‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 64 sur 92 · ÉTHER ACÉTIQUE · texte numérisé non relu

ÉTHER ACÉTIQUE

en raÎAon da nombre de distillations qu'on est obligé de faire; le second , de donner de Téther contenant de Talcool^ à moins an'on ait oohobé un grand nombre de fois ; le troisième, d'exiger une longue manutention et l'emploi d'une trop grande quantité d'acide.Lc suivant que j'ai indiqué est bien préférable. Prenez loo parties d'alcool rectifié, o3 parties d'acide acétique concentré, 17 parties d'acide sulfurique du commerce; après avoir mêlé le tout , introduisez- le dans une cornue de verre tubulée, par la tubulur« dont elle est surmontée ; placez cette cornue dans un fourneau muni do son laboratoire ; adaptez-y un ballon à long col , que vous refroidirez avec des linges mouillés ; fermez la tubulure du ballon avec un bouchon percé d'un petit trou •, mettez quelques charbons incandescens sous la cornue : la liqueur ne tardera pas à entrer en ébullition; lorsqu'il y en aura environ i25 grammes distillés, l'opération sera terminée. Ces laS grammes seront de l'éther presque pur ; il ne faudra plus pour le purifier, que le laisser en contact avec 10 à 12 grammes de pierre à cautère pendant environ demi-heure dans un flacon, et agiter le tout de temps en temps ^ il en résultera deux couches : l'une inférieure, très mince, de potasse et d'acétate de potasse en dissolution dans l'eau; et l'autre supérieure, très épaisse, d'éther pur, qu'on séparera par un entonnoir à long bec. Dans cette expérience, l'acide sulfurique pcîut être regardé comme agissant en enlevant de l'eau à l'alcool et à l'acide acétique : ce qu'il y a de certain , c'est qu'il n'entre pas dans la composition de l'éther acétique, et qu'il ne se produit point d'éther hydrique.

On peut encore faire avec économie un excellent éther acétique, en prenant 3 parties d'acétate de potasse, 3 parties d'alcool très concentré , et 2 parties d'acide sulfurique aussi très concentré j on les introduit dans une cornue tabulée, et on distille le mélange; justju'à parfaite siccité ; ensuite on mêle le produit avec la 5" partie de son poids d'acide sulfurique encore très concentré, et , par une distillation ménagée, on en retire autant d'éther qu'on a employé d'alcool. Tout autre acétate peut être substitué à l'acétate de potasse ; mais alors il faut employer d'autres proportions d'alcool et d'acide sulfurique que celles qu'on vient d'indiquer : par exemple, on peut employer avec avantage l'acétate de plomb, en le mêlant avec la moitié de son poids d'alcool , et un peu plus de la moitié de son poids d'acide sulfurique.

aooy. L'éther acétique est un liquide incolore, qui a une odeur agréable d'éther sulfurique et d'acide acétique; il ne rougit ni le papier ni la teinture de tournesol ; sa saveur est

4SI St^RITANCES ITECTEES.

toBteiurticulién; 8> pesanteur sj(«'ctfî<jue ettJc et celle de sii vapeur de 3,067.

Sous la pression deo", ^5, il entre en lïbntlïtioa iji^ contact avec l'air et »n coqis enflammi:, il prend ftni avec une lumière d'un blanc; jaiut&tre : de J'acide acâ «l^veloppe dans sa combustion. Il ne s'allère poînl temps. L'eau en dissout, à 17°, la 7* partie et clemiedi«t" Aîusi dissous dans l'eau, il est toujours sans aciîi teinture de tournesol , et il conserve l'odeur et la S Je caractérisent. Mais lorsqu'on le met, dans «et état, tact avec la moitit' de son poids do potasse caustimiCif et sa saveur disparaissent; il se décompose comcJi aussi, en soumettant la liqueur à In distillation, p«i l'alcool dans le récipient, et obtient-on de l'acétate de pour résidu.

L'éther acétique est , conune tous les autres élbers. lubie dans l'alcool , et séparé en grande partie de sa tion alcoolique par l'ean : il dissout comme ceux-ci part des corps gras, et notamment les huiles grasses. s'unir au cblomre de calcium et former un composai, ierme proportions égales de chlorure et d'éther. (Liebi de Chim. et de Phys., t. lv, p. i:î3. )

Ses autres jiropriétés ne sont point encore connuet..

Sa formule atomique est C^H=03-(-C8H8-{-H'0:eïl< sente 4 volumes de vapeur.

On ne peut l'emplojer qu'en médecine.

a3o8. jfcétal. — C'est le nom que donne M. substance que M. Dobcreiner a découverte en oxidui peur de l'alcool à la température ordinaire, au ffl noir de platine. Nous la plaçons ici parce qu'elle p considérée comme de l'acétate tri-basique de bicarboi drogène tri-bydraté, et que sous ce point de ïui rapproche de l'éther acétique.

Pour l'obtenir, M. Dobereiner, après avoir mil cool à 60 ou 80" de l'alcoomètre dans une soucoupe) quelques lignes au dessus de la surface du liquide, I»'

Sort qui reçoit plusieurs verres de montre contenant i»l e platine légèrement humecté avec de l'eau, et il recwiW^ tout d'une cloche de verre, ouverte dans sa partie snpôî* et plongeant dans l'alcool que renferme la soucoupe. Celijf| reil est abandonné dans un endroit qui ne soit pas trop n") jusqu'à ce que l'alcool soit devenu très acide. Au boni ^l" temps, le liquide est distillé sur du carbonate de chaiii, 1! produit du récipient mêlé à du chl calcium en pOU(

La liqueur se partage en deux ci t la plus \t ' "

£THER FOllMlQUl. 43$

del'acëtaly mélë seulement à une petite quantité d'eau et

d'aloool. En le mettant en contact avec du chlorure de calcium

r- récemment fondu, puis le décantant quand le chlorure s'est li-

ÎEiëfië, réitérant cette opération Jusqu'à ce qu'il ne se maniste plus d'humidité, et le distillant, sur le même chlorure, dans un appareil bien sec, on obtient l'acétal tout-à-fait pur. L'acétal est un liquide fluide comme Téther, incolore, d une odeur éthérée qui a de la ressemblance avec Péther proto-chloré.

nnt a ébullition à ^alcool et à l'éth^r :

prend aisément feu

potasj

nque produisent, en agissant sur lui, une matière résinoïde jaune.

M. Liebig luia assigné pour formule atomique G^^H^O^ , qui pourrait représenter une combinaison de i at. diacide acétique et dc3at.d'étherhydrique:C8H«0^+XC®IP,H^O)=2G*«HA805. n pense qu'un atpme d'acétal provient de 4 atomes d'alcool qui abandonnent i atome d'eau, et perdent, par l'oxidation, 4 Atomes d'hydrogène, (/our/i. ^fePAqf m., t. six, p. 3Si.)

§ a. Ether formique.

a3o9« Il a été découvert par Jean Afzélius, et étudié plus tard par Bucholz, Gehlen et Dôbereiner. La réaction de l'acide lormique sur l'alcool, sans le secours de l'acide sulfurique, peut lui donner naissance , mais difficilement ; il vaut beau- •30up mieux le préparer en distillant 7 parties de formiate de soude, 10 parties d'acide sulfurique concentré et 6 d'alcool. L'éther formé doit être ensuite séparé de l'alcool par l'addition d'eau, puis dépouillé de l'acide qui pourrait raccompagner par l'agitation avec un peu de magnésie t^lcinée , et enfin desséché par la distillation sur du chlorure de calcium. (Dôbereiner, Ann. de Chim. et de Ph/s. , 11 , io3.)

L'éther formique est un liquide incolore, d'une odeur forte, qui rappelle celle des noyaux de pêche, et d'une saveur qui se rapproche de celle des fourmis. Sa densité est de 0,0157 à 18^, aefon Gehlen, et son point d'ébuUition à Sô"", sous la pression de 27,7 pouces, selon Dôbereiner. Il est soluble en toutes proportions dans l'alcool : l'eau l'en précipite en partie j elle en dissout elle-même 7 de son poids *, mais au bout de quelque temps, la dissolution se trouve transformée en un mélange d'alcool et d'acide formique faibles : l'addition d'une grande quantité d'alcool empêche sa décQQiposition. L'éther formi^

rV. Sixième êdUten. ^%

que brùle à l'air avec uae flamme bleue, dont les bords et la pointe sont d'un jaune clair. Il n'a point été l'objet de rechercbes analytiques suffisanunent précises.

§ 3. Ether oxalique.

a3io. Lorsqu'on fait une dissolution de 3o grammes d'aride oxalique dans 35 grammes d'alcool pur , et qu'après y vwa ajouté lo grammes d'acide sulfurique concentré, on la distille jusqu'à ce qu'il commence à se former un peu d'éther hydrique, il ne passe que de Talcool légèrement éthéré dans le -récipient, et il reste dans la cornue une liqueur brune très fortement acide, d'où, par le refroidissement , il ne se dépose que des cristaux d'acide oxalique; mais lorsqu'on étend cette liqueur d'eau, il s'en sépare une matière d'aspect oléagineux, peu soluble dans l'eau, assez abondante, et qu'on obtient pure en la lavant à Teau froide , et lui enlevant par un peu d'alcali l'excès d'acide qu'elle retient.

Toutefois , d après MM. Dumas et P. Boullay , le procédé suivant est préférable : il fournit plus d'éther. i partie d'alcool, I partie de sel d'oseille et 2 parties d'acide sulfurique ont soumises à la distillation, jusqu'à ce qu'environ la totalité de l'alcool soit passée dans le récipient, il ne se dégagç d'abord que de l'alcool ; mais , plus tard , il se volatilise en outre de l'clher hydrique, de l'eau et de l'cther oxalique qui se rassemble presque tout entier au fond du vase. On décante le liquide supérieur, on le remet dans la cornue et l'on distille de nouveau. Cette seconde distillation donne un produit d'où l'on peut extraire , en l'étendant d'un peu d'eau, une nouvelle quantité d'éther : celui-ci se précipite 5 l'on peut même en obtenir encore en versant de nouvel alcool sur le résidu contenu dans la cornue , et procédant à une troisième distillation dont le produit devra être étendu d'eau comme celui delà seconde.

Ainsi obtenu, il contient un peu d'acide, d'alcool, d'éther, et d'après M. SéruUas, dusulfate debi-carbure d'hydrogène. Pour le débarrasser de ces corps étrangers , il faut le laver rapidement avec de Teau, le faire bouillir sur de la litharge en poudre jusqu'à ce qu'il ne soit plus acide et que son point d'ébullition soit parvenu à i83 ou 1840, le transvaser alors dans une cornue et le rectifier.

L'éther oxalique est un liquide oléagineux, dont l'odeur est aromatique. Sa densité est de 1,0929 à 7^,5; celle de sa vapeur de 5,0875 par conséquent, sa formule atomique

C^03+C°H8+H*0 représente a vol. de vapeur.

OXAMÉTHANE. 435

Il bout entre i83o et 184^ : l'alcool le dissout en toutes proijpbrtîons; Teau, seulement en très petite quantité; elle finit même par le décomposer et le transformer en acide oxalique et alcool : aussi doit-on éviter de conserver cet éther sous Féàu ; il disparaîtrait dans Pespace de quelques jours. Sous i^nfluence d!es alcalis , sa décomposition est instantanée : ipo parties d'éther ont donné à MM. Dumas et Boullay 49 jô parties d'acide oxalique et 62,2 parties d'alcool ; d'où l'on voit qu'alors il y a 11,2 parties d'eau absorbées, résultats qui s'accordent, autant qu'on peut le désirer, avec la théorie, puisque,' d'après le calcul, on clevrait obtenir 63, i parties d'alcool et 499^ d'acide.

L'ammoniaque exerce sur l'éther oxalicme une action dont tes effets sont remarquables et variés. Employée en dissolution concentrée et en excès, elle réagit sur l'acide oxalique de l'éther, de manière à former de l'eau et de Voxamide , composé qui peut être représenté par de l'oxalate d'anunoniaque arihydre auquel on enlèverait les élémens de i atome d'eau : l'eau de l'éther et celle qui provient de la décomposition mutuelle de Tacide oxalique et de l'ammoniaque s'unissent au bî-carbure d*hydrogène, et de là résulte de l'alcool qui se dissout dans la liqueur , tandis que la presque totalité de l'pxaniide se précipite. L'équation suivante est la représentation du phénomène :

(C*03, C8H8, H^0)-j-Az»H6= C*O^Az-H* (oxamide)+

Si, au contraire , on fait passer de l'ammoniaque gazeuse et sèche dans l'éther oxalique , on obtiendra de l'alcool et de Yoxaméthane mêlée seulement d'un peu d'oxamide. L'oxaméthane peut être considérée comme un oxalate double anhydre de bi-carbure d'hydrogène et d'ammoniaque. Voici l'équation par laquelle se trouve exprimée la réaction qui lui donne naissance :

2(C*0S C8H8, ffO)-HAz^H6=(C«0% C8IP+C40SAz»H6)4-

Oxaméthane ' ou oxalate anhydre d ammoniaque et de bhcarbure d^hydrogène. — La théorie de la production de ce composé vient d'être donnée. Pour procéder à sa préparation, il faut faire passer, dans de l'éther oxalique, 4a gaz ammoniaque sec, à froid, jusquà ce que la matière soit solidifiée. Ce terme atteint, elle doit être échauffée pendant quelque temps, tout en continuant encqre le courant de gaz ammoniaque» jLa portion du produit qui sq trouve placée à la surface est la plus impure ^ on la rejette. Le i^este est traité par Talcoûl bouillant dont il faut éviter, autant que possible, d'employer un excès«

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} 4* ^thers citrique, malique.

23ii« Si Ton traite les acides citrique et malique par l'alcool et l'acide sulfurique , de la même manière que Tadde oiuilique , on obtient des produits éthérés analogues. Les é^thers malique et citrique, qui tous deux ont Taspect oléagineux comme Téther oxalique , sont d*aiileurs comme lui sans odeur, un peu plus pesans que Teau, sensiblement solubles dans ce liquide , très solubles dans Valcool dont Teau les précipite tout-À-coup, décomposablcs par les alcalis. Us ne se vaporisent pas , du moins dans le cours de l'opération où on les produit.

$ 5* Et/ter tartrique.

a3i3. L'acide tartrique est aussi susceptible de réagir sur Talcool, de même que les acides précédens ; mais il nous offre , dans sa réaction sur ce liquide, des phénomènes parliculiers que nous allons rapporter* L'expérience doit être faite de même qu'avec l'acide oxalique. Il faut donc employer 3o grammes d'acide tartrique, 35 granunes d'alcool , 10 grammes d'acide sulfurique, et distiller la liqueur jusqu'à ce (fu*il commence à se former un i^eu d'éther* Si , à cette

ÉTHER BÈNZOIQUE. 43T

^^epoquc 9 Ton retire le feu du fourneau , la liqueur se prendra en sirop épais par le refroidissement. En vain l'on y versera de Peau dans l'espérance d'en séparer, comme dans les expériences précédentes, de l'éther tartrique. Que Ton y ajoute alors peu-à-peu de la potasse , on en précipitera beaucoup de tartrate acide ; puis , après l'avoir saturée sans dépasser le point de saturation , qu'on l'évaporé et qu'on la traite à froid

er l'alcool très concentré , on obtiendra, par l'évaporation de dissolution alcoolique , une substance qui , par le refroidissement , se prendra en sirop épais -, plus facilement encore qu'avant d'avoir été traitée par la potasse et l'alcool.

Cette substance , dont il est facile de préparer une grande quantité , a une couleur brune et est amère , légèrement nauséabonde, inodore, nullen^ent acide, très soluble dans l'eau et dans Talcool ; elle ne précipite point le chlorure de calcium ; elle précipite abondamment le chlorure de barium. Quand on. la calcine , elle répand d'épaisses fumées qiii ont une odeur d'ail, et en même temps elle laisse un résidu charbonneux non alcalin qui contient beaucoup de sulfate de potasse. En un mot, lorsqu'on la distille avec la potasse, on en retire de l'alcool très fort et beaucoup de tartrate de potasse. Diaprés ces propriétés, on peut conjecturer que cette substance est formée de sulfovinate et de tartrovinate de potasse , ou de sulfovinate de potasse et d'éther tartrique.

§ 6. Ethers galliqucy kinique.

23 1 3. On sait seulement de l'éther gallique qu'il existe ( Mém. (HArcueil^ ii, i3) , et de l'éther kinique , qu il à beaucoup de rapports avec l'éther tartrique. ( Henry et Plisson , Ann. de Chim. et de Phjrs.^ xlî, 327.)

§ 7. Etker benzoïque.

23 14* L'éther benzoïque estincolore, liquide à la température ordinaire y sa saveur est piquante , son aspect oléagineux, sou odeur faible , et tout autre que celle de Féther hydrique ; sa densité de i,o539 ^ '^^79 ^^^^^ ^^ ^^ vapeur de 5,4o9* Il entre en ébuUition à 209*.

Il est presque insoluble dans l'eau froide , moins insoluble dans l'eau chaude , et très soluble dans l'alcool dont on peut le précipiter par l'eau* Agité pendant quelque temps avec une dissolution d'uydrate de potasse, il disparaît et se décompose complètement. En effet si, lorsqu'il n^xiste plus d'éther & la suiface de la liqueur , elle est distillée , on en retire de l'alcool qui se vaporise et du benzoate de potasse qui reste dans le vase distillatoire.

438 SUBSTANCES HKUTOES.

On ne saurait obtenir l'cther benzoïque, soit en distillant ensemble de ralcool et de Facide benzoïque un grand nombre de fois , soit en précipitant par Feau une dissolution d'acide benzoïque dans l'alcool, soit en concentrant fortement cette dissolution et l'abandonnant à elle-même. La présence d'un acide minéral fort et concentré est absolument indispensable.

Que l'on prenne 3o f^ranmies d'acide benzoïque , 60 grammes d'alcool , 1 5 grammes d'acide chlorhydnque liquide et concentré^ qu on les introduise dans une petite cornue tubulée dont le col se rendra dans un récipient muni y si l'on veut, d'un tube propre à recueillir les gaz ; que l'on place ensuite la cornue sur un fourneau , qu'on arrête la distillation quand elle sera a moitié faite pour cohober , et qu'on réitère 2 ou 3 fois cette opération , voici ce qu'on observera. Dans tout le cours de l'opération , il ne se dégagera d'autres gaz que de l'air atmosphérique et des traces d'étber chlorhydrique. Le produit distillé contiendra une petite quantité d'étber benzoïque, qu'on

Sourra facilement en séparer par l'eau. Mais la majeure partie e cet éther restera dans la cornue 5 il y sera recouvert par une couche d'alcool , d'eau , d'acide chlorbydrique et d un peu d'acide benzoïque. En versant à plusieurs reprises de l'eau chaude dans la cornue , on enlèvera cette couche. L'on pourra donc facilement se procurer ainsi de l'éther benzoïque. Toutefois cet éther, tel que nous venons de le préparer, ne sera point purj il contiendra un petit excès d'acide benzoïque, qui pourra lo rendre solide à la température ordinaire , et fui donnera la propriété de rougir le tournesol. Pour le purifier , il faudra l'agiter avec une petite quantité de dissolution alcaline, et le laver convenablement. En vain on recherchera la présence de l'acide chlorhydrique dans l'éther benzoïque.

L'éther benzoïque peut être produit encore au moyen du chlorure de benzoyle et de l'alcool^ mais la réaction de ces deux composés ne pourrait servir de base à un mode de préparation plus avantageux que celui dont nous venons de donner la description.

La formule atomique de cet éther est : C^SHioO'^C^HSjHH) : elle représente 4 volumes de vapeur.

§ 8. Ether succinique.

23 1 5. Cet éther a été obtenu par M. F. d'Axcet en distillant ensemble 10 p. d'acide succinlque , 20 p. d'alcool et 5 p. d'acide chlorhydrique concentré, et cohobant 4 ou 5 fois la liqueur du récipient. Dans la cornue se trouve en dernier lieu un iiquide jaunâtre de consîstwic^ oW^xv^xjkS^^comçosé d'al-

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