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, de le dire, du mode de leur extraction , mais encore de l'état
de l'atmosphère, et surtout des plantes sur lesquelles les abeil-
, les les ont recueillis. Les plantes aromatiques de la famille des
'labiées en fournissent d'excellent; le sarrasin en donne au
oontraire de mauvais ; V azalée pontique ^ X^jusquiame^ passent
- même pour en donner qu'il serait dangereux de manger. Les
miels aeMahon, du mont Hyraette, 4umont Ida, de Cuba,
sont les plus renommés •, ils sont liquides , blancs et transjpa-
rens comme du sirop. Après eux viennent les miels de JNar-
bonne et du Gâtinais : ils sont blancs et grenus. Les miels de
Bretagne tiennent le dernier raùg : ils ont toujours une cou-
^leur d'un rouge brun, une -paveur acre et une odeur désa-
^grëable.
t Tous les miels contiennent deux espèces de sucre : l'une j: semblable au sucre de raisin , et l'autre au sucre incristalHsable de la .canne. Ce sont ces deux espèces de sucre qui, mêlées ^ en diverses proportions et unies à. une matière odorante, con- . stituent les miels de bonne qualité. Ceux de qualité inférieure g^^^ contiennent en outré une certaine quantité de cire et d'acide ; Eles miels de Bretagne contiennent même du couvain : c'est à ^ïÇela qu'il faut attribuer la propriété qu'ils ont de se putréfier, î. Quelques miels semblent renfermer aussi de la mannite. (Gui- ^Jkmrt , Ann, de Chim. et de Phys.^ xvi, 371.) ^ Le sucre cristallisable entre quelquefois^ en assez grande ^ aaantité dans les miels pour s'y montrer sous la forme de pei^tits grains brillans. Nous citerons par exemple ceux deJNar- ^ bonne et du Gâtinais. Le meilleur moyen de le séparer con> |,siste à délayer le miel dans un peu d'alcool , à mettre le tout L^dans lui sac de toile serrée, et à le presser fortement. L'alcooi ^.entraîne la presque totalité du sucre incristallisable ; il n'enj^tratne au contraire presque point de l'autre^ Celui-ci reste Lsous forme de masse solide; on l'obtiendra pur en l'imprégnant une seconde fois d'alcool et le pressant de nouveau. Il I est évident d'ailleurs que , pour se procurer le sucre incristal- !• lisable, il suffira d'évaporer la dissolution alcoolique. |. Le miel s'emploie fréquemment en médecine et comme \ substance alimentaire. Nous ne citerons que quelques-uns de ptôses usages. Uni au vinaigre, il forme VoximeL Dissous dans ir Peau , il fermente peu-à-peu , et donne lieu à une liqueur vi- I. œuse appelée ordinairement hydromel. Il entre dans la com- : position du pain-d'épice. En le traitant par l'eau , le charbon i. animal et la craie, on parvient à faire un sirop qui, lorsque le miel est d'excellente qualité, est aussi bon que le nieill(;ur sirop de sucre. Ce sirop, que Lowitz a fait le premier , et dont on s'est beaucoup occupé en France, il y «aviiiç^t-deiix aws ^