I,A1DINE,I
S peu odorame, sans action sur Je l'aspect et la consistance, à 1 Tin île - 4°> insoluble dans l'eau, soluis d'alcool à o,8t6 de densité et
re j sa pesanteur spécifique est de
à 7», elle se prend en une masse
dans le vide, elle se vaporise sans
leux tiers de SQn poids de potasse !i , eUe se saponifie et se convertit ique et margarique.
: est composée de yQ,oio de carie et de 9,54s d'oxigène. Celles isse de mouton donnent à l'anaîèiement semblables, {f^oy. l'ou-
substance qui tire sou nom de L le produit de l'action de l'acide I d'olive, d'amandes douces, de
Erobablement de beaucoup d'au- M. F. Boudet. t^Ann. de Chim.
e mettre 100 parties d'buile d'oun mëlange de 3 parties d'acide d'acide hypo-azotique , d'agiter ile-méme pendant un temps sulBdeux heures à la température de le l'alcool, qui en sépare une maimprime entre des feuilles de paire une petite quantité de matière le résidu, presque égal en poids est i'élaïdine pure. Que se passel'ignore, parce qu'on n'a analysé
îsol, ci de hypo-azoïique.
ine est réellement une substance 5j elle est fusible à 36", soluble étber hydrique, presque insolu^ densité , car à la température de ne la aooc partie de son poids et lent. Chauffée rapidement dans mpose, eutre en ébalUtiDfi.et
)rment. Tout ce qu'on sait, c est ;it pas le tournesol, lorsqu'elle a
XBT1CI.E n.
-fis gitis r^ue les dissolutions alcalines transforment en glycérine et en acidet volatils.
3> n existe cerlainenient des corps gras particuliers que »tis transfomiinl en glycérine et en acides volatils; u^iju'ici l'on n'est poîut parvenu à les isoler. Les subs grassi's que noua allons décrii-e sous les noms de pho- , de biitrrine , d'Iurcirie , sont probablement des méde miilières diverses. Telle doit être du moins 1a buty- Car elle forme avec les alcalis jusqu'à cinq acides , qui l'acide butyrique , l'acide caprique , Tacide caproïljue , B oléîque, l'acide margarique. Quelques chimistes , en lérant que la ste'aiine ne produit que de l'acide stearil'éla'ïdiue que de l'acide éVidique, la palmîne qae de palœique, pensent qu'il en doit être de même de tous i corps gras saponifiables. Ils s'appuient d'ailleurs e l'ole'ine et !a margarine qui n'ont point encore 4té pures, donnent, la première, beaucoup d'acide oléïseconde, beaucoup d'acide margarique.
[ eus, la bulyrine, dans lYlatoù on la connaît mainte- .tiendrailloulà-la-fois de la fiM/m/ifl proprement dite, tritie, de la caproine , de l'oléine^ di2 la margarine ; et rî<:tn, de la ricinine, de la margarifine, de i'oléiopiuioii peut sacs doute 6lre soutenue avec un ceràe vraisemldance ; maïs il est i^videnL qu'avant Imise, elle a besoin d'être fortifiée par de nouveaux tats; il faudrait, par exemple, que l'on eut isole la caprine caproïne.
'oivenine (nom di'rivû àiipkaccena, marsouin). — La I itiue se trouve unie k l'oléiue et à une très petite quani.iL'ide pbocrulque dans l'Iiude de marsouin , à ces mê- •ubstances et à la cetîne dans l'huile de daupbîn. Pour procurer, il faut dissoudre à chaud lo parties d'Iiaïle de HHÙH dans 9 parties d'alcool d'une densili! de 0,797, '^"~ refroidir la uissolulion, décanter la liqueur alcoolique, il at sera déposé une portion de matière , et soumettre ■ lL(picui' à la distillation : on obtiendra ainii nn r(%idu E , ayant l'aspect oléagineux. 8i l'on désacidifïe ce riîsidu gimux par un lait de carbonate de maguf'sie , et si, apr^s »■ itépaté du ce carbonate le nouveau résidu ou plutôt 1* t i:lle huile , OU la traite par de l'alcool faible et froid , i- ci s'emparera de lApàocénine proprement dite, qui poisèdc -"oriétcs suivantes: à -|- 17° elle est très fluide; sa densité
|W»«^ic
4M SUBSTANCES NBOTRCS.
est de 0,954 ; l'odeur qu'elle exhale est £iible etnei définir; cependant il semble <{u*elle a quelque choie de( de l'étheret de l'acide phocénique.
La phocénine n'altère pas les couleurs ; elle est b dans 1 eau, très soluble dans l'alcool bouillant. Lt très étendue d'alcool laisse après la distillation une pi qui rougit le tournesol; mais la quantité d'acide e8ttrèi[ Cent parties de phocénine, traitées par la potasse,» 3a,8a décide phocénique sec, i5 de glycérine, 59 d'addei que hydraté.*
a35o. Buijrrine (nom tiré de butymm^ beurre.) — Lai
rine se trouve dans le beurre, unie à l'oléine, à la stem
à une très petite quantité d'acide butyrique. Lonqa'oii
l'extraire, 11 faut a abord séparer le beurre du lait deb
par la fusion et la décantation, puis on laisse refroidir tri
tement dans une capsule profonde de porcelaine le li
ainsi purifié, et on le tient exposé pendant quelques '
une température de 19°^ par ce moyen, on isole une^
quantité de stéarine cristallisée en petits grains, et Ton 1
tient un composé huileux que l'on filtre avec soin. Qk\
dans un ballon ce composé huileux avec un poids épliH
d'alcool de 0,796 de densité, à une température de ijf*
agite les matières de temps en temps, et après vingt-f
heures l'alcool est décanté et la parlie indissoute nûsedei
Soumettant ensuite la solution alcoolique à une disV
ménagée, on obtient pour résidu une nouvelle huile W
butyrine. Gomme elle est légèrement acide, ilfauthtP
par le carbonate de magnésie, ainsi que nous l'avcmi*^
sujet de la phocénine. Le butyrate, très soluble im^^
est facilement enlevé. Il ne s'agit plus alors que de faiit vi
fer la matière grasse restante avec de l'alcool, et de faire bsaf
celui-ci pour avoir la butyrine pure : en voici les pcop
La butyrine est très fluide à 19^, et sa densité est deOij
elle ne paraît guère se congeler qu'à o^; son odeur tfj
celle duDeurre chaud. Elle est presque toujours jamiURî'
cette couleur ne lui est pas essentielle, car il y a desbfl
qui donnent de la butyrine presque incolore.
L'eau ne la dissout pas^ l'alcool d'une densité de ^ dissout en toutes proportions, lorsqu'il est bouillant
Une dissolution alcoolique chargée de peu de bnMi vient acide , mais très légèrement , lorsqu^>n la distille 9 trouve en effet dans le résidu que des traces d'acide biil| La butyrine se saponifie facdement; elle se transCoKn en acides butyrique, caproïque et caprique^ en gljcérîv aâdes iur|ariquc et oléique.
CÉTtTIE. 461
35 t. Hircine (à^hircus^ bouc). — L'hircine se tronye dans graisses de bouc et de mouton. C'est elle qui, avec l'oléine, ne la partie liquide du suif. Comme eUe est beaucoup plus ]>le dans l'alcool que l'oléine, l'on conçoit qu'on peut Fobr par un procédé plus ou moins semblable à celui que nous 3» suivi pour la préparation de la butyrine. Uen'a été encore que' très peu examinée; elle a pour prinï caractère de produire de l'acide hircique dans la saponiion.
A&TIGLB III.
corps gras que les dissolutions alcalines transforment en des gras du premier groupe et en d^ autres graisses neutres.
B5a. Les corps gras de cette sorte sont seulement au nomdie deux, la cétine et la cérine: sous l'influence des alcalis, ^'tine se transforme en acides jnargarique et oléique, et en Û; la cérine, en acide margarique et en cércane. M 53. Cétine (de xnroç, haleine). — C'est encore M. Chevreul K proposé d'appeler ainsi la matière cristallisable qui forme ■Lajeure partie du spermacéti ou hlanc de baleine* zyâx obtenir cette matière pure , il suffit de traiter le spermagpar de l'alcool bouillant et de laisser refroidir la liqueur, ^tine se dépose sous forme de lames cristallines qu'on
purifier, si Ton veut, par une nouvelle cristallisation. ^ cétine est blanche, douce au toucher, presque inodore, ajite, sans sa.veur, sans action sur le tournesol; elle entre en kn à 49^* Soumise à la distillation dans le vide, elle se vo- .«e sans altération; distillée dans une cornue à la manière K}aire, elle donne un peu d'eau acide, un peu d'huile et un Luit solide cristallisé, dont le poids égale presque celui du « de baleine : des traces de charbon restent au fond de la Lue.
mssaX, parties d'alcool bouillant, d'une densité de o,8ai, disant environ a parties et demie de cétine. liauffée avec son poids d'hydrate de potasse et deux fois son La d'eau, elle se saponifie aisément; les produits de la sapot^tionne contiennent pas de glycérine : ils se composent ornent d'acide margarique, d'acide oléique et d'étlial.*£n ^ant le savon d'eau et le décomposant par l'acide tartrik on obtient une graisse acide dont le pqjds està-peu-près
à celui de la cétine solimise à l'action de l'alcali. Si l'on 3Mraillir cette graisse dans de l'eau de baryte, qu'on en-
eniuite l'excès de base par l'eau distillée très chaude, puis ^n sèche la matière et qu'on la traite par l'alcool, celui-ci Out l'étkal et laisse pour résidu le margarate et l'oléate de
462 ST:r.STANCES NEUTRES.
baryte. La quantité des acides margarique et oléiqne estîi del elbal comme 64 à 36 (Chevreul).
M. Chcvrtul Hyaiil pris 7 grammes de cétine, 11 p.ft^ margarique, 18 i»r. (Thytlralo de potasse, observa un plèl mène rcinarqu.iblc*. Eu ies faisant chauffer d'abord arecKî d\MU, jus(|u î'« ce <|u'il se lut fonné un magma gt'lalineiii:. faisant homllir ce magma avec 100 gr. de ce liquide peK une cK mi-heure, laissaut macérei le tout pendant deuiJK
u'à ^)^ il coniiiK lirait à se troubler, et qu'à 5o il l'iait efi- 2354. Crrinr, — I^a erriiie n'a encore été trouvée qct.
la cire des abeilles; elle en ctuistitue les yo ou 80 centis le reste? est loriné de m yn'ri ne AV est en traitant à plusicnp prises la cire à la lenipt'rature de Tc-bullition priai <rnn<' di iisilé de Mi de gn's à Taréonièlre, mainteiiaDtt queur 1res rliau<le, pnur perniellre à la myricine tenue riî pension i\v sv. d^|)0^er, décantant la liqueur et la faisantpurer, (|n*on se procure la cérine. Une quantité àpeineit; i)le di' myrieine se dissdut, de telle sorte que, i'aclies Talcool «'tant épuisée, le résidu peut être considéré cointf la myrieine pun».
La c('rinersl hlanehe, analogue à la cire, fusiblcàCi*»^ coup pins solnldr «lan^ ralcool cl r<'lher houillans qucl^-! ri(-ini'. KMe n\ hI qu" difiicilcment allarmée, même â c?"par fi.* idc a7.oli<pn'. l/aci<le sulturiciue concentré là i| boiUH' proinptcincnt à laide d<* la t^haJeur. Traitée pif If* 1 calis eansiicpics, rllc se lran.sronn(M*n acide marcaâ'3^'^^ céraïne {'.ù\.\u). Soumise à la distillation, elle donneitfc margari(|ue sans ac^de sél)aci(|ue, de Teau, de racideattCÇ; de riinile enipyreuniaticjue et une matière jaune. (Joto-* Boudet et Boissenot, Journ. de Phann.^ xiii 38.)
ARTICLE IV
Des corps gras naturels^ insaponifiables et inaltéralkf
les alcalis.
a355. Parmi ces corps, on compte la cholestërinc.^ bréine, la castoripe, la myrieine. Peut-être devrait-on JÇ^ t<îr la matière grasse du liège et la séroline, qui toutes** sont inaltacjuables j)ar les alcalis et ont été <îxaraînées,hf niièrr par M. (Ibevreul (y^/2/i. de C/dm,^ xcvf, i66), ett^ eoiidr par M. F. Boudet [Ann. de Chinu et de Phys,^ Lliy3f ■^ i» f onune ces chimistes eux-mêmes n'osent point ^\
ÂMBRÉnVE. 4ft3
que ce 8ont dlfef matières nouvelles, il n'en sera question qu'en parlant 4u liège et du sënim du sang.
^356. Cliûlestéiine (jcoXtj, hUe^ et «jTtpt^, solide). — La cholestérine fait partie de la bile humaine et constitue la partie cristalline des calculs auxquels ccHte sorte de bile donne naissance. Elle existe également dans le sang humain , suivant M. F. Boudet (^Ann. de Chim. et de Phjrs,^ lu, 3^7), dans les matières grasses du cerveau, d'aprèsM. Couerbe(W. lvi, i8i), etse rencontre toujours danslemusc.M. Lassaîgnel'a trouvée aussi dans une concrétion qui s'était formée dans le cerveau d'un cheyal et dans la matière d'un squirrhe qui s'était développé dans le mésocolon d'fine jument, (^/t/i. de Chim. et de Pkys.^ ix, 324.)
Cette substance,' que l'on se procure facilement en traitant les calculs biliaires de la vésicule de l'homme par Talcool bouillant, filtrant la liqueur et la laissant refroidir, est sous la forme d'écaillés blanches, brillantes, sans saveur; elle ne fond qu'à la température de iSj", et cristallise, par le refroidissement, en lames rayonnées. Ghaulfée plus fortemcnl dans une cornue k la matiière ordinaire, elle bout, se colore en jaune, puis en brun, donne lieu à une grande quantité d^un li([uide huileux,
Ïui n'est ni acide ni ammoniacal, et laisse un très petit résidu e charbon : dans hi vide, elle se volatilise bans altération.
Cent grammes d'alcool bouillant en dissolvent 18 gr., lorsque sa densité est de 0,816, et seulement 11,24 lorsque sa densité s'élève à 0,840.
L'acide azotique la convertit en un acide particulier (2161 ); et, suivant M. Chevreul, la potasse en dissolution dans l'eau ne lui fait éprouver aucune altération, même lorsqu'on porte la température jusqu'au degré d'ébullition et qu'on la soutient pendant vingt-quatre heures.
Suivant le même chimiste, la cholestérine est composée de 85,095 de carbone, de 11,880 d'hydrogène et de 3,025 d'oxigène, d'où Ion déduit la formule : O^^^O.
^357. Amhreinem — C'est cette substance qui constitue
Siour ainsi dire V ambre gris tout entier ; elle s'obtient sous orme de houppes blanches et déliées en traitant l'ambre gris k chaud par Talcool d'une densité de 0,827, filtrant la liqueur et Tabandonnant à elle-même.
L'ambréine, examinée successivement par Rose , Bucholz , Pelletier et Cavcntou, est insipide , d'un blanc brillant , fusible à -f- 3o'' , soluble dans t'alcool, Téther, les huiles essentielles et les huiles grasses , inattaquable par les alcalis , susceptible de former de l'acide ambréique avec l'acide azotique {2162). Chauffée sur une feuille de platine, elle fond, répand Ofis fumées, et se vaporise sans presque aucun résidu \ aussi ^
étA SUBSTA1ICB8 KSimitS.
loTsqu^on la dUatille, pas$e-t-elle dans le rëeîpîeiitSiBiavQb 1^ subi d'altëration bien sensible, et ne laisse-t-elle dans la oomne 1^ que très peu de charbon. Elle est formée de 83,37 de carbone, de i3,3a d'hydrogène , de 3,3 1 d'oxigène, ce qui donne pour formule atomique (G^^H^^O). (Journal de Phanfuicie^yi^ 49« — Ann. de Chùn. et de Phys.j 4^9 i88*)
a358. Castorine. — On l'appelle ainsi parce qu'on l'extrait du castoreum dans la composition duquel elle entre pour qndques centièmes seulement. On se la procure en faisant chauffer le castoreum avec six fois son poids d'alcool à o,85 , et un peu de charbon , filtrant la dissolution bouillante , la laissant refroidir et la filtrant de nouveau pour sëparei* de la graine qui se précipite , puis l'exposant à une évaporation spontanée. La castorine se dépose peu-à-peu en aiguilles quadrilatères et transparentes qui se groupent entre aies* Dans le cas où elles contiendraient un peu ae résine brun- jaunâtre , (m l'enlèverait en les traitant une seconde fois par l'alcool et le charbon , etc. Il serait bon même , si la couleur persistait, de les soumettre à l'action de l'alcool en premier lieu. L'ammoniaque dissoudrait la résine sans attaquer la castorine.
Lia castorine a une faible odeur de castoreum et une saveur qui a quelque chose de métallique. Mise en contact avec l'eau bouillante , elle se fond en une huile qui se rassemble à h surface du liquide et se prend, par le refroidissement, en une masse transparente : la vapeur entraîne avec elle un peu de matière. Soumise à la distillation, elle se décompose.
Elle est insoluble dans l'eau froide, très légèrement solobie dans l'eau bouillante, plus soluble dans l'alcool, plus soIoUe encore dans l'éther : elle se dissout aussi, savoir : i® dans l'acide sulfuricrue concentré avec facilité : l'eau l'en précipite; i^o dans Taciae sulfurique étendu, à l'aide de la chaleur : elle s'en dépose par le refroidissement ou la saturation; 3^ dans Tacide acétique bouillant : elle se sépare sous forme de cristaux par la concentration de la liqueur; 4** dans une lessive concentrée et bouillante de potasse caustique : en affaiblissant la dissolution, une partie de la castorine se précipite.
Quant à l'acide azotique, il ne la dissout point à froid; mais à chaud il parait qu'il la convertit en un acide analogue dans son genre aux acides cholestérique et ambréique.
2359* Mjrricine. — La myricine entre pour ao à 3o centièmes dans la composition de la cire et constitue le résida que l'on obtient en traitant celle-ci à plusieurs reprises par l'alcooK
Elle est d'un blanc grisâtre, fusible à 65^, insoluble, soit a froid, soit à chaud, dans Veau de potasse concentrée, soluble dans la aoo*' partie de son poids d'alcool, dont elle se précipite
CÉRAIl^E. 465
soôi forme de flocons blancs par le refroidissement, susceptible de se vaporiser prescpie entièrement sans aUëration. ( John^ Boudet et Boissenot j Jowrn. de Pharm.^ xiii, 4^»)
AHTIGLE y.
Corps gras neutres qui sont le produit de la saponification,*
si36o. On n'en connaît encore que deux qui proviennent^ l'un de Taction de la potasse sur la ce'tine : cestl'cthal; l'autre, de celle de cet alcali sur la cérine : c'est la céraïne.
a36i. Léthal est composé de 79,766 de carbone, i'3,945 d'hydrogène, 6,289 d'oxigène, quantités qui équivalent à C**H5*0=.(4C»HH-H^O)- Or> comme l'éther et l'alcool peuvent être représenta dans leur composition , le premier par (yHP+*0> et le second par OH^+^HH), il s'ensuit qu'il existe un rapport simple entre les proportions des principes oonstituans de ces trois substances •, car la quantité d'hydrogène bi-carboné étant la même , les quantités d'eau sont comme les nombres i, 4» S- C'est par suite de cette analogie de composition que M. Ghevreul a formé le nom è!éthal des deux premières syllabes des mots étherei alcool.
L'éthal est incolore, solide à la température ordinaire, insipide, presque sans odeur, demi transparent comme la cire , sans action sur le tournesol , insoluble dans l'eau , soluble en toutes proportions à la température de 54^ dans l'alcool d'une densité de 0,81 a.
L'éthal entre en fusion à 48° et cristallise par le refroidissement en petites lames brillantes sur lesquelles on distingue quelquefois des aiguilles radiées. Il affecte la même forme en se déposant lentement de sa solution alcoolique. Chauffé sur un bain de sable dans une petite capsule , il se volatilise en totalité sans se décomposer. Il s'enflamme à la manière des huiles. Les alcalis sont sans action sur lui.
a36a. Céraïne. — Lorsqu'on saponifie la cérine par une solution de potasse caustique, et qu'on traite par l'alcool la matière réduite en consistance de gelée , on dissout le margarate alcalin et Ion obtient pour résidu une matière grasse assez
îeraï]
ait perdu toute son humidité, est dure , cassante , fusible au dessus de 70% peu soluble à chaud dans l'alcool, quoiqu'il se prenne en gelée par le refroidissement, plus soluble dans l'éther et Tessence de térébenthine, inattacpable par les^ alcalis, susceptible de se décomposer et de se vaporiser en partif^, lorsqu'on la soumet à la diâlillalion.
iV. SL^ième édition, ^*^
4etf tUBSTAlfCBS NEirtRES.
▲mTIGLB TI*
Des matières grasses considérées à Cét€Mt où elles exisUiUàm
les T/égétaux et dans les tmimaux,
a363. Ces matières sont formées de plusieurs des sqbstuœ grasses immédiates dont il vient d'être question dans les articleç (234^9 a34^9 a35a, a355)$ c^est pourquoi nous les ptao» à la suite de ces substances; elles comprennent les koila grasses végétales , la cire et les graisses animales*
$ I. Des huiles grasses végétales m
a364. On distingue deux genres d'huiles : les unes nik visqueuses , fades ou presque insipides ; les autres sans vise»sîté , caustiques et volatiles. Ce sont les premières qu'on ^ pelle huiles grasses ^ on bien encore huiles douces eu fistt\ quant aux secondes , elles reçoivent le nom à* huiles voUh* a huiles essentielles^ ou simplement d'essences : nous sens a occuperons dans le groupe suivant (24ii)«
2o65. Les huiles grasses sont presque toutes liquides ik température ordinaire. Leur viscosité les empêche de eoob facilement. Leur saveur, quoique faible , est souvent désagMble. Leur odeur est toujours tvès légère. La plupart sontoobrées en jaune ou en jaune verdâtre. Toutes sont spécifiqueneit moins pesantes que Teau.
a366'. Lorsqu'on soumet une huile dans une comue,tVt température capable d'en opérer la distillation , elle entre» ébullition, se décompose, et il se forme, indc^pendammeDldi gaz qui sont l'hydrogène carboné , Toxide de carbone etTicide carbonique , une quantité plus ou moins considérable f^ cidesgras, semblables à ceux quisontle produit delasapflD' (iciition, et déplus un peu d'acide acétique et d'acide sébadqoR plus tard , on obtient dans le récipient une huile empyrenni»' liquc qui, vers la fin de Texpérience, ne renferme phis d'acA gras ; enfin, lorsque la matière est complètement distillée, f(* voit se sublimer, ainsi que cela se remarque dans la distilk' tiou du succin , une matière jaune rougeâtre : il reste dans k cornue une très petite quantité de charbon.
Dans le cours de 1 opération , il se produit même encoie^ pvn d'huile volatile, légèrement odorante, et d'une antre Df tière volatile aussi, non acide, soluble dans Teau, dont Voàet ^st très forte et insupportable.
La proportion de ces substances varie singulièrement suinot • « h|»Ai-.c de corps gras employé; mais les plus abondantes sort #t«4.iiJL tnargarique» l'acide oléique et rhuile empjrenJBM
VmUBS 0&A$SKS TÉGÉTÀLES, 467
tique qui prend naissance à la seconde dpoque de l'op^ rçticiip.* (MM. Biissy et Lecanu, Journal de Pliarm., xi , o53 cixiii, 37. — M. Dupuy, Ann. de Chim, et de Pk/s.^ xxix,
àZyJ* Exposées à l'action de l'air, les huiles, peu-à-peu, perdent de leur liquidité , s'épaississent et quelquefois se durcissent. Celles qui se durcissent ou qui s'épaississent au point d^; ne plus tacher le papier sur lequel on les appliqne, prennent le nom S^huiles siccatwes : telles sont les huiles de liu , d'oeillét ou de pavot, de noix , de chenevis, de faine. Celles qui ne s'épaississent point assez pour cela, s'appellent huiles non siccatives : exemples, huiles d'olive, de colza, d'amandes douces, de noisettes, de noi^ d'acajou, de ricin.
Dans ce changement d'état, il ne se forme point d'eau, il ne sç produit que du gaz carbonique qui ne représente pas à beaucoup près tout l'oxigène absorbé : nous citerons comme preaVe un passage du Mémoire que M. Théod. de Saussure a oublié {^Ann. de Chim, et de Phys.j xiii, 35o ). « Les huiles «c fixes récentes n'exercent sur le gaz oxigène , pendant long- « féinps , qu'une action à peine sensible ; mais tout-à-coup « elles subissent un changement d'état qui leur en fait absorbe Ber au moins cent fois plus qu'aux huiles volatiles dans le « métde temps. Une couche d'huile de noix de trois lignes d'é- 41 paisseur sur deux pouces de diamètre , placée sur du mer- « cure à l'ombre , dans du gaz oxigène pur , n'en a absorbé « qu'un volume égal au plus à trois fois celui de l'huile, ipevtk « qant huit mois, entre décembre 1817 et le i*' août loiS; « mais dans les dix jours suivans , elle en a absorbé soixante « fois son volume. Cette absorption s'est faite successivement « avec plus de lenteur jusqu'à la fin d'octobre, époquç où, la u diminution du volume du gaz ne s'opérait plus d'une ma- « nière bien marquée. L'huile avait absorbé alors cent qua- « rante-cinq fois son volume de gaz oxigène, en formant vingt- « ét-unefois son volume de gaz carbonique : elle n'avait point « produit d'eau, et elle était réduite en état de gelée transpa-^ « rente^ qui ne tachait pas le papier.
¥, Ce changement subit dans Pétat des huiles fixes, particuu fièrement d(?s siccatives, explique les inflammations sponta- « nées qu'elles ont produites , et d(mt on n'a pas d'exemple a a;^ec les huiles volatiles. »
a368. Le soufre et le phosphore ojat la propriété de se dissoudre dans les huiles à l'aide de la chaleur: on peut même, en laissant refroidir la dissolution, obtenir du soufre assez bien cristallisé. Ce procédé a été recommandé par Pelletier.
L'iode, et le chlore surtout, leur enlèvent, même à la tempe-.
4M SUBSTAl^fCES KBtlHES.
rature ordinaire, une certaine quantité d^hy drogène , et forment, l'un de l'acide iodhydrique, et l'autre deVacide chlorhydri({ue. Il en doit être de même du brome.
Le potassium et le sodium n'ont qu'une très faible action sur les hmles : lorsqu'on les met en contact avec elles, ils s'oxident peu-à-peu , et unissent par produire une espèce de savon très oléagineux.
niôg* Il paraît que toutes les huiles sont absolument insolubles dans Veau : la plupart au contraire sont plus ou moins solubles dans l'esprit- ae-vin et dans l'éther. M. de Saussure a remarqué que leur solubilité dans l'esprit-de-vin croissait avec la quantité d'oxigène qu'elles contenaient naturellement ou qu'elles avaient absorbé, (^/z/i. de Chim. et de Pkjrs.j XIII, 36o.)
2370. L'acide sulfurique concentré , mis en contact à froid ou à une douce chaleur avec les huiles , donne lieu aux mêmes acides gras que ceux qui se forment dans l'acte de la saponification , et probablement à de la glycérine , phénomènes qui , selon toute apparence , dépendent de l'affinité des acides gras
Four l'acide sulfurique : aussi , le mélange bien broyé prend-il aspect d'une sorte de savon. Si la température était trop élevée, l'acide sulfurique serait décomposé, et il y aurait dégagement de gaz sulfureux et carbonisation de Thuile.
Les oxacides qui ont pour radicaux l'azote, le chlore, le brome, sont facilement décomposés par les huiles; les produits qui se forment dans ces diverses réactions n^ont pas encore été bien examinés : on sait seulement d'après M. F. Boudet {^Ann. de Chim. et de Phys. t. lv, p SpiV i® que les huiles non siccatives se solidifient en plus où moins de temps, lorsqu'on les met, à la température ordinaire, avec un demicentième à trois centièmes de leur poids d'acide hypo-azoti- Îrue ; que, en se solidifiant ainsi, 1 huile de ricin se transorme en palmine , les autres en élaïdine, et que dans cet état aucune n'altère le tournesol \ 2^ que les huiles siccatives, traitées de la même manière, conservent leur liquidité , d'où il suit que , sous ce rapport , les huiles se partagent en deux sections bien distinctes. Voici le tableau du temps qu'ont exigé à la température de 17°, 100 grains de quelques huiles non siccatives, pour passer à l'état solide par 1 addition d'un mélange de 3 grains d'acide azotique à 38% et de 3 grains d'acide hypo-azotique pur.
HUILES G&ASSES TÉGÉTAL^. 469
^ , , „ ^ Nombre de iniontes
Huiles ^°"'«"" ^" ^;« P7^««t écoulées avant leur soli-
immédiatement. dification.
D'olive vert bleu&tre 73'
D'amandes douces blauc sale 1 60^^
D*amandes amères vert foncé 1 6(/
De noisettes vert bleuâtre 103^
De noix d'acajou jaune soufre 43^
De ricin jaune doré 603^
De colza jaune brun 240(f
287 !• Lorsqu'on fait boulUîr les huiles avec de Peau et des oxides alcalins, ou d'autres oxides qui ont beaucoup d'affinité pour les acides , les huiles sont toujours décomposées, sans qu'il se forme d'acide carbonique ou d'acide acétique, et sans que l'air exerce la plus légère influence sur le phénomène. On n'obtient pour produits que de la glycérine et des acides gras qui sont ordinairement lacide margarique et l'acide oléique. Or, comme leurs élémens réunis représentent ceux de l'huile, il s'ensuit que la base salifiable, en raison de son affinité pour les deux acides , détermine l'union des élémens de la matière huileuse dans un autre ordre.
2372. Composition. — Les huiles, outre un peu de matière colorante et de matière odorante, renferment au moins deux substances grasses en proportions diverses, l'une solide et ' l'autre liquide à la température ordinaire. La i"^* analogue à la margarine, et la a*' analogue à l'oléine. Mais toutes contiennent-elles les mêmes variétés de margarine et d'oléine? nous ne le pensons pas : autrement, il serait impossible de se rendre compte de la cause pour laquelle il existe des huiles siccatiifes et des huiles non siccatiçes^ des huiles solidifiables et des huiles non solidifiables par t acide hjrpo-azotique. La différence entre les proportions d'oléine et de margarine dans chacune d'elles ne le permettrait pas : elle est trop faible, quoi qu'il en soit, c'est en pressant les huiles dans du papier gris, à une température assez base pour leur donner une consistance convenable, que l'on parvient à séparer la matière solide et la matière liquide qui les cpmposent : celle-ci est absorbée par le papier, tandis que l'autre ne l'est lias. On renouvelle le papier jusqu'à ce qu'il cesse d'être taché. L'opération dure quelquefois plusieurs jours. M. Braconnot (Ann. de Chim. t. xciii, p. 2a 5) a extrait par ce procédé, que M. Chevreul avait employé avant lui, dans des expériences sur l'huile d'olive, savoir :
Matière grasse liquide Matière grasse solide anaanalogue à l'oléine. logue à la stéarine.
De l'bnile d'olive 72 28
— d'amande douce . . 76 34 ,
^ de colM h^ 4<i
470 SUBSTANCES IfEUTBJES.
On na, encore fait l'analyse élémentaire que de cinq huiles fixes , qui sont les huiles d'olive , de noix , d'amandes douces , de lin , de ricin : la première a été analysée psr MM. Gay-Lussacet Thenard ( RechercliesphjrsicO'Chimxqiiâi)\ et les quatre autres par M. de Saussure ( Ann. de Chim. et de Plijs.^f t. XIII y p. 35i). Voici les résultats de ces analyses :
Huiles Carbone. Hydrogène. Oxigène. Aiote.
D'olive 77,31 13,36 9,43
De noix 79,774 10,570 9,128 0,594
D'amande douce... 77,403 11,4S1 10,828 è^àêl
De lin 7C,0I4 11,351 12,635
De ricin 74,178 11,034 14,788
2373. État naturel y préparation. — Quoique les hitâès grasses soient très abondantes, elles ne se rencontrent ^ôttr ainsi dire que dans les semences.
2374* Les unes sont employées comme aliment où obmâiè médicament , et les autres, dans Féclairage^ etc. Les {nretnitres s'obtiennent en broyant la substance qui les contient, cil en exprimant cette substance à froid si les huiles sont fluides , et entre des plaques de fer plus ou moins ehaudés si elles sont concrèles. Pour obtenir les secondes, on broie Àtissi la substance d'où l'on se propose de les extraire-^ ihais a^^t de soumettre cette substance à la presse, on rhuinectë, on la torréfie, afin de détruire le mucilage qu'elle irenferihe, et qui s'opposerait à la sortie de Thuile, et afin de reild^ en même temps celle-ci plus fluide. Examinons maintetiàiit les principales huiles en particulier.
aSjS. Huile et olipe. — Non siccative, contenue datis le fiéricarpedes fruits de VoUaeuropœaj arbre qui ctott sttrtoùt «1 Provence, en Italie et en Espagne 5 colorée en jaune ou jaune verdâtre, légèrement odorante, solide en partie à quelqùefs degrés -|- o : on en connaît plusieurs variétés.
i^ L'huile vierge, qu on obtient en exprimant à froid les olives les plus mûres et {ion fermeutées : c'est la meilleure; elle est ordinairement peu colorée, d'une saveur et d'une odeur agréables.
2** L'huile commune, qui est extraite en délayant dans l'eau bouillante la pulpe des olives dont on a séparé l'huile Viet^, et qui , en raison de sa légèreté, se rassen^le bientôt  la surface de l'eau : cette huile se rancit assez facilement et est toujours colorée en jaune.
3® L*hùile des olives fermentées, qu'on prépare comme les précédentes, si ce n'est qu'on entasse les pUves^ çt çp^'on les laisse entrer en fermentation avant 4^ les soumettre à la presse. Cette huile est de mauvaise c^Uté-^ elle contient plusieurs