ALCOOL
2268. Ainsi obtenu 5 Falcool est un liquide transparent et incolore, dont l'odeur est pénétrante et agréable , et la saveur brûlante. Pris à petite dose , il excite les forces ; pris en trop grande quantité , il les détruit au contraire , et produit l'ivresse 5 il est sans action sur le tournesol. En l'agitant , il forme des bulles qui disparaissent promptement. Sa densité est de 0,79235 à i7**,88, et celledesa vapeur de i,6i3 d'après Gay-Lussac. {Ann. de Chim. et de Pkys,^ 11, i3o.)
Lorsqu'on le fait passer , au moyen d'une cornue, à travers un tube incandescent , il se décompose complètement. De 8igram/^3jr Je liqucur alcoolique qui contenait, d'après sa pesanteur spécifique, 7o8''a™-,i4 d'alcool et ii«"™-,a3 d'eau, M. Th. de Saussure a retiré : i** 77^**j9a4 de gaz hydrogène oxi-carburé sec, ou de gaz hydrogène carboné et de gaz oxide de carbone , à la température de o^ , et sous la pression de Qin.^^g. lesquels pesaient Sps^^-jOÔp , et renfermaient tout au
S lus -^ de gaz carbonique*, 2° i7g^a™*,77i d'eau; 3" des traces 'acide acétique ; 4" ogr«™-,65 d'alcool échappé à la décomposition; 5® og"™-,4i d'un mélange de cristaux volatib, en lames minces , et d'huile essentielle brune; 6^ o6"°*-, o5 de charbon. {Arm. de Chim.y lxxxix, 278.)
L'alcool entre en ébuUition à environ 78^,41 sous la pression de o™-,76. Un froid de 68** ne le congèle pas (Walker5(i). Sa chaleur spécifique est de o,52, suivant M. Despretz; sa réfraction , de 2,2223. II ne conduit pas sensiblement le fluide électriqù'éL
Agité avec le gaz oxigène , l'alcool en dissout à la température ordinaire" 2 fois et demie autant que Teau, ce qui explique le faible dégagement de gaz que produit .l'eau versée dans l'alcool. Exposé au contact de l'air, il se vaporise peu-à-peu et en attire l'humidité : aussi, lorsqu'il est aux trois quarts vaporisé, trouve-t-on que la portion qui est encore liquide a moins de saveur, moins d'odeur et plus de pesanteur spécifique que l'alcool pur.
Placé dans un vase ouvert , il s'enflamme par l'approche
(x) Suivant M. HuUod, Talcpol se coDgélerait et cristalliserait à —79®* Ua peu avant sa coogélation, il se partagerait en trois conches très distinctes : la pre^ mière très mince, d'un vert jaunâtre pâle, d'une odeur forte et désagréable, d*une saveur très marquée et nauséabonde; la seconde, très mince aussi, d'un jaune très pâle, d'une odeur forte mais agréable, d'une saveur piquante ; la troisième, beaucoup plus épaisse que les deux autres, transparente, sans couleur, insipide, fumant au contact de l'air, d'une odeur forte et piquante. Bl. Uutton considère cette dernière couche comme de l'alcool pur, et les deux autres comme des substances étrangères. Il ne dit point comment il a pu produire on froid de 79°; de sorte que ses expériences, dont les résultats nous paraissent bien douteux, n^ont point encore pu être répétées. {BihUoîh. hrUtmnique^ i.tu, 3.)
392 SrjBSTAIfCES NEUTRES.
de 3'**^,775, et par conséquent se trouveraient réduits àioo vol. C'est la plus grande contraction dont Peau et l'alcool soient susceptibles. Cette plus grande contraction correspond donc, comme il est facile de le voir, à 3 at. d'eau et à i at. d'alcool.
Toutefois la densité du mélange croît avec la quantité d'eau dans des rapports qui ont été déterminés très exactement par M. Gay-Lussac ; de telle sorte qu'au moyen d'un pèse-liqueur qu^il appelle alcoomètre et de tables, il fait connaître la quantité d'alcool absolu que peut contenir , à une température donnée , une eau'-de-vie ou un esprit-de-vin quelconque. C'est même de cet instrimient et de ces tables que l'acunir nistration des droits réunis se sert pour assigner les droits d'entrée que doivent payer les esprits. Ces tables , publiées en 1824, ^^ trouvent chez M* Cohxrdeaa^ fabricant dinstrumens de précision.
Par exemple, la température étant de i5 degrés centigrades, voici le rapport qui existe entre la densité de la liqueur alcoolique et le nombre de centièmes d'alcool absolu que cette liqueur contient en volume :
Densité de la liqueur. Alcool en centièmes.
De toutes les bases salifiables , il n'y a que la potasse , la soude, l'ammoniaque et celles qui sont de nature organique , que Talcool puisse dissoudre en quantité bien sensible ; et Ton se rappelle sans cloute que c'est sur la propriété dissolvante de l'alcooi pour ces deux premiers alcalis, qu'est fondé le procédé que nous avons donné pour en obtenir les hydrates (67 5 et 736). Mais tous deux ne doivent rester que le moins longtemps possible en contact avec l'alcool, surtout sous Tinfluence de l'air : autrement la liqueur se colorerait et se chargerait de divers produits qui n'ont fait jusqu'ici le sujet d'aucun exafnen approfondi.