HUILE ESSENTIELLE DE MOUTA&DE NOIRE
-^ Cette substance se présente sous forme d'une poudre de couleur fauve , insipide et produisant dans la bouche Timpres- . sion ordinaire des graisses; elle est infusible, insoluble dans f Feau, l'alcool et Téther, mais soluble dans les huiles grasses et , essentielles. L'acide azotique la dissout à l'aide de la chaleur , et laisse déposer après quelque temps d'ëbullition de petites , lames cristallines, blanches et brillautes d'un acide gras, semblable par son aspect aux acides margarique et stéarique. , Là stéaroconote a donné à l'analyse 59,83a de carbone, 9',35a d'azote, 9,a464'^y^^og^^^9 2,420 de phosphore, 2,o3o de soufre, et 17,120 d'oxigène; ce qui conduit, en faisant abstraction du phosphore et du soufre , à la formule atomique C18HI8A1O.
2553. Céphalote. — Solide et élastique comme du caoutchouc , brune , susceptible de se ramollir par la chaleur sans jamais atteindre toutefois une fluidité complète , soluble dans 2 5 fois son poids d'éther froid, à peine soluble dans l'alcool même bouillant. L'acide chlorhydrique ne l'attaque ni à froid 3nî à chaud. L'acide sulfurique a besoin d'être porté à Tébullition pour agir sur elle et la charbonner. L'acide azotique ne la décompose qu'avec une très grande lenteur ; mais l'eau regale la dissout vivement. Les alcalis la saponifient et donnent lieu à des acides gras , qui sont d'abord jaunes , et que l'on «iniène facilement à Tétat de blancheur en les purifiant.
La céphalote a été trouvée formée de 66,362 de carbone , xo,o34 a hydrogène, 3,25o d*azote, 2,544 ^^ phosphore, 7,959 de soufre , i5,85i d'oxigènej d'où, déduction faite du phosphore et du soufre , l'on est conduit à la formule
Cb4H«3Az05-
2554« EUencéphjole. — C'est une huile rougeâtre , d'une saveur désagréable, soluble en toutes proportions dans l'éther, les huiles grasses et volatiles, assez soluble dans l'alcool chaud, susceptible de dissoudre elle-même les trois substances qui
J)récèdent. Sa composition a été trouvée la même que celle de a céphalote.
ARTICLE II
Hiùle essentielle de moutarde noire.
a'SoS. Cette huile essentielle qui se prépare à la manière ordinaire en distillant avec de l'eau les semences exprimées du sinupis nigra , ne se produirait plus, si celles-ci avaient été ^Vëàlâlblement traitées par l'alcool. Elle est donc dans le même ctdî^que celle des amandes amèrés (a438et254i)f On l'obtient
6<)â SUBSTANCES NKUX&SS.
le plus souvent colorée; mais en la rectifiant, il est Caole de l'optenir limpide et sans couleur.Sa saveur est très acre et très caustique y son odeur forte et excessivement pénétrante ^ sa densité à 20° égale à i^oii ^ celle de sa vapeur égale à 3^7. Elle bout à i43o.
L'alcool et l'éther la dissolvent abondanmient; l'eau l'en
Srécipite ; elle peut elle-même dissoudre une grande quantité ' e soufre et de phosphore qui s*en séparent ^ en partie da moins, sous forme de cristaux par le refiroidissement. Le chlore la décompose en donnant naissance à beaucoup d'acide chlorhydrique et à des produits non examinés.
L'acide azotique , l'eau régale , l'attaquent avec force, et donnent de l'acide sulfurique pour dernier résidu.
Les oxides alcalins chauffés avec cette huile essentielle , se convertissent en sulfures et en sulfo-cyanures , et développent en même temps de grandes quantités d'ammoniaque. Quanta l'anunoniaque, eUe agit d'une manière particulière ; zoo centim. c. de ce gas sec à i3^ eto, "^ ySS sont absorbés par o,4io d'essence, et donnent lieu à une substance que nous étudierons tout*à-l'heure , qui cristallise ' très bien et se rapproche par ses propriétés du genre des amides. Il ne se produit pomt d'eau ; on voit seulement apparaître dans cette expérience quelques traces impondérables de sulfo-cyanhydrate d'ammoniaque. L'ammoniaque liquide en excès, abandonnée pendant quelques jours avec l'huile essentielle , la transforme pareillement en une masse cristallisée de même nature.
L'essence de moutarde noire est formée de 499^4 ^^ car* bone, 5,09 d'hydrogène, 1 4, 4 1 d'azote, 10,18 a'oxigène,et 20,48 de soufre ; ce qui conduit à la formule atomique :
C«*H«>Az805SS représentant 16 vol. de vapeur et le quadruple de la quantité qui réagit sur i prop. (Az^H^) d'ammoniaque. (Dumas et Pelouze, Ann» de Chim. €td& Phys., lui, 181.)
Produit de F action de VammomcLque sur V essence de moutarde.— Les cristaux qui résultent de cette action deviennent d'une blancheur^éclatante, lorsque après les avoir dissous dans Teau et traités par le charbon animal , on les reproduit par l'évaporation et le refroidissement. Leur saveur est amère, leur odeur nulle, leur forme celle d'un prisme à base rhomboïdale. Ils fondent à 70°, se dissolvent dans l'eau froide et mieux encore dans l'eau chaude, se dissolvent également dans l'alcool et l'éther : les dissolutions sont neutres et ne se troublent sons l'influence d'aucun réacti£
Les alcalis fixes bouillans en dégagent de l'ammoniaque avec une lenteur qui fait Nois c^« oetle ba&e ne s'y trpuve pas toute
DIASXASE. 603
{oaaée. L'acide azotique les dëtruit et donne de l'acide sulfurîque* Par aucun moyen, l'huile de moutarde primitiye n'a pu être reproduite avec ces cristaux.
Leur composition est exprimée en poids par 4^94^ ^^ <^^* bone, 6,93 d'hydrogène, 24)54 d'azote, 8,66 d'oxigène ,
a ,44 ^c soufre , et en atomes par la formule G^^H^^Âx^^OS^. proyiennent donc de la réunion des élémens de i atome d'huile et de 8 at. d'ammoniaque (C^^H^oj^^S^O^+SAxH^) ou de 16 volumes de vapeur d'essence et de 16 vol. de gaz ammoniac : ainsi la réaction qui a lieu entre ces deux composés s'effectue entre des reçûmes égaux.
SECTION IV
Deê mmUàres neutres qui n^ ont point été assez examiiUes ou dùnt
V existence est très dout^ue.
a556. Ces sortes de matières sont très nombreuses; nous examinerons d'abord celles qui nous semblent nouvelles, et dont les propriétés ont été le mieux constatées , savoir s la diastase , la fungine , le gentianin , l'inuliné , la lichenine, la populine.
Nous ne ferons pour ainsi dire que citer les autres , en indiquant autant que possible les ouvrages où elles ont été décrites.
aSSj. Diastase (i). — ^La diastase est une noivelle matière découverte par MM. Payen et Persoz , et remarquable par la singulière propriété qu'elle a de transformer en aextrine et en sucre de raisin une quantité considérable de fécide sous l'influence de l'eau et de la chaleur.
On la trouve dans les semences d'orge, d'avoine et de blé, ainsi que dans la pomme de terre , mais seulement après li^ germination et à la base des radicelles et des pousses , autour de leur point d'insertion avec la graine ou le tubercule. On la rencontre encore sous les bourgeons de Yaylanthus glandulosa* Elle entre dans la composition de l'orge germée pour une quantité qui excède rarement a millièmes , et y est accompagnée d'une matière azotée qui parait être de nature albumineuse. Pendant la germination, la proportion de la diastase augmente avec le développement de la gemmide et jusqu'à ce que celleci , dans l'orge , par exemple , ait atteint une longueur ^ale à celle de chaque grain germé.
(i) JSTqus avons été forcé de placer la diastase dan^ c«XV.^%nc?ùuanv^'|Wsc^^^^ bVi jfiiBê eoeore été aaatysée.
604 SUBSTANCES NEUl&ES.
Le meilleur moyen de la préparer est le suivant : cm écntt dans un mortier de Forge fraîcnement germée , on rhomecte avec environ la moitié de son poids d'eau et l'on soumet lé mélange à une forte pression. Il en découle un liquide visqueux qui doit être mêlé avec de l'alcool de manière à détruire sa viscosité. Par ce moyen , on sépare en flocons la plus grande
f Partie de la matière albumineuse. Il suffit alors de filtrer k iqueur et d'y ajouter une nouvelle quantité d'alcool pour en précipiter la diastase impure ; on la purifie en la redissolvant jusqu'à trois fois dans Teau et la précipitant de nouveau chaque fois par Talcoolen excès. Enfin^ on la recueille sur un filtre, on l'enlève tout humide, on la dessèche en couches minces sur une lame de verre par un courant d'air chaud à la température de 4^ ^ So<*, et on la conserve dans un flacon bien bouché.
La diastase est solide , blanche, amorphe, insoluble dans l'alcool , soluble dans l'eau et l'alcool faible.
Sa solution aqueuse est insipide et neutre ; elle n'est point précipitée par le Sous-acétate de plomb; abandonnée à ellemême , elle s'altère promptement à la température ordinaire et devient acide , soit qu'elle ait ou qu'elle n'ait pas le contact de l'air : suivant M. Guérin, lo grammes d'eau chaînée de un demi-gramme de diastase et placés dans un tube sur le mercure , tout en s'acidifiant , donnent environ 3 centimètres cubes de gaz carbonique.
La diastase est sans action sur la gomme arabique , le sucre, Tinuline , le ligneux , les tégumens de la fécule , la levure de bière, l'albumine , le gluten , le charbon d'os.
Elle en exerce au contraire une très extraordinaire sur l'amidon ; c'est ce que prouvent les expériences suivantes :
1° Lorsque l'on délaie 200 parties d'amidon dans 1000 parties d'eau froide , qu'on y ajoute i partie de diastase , qu'on élève et qu'on maintient la température entre 70 à y5 degrés, il arrive qu'au bout d'un certain temps la liqueur n'est plus colorée en bleu violet par une solution d'iode. Si alors on examine ce qu'est devenu l'amidon , on voit qu'il s'est liquéfié , qu'il s'est transformé tout entier en sucre de raisin et en dextrine , sauf les tégumens qui l'enveloppent et qui équivalent aux T-^Vr de son poids ; ceux-ci apparaissent en flocons légers , et se déposent peu-à-peu. En filtrant la liqueur, l'évaporant et traitant le résidu par de l'alcool à 84 degrés centésimaux , celui-ci se charge de tout le sucre , tandis que la dextrine qui ne commence à devenir soluble dans ce liquide qu'autant qu'il marque au plus 45 degrés , se rassemble au fond du vase à l'état d'hydrate.
3^ L'orge germée a^\l swt \^ {écwle k la. manière de la dias-
DIASTASE. 608
tase; six à dix parties d'orge germée suffisent pour transformer lop de fécule en deitrine et sucre (2254)*
3* (i) La diastase liquéfie et saccharifie Tempois d'amidon , sans absorption et sans dégagement de gaz : cette réaction est la même dans Tair et dans le vide.
4o loo parties d'amidon réduites en empois, ayec 89 fois leur poids d'eau à 65<^, puis mêlées avec 6 , i3 p. de diastase dissoutes dans 4o parties d'eau froide , ont donné 86,91 p« de smcre , en les tenant exposées pendant i heure à une température de 60 à 65 degrés.
5* Un empois renfermant i393 parties d'eau et 100 d'amidon j mêlé avec 12, 25 p. de diastase dissoutes dans 67 parties d'eau froide a fourni 77,64 p* de sucre , en prolongeant le cojitact à 20° pendant 24 heures.
6* L'expérience précédente répétée à zéro , mMj^ prolongeant seulement le contact pendant 2 heures, a produu 1 1,82 p. de sucre.
70 Les proportions et les circonstances les plus favorables à la production de beaucoup de sucre sont un léger excès de diastase ou d'orge germée, environ 5o parties d'eau pour i p. d'amidon et une température comprise entre 60 et 65°.
8® La diastase dissoute dans 00 fois son poids d'eau froide n'agit pas sur Tamidon ordinaire ou en globules entre 20 et 26^, 9° La diastase même en excès ne saccharifie pas la dextrine mêlée à une certaine quantité de sucre de raisin. Aussi, ne parvient-on jamais à transformer complètement la fécule en ancre par la diastase dans une première opération^ il se produit toujours plus ou moins de dextrine dont on ne peut opérer la saccharification qu'en l'isolant du sucre par l'alcool, la dissolvant dans l'eau et la soumettant à l'action de la diastase dans Slusieurs traitemens successifs : d'où l'on voit que la présence u sucre affaiblit et peut même arrêter l'effet de la diastase sur la fécule.
Comment actuellement concevoir la transformation de la fécule, soit en dextrine , soit en sucre de raisin? de la manière suivante : la fécule a pour formule C^^H^^O^, et le sucre de raisin C**H**0'' 5 par conséquent, pour se transformer en sucre, I atome de fécule n'a besoin que de s'assimiler les principes de 2 atomes d'eau. Or, lorsqu on fait réagir la diastase sur la fécule dépouillée de ses enveloppes, celle-ci finit par se saccharifier tout entière sans qu'il s'absorbe ou qu'il se dé-
r (i) Les résultats rapportés sous les d^' 3, 4» ^j 6, 7, 8 et 9 m'ont étéoommuniqués par M. Gnèrhi : ils font partie d*un mémoire inédit , qui sera bientôt çubUé dans les Jlnn, de Ch, et de Phys.
606 SUBSTAlf CES IffEUTRES,
gage àe gaz. H eit donc très probable que la saccharificatlona lieu comme nous venons de l'indiquer. S'il en ëtait ainsi, loo defëcule devraient donner 114921 de sucre de raisin.
Quant à la dextrine, elle doit se produire aussi d'une manière analogue au sucre de raisin ; car, selon toute apparence, la fécule devient d'abord dextrine, puis par l'absorption d'une plus grande quantité d'eau elle se saccharifie. Il est nécessaire toutefois pour admettre cette théorie, qu'on ait fait l'analyse de la dextrine, et qu'on ait prouvé que pour la mènne quantité de carbone , elle contient plus d'eau que la fécule. Dans cette hypothèse , sa composition devrait être C"H^*0^.
2538. Fungine, — M, Braconnot propose d'appeler ainsi h substance charnue qui forme la base des champignons , et que l'on obtiei^^our résidu, lorsque l'on traite ceux-ci par Peau bouillan^Rguisée d'un peu d'alcali.
La fungine est plus ou moins blanche , mollasse , insipide, peu élastique.
LoRqu'on la torréfie , elle répand bientôt l'odeur du pais grillé. Exposée à la flamme d'une bougie, elle prend feu promptement. Décomposée par la chaleur, dans une cornue, eue donne tous les produits qui proviennent de la distillation des matières animales , et un charbon dont la cendre est composé de phosphate de chaux , de phosphates d'alumine et de fer, et die carbonate calcaire.
L'eau , l'alcool , l'éther , l'acide sulfurique faible , la potasse et la soude sont sans action sur elle.
L'acide chlorhydrîque la dissout à l'aide de la chaleur. L'acide azotique l'attaque vivement, et de là résultent : i* beaucoup de gaz, de l'acide, oxalique, une matière jaune amère, semnlable à celle que cet acide forme avec l'indigo 5 a* dem substances grasses : l'une analogue à la cire j et l'autre plus abondante , analogue au Isuif.
Enfin la fungine résiste à l'action des alcalis faibles ; elle n'est attaquée par ces agens qu'autant qu'ils sont concentrés.
La plupart de ses propriétés la rapprochent beaucoup de la fibre ligneuse.
aSSp. Gentianin. — Il paraît, d'après MM. Henry et Caventou , que lai racine de gentiane {genXiana luted) doit sa saveur amère à une substance particulière , susceptible de cristallisation , et qu'ils proposent d'appeler gentianin* Le gentianin se trouve dans cette racine avec nuit autres matières dont on le sépare comme il suit :
i« La gentiane en poudre est mise en contact à froid pendant quarante^huit heures avec de l'éther, qui dissout \egen-
iNULiNE. eitrr
* tianin, de la glu, une matière grasse fixe, une matière odo- '^ Tante et un acide; 2° on évapore l'ëther et on traite le rësidu K par Palcool faible , qui s'empare seulement du gentianin , de ^t l'acide , et de la matière odorante 5 3* la solution alcoolique f étant évaporée comme la précédente, Ton délaie dans Teau le nouveau résidu qui en provient , l'on y ajoute un peu- de magnésie qui sature l'acide, et l'on fait chauffer la liqueur jusqu'à €» que toute l'eau soit volatilisée ; la matière odorante se dégage en même temps que celle-ci , de sorte que le gentianin ne reste plus qu'avec le sel de magnésie qui s'est formé et l'excès de magnésie. Maïs comme cette base peut s'unir au nouveau principe , il est bon de la saturer par une dose convenable d'acide : alors , au moyen de l'éther, on dissout le gentianin qui se dépose , par l'évaporation , sous forme de petites aiguilles ' Cristallines d'un beau jaune.
Ainsi obtenu , il a l'amertume et l'arôme de la gentiane à un grand degré; il n'altère ni la couleur du tournesol, ni celle dû curcuma ; exposé , dans un tube fermé par un bout , à la tem pérature d'environ 35o*, il se décompose et se sublime en partie. Projeté sur des charbons incandescens , il présente des Ïhénomènes analogues , et de plus luie belle vapeur jaune due une grande quantité de gentianin qui se condense. Il est très soluble dans râlcool et dans l'éther , beaucoup moins dans l'eau bouillante et surtout dans l'eau froide. Les alcalis et les acides , convenablement étendus , en favorisent la dissolution. (Jùurn. de Pharm.^ t. vu, p. ïyS.)
!256o. Inuline, — M. Rose, en examinant Vinula helemum , en a extrait une substance qu'il regarde comme nouvelle, et à laquelle M, Thomson donne le nom è! inuline. Cette substance ' est blanche et pulvérulente comme l'amidon. Projetée sut des charbons incandescens , elle fond et répand une fumée blanche, d'une odeur semblable à celle du sucre qui brûle. DîstîU lée" .. . -. 1 V..
SOUS torme de poudre : toutefois , avant de se précipiter, eTle donne à la dissolution une' consistance un peu mucilagineuse ; c'est ce qui a lieu surtout lorsqu'on emploie i partie d'inuline sur 4 parties d'eau. En versant de l'alcool dans une dissolution a inuline, celle-ci ne tarde pas à se déposer. Traitée par l'acide azotique , l'inuline se décompose promptement ; il en résulte de 1 acide malique ou plutôt oxalhydrîque , de lacide oxalique, etc. L'iode ne la colore point et sert à la distin-
fuer aisément de l'amidon qui s'en rapproche d'ailleurs par eaucoup de propriétés.
C'est en faisant bouillir la racine d'année dans trob ou quir tre fois son poids d'eau j et en abandonnant la ligueur à eUêmème , qu'on obtient Tinuline.
Cette substance n'existe pas seulement dans la racine d'iinh la kelenium ; elle a été trouvée en abondance dans la racine de colchique par MM. Pelletier et Caventou , et dans la radne de pyrèthre par M. Gauthier, (j^nn, de Chim. et de Phys.^ t.Yni, p. loi; ett. xiY, p. 83.)
MM. Pelletier et Caventou ont observé à cette occanon: I® que l'inuline et l'amidon avaient la propriété de s'unir ; a* que quand on faisait bouillir ces deux substances dansPean, l'inuline ne se déposait point de la dissolution, si la quantité d'amidon était très prédominante, et que, dans le cas contraire, Tiouline en se déposant, entraînait une certaine quantité d'amidon, ce qu'on reconnaissait facilement au moyen de l'iode; 5^ que, pour découvrir l'inuline mêlée à beaucoup d'amidon, le seul moyen était de verser de l'infusion de noix de Salle dans la décoction amilacée et de faire chauffer la liqueur : i se formera un précipité qui ne disparaîtra que vers 100, tandis que si l'amidon était pur, il se redissoudrait à 5o*, comme l'a observé M. Thomson.
256 1. Lichénine. — M. Guérin a donné ce nom à la partie organique du lichen d'Islande , qui, se dissolvant dans Tean chaude, s'en sépare en gelée par le refroidissement.
A l'état hydraté, elle est incolore; mais après dessiccation, elle présente une teinte jaunâtre. Elle est traiisparente en plaques minces, insipide , inodore , et ne se réduit que diflBcilement en poudre.
L'eau froide la gonfle lentement , augmente considérablement son volume, et n'en dissout que des traces; le même liquide bouillant la dissout aisément. Sa dissolution est précipitée en flocons blancs par l'alcool et Téther hydrique.
Exposée à l'air, la lichénine dissoute dans l'eau se décompose au bout de quelques jours et devient acide.
Par l'iode , la lichénine se colore en bleu, mais avec beaucoup moins d'intensité que Famidine. L'acide sulfurique la convertit en sucre, et l'acide a:iy!>tique, d'abord en acide oxalhydrique, puis en acide oxalique, etc.
Le sous -acétate de plomb forme dans sa dissolution un précipité blanc, insoluble dans l'eau, qui disparaît par l'addition de quelques gouttes d'acide acétique.
Pour préparer la lichénine, on fait digérer pendant vingtquatre heures 16 parties de lichen d'Islande haché, avec 300 Sartiesd^eau,et i partie de potasse du commerce, en ayant soin 'agiter le tout frâquenmient. La solution alcaline brunit et se
POPUUNE. -"' 609
nouvelle tant quelle acquiert de 1 amertume et une réaction alcaline, etsoumis à l'action prolongée de l'eau bouillante* La liqueur passée chaude à travers un linge laisse déposer par le relroidissement la lichénine en une gelée que l'on fait des- ' sécher sur une toile de lin ou sur du papier gris : elle devient alors dure et noirâtre y mais , en la dissolvant une seconde fois dans l'eau bouillante, et filtrant la liqueur immédiatement, on l'obtient sous forme de gelée parfaitement blanche.
M. Guérin l'a trouvée composée de 39,33 de carbone, 7,24 d'hydrogène , et 53,43 d'oxigène; d'où il a déduit pour sa formule at« C*W*0^. {jinn. de Chimie et de Physique , t. lvi, p. a47.)
a562. Populine. — Substance découverte par M. Braconnot dans l'écorce et les feuilles de tremble {populus tremula). Elle est solide , et cristallise en aiguilles blanches , fines et soyeuses , d'une saveur sucrée comparable à celle de Ja réglisse , solubles dans environ 2,000 fois leur poids d'eau froide , dans yo fois leur poids d'eau à loo'' et dans beaucoup moins d'al- <»ol bouillant, lequel se prend ensuite par le refroidissement en masse cristalline*
Soumise à la distillation , elle se résout d'abord en un liooide incolore , puis se boursoufle et donne un produit d'apparence oléagineuse , qui cristallise en se refroidissant. Si l'on comprime les cristaux ainsi formés dans du papier à filtre , celui-ci absorbe une huile empyreumatique très acre, tandis
r'il reste des paillettes micacées d'acide benzoïque. A l'air , populine brûle en produisant beaucoup de flamme , et ré-» pandant une odeur aromatique particulière.
Traitée par le phosphore dans l'eau bouillante , elle n'éprouve aucune altération* Le chlore et l'iode sont aussi sans action sur elle.
L'acide acétique concentré , l'acide azotique ordinaire , Vacide phosphorique un peu étendu la dissolvent aisément à Ta température atmosphérique* L'addition de l'eau ou mieux encore d'une solution alcaline en détermine la précipitation* Les acides puissans plus ou moins concentrés la detniisent tous, du moins à l'aide de la chaleur 5 par l'action de l'acide azotique , elle fournit une grande quantité d'acide picrique* Calcinée avec la potasse à une température convenable , elle se change en acide oxalique qui s'unit à l'alcali.
Sa solution aqueuse ne produit aucun précipité avec la plupart des dissolutions salines ^ mais en la saturant de chlorure
6i0 SUBSTANCES MEtlTUBS.
de sodium 9 la populiiic s'en sépare entièrement avec sa fi crUtaiUne ordinaire.
Le meilleur moyen de préparer cette substance cons Tcxtraire des fcuiUes de tremble j en les faisant bouillir de IVuu , versant dans la décoction encore cbaude du ! acétate de plomb qui y occasionne un précipité jaune, et centriiiit jusquVn consbtance de sirop clair la liqueur i lablcnu'iit filtrée*
Il s'y forme pendant le refroidissement un dépôt crisl très volumineux de populine impure. Ce dépôt fortemen
S rimé dans un linge , est mêlé avec environ 1 60 fois son i 'eau et un peu de noir animal ; puis la liqueur est porl Tébullition^ et filtrée bouillante 2 la populine s'en sépan pidement en une sorte de bouillie formée d'aiguilles^ qui viennent d'une blancheur éblouissante en les faisant égOB sur du papier à filtrer. ( Ann, de Chim. et de Phys>. , tom. 11 pag. 3ii.)
3563. ÂbUtine, — Résine cristallisable , indifférente, tn vée par M. Caillot dans la térébenthine. (Journ. de Phan^ XVI y p. 436.)
Mouminine ou oonin, — V. Albumine (2 5 2 5).
Amanitine, — Principe vénéneux des agarics à volva,tti{ par M. Letellier. (Journ.de Phami.^ xvi, 11 5.)
Ampelite. — Matière grasse volatile , minérale.
Amylonine. — Voyez plus bas Xyloïdine.
Amyrine, — Matière résineuse, insoluble dans l'alcoolliS observée dans la résine de farnjrns , par M. Bonastre, et« lysée [Mir MM. Henry et Plisson. {Journ. de Pharm,. xiv,ï \vi, 597.)
a-irthamtine. — Substance cristalline, trouvée par M. 4 din dans le cyclamen europœum^ solubledans 5oo fois sonpii d'eau» dans beaucoup moins d'alcool, insoluble dansî cher.
Asboline. — Huile azotée non volatile, séparée delà p4r M, Bracoiniol au moyen de l'éther hydrique qui b ^>ul. i^Awin de Chim. et de Phjrs.^ xxxi, Sy.)
A^uf'ùe. — Substance cristalline volatile, soluble dansli \\hÀ » l'éther * les essences, extraite de la racine d!i ^J(/wH. de Phann,^ xx, 347-)
t^/f/^ifé^ OU i^^/atrine^ plombiérine^ zoogtne. — Substance gaiiuiu«ï au»uV ^'apparence gélatineuse, insoluble dansT «fwisîHc^uwut insoluble aussi dans les acides azotique , c fîV'Irique* 4iviu|m .. tort peu soluble dans la potasse rique.
Flic se rvuc\uàlre dans toutes les eaux thermales^d'i
GHLOROPHTUL 611
ML Longchamp. {Journ. de Pharm.^ i, 262 ; vi, 294; vii^ 196; xiT, 76, 3i2, 067 et 533.)
Berbérine. — Matière azotée , jaune, soluble dans Peau et l'alcool , déliquescente , insoluble dans l'éther , trouvée par M. Brandes dans la racine d'épine- vinette {berberis vulgaris).
BetuUne. — Sorte de corps gras cristallisable et volatil, trou^ yé dans l'écorce de bouleau par M. Lowitz. ( Joiirn. de Pharm.; VI, 307.)
Bryonine.'^-'Siy après avoir extrait le suc de la bryone et l' a voir saturé par de Vammoniaque pour en précipiter du malate et du pnosphate de chaux, on nltre la liqueur, et si ensuite on la fait évaporer avec ménagement , il se produira des pellicules cristallines blanches d'une matière azotée, extrêmement amère, qui n'est autre chose que la bryonine , ou le principe actif de la bryone, du moins d'après plusieurs chimistes. (Jour-nal de Chim, méd,^ i, 345 et 5o2*)
BubuUne. — ^Matière brune , extract ive , trouvée par Morin dans les excrémens des bètes à corne.
Barserine. — ^Matière résim^use, insoluble dans Talcool froid, observée par M. Bonastre dans les plantes du genre bursera, {Joum. de Pharm.^ xii, 49^0
Caphopicrite, — V. Rhabarbarin,
Capsicine,^-Sorie de résine molle , légèrement soluble dans Feau, très soluble dans l'alcool, l'éther, l'essence de térébenthine , les alcalis caustiques , trouvée par M. Braconnot dans le capsicum annuum.
Catliartine. — Nom proposé par MM. Lassaigne et FeneuUe,
Cour désigner une substance qu'ils croient nouvelle et dans iquelle ils font résider la vertu pui^ative du séné. (^Arm. de Cnim. et de Phys., t. xvi, p. 20.)
Cérine. — Nous savons, d'après M. Chevreul, qu'il existe dans le tissu cellulaire du liège une matière grasse. Ce chimiste a cru devoir lui donner le nom de cérine , parce qu'il lui a , trouvé des propriétés qui la rapprochent de la cire (joum, de Pharm.; xiii, \i). Toutefois, cette matière ne doit pas être confondue avec celle que l'on extrait de la cire, et à laquçUe John a donné le même nom (2354)-
Ceroxyline. — Matière cristalline résineuse , extraite par M. Bonastre du ceroxylonandicola, au moyen de l'alcool bouillant. (Joum, de Pharm.^ xiv, 35 1.)
Chitine. M. Odier a donné ce nom à la croûte dure qui forme le tégument extérieur d'une grande partie des insectes et les élytres des coléoptères.
Chlorophyle. — Voyez Physiologie chimique végétcde^ art, feuilles.
(>I2 iUB.^rANCES NEUl'HHS.
6Vczf///ie.-*-l\fcgardt'e coTnme le principe actif de la ciguë, dccouverte par Brandes. (Journ. de Pliarm.y vi, 47»)
Cire fossile. — ^Voyez Ann. de Chim. et de PhySmy lt, 217.
Corticine. — M. Braconnot a donné ce nom à la matière brune floconneuse , analogue à l'ulmine par ses caractères extérieurs et qu'il a remarquée dans l'écorce de tremble, (j/nn. de Chim. et de Phys,, xliv, 3oo.)
Coumarin. — ^Principe cristallisable et aromatique de la fève Tonka , d'après MM. Boullay et Boutron-Charlard. (Joum. de Pharm. , xiii , 4So*)
Cubebin. — ^Matière cristalline extraite du poivre de cubèbe. Elle paraît être la même que le piperin (fourn. de Pharm.y XX, 4o3). Ce n'est pas toutefois l'opinion de M. Cassola. (Jwm, de CkUn^ média. ^ x, 685.)
Cjranamide, — Voyez page a 27 de ce volume.
Cytisine. — ^MM. Chevadlier et Lassaigne ont appelé ainsi une matière qu'ils ont extraite des graines du faux ébéoiff {cytisus labùmunij; sou aspect est le même que celui de II gomme arabique \ sa saveur est amère et nauséeuse \ elle attiie
{>romptement l'humidité de l'air ; à petites doses , eUe agit brtement sur l'économie animale , et possède d'ailleurs dW très propriétés que les auteurs rapportent. Cette matière , en supposant qu'elle soit nouvelle , n'a probablement point encore été obtenue pure. (Journ. de Pharm. ^ t. iv, p. 34o, etTii,
Dammarine. — Résine particulière , provenant de la résine dammara, étudiée par Brandes et Lucanus.
Dulcarine. — Substance indiquée par M. Desfosses dans les tiges de douce-amère. {Journ, de Pharm.^ vu, 4i6.)
E latin. — Matière purgative trouvée dans rélateriuni. (Journ. de Pharm. , vi, 3g5.)
Elleborine. — Résine molle, de saveur très acre, trouvée dans Phelleborus hyemalis,
Etythrine. — Voyez 2576.
Efythrogene. — Matière grasse cristalline que M. Bizio annonce avoir trouvée dans une bile altérée par la maladie.
Esculine. — Nom donné par M. F. Canzoneri à un corps qu'il regarde comme particulier et qu'il a obtenu au moyen des marrons d'Inde. {Journ. de Pharm.^ix, 54^5 xi, 47 •)
Ferment. — Voyez Fermentation vineuse,
Fuscine, — Matière brune , insoluble dans l'eau et les solutions alcalines , soluble dans la plupart des acides , observée par M. Unverdorben dans l'huile de Dippel qui avait été exposée à l'air.
Gliadine. — Vo^ez Gluten ^^'î>%Y
PICAMARE. 613
Glutine. — C'est l'albumine végétale. {Joum. de Pharm.^ t. xnr, p, 396.)
Gossypine. — Matière principale du coton. ( Des > x, Journ. dePharm.^ 11, 4460
Guacyne. — Résine du gaïac. ( Desvaux, /. de Ph., 11, 457»)
Hélénine. — Sorte d'huile volatile concrète qui se tire de la X'acine d'année (inula helenium.)
Hespérldine. — Substance cristalline trouvée dans les oran* (ettes par M. Lebreton d'Angers. (Journ. de Pharm.^ t. xir, '►77 et 477; XV, i56; xvi, 707.)
Impératrine. — Substance cristallisée qui ressemble aux reines , trouvée par Osann dans Vimperatoria ostnUhium.
Léoccine. — ^Espèce de résine (2470).
Laurine. — ^Matière cristalline , volatile, trouvée par M. Bo«< Piastre dans les baies de laurier. (7. dePharm.jXj 32;xxv, 89.) Légumine. — Matière décrite par M. Braconnot, qui la re- '(ire des haricots. D'après ce chimiste , elle jouerait le rôle de l>ase et renfermerait du soufre parmi ses principes constituans. ^jinh. de Chim. et de Phys.^ xxxiv, 69.)
JLwpimne. — Substance d'apparence gommeuse obtenue par ML Cassola , au moyen 4^ la farine de lupin. {Jown. de Chinii ^fiatsf.yX, 688.)
lAipuline. — Ce nom a été donné par M. W. Yves, médecin 4 New -York , à la matière active in houblon {humulus lupulus 9 lupulus Jcemina)^ matière sur laquelle MM. Planche , Payen et Chevallier ont fait diverses recherches. {Journ. de Pharm.^ viii, 2i4; Sao; 35i ; 533). (V. Fleur de houblon.)
Mttsticine. — Sorte de résine extraite du mastic par M. Bonastre. {Journ. de Pharm.^ t. viii, p. 575.)
Médulline. — Nom donné à la moelle de sureau par Des- Taux. (Journ. de Pharm. jii^ 44^0
Mucilage ou mucus végétal. — (Jouni. de Pkarm., iv, 539, 549 €t 553^ Bull, de Pharm. , iv, 93). ,. Mucus animal, — (Voyez Physiologie chimique animale.)
Nicotianine. — Sorte d'huile volatile concrète qui s'extrait du tabac et possède une odeur semblable à celle de la fumée des feuilles de cette plante.
Orcine. — (Voyez 2575.)
Oxide xanthique. — Matière trouvée dans un calcul par M. Marcet (Joium. de Pharm. ^ iv, 87; xv, 535). (Voy. d'ailleurs calculs urinaires. )
Phfteumacolle. — Substance Uouvée par Brandes dans là belladone. {Journ. de Pharm. , vi, 289.)
Picamare. — Huileépaisse, trouvée par M.Reichembach dans les produits de la distillation du bois. (/oe^7*/i, dePh.^ xx, 362.)
614 SUBSTANCES INEtmiES.
PicromeL -^ (Voyez bile.)
Pittacale. — Matière bleue, résineuse, trouvée parM.Bn* cliembacli dans les produits de la distillation du bois. (/ovn. dePharm.fXX^ 362).
Plombagin, — Substance cristallisable et volatile , troi|fée dans la racine de dentelaire par M. Dulong d'Astafort. (/(wm. de Pkarm., xiY, !i5^ 4^2 ei^i.)
Pollénine, — Matière qui reste en épuisant successiyemeiit le pollen des fleurs, tel que celui du ^copodium , par PeaSf l'alcool, l'ëther, l'essence de térébenthine. Tl paratt a'aiUein que le produit ainsi obtenu avec différentes fleurs n'edtptf toujours identique. ÇVoy.pollenP)
Pseudo-éryt/irine. — (Voyez aSyS»)
Pseudotoxie, — Substance trouvée par M, Brandes dam la belladone; (fourn. de Pharm.^ vi, 289*)
Quassine. — Matière contenue dans Fécorce de Simaronba* (Morin, Journ, de Pharm., vu, 60.)
Quercie. — Matière trouvée par M. J. Scattergood dansF^ corce de plusieurs chênes. (Jourrud de Pharmacie^ tom* ZT^ pag. 55o.)
Rétinite. — Résine fossile.
Rhabarbarin. — Matière jaune et cristalline de la rhubaibe) diaprés. M. Caventou qui regarde la coMhopicrite comme ime combinaison de rhabarbarin et de matière brune. ( Journ. de Pharm. , 11, 45i; xii, aîj xiv, aoi.)
Rhaponticine. — Substance jaune, cristalline, azotée, trouvée par M. Hornemann daiis la rhubarbe. ]Vt« Yaudin a désigné sous le nom de rhéinexme matière également jaune, (p^Ia retirée de la même plante, et qui peut-être est identique avec la précédente. Il est même possible qu'il faille en dire autant du rhabarbarin. (Journ. de Chim. méd.^ 11, 286.)
Santonine, — Substance cristalline , non volatile , insolnUe dans l'eau, mais soluble dans les acides étendus , la potasse, h soude , l'ammoniaque , l'alcool et Féther , observée par MM. Kahler et Alms , dans la barbotine. {Journ. de Pltorm. » t. XX, p. 44.)
Sarcocolline. — On donne ce nom à la substance qui JTonPfi) d'après M. Thomson , la majeure pajrtie de la sarcocolle. La sarcocolle exsude spontanément du penœa sarcocolta , arbrisseau qui croît dans l'Afrique septentrionale. Telle qu'on la trouve dans le commerce, elle est solide, sous forme ae petits globules, demi transparente , d'une couleur jaune 3 son odeur se rapproche de celle de l'anis.
Pour préparer la sarcocolline , il faut traiter par l'eau ou l'alcool la sarcccoWe Au coTonvetç,^ , Y'^^^^^^'^'^^^^tunise à