‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 60 sur 92 · ALCOOL · texte numérisé non relu

ALCOOL

La barjrte est un excellent réactif pour savoir si l'alcool est >ur : que l'on mette un fragment de baryte dans Falcool bien lëflegmë , il restera parfaitement intact ^ mais il se délitera :out de suite pour peu que Falcool contienne d'eau.

L'action des acides sur l'alcool est très variée : de cette action résulte ou la dissolution des acides, ou leur décomposition, ou la production d'un éther. £n effet: i^ plusieurs d'entre eux sont susceptibles d'être décomposés par l'alcool : tels sont surtout l'acide sulfurique concentré à la' température

tique à 1 aide d'une très douce chaleur et même à froid, quand il contient le moins d'eau possible, l'acide chromique seul, et sous l'influence de l'acide sulfurique ou du bi-oxide de manganèse (io4i et ao58), etc., etc.

2 Un grand nombre sont susceptibles de s'y dissoudre , et la dissolution a toujours lieu avec cnaleur, lorsqu'en s'unissant U'eau l'acide est de nature à pouvoir en produire.

3° Beaucoup aussi, en opérant la décomposition de l'alcool , <oit par eux-mêmes , soit sous l'influence d'acides puissans , donnent lieu à des éthers : voilà ce que nous offrent les acides sulfurique, phosphorique , arsénique , azotique, les hydracides et la plupart des acides organiques non azotés. ( Fbjr. les éthers en particulier.)

Tous les sels insolubles ou peu solubles dans l'eau sont insolubles dans l'alcool. Il paraît qu'il en est de même du plus ^rand nombre des sels efflorescens. Presque tous les sels déli-

Îuescens peuvent au contraire se dissouare dans ce liquide, n l'étendant d'eau, sa force dissolvante augmente en général; il acquiert alors la faculté d'opérer la dissolution d'un grand nombre de substances salines qu'il ne dissout point dans son état de pureté : propriété que l'on met quelquefois à profit dans l'analyse, (i)

La plupart des chlorures , des bromures , des iodures , des fluorures se comportent avec l'alcool comme les sels proprement dits; quelques-uns cependant sont susceptibles de se décomposer de manière à produire de l'éther : tels sont surtout les bi-chlorure d'étain , proto-chlorure d'antimoine , etc. (Voyez Ether chlorhydrique.)

L'alcool est capable de dissoudre aussi beaucoup de substances organiques, le sucre, la mannite, les résines, les huiles

(i) Toutefois quelques matières salines font exception: par exemple, lebi-chlorurc de mercure, d*après Guibourt (1754); le chlorure de magnésium, d'après Kirwaon.

S94 sn^iSl^snnmS^^^

«SBOOtieDa, 1m hmles grasses , etc. . etc. ; trUn-âH lliaîle de ricin excepte^ n'y sont que très peu solnblct.'^

Enfin, l'alcool noii^ pn'simle, arec l'acide aiotitpie,M^^ cure et l'argent, des phénomènes remanpiaMes : de sou n^*"*'' anrcea corps r&altent deux pouilres qni fulminent par Itiil ■veclaphii grande force, et dont lapréparalioaetletpn t& ont ét^ dtoites (3 117).

^369. Etat Hotwe/. — L'alcool ne provient jamais ^ liqnenrt qin ont snbï la fermentation vinense : par cou» il ne peut exister dans la nature. En effet, ponr qneceftfl nentatioQ paiwe Sf développer , il faut que les fîniu «" autres parties des W-gi'-taviL qui en sont susceptibles là écrasa , et aient eu pondant quelque temps le caam l'air : i la Write, il serait possible qui.- , dans quelqaeîisr Stances, ces deux cmiilitions fussent remplies; maisbioi fermentation acide succédant à la fermentation vineoseM gérait l'alcool enTÎnaigre, de sorte que l'existence ieîvâ ne serait que mottentani^e (Voyez FermentalUm wwno*): 1

aayo. Compo^tian. — L'alcool a ôl^ analyse' par M-ÙI Sqnasnre et par MM. Dumas et BouUay. M. Th. deW aore a op^ sur de Talcool dont la densité tjuît de o.^gsH {Aiui. de Chim. , lxxxii, 299); MM. Dumas et Bonllajni' ralcool dont la densité était de 0,7916 â 18' et qui boJ à 76° sous la pression de o™-745 ( Ann, de Chim. etdt!^" XXXVI, a^j). Voicâ leurs résidtats.

Barissare. Damas et BobUi;.

CtrboDe 51,98 52,37

HydrogèDe 13,7(1 i3,3l

OKigte*. 34,33 34,ei

D'oùronvoit! l'que la formtde atomiquede l'alcool* J être C^HK), ou C*H^+H'0, représentant a volumes i'^ ^ carbure d'hydrogène (gaz oléfianl) et a vol. de vapeur d's' a" que la densité de la vapeur alcoolique étant de i,6i3,t< vapeur résulte de i vol. de gaz oléfiant et de i vol. de 'ifl d'eau, condensés en un seul.

2271. Usages, — Uni au sucre, l'alcool est la base de toi lesliqueurs; étendu d'eau, il forme l'eau-de-vie ; lesvii* doivent leur forcé , leurs principales vertus. On l'ein[^l dans les arts pour composer des vernis très siccatifs, dani»! laboratoires pour préparer les éthers, et en miMecine, J»''! dissoudre le camphre, pour faire les médicamens connu* »"! le nom de teintures, médicamens qui ne sont que des maliff"! ruineuses dissoutes dans l'alcool. C'est l'un des dtssotvii^l dtmt les «^HmiBtesJbut le plus fréquent usage dans nos ialwi*'t toirea.

imÉti HTDAIQTTE. 39$

S ^• 'rique , ou mono-hydrate de bi^carbure d^kjrdro^m.

'ëther hydrique , qu'on appelle enoore étber sulfu^ implement etherj est de tous les éthers le plus ent connu et le plus employé. Sa découverte renoins au seizième siècle^ car il en est parlé dans cx)pée de Falérius Cordusj puhliée à iQiureniherg ]lepei;iudant ce n'est que vers l'année ^yio que les commencèrent à en étudier les propriétés avec -soin, liquide incolore, d'une odeur Ibrte et suave, /l'une ud!e et piquante, qui ne transmet point le fluide 3t qui réfracte fortement la lumière , dont la liinpifaite , la fluidité très grande, la pesanteur spéoifî- 1192 à la température de 1240^77. ( Gay^-Lussac , 'kim. et de Phys.^ 11.)

peu de plus volatil. En effet , sous la pression de entre en ébullitionà 35°,66; sa vapeur, coin|iarée k ir, pèse 2,586 (Gay-Lussac). Placé sous unrécipieajt : eusuite le vide^ il bout à la température o^Tplinaire. m courant d air , il ne tard(s ppint à se vaporîser ; ue l'on entoure de linge la J^oule d'un theni^mè* a plonge dans l'éther, et quW la fait tourner raie mercure descend- il à un grand nombirie .de de-^ mrtout si l'on a soin d'entretenir ce linge toujours îtte propriété est quelquefois mise à profit piiWLr gué- [noins diminuer certains maux de tête : T'on ver$e 3uttes d'éther sur l'une des tempes et I'osl souffle froid produit cause un soulagement subit. Soumis à e 5o degrés, l'éther reste Hquide et n'épjfouv<e d'ailne altération. Une chaleur rouge le décomposa. De ;s introduits peu-à-peu en vapeur dans u« tube de incandescent, M. Th. de Saussure a retiré JiulP'-,Zê Lge de carbure gazeux d'hydrogène et de gcue oxide i , contenant deç teaces de ga? carboniffifte^ of''-,4 de goudron, ogr.,12 de charbom s la perte a été

M. Dobereiner , l'éther qui a été mis ^n ^contact tmosphérique, dans im flacon qu,e l'on fensue et que de temps en temps, contient 1 5 pour 100 die 6on voiz azote ^ on n'y trouve point de ga^ pxigène : il de telle sorte que l'éther finit par s altérer et par •artie à l'état d'acide acétique ( Gay-HiUSsac 9 Antu de Phys.^ 11, 98). J'ai observé en eflet que de l'éther

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