‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 81 sur 92 · MATIÈRES GRASSES DU CE&VBAU , ETC. KM · texte numérisé non relu

MATIÈRES GRASSES DU CE&VBAU , ETC. KM

liècttft friMiaes qui s'y dissolvent égalemeiit. Le^ licmeurs obl:^nues sont évaporées d'abord dans un appareil aistillatoire » poux recueillir le majeure partie du dissolvant employé , puis dans Une capsule. Il reste une masse grasse blanchâtre , ofijranli d'épaisses stries gluantes, et de plus au-dessous de celles-ci , quand on opère sur des cerveaux sains , une sorte de granulation blanche presque entièrement produite par de la cérebrote. En versant sur la masse une petite quantité d*éther, cette portion de cérébrote reste seule indissoute. Le nouveau résidu que laisse la solution évaporée doit être épuisé par l'al« cool bouillant qui le partage en deux parties : l'une , for&iée de stéaroconote et de céphalote, ne s'y dissout pas; l'autre , qui s'y dissout au contraire, renferme de l'éléencephole^ de la eërébrote , et de la cholestérine.

I» Le mélange de stéaroconote et de céphalote est traita par Téther firoid qui s'empare de celle-ci et ne peut pltu dissoudre la première , de sorte que leur séparation est très fitdile à effectuer. On retire ensuite la céphalote de la solution en^raporisant l'éther; elle reste colorée en jaune £auye ; la stéaroconote est moins foncée dans sa couleur.

2^^ La liqueur alcoolique tenant en dissolution les autres matières 9 est filtrée sur du charbon animal , et abandonnée à eUe-môme : il s en sépare une foule de cristaux très blancs et d'un aspect gras, que Ton recueille et que Ton exprime au travers d'un liage fin. On en obtient de nouvelles quantités par plusieurs concentrations successives , et on les réunit aux piremiers. Lorsque l'alcool , par suite de ces opérations , se tnmve suffisamment affaibli , il laisse déposer , outre les cristaux , une huile rougeâtre. C'est encore par une légère pression dans un linge , que la matière cristalline est isolée de l'huile en aoème temps que de Talcool: celui-ci s'écoule avec l'huile sous forme d'un liquide trouble.

Les cristaux se composent de cholestérine et de cérébrote. Par l'emploi de l'éther froid , on opère la dissolution de la première de ces deux substances et sa séparation d'avec la cévébrote^e l'éther pur ne saurait dissoudre.

Qaimt à l'huile rouge qui reste mêlée à l'alcool , le meilleur moyen de l'isoler consiste à verser, dans la liqueui: trouble qui s'est écoulée à travers le linge, une certaine quantité d'éther qui i'éolaircit, et à abandonner le tout à i'évaporation spontanée. Elle se précipite peu-à-peu au fond du liquide 5 on l'enlève avec une pipette et on la filtre : c'est Téléencephole. Pour l'obtenir aisément, il faut retirerde sa dissolution dans l'alcool la plus grande quantité possible de cristaux, aNaTA.'K^cùssGetVs. liquide aa degré où cette huile commence a se'ôfeçK5aftX>^*^^

600 Sll»STANC£S NEUTABS.

cette précaution, elle pourrait rester mêlée à une trop gnmde quantité de matière grasse solide.

Enfin le cerveau qui a été traité par l'éther peut encore fournir une troisième portion de cérébrote, en le soumettant à laction de Talcool bouillant , filtrant ce liquide chaud et le lansant refroidir. Elle se dépose alors avec de la cholestârine : nous avons indiqué déjà comment Téther offre le moyen de séparer ces deux produits*

Les quatre matières dont nous venons de décrire la préparation doivent-elles être regardées comme pures ? C'est une question dont la solution affirmative paraîtra plus que douteuse, en considérant: i® que, d'après M. Gouerbe, le phosiAoïf et le soufre ne s'y rencontreraient pas en proportiona constantes (i) ; 20 que, dans tous les cas, la petite quantité de ces élémens dans les produits obtenus ne permettrait de représenterleur composition que par des formules extrêmement compliquées ^ 3** que la tendance de ces divers corps gras à déterminer mutuellement leur dissolution dans les véhicules employés doit être un grand obstacle à leur isolement complet; 4^ que la coloration offerte par trois d'entre eux provient probablement de substances étrangèrcrs. Quoi qu'il en soit , nous allons les décrire tels que M. Couerbe les a étudies : ils sont tous insolubles dans l'eau, décomposables par la distillation, et laissent, quand on les chauffe à l'air, un charbon imprégné d'acide phosphorique qui s'oppose à une combustion complète.

a55i. Cérébrote ou myélocone. — Solide, blanche, insoluble dans l'éther, aisément soluble dans l'alcool bouillant et très peu dans ce liquide froid, infusible , susceptible de se réduire en poudre par la dessiccation à une chaleur ménagée : c'est de là que vient le nom de myéloconc que lui donna d^abord M. Kuhn, et qui signifie moelle en poudre • Elle n^est point saponifiée par la potasse ou la soude caustique , même en dissolution concentrée.

Dans la cérébrote ordinaire, M. Couerbe a trouvé 67,818 de carbone, 11,100 d'hydrogène, 3,399 d'azote, a,i38de soufre, 2,332 de phosphore, i3,2i3 d'oxigène. Abstraction faite du phosphore et du soufre dont la quantité varie dans les cérébrotes extraites des divers cerveaux, ces résultats se rapportent à la formule atomique C^*H^AzO*«

2552. Stéaroconote (de oreop , graisse solide y xoveç poudre)*

(x) Suivant ce cfaiiniste, la dose de phosphore serait dans ks oerveaux d'idiots ttioîadre d*enyiron 1 pour 100 que dans ceux d'individus ordinaires, et dans les cerveaux de fous plus Corle de x à a i^our 100. V«ii'il faudrait des expériences ^ ^écbives pour aàineltTcl^de\«\% TbK\\\^\&.

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