HUILE D'AMANDES DOUCES
matières ëtrangères, parmi lesquelles on rencontre nne grande quantité de mucilage et de parenchyme qui restent suspendus dans rhuile, et qui en troublent la transparence pendant quelque temps.
L'huile d olive est employée comme aliment; elle entre dans la composition du savon; les horlogers s*en serrent pour adoucir les frottemens ; méléjs avec de la cire blanche et de Peau , elle forme le cérat de Galien; c'est en faisant chauffer parties égales de cette huile, d'axonge et delitharge, et ajoutant au mélange, qu'on remue sans cesse , de Teau , un peu de cire blanche et de sulfate de zinc , qu'on fait Femplâtre diapalme , emplâtre qu'il est possible d'obtenir aussi en précipitant une solution de savon par une solution d'acétate de plomb.
Cette huile .étant toujours d'un prix élevé, il arrive assez souvent qu'on la falsifie avec celle d'œillct et quelquefois avec l'huile de faine ; mais il est toujours possible de reconnàttre cette fraude au moyen de l'acîde hypo-azotique qui soUdifie l'huile d'olive et laisse liquide Thuile d'œillet ou l'huile de faine. IlsufBt pour cela de mêler cinq grammes de l'huile à essayer avec un centigramme d'acide hypo-azotiqne dissous dans trois centigrammes d acide azotique à 35 degrés; la solidification de riiuile , à la température de r|- lo", sera retardée de 4o minutes par un centième d*huile d'œillet* de 90 minutes par un vingtième, et d'un temps beaucoup plus long par un dixième; 1 huile pure sur laquelle il faut opérer comparativement se solidifie à -f" 'v en i3o minutes (F. Boudet, Ann. de Chinu et de Phys. , lv, Sgi. ) M. Poùtet avait recommandé , dès l'année 1819 , l'emploi d'une solution acide de mercure, préparée en faisant dissoudre à froid 6 parties de mercure dans 7 parties et demie d'acide azotique à 38** envi^' ron de l'aréomètre de Baume : il en mêlait 8 grammes avec 92 grammes d'huile {Ann,de CfUm, et de Phys. , xii^ 58). Mais comme M. F. Boudet a prouvé que cette solution n'agit que par Fâcide hypo-azotiqne ou l'acide azoteux qu'elle contient, et qu'elle est moiuâ sensible que le mélange d'acide hypoazotique et d'acide azotique , il est évident que la liqueur d'ë- Sreuve de M. F. Boudet doit être préférée à celle de [. Poutet.
2376. Huile d^ amandes douces. — Non siccative , contenue dans les, semences de Yamygdalus communis, liquide, d'un blanc verdâtre, ayant rôdeur et la saveur des amandes , rancissant avec beaucoup de promptitude. Pour extraira cette hnile^ on commence par £cotter les amimdes les unes contreles autres dans un linge rude , afin de séparer la poussière quf
jf 5 recouvre , et qui, tout en colorant Thuile , en absorberait une partie ; ensuite on réduit les amandes en pâte au moyen du pilon, ou mieux en poudre par le moulin ; on les met dans des sacs de coutil , entre deux plaques de fer qu'on a fait chauffer dans l'eau bouillante , et on les presse fortement. Cette huile , récemment préparée , est louche : on peut la cLrifier par le repos , ou la filtration à travers un papier gris. L-huile d amandes douces n'est guère employée qu'en pharmacie, dans la préparation des émulsions, des potions «huileases, du savon médicinal, du savon ammoniacal, etc. Ce dernier, qu'on appelle encore Uniment volatil , résulte de la combinai- Mm d'une partie d'ammoniaque liquide à 22^ et de 8 parties d'huile : pour le faire , on mêle simplement l'ammoniaque avec l'huile , et on agite fortement le mélange. Ce savon est laiteux , d'une consistance un peu plus épaisse que celle de l'huile; il exhale fortement l'odeur d'ammoniaque , et est regardé comme un puissant résolutif.
• ■ 23^7. Huile de navette. — Cette huile,* non siccative, a une .odeiir analogue à celle des plantes crucifères , une coulenjr jaune et une viscosité assez grande ; elle est contenue dans les foraines du hrassica napus (navette) 5 on l'extrait en broyant la graine, la faisant ordinairement chauffer avec un peu d'eau et la soumettant à la presse. Dans cet élat elle retient une certaine quantité de matière colorante, qui en rend la combustion moins jncile : aussi lorsqu'on la brûle,méme dansles meilleures lampes, n'empèche*t elle point la carbonisation delà mèche, et donnet-^Ue de la fumée. Pour la purifier , il faut y ajouter deux centièmes de son poids d'acide sulfurique, lorsqu'elle a été extraite à froid , ce qui est rare, et trois centièmes, lorsqu'elle a été extraite à chaud , puis l'agiter fortement, de manière à rendre la masse homogène. On l'abandonne ensuite au repos pendant '^4 heures. Au bout de ce temps, on fait arriver de la vapeur dans le mélange , au moyen d'une petite bouillote , ju8qu*àce que Thuile ait acquis une température de 60** ou 80*, suivant q /elle aura été extraite à froid ou à chaud. Alors on abandonne de nouveau la- masse au repos, pendant trois on quatre jours. A cette époque*, elle se trouve divisée en trois parties : la partie supérieure- est formée par Thuile épurée ; au dessous, se trouve une couche d'huile impure, que l'on recueille à part \ au-dessous enfin est l'eau chargée d'acide sulfurique, que l'on rejette.
• i. L'huile épaisse et brunâtre qui se rassemble au-dessous de l'huile pure, est un produit qu'il faut réunir dans des barils debout. A la longue, il s'en sépare encore de l'huile pure. Le résidu est vendu aux fabricans de savon vert^qui en tirentparti.
HtaE DE NOIX; 475
L^huile de navette est employée dans Téblairage et dans la abrication des savons verts ; elle entre aussi , mais pour une :>eti'te quantité, dans la composition du savon ordinaire.
aSjS. Huile de colza. — Cette huile a les plus grands rapports avec l'huile de navette; elle s'extrait dfu brassica cam- Destris : comme elle , on l'emploie à l'éclairage , après l'avoir surifiée par l'acide sulfurique ; ce sont les départemens du Qord qui fournissent à la consonunation la majeure partie de 2es deux espèces d'huile.
2879. Huile de lin, — Siccative, d'un blanc verdâtre, d'une odeur particulière , contenue dans les semences du linum usitattssimum. On l'extrait de ces semences en les torréfiant, pour détruire le mucilage qui les recouvre , les broyant, les cnaufiant avec un peu d'eau, et les exprimant.
Cette huile est fort employée dans la peinture commune ; elle entre aussi dans la composition des vernis gras \ mais , avant de s'en servir , il est nécessaire d'augmenter sa qualité siccative. Pour cela, on la fait bouillir, en la remuant, avec 7 à ,8 parties de son poids de litharge ; on l'écume avec soin , et quand elle acquiert une couleur rougeâtre, on laisse éteindre le feu : elle se clarifie dî opération, il se forme du se dissolvent.
C'est encore avec l'huile de lin que l'on prépare l'encre des imprimeurs. A cet effet , il faut la faire bouillir dans un pot de terre, l'enflammer , la laisser brûler pendant environ une demi-heure, l'éteindre et la laisser bouillir doucement jusqu'à ce qu'elle ait acquis une consistance convenable : dans cet ëtat , on l'appelle vernis ; on la colore en la broyant avec un sixième de son poids de noir de fumée.
â38o. Huile a œillet. — Siccative, d'un blanc jaunâtre, peu visqueuse , inodore , d'une légère saveur d'amande , liquide à léro, s*extrait par expression de graines au papayer somnlferum.
Rendue par la litharge plus siccative qu'elle ne l'est naturellement, on s'en sert en peinture pour délayer les couleurs et les appliquer sur la toile. On l'emploie aussi , mais dans son e'tat naturel, coçime aliment et dans l'éclairage ; quelquefois même on la mêle avec l'huile d'olive, fraude qu'il est toujours facile de reconnaître par le procédé que nous avons exposé précédemment en traitant des propriétés de l'huile d'olive.
â38i. Huile de /lowr. —^ Siccative , d'un blanc verdâtre, inodore, d'une saveur particulière ; s'extrait de la noix ( fruit du juglans regia ) , à froid, quand on veut s'en servir comme aliment, et à chaud, quand on veut l'employer en peinture o^ dans l'éclairaçct
f3ar le repos. 11 paraît que, dans cette u stéarate et de l'oléate de plomb qui
474 substauces neutres.
. a38a. Huih de clieneçis. — Siccative, jannAtrey nexi gèle qu'à plusieurs degrés sous zéro, s'extrait du dm graine du cannabis sativa f chanvre) , en broyant cette goi Taide de meules, la torréfiant légèrement, y ajoutant une tite quantité d'eau et la soumettant k la presse.
On s'en sert pour la confection des savons. mou, peinture et Téclairage.
a 383. Huile de Jîaine. — Siccative, légèrement col jaune, inodore, d'une saveur douce ; s'extrait de la faine, épineux et à 4 valves du hêtre de nos forêts, s'emploie oo^ aliment et pour Téclairagc , surtout dans les départemeal l'est.
a 384* Huile ou beurre de cacao. — Huile concrète ^i blanc jaunâtre , d'une saveur douce et agréable et d'une particulière^ contenue dans les semences du theobronun on l'extrait de ces semences par deux procédés différens.
Le premier consiste à torréfier légèrement le cacao deil à le monder de ses éoorces et de ses germes, à le brojeri un cylindre de fer sur une pierre chaude, à le réduire en| liquide , et à le renfermer dans un sac de toile , qu'onmetît
f)resse entre deux plaques chauffées d'avance dans l'eaubod. ante : bientôt Thuile s'écoule ; elle est reçue dans desntAI où elle se solidifie par le refroidissement. 1
Le deuxième procrdé se borne à mettre le cacao broyé 1*| l'eau bouillante : Thuile fond, et enraisoa de sa légère^^ se rassembler à la surface de l'eau : on l'eulève et on la ooà dans des moules.
Le beurre de cacao est employé en pharmacie pouikp paration des bols, des pilules , des suppositoires , etc.
2385. Huile ou beurre de muscade^ huile ou beurre de/tl^ — he beurre de cacao n'est pas la seule huile végétale o crête que l'on connaisse^ il en existe plusieurs autres : tcjk l'huile de muscade que l'on tire des semences du nt^rû moschata, et qui nous vient en pains carrés , longs , d'un ji marbré et d'une forte odeur de muscade, due à un peud'l essentielle.
Tdle est encore l'huile de palme que Pon tire dufrui Vêlais gumcensis , arbre élevé qui croit naturellement en h que et dans la Guyane : elle a une couleur jaune orangé, saveur très douce , un léger goût d'iris , une odeur analoj la consista iico du beurre ^ aussi se fond elle à 39% ou 1 qu'où la tient quel([ue temps entre les doigts.
^386. Huile de ricin, — Cette huile , dosxt la eofa^fA diO'ère beaucoup de celle des autres huiles , est d!iiii îbi jaunâtre, quelquefois d'un jaune verdâire, quelquefois m
RUILE DE klCm. 47tS
itkrè; elle aune odeur fade et une saveur douce, suivie légère ftcreté. Un froid de plusieurs degrës ne la congèle Ex|>08éeà l'air, elle sVpaissit peu -à-peu sans perdre sa isparence. L'alcool pur la dissout en toutes proportions^ ^ttltti <jui est à 36 degrés n'en dissout que les trois cinquièmes ^bonpoids,
' Boumise à la distillation, elle donne à part un peu de gaz , jd'eau et d'acide acétique , une huile volatile, incolore et crisllillisable, des acides ricinique et oléidique , qui se condensent avec l'huile volatile dans le récipient , et une matière solide iiild reste dans la cornue : cette matière qui équivaut presque mz deux tiers de l'huile de ricin employée, se distingue par iiiiBSpropriétésremarquables; elle est d un blanc jaunâtre, bour- SMmée , pleine de cavités , semblable jusqu'à un certain Ainnt à de la mie de pain molet , insoluble dans l'eau , l'alcool, -TAher, les huiles fixes et volatiles, soluble, au contraire, dans Jfes alcalis avec lesquels elle forme une sorte de savon; elle ne ib décompose qu'à une température élevée , s'enflamme à iTipproched'un corps en ignition, et brûle très facilement sans lèibiidre.
jLiOrsque au lieu de distiller l'huile de ricin, on la traite par ViKi solutions de potasse ou de soude caustique , elle se sapolâfié èh très peu de temps, plus facilement que l'huile a'o- Jivè; et de là résultent des ricinate, oléidate, murgaritate et de Il glycérine. La glycérine fait à-peu-près le quinzième de Phuiie; Tacide margaritique en fait au plus le millième ; les ieat autres acides équivalent au reste.
Puisqu'en saponifiant et en distillant l'huile de ricin , on n'obtient ni acide oléique , ni acide margarique , il est évident qu'elle ne renferme ni oléine , ni margarine : c'est donc une lîuHe toute particulière, d'autant plus qu'elle est très soluble daiis l'alcool, et que les autres huiles ne s'y dissolvent qu'en petite quantité. On ignore si elle contient plusieurs substances grasses, dont l'une, par exemple, formerait l'acide ricinique, et 1MIÇ neutre l'acide oléidique dans la saponification.
iL'huile de ricin s'extrait des semences du ricinus commums, par expression , ou bien en torréfiant très légèrement ces se Aietiçeft , les pilant et les faisant bouillir dans quatre à cinq fçif leur poids d'eau, enlevant l'huile qui se rassemble à la sur* laoe , la ifaisant chauSer de nouveau dans une autre bassine
r;>wr dissiper l'humidité qu'elle contient, et la passant ensuite ttâveré un blanchet.
pè diejit^er procédé est le plus souvent employé, parce que l'AuUitioin vcHktilise un principe acre, très dangereux, qui peut rester dans l'huile préparée par expression. Cependant
476 StfBfTANCM itKirniES.
il suffit de faire bouillir celle-ci pendant quelqnie taBDi|i en séparer ce principe. {Fbyezj pour plus de ditulif kil sensations de M. Dryeux, Jlnn. de Chun. , Lxxni, I0^B de M. Henry, Bullet.de Pharm.^ v, 387, et celles de H.I bourt, Journ. de Chim, méd.j i, io8* )
L'huile acre de ricin doit être proscrite de la prise en grande quantité, elle est vénéneuse; à la dose ik< ques grains elle est fortement purgative.
§2. Cire,
chaU
Lac ibeïQe!
lit. Ce]
doimej nissent
Éqae.
mie Toi dUesi
r^SSj. La cire, qu'on peut regarder jusqu'à un certain comme une huile fixe concrète, est très répandue danslan
i'' Suivant M. Proust, elle fait partie de la fécule tafeleonn plusieurs plantes, et particulièrement du chou; elleentnwibga a composition du pollen de toutes les fleurs; elle rm serai lenveloppe des prunes et d un grand noDfibrc d'autres Mami] a° Il existe a la surface supérieure des feuilles de beufl4i)bcn d'arbres, un vernis que l'on croit analogue à la cire. Pos )rocurer une certaine quantité, il faut écraser les feuilleiiSion aire digérer successivement dans l'eau et dans l'aloodjj^ \
gérer qu'à ce que toutes les parties solubles dans ces soient dissoutes, et ensuite verser sur le résidu cinq à tt' sou poids d'ammoniaque liquide. Après quelques hem macération , Ton filtre la liqueur, et l'on en sature l'alcili un acide étendu; le vernis se précipite en poudre jiW K* purifie en le lavant et le fondant.
W^ Le pela des Chinois est regardé comme une espte*! riro qu'ils retirent d'un insecte.
.i'* MM. Boussingault ctMarîano de River o, FontrecoB* iliiiis le suc de l'arbre de la vache.
5" Ou assure que la cire se trouve également dans les Afî' •An^ustif'oliay latifolia^ cordifolia et cerifera (i). Enfin Ie{i'^
( i > l.e myrica cerifera^ arbrisseau qui croît très abondamment danslaUiî'' v:i J(u^ dautn» parties de l'Amérique septentrionale, contient beiMSif^* iiOic iAvaut t'aspvct de la cire; elle se trouve, suivant Cadet, à la sar&eeiB^i .]usi (OXKiukt eel arbrisseau. L'extraction s*en fait facilement; il saffitdeMlHt> tsA'VA diui Ivau bouillante et de les froisser contre les parois de la duafi^i^ iujiiie«c ;;iav<M» eutie eu fusion et se rassemble à la surface du bain ; on iVrf*^' iii |viu«î i Ua\ct'duu linge, et lor9qu*elle est devenue concrète, on la food ^^ ««•.au rt oA« U vvuie. l>aus cet état elle est verdàtre, couleur qu'elle doit av'^ "1 (If^ »uli»CAU\'«vi eifdu^fr'res ; car, en la dissolvant a cbaud dani rètlMr,clk*^ r.ifp, 40US kWutc d«9 lames presque blanches, par le refroidissement de la lifM^ VI M'-- ^\ resle triuli» »u vt$rt. {^oycz le mémoire de Cadet, Anm, Je Chim^jaPt^ r "" «"ifl arbris»(Niu nu peut retirer jusqu'à 3 kilogrammes de nntièrtpi' ^ p '■'ff'.s rfp haies m clt«(tfieut i. M. Hatckett admet dans la laque me f -iritilé de mal iêregraK^r (tiialogue à celle du n^rica^
G1LAIS8ES AllIlilkALES SAPONIP1A1U.es. AH
ton inâle du bouleau , de l'aulne, du peuplier, du frêne, X pour contenir une certaine quantité de cire, cire étant si répandue, il est naturel de penser que les ïsne la forment point, et qu'elles ne font que la recueilrpendant M. Huner est d'une opinion contraire, e^ il en ' pour preuve qu'en les nourrissant de sucre, elles fourt beaucoup de cire; preuve à laquelle il. n'y a rien à ré- :r si, ce qui est très vraisemblable, l'expérience a été aite. {Journ, de Phjs.j 1804.)
Ates les espèces de cire dont nous venons de parler sontden tiques : Cela n'est pas probable : aussi la prétendue lu ceroxjrlon andicola^ qui est plus particulièrement le sous le nom cera depalma^ est-elle particulière (Bousilt, Ann. de Chim. et de Phjrs.j t. xxix, p. 33o). Il nécessaire de les examiner toutes avec soin et de les arer les unes aux autres. Ce que nous allons dire ne s'ap- 3 principalemeut qu'à la cire des abeilles, laquelle est îe, comme nous l'avons fait voir précédemment, d'envi-
0 de cérine et de 3o de myricine (2354)*
cire est solide, blancbe, cassante, insipide, presque inosa pesanteur spécifique est de 0,96 (Bostock), çt de
1 (Saussure).
e fond à 61'* environ, brûle facilement, devient blanche î contact de l'air humide ou du chloreliquide. L'eau ne iout point; les huiles grasses et essentielles la dissolvent ent ; l'alcool bouillant en sépare la cérine et laisse in ite la myricine presque tout entière (!i354)« cire est composée , suivant MM. Gay-Lussac , Thenard , tissure , Oppermann. ( Recherches phjsico-chimiques* — de Chim. et de Phfs., xiii, 34o. — xlix, !243.)
Gay-Lus. et Tben.
De Carbone. . . . 81,784
Hydrogène . . 12,672 '
Ozig«ie. ... 5,544
procédé par lequel on l'obtient a été décrit (2243). I usages sont assez variés; nous n'exposerons que les prin- X : combinée avec l'huile d'olive, elle forme le cérat ; c'est elle qu'on prépare toutes les pièces artificielles d'anatol'on s'en sert pour injecter les vaisseaux: la bougie pure liquement composée de cire.
§ 3. Graisses animales saponifiables.
38. État naturel. — Les graisses , se trouvent dans un l nombre de tissus animaux ; elles sont très abondantes
Saussure.
Oppermann.
47B SUBSTAÎICU REOimU.
aoni la peau, aai eQTirons des reîiu et dam la A membraneuse it l'^iploon, lamiface de» naadtti testina, la base du cour; les mÀliMstilu cB pr^sentiMl dea quanti les considérables. Leur coiuïstimce, Inr kl" et leur odeur varient suivant les ■nïmattx ijuî lesfoaid ainsi, elles sont gi^nératement Quides dans }es cétacéi,^^ , et d'une odeur l'orte dans les carnivores. Solides et UK ri dan» If s ruoiinnua, ordinairement blanches et abonéi les jeunes animaux , jaunâtres et moins «bondantes à qui sont rîeui. Leur consistance varie encore suivant k^ giun qu'elles occupent : elles sont plus fermes sous Is u aux environs des reins que dans le voisinage des viscnaa bitrs. Elle» font environ la vingtième partie du poids disT de l'homme. 1
^389. Préparation. — Les graisses, dans les antmiaJ sont jamais complètement isolées; elles sont toujoun fl lopprcs de tissu cellulaire, de sang, de membranes, dcd M'du^f lymphatiques, etc. Pour les purifier, on les s^pinfl bord uK^ni(]Uement d'une partie des corps étrangers i^^ ivnliinneiit; ensuite on les fait fondre le plus soavcul une Ct-rlaine quantité d'eau, et on les dëcante ou bien oil |ta».<e à travers une toile, et quelquefois dans les If' à travers un filtre.
i.toi». (V>/w/K>*iïiort. —Les graisses animales sont t't>riii> c» ili- plusit'urs des corps gras que nous avons ,i.i.p. ■»-Vi>. .lAà'i. etc.). Ceux qu'on y rencontre le pin qiifinni(-nt . sont l'olriiie, la stéarine, la margarine. "~ Ulules II» gvjissc* coiilicnnent en outre une très petite d<'pinwi[*«f»>Waiit cl de principe odorant. QuelquefoiilM C">e . ta pluHM'iiiin-, U butyrine en font partie. En lessorn*! nul i \\» t:ra«il ilogn" de froid et les comprimant easaite»*! de» iVnilli» do (Mpier nou collé , on obtient un résida fo» |>uii.>(MlinicHttlc >t<arine et de maigarine, dont l'essaw* ft-n Ivntlwnc |*r«t enlever ensuite la margarine.
a.lgi. iWf^nfU*' — Lesgraîsses sont, en général, bUvI ou jitunàtix's. ^H'U odorantes, d'une saveur douce et f8^|l* Ir^iTcs (]uc L'vau, d'une consistance qui varie depuis edic^ bliiiic de baleine, qui est solide, jusqu'à celle de l'hutlt') poisson , (pli est tout-ù-fait liquide.
'Coules entrent en fusiuu au-dessous de 100°. 4|dt '"•ii-,ricrit Hveric contact de l'air, elles répandent dwtjj^ '•)tt<ilii-s et pir|u.intps, prennent une couleur plus oui '"••••■, cl n errllamment.
'^'xiiri^ctif, In distillation, elles se décomposent à Uni ** '■•liMi M tliiiiiientdcs produits anali^iies.
ORAISSB DE POKC 479
[Ue, au lieu de recevoir directement ces produits dans ùiehS| on les fait passer lentement dans un tube de iné exposé A une très haute température, ils se transfbrotement en carbure gazeux d'hydrogène, en gaz oxide ônë et en charbon. La quantité de charbon qu on ob- >rs est très considérable. Cependant M. Bérard assure itroduisant peu-à-peu un mélange de i volume de gaz que, lo de gaz oléfiant et 20 de gaz hydrogène , dans î de porcelaine chauffé au rouge cerise , il se produit Lte quantité de cristaux légers et brillans qui ont l'apde ceux qu'on rencontre dans les calculs biliaires , et bauffant très fortement le tube , il se forme quelques d'une huile brune jaunâtre.
sées au contact de Tair, elles se rancissent plus ou romptement , et il s'y développe , comme en les disles mêmes acides que dans Tacte de la saponiiScation. lion sur les métalloïdes, le potassium, le sodium, l'eau, Facide suliurique, les alcalis, est sensiblement la même e des huiles grasses sur ces divers corps. . Uàages. — Considérés pliysiologiquement, les usages ières grasses sont de garantir les organes , d'entretenir opéra ture , de diminuer la susceptibilité nerveuse, et r à là nutrition, comme on l'observe dans les animaux rs, tels que les loirs, les marmottes, etc. } usages, dans l'économie domestique et dans les arts , s variés. Nous indiquerons les principaux en traitant ue matière grasse en particulier.
• Historique. — C'est à M. Chevreul que nous sommes les de presque tout ce que nous savons de précis sur ses; c'est lui qui le premier nous en a fait connaître la Ition, en même temps que leur transformation en aciis Tinfluence des bases. Le résultat de ses nombreuses 5 recherches se trouve consigné dans l'ouvrage imprimé rault, en iSaS. M.Braconnot,MM.Bussyet Lecanu,ont it des observations intéressantes qui ont été publiées : de Chim, , xciii , 2 25 , Journ, de Pharm. , xii, 617 , ^ ChimM dePhys., lv, 192.)
. Les matières grasses qui doivent nous occuper sont se de porc, le suif, l'huile de pied de bœuf, la graisse le, le Deurre, l'huile de poisson , l'huile de dauphin , I de baleine.
. Graisse de porc. — La graisse de porc, qu'on connaît sous les noms à!axonge , de sairi doux^ est blanche , iresque inodore , d*une saveur fade , sans action sur le oly fusible à environ aj^*, susceptible d'être transfor-»
48a SUfiStAMCES ïTEUTilËSL
mce , par les solutioni alcalines, en atéaxate, et en glycérine; eUe s'obtient par le procédé coupe par morceaux la panne ( sraisse envdoppée^i branes et de portions de tissu eellnlaire, qa'oa Uwai région des reins et à la surface des intestins du oockoa}; débarrasse des matières sanguinolentes, en la hfitfi sieurs reprises ; on la fond avec de Teau en ayant soîaie] ser de temps en temps les cellules adipeuses , et on k travers un linge. Lorsqu'elle est refroidie , on l'enlève par couche pour en séparer une petite quantité d'en ^ trouve ordinairement rassemblée au fond du vase^niiî fait fondre de nouveau, mais au bain -marie, etonk dans des pots.
Comme elle donne, en la saponifiant , des stéante,: rate et oléate, elle doit contenir tout à-la fois de la de la margarine et de l'oléine*
Suivant M. de Saussure , elle est composée de jiM^ carbone, 12,18a d'hydrogène, 8,5oa d'ozigène, 0,473 fd (^/i/i. de Chim et de Pkjrs. , xiii) 5 et suivant M. Chenal,! 9,756 d'oxigène, 79,098 de earbone, 11,146 d*hydraeiK{
La graisse de porc est employée comme alimenL EUei dans les pommades cosmétiques et dans plusieun tious pharmaceutiques : l'onguent napolitain ou tÈomm
ai
plus de globules métalliques^ \ onguent gris est ce mèaei i;ucnt divisé dans n parties de graisse; c'est en faisant chiAl
Tac
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fois
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Îar3 iei Ter pui oie uiq
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inosi do mercure dissous à chaud dans ido gramme fadil ;t;otiquo et agitant le tout, qu'on obtient V onguent à/A ^Vovti. le i\\it\i\)
li graisse est encore employée dans la corroyerie, kl!»] ::rov« rîo* jH^ur rcclairage , pour graisser les roues des loi*"! rr» , rlo.
■j.^j)(K SMf\ — Substance grasse, insipide, presque L Av i iui.«i.«f Aiico forme « insoluble dans l'eau , presque insoUkl rl.'ins rAlc'f>f>K qu ou trome autour des reins et pres des viio^ u s rrioMIrs du Kinif* du mouton , du bouc et du cerf* Lefli |i(/<f'rrtfMlr^ \rti-irtt's dans sa blancheur, sa consistance et a • <"fdiiistilillit<>. Olui du mouton est très blanc, très solided '«-■ i#l»»'. r.f» ns.-igr î 011 le purifie comme la graisse de porc(9393)*'
*' «I irir. .stilftirlf|iir ronceutré développe facilement des aCH
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