SL'B5TA>"CES NECTUES
îrês pur. < o]i*<crvi: penrlant long-temps de cette maàibij t.iit arliufir au ]«<'iiit qu'ecle mettant sur les tempci,il]j duîsait um- douleur très cuisanl»:. >L Plancke a iiùtki observation que M. Gay-Lussac. Il piait tooteUi l'orme en inrme temps de Téther acétique • et qoecet cela que raciilificalion est si long-temps à devenir seoi Cliargr de \apeur dVlher, le gas oxigêne détone champ |)ar une t'tincelle électrique ou pas leeoBS corps en combustion : il en est de même de Fur dan nés pro|>ortions. C'est pourquoi , si l'on tcisc dcf un vase, et qu'on en approcne une bougie aUoniée, i feu sur-le-champ : de là le soin qu'on doit avmr deu transvaser l'éther que dans le jour. La flamme de Té blanche, très étenaue, fuligineuse*, elle noîrdt les oorp' exposés à son action.
En plongeant un fil de platine presque incandeKOd Tair chargé de vapeur d'éther, A devient tont4-coi( neuz. Que Ton répète l'expérience dansTobscnrité, Oi cevra au-dessus du fil une lumière pale, phospîhocenB sera très distincte, surtout quand le fil cessera d'tee < tion, et il se formera en même temps une snhstanoe lière volatile et piquante, qui possède, soivamt M. propriétés acides. Cet acide , qu^on ne peut obtenii et en très petite quantité, semble être nouveau, d'api périences de M. Faraday, faites à l'invitation dusn^l^^ ^^ nii.ste que nous venons de citer. ( jinn. de Ckim. étàtlM\^^^'^ t.iv,p. 35o.) l*lori(
L(î phosphore et le soufre sont légèrement solublestoH 7^^< ihcr : la solution éthérée de phosphore est incolore rf^l ^^^ neusf* au contact de Tair , dans l'obscurité; celle duso^ ri;al< ment incolore, et parait indiquer par son odeur et*' \mv la présence de l'acide suif hydrique.
Le (:hh)r(^ gazeux enflamme l'cther, à la températOR naire, (Il donnant lieu à du gaz cblorbydrique , à uni (Ir charbon, etc. Ce ne serait qu'autant que l'éthersenât mis II un froid d'au moins lo"* que rinflammation n'aunk lieu ; mais alors il se produirait une matière huileuse doî^ nature n'es! pas bien connue.
I i\H \\vr (li^souL facilement le brème en prenant une ^^ - . rouge jaunâtre. Il l'enlève à l'eau qui en contient 5 mais 11 * <.T(lr liii-iiM^nie à une dissolution de potasse , propriété Jj
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ÉTHER HYDRIQUE. SfJî
Lin et le sodium s'oxldent dans l'éther en produire effervescence. Au contact de l'air, les métaux, Lon est facile , tels que le zinc , le fer, Fétain, le lent aussi peu -à-peu et se convertissent en acétaf , le bismuth et les métaux des deux dernières jnservent sans s'altérer,
issout , à la température et à la pression ordinaile partie de son poids ^ et, de son côté , l'éther une petite quantité d'eau, de sorte que , en agie parties égales d'eau et d'éther il se forme deux le 9 inférieure , d'eau éthérée , et l'autre, supéer aqueux.
àse salifiable, excepté la potasse, d'après M. Boulmoniaque , ne se dissout dans l'éther. Il parait lis l'altèrent à l'aide de la chaleur, surtout au ir : dans ce dernier cas, il y a production d'a-
i sur les acides n'est pas connue dans tous ses déseulement^ i® qu'il est absorbé à froid par l'acide ►ncentré, en perdant son odeur et sa volatilité, et ses propriétés primitives , si l'on ajoute de l'eau et qu'en chauffant parties égales d'éther et d'ajue , on forme d'abord de l'acide sulfovinique , continuant à élever la température, on obtient les a décomposition de celui «-ci 3 2*^ que, mis en conî l'acide sulfurique anhydre, l'éther donne lieu lulféthérique ^ 3"* qu'il produit , avec les acides bromique les mêmes phénomènes que l'alcool; le azotique , qui agit avec beaucoup de force à éther , n'a point d'action sur lui à froid j 5* qu'il certain nombre d'acides organiques, tels que l'a- .e, la plupart des acides gras, etc. îable que l'éther n'a qu'une très faible actiop sur I ne connaît encore bien que celle qu'il exerce sur itières salines : il réduit facilemeutles dissolutions station ; il dissout le per-chlorure de fer , le perirane, et un petit nombre d'autres composés mé- Vogel a observé qu'il dissolvait aussi le bi-chlorure t que, exposée au soleil pendant quelques jours, la levenait tiîs acide, et laissait déposer une poudre aée de proto- chlorure et de carbonate de mercure, éther et l'alcool sont en contact , ils s'unissent et liquide incolore et limpide que l'eau décompose 5 e de l'alcool et met la plus grande partie de l'éther on voit l'éther ^ dans cette expérience , se séparer
398 StfBSTANCES IfEUTRES.
80US forme de petits globules et se rassemUer àkmi&œj licmeur.
L'alcool n'est pas la seule substance végétale sur k ther agisse *, il agit encore sur plusieurs huiles fixes, ■] huiles essentielles, les résines , le caoatchouc gonflé nrl bouillante, un certain nombre de bases organiques ^u A toutes ces substances , et forme des dissolutions dont, ji présent, les arts n'ont tiré aucun parti.
M. Planche a observé , en examinant l'actioB de Vi les huiles fixes, i^ qu^une dissolution de 3 parties dlmikj livc dans a parties d'éther sulfurique restait liquide i| au-dessous de zéro; 2^ qu'en ajoutant à un mélange de i{ d'ckher et de i d'alcool, i nartie d'huile fixe , il oi ré par l'agitation, au bout ae quelques minutes^ deuX' très distinctes, Tune, inférieure, composée d'éther et 1 etTautre, supérieure, presque uniquement composée d'à (BulL dePharm.^ i, 3oo. )
2273, Préparation. — L'éther hydrique s'obdent pour les usages de la médecine et les besoins des labc en faisant réagir à chaud Tacide sulfurique et l'alooolh] mais le mode de procéder varie. Nous allons décrire et] mier lieu celui qu'on a suivi jusque dans ces demientfl l'on prend parties égales d'alcool et d'acide concentré; fi troduit l'alcool dans une cornue de verre , et l'ony Yese(i a-peu l'acide , en ayant soin de favoriser , par l'agititki! combinaison, qui a lieu avec un grand dégagement de cm que; Ton place ensuite la cornue dans un fourneau vaà son laboratoire, et on la fait communiquer, parle moja^ allonge, avec un ballon qui communique lui-même ai*^ ilacons, savoir : directement avec l'unpar sa partie iiifii»^ cl lîitcralenient avec l'autre par un tube ( pL xviu, vr L'appareil étant ainsi disposé , on met du feu sous la ^ de manière à faire bouillir légèrement la combinaison^^' cide et de l'alcool ; l'éther se produit, se vaporise et ii condenser dans les récipiens ; la presque totalité se lasi "^ dans le flacon ^; il n'en arrive que très peu dans le ^i^ L't^uUition doit être soutenue jusqu'à ce qu'on conuner : apercevoir des vapeurs blanches dans la partie vide de U ^uue, ce qui a ordmairement lieu lorsque le liquide distU^ , M^)w*n-piès égal aux I de l'alcool employé. A cette époq*i; Se stî forme plus ou presque plus» a éther. En contmoant disntlcilion, 1 on obtient du gaz sulfureux , une petite^ d'huile (|u\ui a appelée huile douce devinpescmte^ du* carbure d'hydio^ène , désigné par les chimistes hol SOtls le nom dc^'^^ olèfiant^ du gaz carbonique^ et en 1D<>'|
ËTHE& HTDRIQdB. 399
^ps il se dépose du charbon; ce charbon est même en assez nde quantité pour épaissir la liqueur et la rendre susceptide boursouflement par les gaz qui se dégagent. ~"i l'on suspendait l'opération avant l'époque que nous ve- « de prescrire, l'éther ne contiendrait qu un peu d'alcool fe. p^sse au commencement de la distillation , et une petite iKntité d'eau ; mais comme on ne la suspend tout au plus ^ cette époque , il s'ensuit qu'il contient en outre un peu ^z sulfureux et d'huile douce de vin : dans tous les cas y est obligé de le rectifier. Pour rectifier l'éther, on le d'abord en digestion , pendant une demi-heure , avec la ou la 16^ partie de son poids de pierre à cautère^ dans un L que l'on agite de temps en temps ; ensuite on le décante l'agite avec un ^oids d'eau égal au sien; après l'avoir dé- ^té de nouveau , on le distille à une douce chaleur sur du ^>rure de calcium , en se servant d'un appareil semblable à ^ qu'on emploie pour le préparer. Dans cette expérience , potasse a pour objet d'absorber l'acide sulfureux ; l'eau , de aoudre l'alcool ; et le chlorure de calcium, de retenir l'eau S dissout l'éther ; l'huile douce fait partie du résidu. ^u lieu d'opérer ainsi que nous venons de le dire, M. Boulméle 3 parties d'acide sulfurique avec a parties d'alcool à 3, chauffe le mélange dans l'appareil précédenunent dét;, jusqu'à ce qu'il se soit produit une assez grande quantité ^er, puis faitarriver peu-à-peu de l'alcool dans la liqueur, ^manière à la maintenir sensiblement au même niveau et à KLéme température. On satisfait facilement à cette condition «établissantune communication par un tube étroit entre un ^ plein d'alcool et placé à hauteur convenable, et l'intérieur Ha cornue ; le tube part d'une tubulure à robinet dont le « est muni à la partie latérale et inférieure ; il passe à tra* "£ la tubulure même de la cornue pour s'enfoncer de plusieurs aces dans le mélange liquide ; on tourne convenablement robinet , et l'alcool s'écoule sous forme de petit filet. Par ce »cédé , bien supérieur au premier, l'on peut convertir une s grande quantité d'alcool en éther : il ne se forme ni acide £ureux , ni huile douce, etc.; la liqueur ne se dbarbonne .nt, elle reste limpide et prend seulement une couleur jaune inâtre.
Examinons maintenant ce qui se passe dans cette opération, isque l'alcool et l'éther sont , le premier un bi-hydrate, et second un mono-hydrate de bi-carbure d'hydrogène , il est dent que l'alcool ne se transforme en éther qu'en perdant moitié de l'eau qu'il contient ; mais cette transformation )Sl point immédiate.
406 $vwtAnce6 nnrntfts. ■
L'acide sulfuriqae passe d'abord en pnriie àl'^UtÂ'is sulfovînique ( bî-suliàte de bî-carbure d'hydrogène lihj draté^ (■). L'élber ne prend naissance que par la ^«l^fe lion de ce compose, ftinai qae M. Hennel l'a observé le ^H mier, et telle est la cause pour laquelle une même q>^^| d'acide aulfunque peut étbërïâer une masse Goiisiti^|
Que l'on chauSe ememble , par exemple , partiel {^H d'alcool et d'acide concentré , le mélange bouillira i W^M Comme l'alcool s'y trouvera eu léger excès , cet excès se^^B géra sans altération, et le point d'ébullition s'élèvera, Ai^^B qu'il sera parvenu vers i a4 à 1 27°, l'acide snlfovînique (li^V snlFate bi-bydruté de bi-carbure d'hydrogène ) commeni^H se décomposer. L'acide suUtirique et le bï -carbure p'E'i'^V cbacun 1 pr. d'eau, et de là résultera , d'une part, de I^^V
Plus ou moins aqueux qui restera dans le vase, et de l'aQli^^fe éther qui se vaporisera. Les choses se passent ainsi Ual^ft la température du mélange ne s'est point élevée jusqu'àolBi ron 140°; mais, à cette époque, en même temps qi'^''*!^ sulfoviaique laisse dégager de l'étber, l'acide sulfariqiH)^p draté abandonne une petite portion de l'eau qu'il conlienL^V ajoutant de nouvelles quantités d'alcool avant que le Ji^K d'ébullition de la liqueur n'aitatteint 170*^, il y aurauoM^P production momentanée d'acide s ulfo vin i que , piùsd^cai^P sition de celui-ci, et formation de vapeurs étliérées etiqî^b «es, comme précédemment. Le même phénomène Mtan'rcore être reproduit un grand nombre de fois. Mais si oalà't le liquide atteindre une température de 1^0 à 180°, il'i^i produits prendront naissance. En elTet le bi— carbure d'^F^I gène pourra, en se séparant de l'acide sulfurique, s«^ I sanss unira l'eau. Bientôt, en outre, l'acide agira con^^t gênant en se décomposant lui-même : il en résulteraii?| sulfureux, du gaz carbonique, de l'eau qui s'ajouteraU^I qui préexistait et des produits charbonneux. Enfin, iaœ^ courant de gaz et de vapeurs se distillera du sulfate de bHvl hure d'hydrogène, produit par la décomposition des demi*!
Sortions d'acide sull'ov inique. De là , par conséquent, l'tHipB, es matières diverses avec lesquelles l'éther sulfurîq)K4 d'abord mâle et dont il est nécessaire de le débarrasser wM procédés qui ont été indiqués. -"41
(t) Ce qu'il 7 a de cerliin du moini, c'etl que le wlfbviBMe da'tay" lie' -~ "^et a pr. d'acidi; sulfurique, i pr. d'eau, 1 pr. ililti iiilwiiBiTiji 171e; ou 1 ]ir. d'4dd« tulfuriqae, isr.iohUytatgtft.'tà-
ÉTHER Htnr.îQUE. 40*
Ifoùs venons, de voir qu'on parveuaît à éthdrlfier beaucoup
Îlus d'alcool eu le faisant arriver peu-à-peu dans le mcîaiige *àcide alcoolisé qu'en opérant à la manière ordinaire. Il était utile de rechercher quelle pouvait ôtre la différence entre les produits. C'est ce que vient de faire M. Milscherlich ; pour cela , il a fait un mélange de loo parties diacide sulfunque concentré, de 20 parties d'eau et de 5o parties d'alcool annydre;ill'a échauffé graduellement jusqu'à ce que son point d'ébollition fût arrivé à i4o". Alors il a fait tomber de Talcool dans le vase qui contenait le mélange, et en a réglé le courant de manière que la température de l'ébullition restait constante , condition indispensable pour le succès de l'expérience.
« Sil'on opère, dit-Il, sur un mélange de six onces d'acide sult( furique, ij d'eau, 3 d'alcool, et qu'on prenne successivement « la densité du produit sur chaque fraction de deux onces, on « trouvera 0,780 pour la densité de la première, et 0,788 pour <( celle des deux suivantes^ elle augmentera ainsi peu-à-peu « jusqu'à 0,798 , ce qui aura lieu ordinairement vers la neu- « vième ou dixième once : la densité restera ensuite con- « stante et sera presque exactement celle de l'alcool employé. a La plus faible densité des premières onces vient de ce que a Tacide sulfurique prend encore de l'eau. •• On peut converge tir ainsi en éther autant d'alcool qu'on veut, pourvu que l'a- « cide sulfurique ne change pas.
« Le liquide distillé se divise en deux couches superposées : « la supérieure est formée d'éther , plus un peu d'eau et d'al- « cool*, l'inférieure, d'eau, plus un peu d'alcool et d'éther : il « est composé en somme de 65 d'éther, de 18 d'alcool et de « 17 d'eau, et son poids est à-peu- près égal à celui de l'alcool « employé, lorsqu'on a eu soin d éviter toute évaporation à « l'air. )>
Une partie de l'alcool échappe donc à la décomposition. La quantité d'eau ne devrait être que de i5,4 au lieu de 175 mais il n'est guère possible d'arriver à une moindre différence , attendu qu'il se perd toujours un peu d'éther et que l'expérience ne comporte pas une très grande précision. L'acide n'éprouve aucune altération, et contient toujours la môme quantité d'eau , à dater de l'époque où la densité du produit est de 0,798, quantité qui se trouve être un peu plus que le double de l'eau renfermée dans l'acide concentré. Il y a plus : c^est qu'en employant l'acide , l'alcool et l'eau en d'autres proportions , l'acide commence par s'hydrater précist-ment à ce môme degré pour donner lieu ensuite à un produit éthéré constant; par exemple, mêle-t-on 3 onces d'acide sul-
nr. sixième édition. 'x'i
4M SQB5TA1ICE8 NEUTUSS.
fiirique avtfc a onces dVau et laîsse-t-on Palcool tomber goutte à goutte, les deux premières onces distillées amont ut driisité de 0,9^6 et seront de l'esprit-de-viD aqueux à peiv (■théré; les deux suivantes en auront ane de o,8o5 et contiodront beaucoup plus dVUher ; bientôt la densité s'accroitn
concentré et qu^on y laissât couler peu-à-peu & onces d'akid
Sur , les deux premières onces d'ctner brut que Ton obtioh rait auraient une densité de 0,768 , et ron .n'arriverait à l densité constante que lorsque Tacide sulfurique aurait pris l (juantité d'eau précédemment déterminée.
De ces expériences , M. Mitscherlich conclut que YaxA sulfurique n'agit point dans réthérification, comme notisb vons exposé précédemment , mais qu^il exerce sur ralcooInK
fi serait possible sans doute qu'il en fût ainsi ^ cependant dos pensons que la théorie donnée ( page 4oo ) n^ rien dlœprobable.
En effet , n*est-il pas permis de supposer qu'en faisant toober peu-à-peu de l'alcool froid dans de racide sulfuriqueooDven.iblement hydraté et dont la température est de i4oo,ilK fera de l'acide sulfo-vinique, là oùralcool sera en contactant la liqueur acide parce qu'elle se refroidira 5 mais que bientôt i'acidesulfo-vinique formé venant à s'échauffer se décomposa et se transformera en acide sulfurique qui restera dansuco^ nue, et en éther et eau qui se dégageront, ( Ann. de Ch» ^ de Phjrs,^ lvi, 4^3.)
Quoi qu'il en soit , il n'en est pas moins prouvé que te^ préparation de l'éther , la présence d'une certaine quani^ d'eau est nécessaire pour obtenir le plus de produit étbéié possible.
VS éther hydrique se produit encore en traitant FaloDol]* l'acide phosphorique, l'acide arsénique, l'acide fluo-boriqofii mais on n'en obtient que très peu par ces procédés, etron* j,arvienl même à s'en procurer avec les acides phosphorique^ arsénique qu'en faisant passer l'alcool par très petites portions à travers leurs dissolutions concentrées et échauffées convenar bleraent.
phosphorique doit être d^ i ,4^7 et sa températuie de QO^f Quant à l'acide arsénique > il doit être disspufi d^k
ÉTHERS A HYDRAGIDfiS. 405
moitië de son poids d'eau , et porté à la température capable "^de faire bouillir la dissolution. Dans les deux cas , on fait pas* ser à travers l'acide un poids d'alcool égal au sien , et l'on rectifie le produit au moyen de plusieurs distillations successives , et ensuite d'un lavage. (Journ. de Phann.^ i.)
Ce n'est plus ainsi qu'il convient de procéder avec Tacidefluoborique : il faut saturer l'alcool* anhydre de gaz fluo-borique, distiller ensuite le mélange , puis le rectifier une première ' fois sur de la potasse pour enlever l'acide qui se vaporise , et une seconde fois sur dxi chlorure de calcium après l'avoir lavé avec un peu d'eau pour en séparer l'alcool. ( Desfosses , Aim. de CIdm, et de Phys.^ xvi, 72.)
L'acide phosphorique donne lieu à de l'acide phosphovinique, puis à de l'éther, et enfin, comme l'a fait voir M. Lassaigne, à une sorte d'huile douce, à du gazoléfiant, à du charbon ( Ann. de Chim, et de Phys. , xiii, 294 ). L'acide fluoborique donne de l'éther et de l'acide borique : celui-ci se dépose même au moment où l'alcool se sature de gaz. L'acide arfiénique ne paraît produire que de l'éther 5 il se pourrait cependant qu il se formât de l'acide arsénio-vinique.
2274» Composition. — Il suit des observations de M. Gay- Lussac et de celles de MM. Dumas et Boullay ; i" que l'éther sur 100 renferme 65,3 1 de carbone, i3,33 d'hydrogène, et 21,36 d'hydrogène 5 2** que i volume de vapeur d'éther est formé de 2 vol. de gaz oléfiant et de i vol. de vapeur aqueuse.
11 a donc pour formule atomique : C«H^<^0=C«H«-j-H^O qui représente 2 vol. de vapeur éthérée.
Or, comme la formule de l'alcool est C*H*-}-H^Ô., ou C®H^-f-2H^O , l'on voit que pour la môme quantité de Çaz oléfiant , l'éther contient moitié moins d'eau que l'alcool. L'éther hydrique est donc un mono-hydrate de bi-carbiirç d*bydrogène , et l'alcool un bi-hydrate. (Gay-Lussac , Ann. de Chim., xGv, 3 1 1 j — Dumas et P. Boullay , Ann. de Chim. et de Phys. , xxxvi , 298.)
▲JK.TIGLE II.
Ethers à hydracides.
2275. Ces éthers résultent de l'union des hydracîdés avec le gaz oléfiant, et ne renferment pas d'eau en combinaison. Le gaz oléfiant et le gaz acide s'y trouvent réunis eh volumes
40i <it>Sl VNCKS NF.fTREi.
roDS le compost- que M. /eise a fait connaître sons lencnde mercaptan, et qui paraît iiT-tre iju^un sul fhyilni le adde ûrl bi-carbure dliydrogèiie.
$ i. Ether clilor hydrique m
2276. Propriétés. — Sous la pression de 0^761 cetctbrj dessous. 1
est toujours gazeux au-dessus de 11% et liquide à iioeto-
Gazeux, il est incolore, sans action sur la teinture de toa^ nesol, sur le sirop de violettes-, son odeur est très forte et aïslogue à celle de Fcther sulfurique; sa saveur sensiblement ficrée; sa pesanteur spécifique , comparée à celle de l'air, i a,ai9
lume d'éf her sera de 0,874 à la température de 5*. ^mi^ la main, il entre subitement en ébullition et y produit un (Toiconsidérable. Exposé au rouge brun, l'éther chlorbydriqoe ïc décompose et se transforme en gaz cblorhydrique et en pi oléfiant-, une cb.ilc^ur très forte modifie ces résultats : il ne « forme dans ce ois que du gaz bydrosène proto-carbone', et ^ se dépose une quantité considérable de charbon.
Dans son contact avec l'air, l'éther chlor hydrique prend fe sur-le-champ par l'approche d'une bougie allumée: sa flanŒ^^ est verte : du gaz cblorhydrique, de Teau et de l'acide caiienique sont les produits de cette combustion. On obtient c'' semblables résultats en le mettant en contact à l'état ^^' avec l'oxigène, et décomposant le mélange, soit par gie, soit par l'étincelle électrique. Si Toxigène est dans le rapport de 3 à i, il en résulte de plus une trèsk'-détonation, à tel point qu'elle brise les eudiomètres ordinalit:-
Jj'eau dissout un volume égal au sien de gaz éther chlorbTdrique, sous la pression de o'"',75 et à la température de 18*' I^ dissolution a une saveur sucrée et analogue à celle de Ii menthe.
Quoi(|ue très solublc dans l'alcool, il en est séparé presque i!fi totalité par Teau.
I,es ncifhî» sulfurique, azotique et bypo-azoticnie concentrés n'ont aucune espèce d'action sur cet éther à froid* ils ne 11! déconi|)OS<int qu'à chaud; ce n'est qu'à cette températnie qu'il» en niettcnt Taciidc cblorhydrique en liberté. H n'en est pas lie m^nie du chlore gazeux : son action est aussi vive à froid qu'à chaud.