ÉTHERS. 3S
I" GROUPE
Ethers ou composés qui ont pour base le bi^carbure J! hydrogène C*Ir ou gaz oléfiant.
aâ64* Le nom à^éthera. d'abord ëtë donné k un eorps très volatil, d'une odeur très suave, oui peut être considéré comme un composé d'eau et de gaa olénant, et dans lequel le gaz oléfiant ferait fonction de base. Or, comme l'on a découvert depuis un grand nombre de composés analogues , les chimistes ont été conduits à faire du mot éther un nom générique , et à distinguer chaque espèce d'éther par le nom même du corps qui lui était propre. Observons toutefois que cette dénomination est plus particulièrement réservée pour ceux de ces composés qui , à Finstar de Féther ordinaire , contiennent sur I proportion de bi-carbure C^tP une seule proportion d*uh autre corps.
Les composés éthérés , connus jusqu'ici , résultent tous , dans l'hypothèse que nous admettons , de l'union du gaz oléfiant.
i" Avec l'eau (éther hydrique, alcool).
2^ Avec presque tous les hydracides ( éther chlorhydrique , éther brômhydrique , etc.
3® Avec le chlore , le brôme , l'iode , le sulfo-cyanogène (éther chloré, éther brômé, etc.).
4o Avec quelques oxacides minéraux (éther azoteux, etc.). 5^ Avec im grand nombre d'acides organiques ( éther acétique, éther oxalique, etc.).
6o Avec le proto-chlorure d'iridium , le proto-chlorure et le proto-cyanure de platine ( chlorures, cyanure, éthérés). 70 Avec le protoxide de platine (oxide de platine éthéré). Plusieurs sont hydratés : tels sont les éthers à oxac/des minéraux et organiques , et ce qu*il y a de remarquable , c'est Ïue Teau qu'ils contiennent , plus le gaz oléfiant qui leur sert e base, équivalant à de l'éther hydrique, de telle sorte qu'on pourrait les regarder comme formés d'éther hydrique et d'acides. Les éthers à hydracides ne contiennent au contraire jamais d'eau *, ils résultent toujours de l'union du gaz oléfiant avec l'hydracide proprement dit. En admettant de l'eau dans les éthers à oxacides , la composition devient la même pour tous; les phénomènes sont plus généraux et plus faciles à apprécier.
S88 SUBSTANCES HeUTBJU.
ARTICLE 1
Hydrates de bi^carbur» et hydrogène, •
2^65* Ces hydrates sont seulement auraonabre de âevx'.k mono-hydrate ou éther ordmaire, ëthér* hydrique, dk hi-hydrate ou alcool*. Nous nous oocapercHu d'aborddnlihydrate ou alcool, parce que c'est celui cpii joue le r6la le ph important dans les arts et les laboratoires^ et ga'ii sort ik préparation de toutes les autres combinaisons étnérées*
Alcool ou esprU^do'wn , ou ii^UgrdnMte dé bi igilhin?
dfydrogème.
aa66. L'alcool est un liquide très volatil, qa*oiiK)eticey|K la distillation, de toutes les boissons Tineuses , et pardciilim' I ment du yin proprement dit, de la bière et du c^dr^ ( Yoja Fermentation vineuse). On en attribue ladëcoaTerte à Anuai de Villeneuve, qui professait la médecnne i Moûtpdliera commencement du quatorzième siècle \ mais il est proi)iUe
iqu dërable d industrie.
212167 • L'alcool, tel qu'on le trouve dans le <H>nimerce, s'est point pur \ il contient de l'eau dont on parvient à le prirerei le distillant sur diffërens corps très avides d'hnmidite, etu»^ ticulièrement sur de la chaux. A cet effet, on l'introduit 00 une cornue ou un flacon tubulé avec deux fois son poidsi chaux réduite enfragmens, et, après vingt-quatre heures k digestion, l'on procède à la distillation au bain-marie, en ajaBt soin de fractionner les produits. La première moitié du Equide distille est ordinairement de 1 alcool le plos dëfiegiDc possible. Dans le cas où il ne le serait pas complètement, 3 faudrait lui faire subir une nouvelle distillation, (i).
(i) M. Sœmmering a fait connaitre un procédé très caiieux pour oonecnlKr Talcool, ai toutefois il réussit aussi bien qu'où Tassore. Il consiste à renfermer l'alcool mêlé d'eau dans uue vessie de bœuf et à le suspendre dana on endroit dm^ comme dans uneétuve maintenue à une température de 4o a 5o\ L'een ptmepai' à'peu à travers les |K>res de la vessie et se vaporise à mesure. It n*jr il <|a*aue iw petite quantité d*alcool qui s*écoule avec elle et éprouve le même effet. La mmw totalité de ce liquide reste donc dans la vessie, complètement pritée^^Mnif d^i|ini M. Sœmmeriug, et acoompagnée seulement d'environ -î- de son poids d'eau d'à-
près MM. Geiger et Planiava, mais souliiée d'ailleurs de diverses matières ov**'* ues enlevées à la vessie. Pour l'en séparer, il faut &ire usage d'une