome d'oxigène ' un oxide, il s'unit à 2 atomes de sulfo-cyanogène ' un sulfo-cyanure : par conséquent les sulfo-cya- •ment les mômes quantités de cyanogène que les Dprement dits : ainsi le sulfo-cyanure de potassium ule (K,2C^AzS).

-uns s'obtiennent en cbauffantjusqu'au rouge dans doubles cyanures ferrures avec du soufre , lessi*

Stt AcioES Azonla

Yant la niasse et faisant évaporer la liqueur ; tels aoDtla cyannres alcalins (^voyez pliu bas snlfo-cyannie it sium); d^autres, en traitant les métaux par Vadile cyannydrique : il y a dégagement d'hydrogène. £i

proto^uljo'cyanure de fer; d'autres , comme le sesqa cyanure de fer, le bi-sulfo-cyanure de merèuie etl cyanure d'aluminium, en mettant l'acide sulfo-cjanli en contact avec les oxides, autant que possible liydnl production d'eau ^ d'autres enfin j>ar la voie des doi compositions : ceux de plomb, d'argent, de platine, clirômc , étant insolubles , sont dans ce cas. L'on se \ de ce procédé , pour obtenir les sulfo-C3''anures solu faisant usage d'un sulfate soluble et de sulfo-cyanu rium.

Les sulfo'Cyanures alcalins résistent , quand ils à l'action de la cbaleur rouge -, mais la plupart des a vent donner de Tazote, du sulfure de carbone et un « tallique : ce sont là du moins les produits que l'on < chauffant celui de fer, à l'abri du contact de l'air.

Projetés dans un creuset incandescent, tous se sent : l'azote se dégage , le carbone et le soufre soi brûlés. Quant au métal , il l'est lui-même , à moii fasse partie des deux dernières sections.

Presque tous les sulfo- cyanures sont solubles d on cite comme ne Té Lan t pjis ou l'étant à peine chrome , de cuivre au minimum , de plomb , de i d'argent, d'or et de platine. Plusieurs se dissolvent : l'alcool, entre autres, les sulfo-cyanures de potassiv cium, de cobalt. En concentrant les dissolutions a alcooliques , les sulfo-cyanures s'en déposent en géi de cristaux.

Sulfo^yarmre de potassium. — Lorsque après avo le proto-cyanure jaune de fer et de potassiu chauffe dans une fiole avec la moitié de son poids jns(|u'au point de faire rougir le mélange, le cyan' fas.*)ium s unit au soufre. Quant au cyanure de fer. composé , et de là résultent du sulfure de fer , du carlioue et un dégagement de gaz azote. Il suffit en^ avoir le sulfo-cyanure, de traiter la masse par l'alco ceiitr<:r la liqueur et de l'abandonner à elle-môm lieu 5c<î : le sel cristallise peu-à-peu. Si l'on ne faiss drt^ le uiélang(*, il se produirait tout à-la-fois du suif lie notassium et du sulfo-cyanure 'l*» ^««■' Dans ce o draii. \vh <li*}SOUc!re dans l'eau, a' iissoluti<

bo» 'l'î potasse, qui précip et con

StJLFO-CYAmmE &Ë POTASSIUM. nn

j^Uo-cyanore f «rnigineux en sulfo-cyanure de potassium, filtrer la liqueur, Pévaporer àsiccité , mettre le résidu en contact arec l'alcool qui est sans action sur le carbonate alcalin , etc. , Les doubles cyanures de fer et de barium , de fer et de strontium, etc., se comportent d'une manière analogue.

Le sulfo - cyanure de potassium a la saveur du nitre ; comme lui , il cristallise en longues aiguilles incolores et anhydres. Il est légèrement déliquescent. Soumis à laction du feu dans une cornue , il se fond en un liquide transparent , 'qai se prend en masse opaque 6t cristalline par le refroidissement. L'intervention d'une petite quantité a'eau , produirait du carbonate d'ammoniaque, du sulfure de potassium et probablement du sulfure de carbone. Projeté dans un creuset incandescent, il donne lieu à un dégagement d'azote, d'acide carbonique , d'acide sulfureux et à du sulfate neutre de potasse.

. Dissous dans une grande quantité d'eau et exposé à l'air , il finit par se décomposer. Le chlore agit sur la dissolution de fittlfo-cyanure de potassium, comme il a été dit; il s'empare du potassium et précipite le sulfo-cyanogène. D'autres phénomènes ont lieu entre le chlore privé de vapeur et le sulfo-cyanui:esecet mêlé avec 2 fois son poids de sel marin , pour rendre la réaction plus prompte. Si la température est insuffisante pour fondre le sulfo-cyanure , on obtient d'abord du chlorure de soufre , accompagné d'un autre produit , dont Fautetir n'indique point la nature , puis du chlorure de cyanogène solide , qui en augmentant le feu à la fin de l'opération , se condense dans le col de la cornue en longues aiguilles transparentes. Le résidu est un mélange de chlorure de potassium et de mellon {C?ÈiSi?) : l'eau en dissout le chlorure et laisse en poudre le mellon ^ qu'il est bon toutefois de chauffer jusqu'au rouge, pour être plus certain de sa pureté. A une température de beaucoup supérieure au point de fusion du sulfo-cyanure de petasaiùm, la décomposition est très vive^ d'épaisses vapeurs rouges se dégagent et se déposent sur les parois de la cornue en feuilles rouges non cristallines , formées de chlorures de soufre et de cyanogène. Distillé avec l'acide sulfurique , le sulfo-cyanure de potassium donne de l'acide sidfo-cyanhydrique qui contient toujours de lammoniaque , et des acides cyannydrique et sulfhydrique : il se forme de plus une matière jaune qui reste dans la comut; avec le sulfate de potasse. M. Liebig observe à ce sujet, que les acides phosphorique , oauilique , chlorhydrique se comportent avec le suUb-sel de la même manière que l'acide sulfurique , et par conséquent que l'acide sulfo-cyanhydrique, obtenu en décomposant le sulio-

iU ACIDES AZOTÉS.

cyanure de potassium par l'acide phosphori^e^ n'est pas pur ;

Le sulfo-cyanure de potassium donne du sulfo-cjanogëne , lorsqu'on le fait bouillir avec de l'acide azotique faible (aiSg],

Il décompose les sels solubles avec les métaux desquels il peut former des suif o- cyanures insolubles : c'est même de cette manière que l'on se les procure.

M. Berzelius l'a trouvé composé de 40)15 de potassium , de ^6,88 de cyanogène , et de 32,97 de soufre , ce qui donne It " formule (K, aC" AzS). ( j4nn. de Chim. et de Phys. , t. xvi, p. 23.)

Proto-'SulfcHcjanure de mercure, — Ce sulfo-cyanure s'obtient en précipitant l'azotate de protoxide de mercure par le sulfo-granure de potassium. On peut encore se le procurer, 1 en introdfuisant dans une cornue 5 parties de bi-cyanure de mercure et i partie de soufre en petits fragmens , et chauflbnt le tout peu-à-peu jusqu'à ce que tout le soufre soit vaporise. Si le soufre et le bi-cyanure étaient réduits en poudre et intimement mêlés, la matière se boursouflerait considérablement. La moitié dti cyanogène s'unit à du soufre et au mercure, pour' former le proto-sulfo-cyanure qui reste au fond de la comne; l'autre moitié se dégage et est en partie décomposée : de là du gaz azote et du sulfure de carbone.

Le proto-sulfo-cyapure de mercure est pulvérulent, jaunecitron , insipide , insoluble dans l'eau. L'acide chlorhydriqne fumant en dissout une petite portion, qui se précipite en étenr \ dant l'acide d'eau. L'eau régale ne l'attaque qu'autant qu'elle est concentrée , et encore l'action est-elle très lente. Mis en contact à chaud avec un courant de gaz suif hydrique ou de gas chlorhydriqne, dans un tube de verre horizontal, etc., il se décompose , donne du sulfure ou du chlorure de mercure , et des gouttes d'un liquide qui se déposent dans la partie la pins froide du tube. Ces gouttes sont sans couleur et probablement de l'acide sulfo-cyanhydrique anhydre ^ mais en peu de temps elles deviennent jaunâtres , et se prennent en petits cristaux transparens et étoiles , qui peu-à-peu laissent dégager de l'acide cyanhydrique , se détruisent et se transforment en une masse jaune-orangé, opaque, pulvérulente, insoluble dans l'eau. M. Wohler pense qu'elle contient pour la même quantité d'acide cyanhydrique, 2 fois autant de soufre que l'acide sulfo-cyanhydrique. En conséquence , M. Berzelius propose de

saire , que les corps auxquels elles s'appliquent fussent mieux connus.

CHLORT7RE8 DE CTANÔ&ÈNE. 136

Bi'SuIfo'Cjranure de mercure. — C'est en neutralisant seulement Facide sulfo-cyanhydrique par le bi-oxide de mereaxàj que l'on obtient ce sullo-cyanure. Un excès d'oxide pourrait produire du proto-sulfo-cyanure. Le bi-sulfo-cyanure oui est soluble se dépose peu-à-peu en cristaux rayonnes par 1 ëvaporation spontanée de la liqueur. Ce sulfo-cyanure bien sec se transforme, lorsqu'on le chauffe, en sulfure de carbon»;, en bi-sulfure de mercure et en mellon , comme le fait voir la formule suivante (Hg^aC^AzS) = CS-j-HgS-l-C^Az^ (Liebig, Ann. de Chim. et de Phys,, t. lvi , p. 8. )

Chlorures de cjranogène.

ai 43. n existe deux chlorures de cyanogène, l'un gazeux, l'antre solide : ils sont isom(jriques. Tous deux sont formés de chlore et de cyanogène dans le rapport atomique de i à i .

Chlorure gazeux. — Le chlorure gazeux de cyanogène, découvert par Berthollet, n'est bien connu que depuis que M. Gay-Lussac et M. SéruUas Tout soumis à de nouvelles redierches.

Ce chlorure est incolore, sans action sur la teinture de tournesol, très vénéneux, au point que 2 grains dissous dans un peu d'eau donnent tout-à-coup la mort à un lapin.

Sa densité calculée d'après les proportions de ses principes, doit être égale à 2, 1 16. Son odeur est si vive, qu'à une très petite doBe, il irrite la membrane pituitaîre et détermine le larmoiement.

Un froid de — 12a — 1 5** le rend liquide. Il se liquéfie également ;90us une pression de 4 atmosphères à -{- 20"*^ un froid de 18** le fait cristalliser en de très longues aiguilles transparentes, qui à — 10^ disparaissent peu-à-peu en passant à l'état de gaz.

11 ne détone point avec 2 fois son volume d'oxigène ou d'hydrogène par l'étincelle électrique. Pour le faire détoner avec l'un d'eux, il faut nécessairement ajouter une certaine qiian- ' tîtë de l'autre^ alors il brûle vivement et avec production d'une flamme d'un blanc bleuâtre et d'une vapeur blanche extrêmement épaisse, dont l'odeur a quelque chose denitreux et dont la saveur est mercurielle.

L'eau en dissout 2 fois son volume et le laisse dégager presque sans altération, lorsqu'on vient à la chauffer : seulement il ^ ae forme un peu d'acide carbonique, d'acide chlorhydrique et d'ammoniaque. L'alcool en dissout 5 fois davantage.

La potasse en dissolution produit avec le chlorure de cyanogène du chlorure de potassium et du cyanatc de potasse.

On peut l'obtenir en faisant passer un couxïvtvt de <^^\^'

lY. Sûet^mé £r/f'Uofi. v^

M6 AOBES AZOTES.

dans de Tacide cyanhjdriaue étendu d'eau, jmqa'à œ que la liqueur décolore l'indigo dissous par l'aode udfurique. On la prive alors de Texcès de cbiore eti l'agi^aitf avec du mercure, puis on la distille à une douce chaleur en faisant passer les produits à travers un tube horizontal, qui contient des fragmens de craie et de chlorure de calcium 9 pom absorber l'acide chlorbydrique et l'eau qui pourraient se dégager; mais comme le cnlorure de cyanogène se trouve encore mêlé à du gaz carbonique, il faut le refroidir à — ao^, pour k solidifier : c'est ce que l'on fait en conduisant les gaz à l0ttr so^ tie du tube horizontal dans un large tube en forme de U, i plonge dans un bain réfrigérant. Le chlorure se solidifie ans la courbure et le chlore se dégage. Le tube en U est ensuite bouché d'un côté, et de l'autre il reçoit un petit tube propre à recueillir les gaz. On le sort du réfrigérant et pcMpeu le chlorure, reprenant l'état de gaz, est recueilli dans des éprouvettes pleines de mercure.

La production du chlorure de cyanogène est facile & eonc^ voir dfans la réaction du chlore et de l'acide cy an hydrique; mais indépendamment du chlorure de cyanogène et w l'acide chlorhydrique auxquels il donne lieu, il se forme encore d'aft*

dai

chlorhydrate d'ammoniaque.

Le chlorure gazeux de cyanogène s'obtient encore ea mettant dans uq flacon d'un litre et plein de chloré, 5 à 6 grammes de cyanure de mercure en poudre, ajoutant la quantité d'eau convenable pour réduire le cyanure en bouillie, boachant le flacon et l'abandonnant à lui-même dans l'oihscnril^ pendant 10 à 12 heures. Le chlore est absorbé tout entier etk chlorure de cyanogène prend sa place. Gomme le flacon peut contenir de l'air, et de plus du cyanogène et de l'acide chlo^ hydrique, on plonge le flacon dans un mélange refroidi à-ati^j le chlorure cristallise^ alors on chasse tous les gaz en rempliisant le vase de mercure refroidi lui-même à — ao®, puis on le sort du bain, on y adapte un tube pour recueillir fe chlorure sur le mercure à mesure qu'il reprend Tétat de gaz. (Gay* Lussac, j^rm, de Chim.^ xcv, 2o5^ Sérullas, Ann. de Chim. et de Phjrs.^xxxv^ 291, 387.)

Chlorure solide decjranogène. — Ce chlorure, isomérique avec le chlorure gazeux, et regardé à tort par M. Sérullas, qui l'a découvert, comme un bi-chlorure, cristallise en aiguilles d'une blancheur éclatante. Son odeur a une analogie frappante avec celle de souris, et lorsqu'on le respire, il excite le larmoiement.

CHLOaURE DE CYANOOÈNK. 2î7

Sa saveur est l^èrement piquaute; sa 4t'nsitc = i,32q; son tenae de fusion est i4o°9 celui de son ébullition 190^. tJn grain dissous dans l'alcool suffit pour donner la mort instantanément à un lapin.

L'eau froide n'en dissout qu'une très petite quantité; il est plus soluble dans l'eau chaude : dans tous les cas, le chlorure et l'eau se décomposent pcu-à-peu et donnent lieu à de Tacide chlorhydrique et à de l'acide cyanurîque (211a).

L'alcool et Tcther sont ses véritables dissolvans. L'eau le sépare de chacun d*eux.

Mis en contact avec une dissolution de potasse, il en nbulte du chlorure de potassium et du cyanurate de potasse«

Lorsqu'on arrose d^ammoniaque le chlorure de cyanogène cristallisé, et qu'on chauffe doucemeut le nirlaiige, le chlorure se réduit en une poudre blanche, que Tcau boni Haute dissout en petite quantité et qu'elle laisse déposer eu flocons blancs

{>ar le refroidissement. Cette substance contient du chlore ({ue 'on ne peut enlever mâme en la faisant bouillir avec de l'ammoniaque. La potasse la décompose avec dégagement d'ammoniaque.M.Liebig l'a trouvée formée de carbone, d'azotr, d'hydrogène et de chlore en telle quantité, nue sa composit ion est représentée par (Gi'Azi^FPCh) , = (GW»IP) -f C^AzaCh. G® Az^ H® constituerait une nouvelle matière qu'il propose d'appeler cyanarnide , parce qu'en s'associant aux principes de 4 atomes d'eau, elle pourrait donner li(?u à de l'ammoniaque et à de l'acide cyanurîque, et qu'alors elle appartiendrait à la famille des amicles. G^Az-Gli serait un chlorure de cyanogène, contenant moitié moins de chlore que le chlorure ordinaire. De nouvelles expériences sont nécessaires pour éclaircir tout ce qu'il y a d'hypothétique dans cette induction. L'auteur le remarque lui-môme. La cyanarnide ne doit donc point encore être mise au rang des substances nouvelles.

C'est en versant dans un litre plein de chlore sec 82 centigrammes d'acide cyanhydrique, que Sérullas prépare le chlorure solide de cyanogène. Bientôt l'acide se gazéiCe, sa couleur disparaît, et l'on aperçoit quelques heures après sur les parois du vase un liquide incolore qui s'épaissit peu-à-peu, et finit par se solidifier sous forme d'une matière blanche plus ou moins cristalline, qui est le chlorure lui-môme.

Le contact doit être prolongé pendant 24 heures; mais quelque chose qu'on fasse, le chlorure solideicsl toujours mêlé d'un S eu de chlorure gazeux et d'un peu du liquide qui s'est form*' 'abord et qui pourrait être un autre chlorure isomérique avec les deux premiers. Quoi qu'il en soit, on débouche le fliacon, on chasse au moyen d'un soufflet le gaz chlorhydrique qui

s'est formé, on introduit dans le vase un peu d^eau et queWes fragmens de verre pour détacher le chlorure solide, l\)n a^te et Ton décante. L'eau entraîne le chlorure, il est lavé sur ui filtre jusqu'à ce que la liqueur ne trouble plus l'azotate d'argent ; puis , après avoir été pressé entre des feuilles cle papier joseph , on le distille dans une petite cornue; il se gazéifie , apparaît sous forme d'un liquide qui bientôt cristallise. Pour l'avoir bien pur, une seconde distillation est nïéme nécessaire. (SéruUas, Ann. de Ch. et de Phys.^ xxxviii,370.^ Au lieu de ce procédé, qui est long et dispendieux, il vaut beaucoup mieux préparer le chlorure solide de cyanogène en traitant le sulfo-cyanurc de potassium à une douce chaleur

que 1 on peut Bromure de cyanogène.

SI 44* Le bromure de cyanogène, découvert par M. Sémllas, est un corps solide à la température ordinaire, ciistallisable en cubes ou en longues aiguilles, incolore, transparent, aussi vénéneux au moins que les chlorures de cyanogène, volatil et dont l'odeur est très pénétrante. Il se gazéifie à-[-f5'et reprend tout-à-coup l'état solide et cristallin par le refroidissement; il est solubledansl'oau et dans l'alcool , et produit avec une dissolution concentrée de potasse du bromure de potassium et du cyanate de potasse.

Le bromure cV. cvanogène se prépare en faisant passer do brome en vapeur à travers ila c^ nure de mercure pulvérisé: l'action a lieu tout-à-coup avec d 'gagement de chaleur.

\ wît cfTcl, il faut mettre une partie de brome dans une ampoule de verre, déposer celle-ci au fond d'un tube dont l'extré-

iprisH quoi 1 autre extrémité du tube est recourbée et plongée dfiiiii un iliicou refroidi par un mélange de glace et de sel ma- I Ml. AloiN on chauflc légèrement l'ampoule, le brome se yaponur, Ir hroniiire se forme et se condense entièrement dans le lliiidii. Il HO produit en même temps du bromure de mercure, •«MU qui imtff dans le tube.

lodure de cyanogène.

ii.i I IVl Si^iiilliis est le chimiste qui le premier a observé liiiiluii>l« • vuimikAiu), On ne réussirait point à former cet .filuit- 1 1n M 1 i^iiMiii I, rVHl-à-dire, en essayant de combiner l'iode .»icw i«- I \aiiiii'/'iu! i^ii/.bux. Il faut pp ^es corps l'un à

lODUEE DE CYANOGKNB; 229

l'aulre, au moment où ils sont à IVtat de gaz naissant. On satisfait à cette condition en chauffant un mélange de deux parties de cyanure de mercure et d'une partie d'iode. Les matières doivent être bien scchées, bien broyées ensemble, introduites dans une fiole et exposées pen-à-peu au feu^ bientôt la réaction se détermine^ il se produit tout à-la-fois de Tiodure de cyanogène et du proto-iodure de mercure. L'iodure de cyanogène^ très volatil, se rend hors de la fiole; il apparaît sous la forme d'une fumée épaisse, qui se condense en aiguilles blanches, extrêmement légères, volumineuses, que l'on peut recueillir aisément en inclinant la (iole et faisant pencher son col très chaud dans un vase à large goulot : s'il était sali par un peu d*iodure mercuriel, il suiBrait de le sublimer de nouveau pour l'avoir très pur.

L'iodure de cyanogène a une odeur fÀrle, très piquante; il irrite vivement les yeux et provoque le larmoiement^ sa saveur est des plus caustiques. Son action sur Féconomie animale est aussi délétère que celle du chlorure et du bromure de cyanogène. Il est plus dense que l'acide sulfurique concentré. II n'altère ni le papier de tournesol, ni celui de curcuma, et ne participe en rien des substances alcalines ou acides.

Projeté sur des charbons ardens, il laisse dégager d'abondantes vapeurs violettes; d'où il suit que dans cette circonstance il est en partie décomposé. L'eau et l'alcool en opèrent la dissolution.

Le chlore, dont l'action est si grande sur beaucoup de corps, paraît n'en avoir aucune, quand il est sec, sur l'iodure de cyanogène. Cet iodure ne trouble point la dissolution d'argent.

Le gaz sulfureux sec est sans action sur' l^iodure de cyanogène;

ais l'acide sulfureux liquide l'attaque à l'instant môme, l'eau^

mais

Les phénomènes dépendant du contact de l'acide azotique,

de l'acide sulfurique et de racide chlorhydrique sont peu remarquables, si ce n'est que, par l'acide azotique , il est facile de s'assurer que l'iodure né contient point de traces de mercure.

Les alcalis , et particulièrement la potaSsc, par l'intermède de l'eau, produisent avec l'iodure de cyanogène des iodures et des cyànates.

L'ibdtùre de cyanogène est forme de .:

I at. iode = 789,76 -|- i at. ^rtf^iogène=: 164995.

D'otf résulte la formule i {OAzyJ)J{Sétvî!llHSy Jmi. eie CfUm. et dis Phjrs^i xxiUy 184.)

23CI ACIDES A ZOl£S.

Mellon.

21 46. Le jnellon est un compose de carbone et d'azoïe (C^Az^), récemment découvert par M. Liebig en chauffant le sulfo-çyanogène : il reste au fond de la cornue, sous forme d'une poudre jaune (2139). Ce sont les principes du cyanogène qui se combinent alors dans un autre ordre, et donnent naissance au nouveau corps comme l'indique la formule suivante, dans laquelle on voit en mâme temps qu'il y a dégage^ nient de soufre et formation de sulfure de carbone : 2(G*Az,S) = S -f- es -j-C^Az2, c'est-à-dire que 2 atomes de sulfo-cyaDOgène doii^ent i atome, de soufre, plus i atome de sulfure âe carbone, plus i atome de mellon.

Le mellon s'obtient , soit en exposant le sulfo-cr|ran(^éne ou le bi-sulfo-cyanure dé mercure à l'action de la cnaleur ronge dans- une cornue de verre, soit en faisant réagir le cblore sec à l'aide de. la cbaleur sur le sulfo-cyanure de potassium, comme il a \$té dit (214^) : il parait se produire d^ailleurs dîansplosieurs autres circonstances , savoir : en calcinant le melam et Vammellde^ corps neutres, la melamine et \ammeline^ bases salifiables, la cyanamide ^21 43), toutes substances nouvelle^, dont aucune ne se trouve dans la nature, et que M. Liebig vient de faire connaître, dans un travail remarquable. {^Anrim ile Chim, et de Phj's,^ t. lvi, p. 5.)

C'est en raison do son analogie avec le cyanogène que noos croyons devoir le placer ici.

Le nicUon est solide, jaune , pulvérulent , insipide j inodore, infusil)le, Insoluble dans l'eau et dans tous les autres liquides indifférens: aucun d'eux d'ailleurs ne l'altère. Il exige pour sa dé' composition une tenipérâture susceptible de ramollir le verre à bouteille, et se .tra^isfor/ne alors en trois volumes de cyanogène et un voluniç d'azote : C^Az* == C^Az^4- Az.

Le m (.lion se combine avec le potassium à l'aide de la chaleur tu donnait lieii à un. dégagement de lumière. Une faible odeur amnjoniucale se fait sentir en jnéme temps : elle provient sans doute de la petite 'ouanti té cl'buile de pétrole donjL il est presque impo,§sîLle de débarrasser lé potassium. Le miçllonure formé est très fusible, transparent, soluble dans l'eau, à laquelle il communique un goût d amandes amères. La dissolution ne contient néanmoins aucune trace de cyanure. Elle produit des

Îrécipités tout difl'érens.des cyanures dans les solutioi^s saines, 'n acide puissant y,<lcMtermine la fori^iation de flpcons blancs, volumineux, facileïiieut solubles dans les dissolutions alcalines. M. Liebig n'a point fait connaître la nature de ce pré que la théorie indiquerait comme devant être un

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