‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 83 sur 92 · TANNIN ARTIFICIEL. 61 B · texte numérisé non relu

TANNIN ARTIFICIEL. 61 B

Faction de l'éther, puis évaporer la dissolution : le résiducst la aarcocolline.

Cest une subslauce brune, cassante 9 încrislHllisable, insoluble dans r^tber; sa sarcur est sucri'e v\ un peu amire; jrtt^* sur un corps incandescent , elle se ramollit, exhale une odeur de caramel, prend la consistance du goudron , et brûle en ne laissant que peu de rësidu. Elle se convertit en acide oxalique gflur l'action de l'acide azotique. M. Pelletier Ta trouvée fortùée de 57, i5 de carbone, 8,34 d'hydrogène et 34,5 1 d'oxijène, d'où il a déduit la formule C^W^O*, ( Ann. de Chim. et de Phys.j t. li, p. 198.)

ScilUtine. — Matière extraite de la scille par M, Vogcl. {jBulL de Pharm, , iv, 539^ Journ. de P/iann,^ 11, 455 ^ xii, 6'ij*)

Sénégine, — Regardée par Gehlen comme la substance tive du jpofygala seneca. {founu de Pharm. , xiir, 586.)

Serai'. — Matière observée dans le lait par M. Schubler qui la considère comme tenant le milieu entre la matière casdetise et Talbumine.

Séroline* — (Voyez sang,)

Sùiapine onsulfo-sinapisine. — MM. Henry et Garot regardent comme une matière neutre particulière 9 la substance qu'ils avaient appelée à^ tshovA acide suif o-sinapique^ laquelle

Ïroduit des sullo-cyanures par l'action des bases. {Jowrn, de ^harm.j xi, 473*)

Staphysain. — (Voyez cfc^A//i^, p. 283 de ce volume.) ' Sijrracine. — Matière cristalline , trouvée par M« Boruisire dans la teinture destyraxliquide.(/c/i^n. dePharm.j xiii, |5|.)

Subérine, — M. Chevreul a uonué ce nom au tissu ci;IIu<' laire du liège séparé des uiatières astringentes, colorantes, résineuses ou grasses, que les cavités de ce tissu contiennent. Cette substance se distingue par la propriété quV-lle a de produire de Tacide subérique avec l'acide azotique. Elle est pro* bablement la même que celle qui constitue l'épidernie des arbrea.

Suifdemontagneé — Matière minérale, analogue au suif par son aspect. Elle a enc^^re été appeb^ Hati;Lettine,ScbéeriU;#

Tartglûiie ou tanguine. — Substance 'extraite du tanguin àt Madagascar. [Joum, de Pliarm*^ ix, 54; xi, 23^.)

Tannin aitificUL -— Le tarjuin artifir;jel est une ii;«tiére ijgst Ton oltîcnt en traitant les corps trê^ n<.hes en <;iiHrbonf tUèrvoir : le chaibo-'j d.*r t-:r- «r* î?r cîJ«i;^o;j o<? Ï^Abf le iK^Jr de fu- Diée^ rL^dl^. Les rébisnn^^ TatipbiuVr par l'acide: ^oAAMnye^ le camphre et les léslxt/e^ p^r ïi»<:>iiy, ^ttluLriqu«« HuéU wsm^ poui la i^4iisMit iolb ifvr ÏL UaUÎ*«etten i oo5 (ÂJUi* d$ Chtjm,.^

HÏH SUBSIÀNGES NEUTEES.

C/iî/N. Lxjcu, ni, et Lxxiii, 36). M. Hatchett le regarde oomnie analogue au tanniu naturel*, M. Chevreul, comme uiigoiddokJ d^unc suIiStaiicc charbonnce et hvclrogunée avec l'acide dont on se S( ri pour le produire. M. Chevreul admet d'ailleurs plusieurs \:iri('tés de tannin; il reconnaît que non-seulemeni kj substances tannantes artificielles ne peuvent être assimila ai tannin de la noix de galle, mais qu un grand nombre decfii substances diiTërent entre elles suivant l'espèce d'acide etro| pèce de matière vcgëtalc avec lesquelles on lésa préparées,e même suivant la quantité d'acide qui est entrée en combiiiaisoi L'opinion de M. Hatcbett ne peut plus être soutenue aqoir d'hui^ celle de M. Chevreul est vraisemblable.

L'on a vu prcccdemment comment on pouvait se procsR le tannin qui provient de l'action de l'acide azotique svli résines (24'f9)9 ^t de celle de l'acide sulfurique sur les réss et sur le campnre (24499 ^435}. Nous allotis décrire maintent la préparation du tannin qui se produit, dans la r&ictioiiÀ l'acide azotique sur le charbon d'une part, et sur l'indigoi l'autre.

Tannin fait avec le charbon et Facide azotique. — Me dans un matras une partie de charbon de terre ou de réduit en poudre fine, et 5 à 6 parties d'acide azotique^ pesanteur spécifique de 1,4» étendu de deux fois son «IVau; faites chauffer le mélange : bientôt il se produin' vive elfiTvesrence due principalement au dégageaient dul oxide d'azote. Après deux jours de digestion, ajoutez unen* velle quantité d'acide, et laissez digérer jusqu'à ce que lecb bon soil dissous; alors évaporez peu-à- peu la liqueur jiisi|K siceité, et vous obtiendrez un peu plus d'une partie S^ niasse brune : c'est le tannin artificiel. I

Il rst aslrini^enl, acide, soluble dans l'eau et l'alcool, i^n ti'rablo par Tacide azotique. Soumis à la distillation, il se soullo, se iléoonipose, donne du bi-oxide d'azote en &;raiide tfuantité et uu charbon volumineux* Sa solution a({aesl est tivubUV tout-à-coup par celle de gélatine et celle d'alW mine : cll<* l'est également par la plupart des dissolutions dî; talliqut's; le précipité formé par la gélatine est abondant, W et insoluble dans Teau bouillante.

Tannin f.iit a%*ec C indigo et Facide azotique. — • Déjà il ai question île cette sorte de tannin (2157); mais nous detei îM^uterà ce que nous avons dit de sa préparation, les ob0 ' «liiins de M. InilV. Suivant ce chimiste, il faut faire àaxà - j"^i f if d'indijio en poudre fine avec 2 parties d'acide azotif Mii.î. étendu de i5 à 20 parties deau, filtrer la liqjtf^' • '•■ «r.H'idu ^ Teaubou'" "^ur en séparer Pacioci»

ZAMTUOPIGRITE», 6iT

digotique adhérent*, traiter ensuite la poudre roussàtre restée sur le filtre par une dissolution de carbonate de potasse ou de soude qui dissout une substance brune et n'attaque pas Tindigo qui a échappé à l'action de l'acide, puis précipiter cette svSi^ stance en saturant l'alcali par l'acide chlorhydrique, la purifier au moyen de quelques lavages à l'alcool, la dissoudre dans l'acide azotique concentré et faire évaporer la dissolution : le nouveau résidu serait le tannin artificiel. Or, comme la substance brune se dissout dans l'acide sans le décomposer, mais seulement en le colorant en rouge d'aurore, et comme on peut la précipiter par la potasse ou la soude sans altération , M. Buff en conclut que le tannin artificiel d'indigo n'est autre chose qu'un composé de la substance brune avec l'acide azotique; voici les principales propriétés qui distinguent cette substance : elle est friable, insipide, complètement insoluble dans l'eau et l'alcool, presque insoluble dans les acides sulfurique et chlorhydrique étendus , soluble au contraire dans l'acide sulfurique concentré, dans l'acide azotique, dans les alcalis caustiques ou carbonates, susceptible d'être précipitée de sa dissolution dans l'acide azotique parles bases , et de sa dissolution dans les bases alcalines par les acides, en ayant le soin d'employer les quan« tités de réactif convenables. Plus l'indigo approche d'être pur et moins il donne de cette substance, si bien que M» Buff est porté à croire qu'elle est due à l'action de l'acide azotique sur la résiné que l'indigo contient. {Foj-, le Mémoire de M. Buff* j^nn. de Chim. et de Phys. xxxix, 290.)

Que conclure en dernier résultat de tout ce qui précède? que l'on n'a pas de notions précises sur les matières qui ont reçu le nom de tannin artificiel, et que de nouvelles recherches sont nécessaires pour éclaircir ce point, encore très obscur, de la chimie organique.

Taurine. — (Voyez bile»)

Variolarin. — Substance cristalline, d'apparence résineuse, trouvée par M. Robiquet dans le variolara aealbatiu {Joum. de Pharm.^ xv, agS.)

Vératrin. — (Voyez vérairine^ p. 285 de ce volume.)

Viscine^ — Matière essentielle de la glu. {Jowm. de Pharm* , t. XX, p. i8.)

X/toïdine. — M.Braconnotadonné ce nom à la matière dans laquelle se transforment,* par l'action de lacide azotique concentré, à froid, l'amidon et beaucoup d'autres matières organi- 3ues (Ann, de Ckim. et de Phys. ^ lu, 290). M. Wall, qui avait éjà préparé antérieurement ce produit , a donné le nom d'amjrlomne à la substance qu'on en retire par Valcool bouillant. . ZofUhùpicrUe. — Substance cristallisée, jaune, volatile avec

618 MAflÈRES GOLOIJLANTËS.

décomposition partielle, trouvée par MM. Chevallier etG.Pelletan dans l'écorce du Zanthoxihim des Caraïbes. (^Ann. deChim, et de Phys.^ xxxiv, 200.)

Zimome, — (Voyez gluten, aS^S.)

CLASSE IV

Matières coloraïUes.

â564* Les matières colorantes sont très multipliées : on les trouve dans toutes les parties des plantes, tantôt daûs les racines, tantôt dans les tiges^ tantôt dans les graines , etc. D en existe de toutes les nuances; les plu3 communes sont les rouges, les jaunes et les vertes.

La nature uq nous offre jamais les matières eoloï'antes qae combinées ou mêlées les unes avec les autres, et souvent même avec plusieurs des matériaux immédiats des végétaux. Par exemple , celles qui sont jaunes accompagnent presque constamment celles qui sont rouges. Voilà ce qui rend la préparation de\ces matières si difficiles. Toutefois, Pon est déjà parvenu à en isoler un assez grand nombre) elles possèdent des propriétés générales que nous allons exposer d'abord.

2565. Toutes les ix\atières coloran es semblent être solides , insipides et inodores. Exposées peu-à-peu à Faction du feu,beaucoup d'entre elles se décomposent et se volatilisent en partie ] les autres éprouvent une décomposition complète et donnent les produits ordinaires des matières oganîques. Toutes s'altèrent et se ternissent avec le temps par le contact de l'air humide et des rayons solaires *, quelques-unes même perdent entièrement leur teinte : tel est surtout la carthamine. On produit en elles de semblables altérations en substituant aux rayons solaires une température de 1 5o à 200°^ altérations faciles à constater au moyen d'un tube dont les extrémités sont droites et le milieu courbé en arc. Après avoir introduit un peu de matière colorante dans la partie arqiiée , on fait plonger cette partie dans un mortier de fer rempli de mercure. Le tube étant solidement fixé, on le fait communiquer d'une part avec une cornue tubùlée qui contient un peu d'eau et dont la tubulure reçoit un tube droit qui plonge au fond de ce liquide , et d'autre part avec le naut d'up petit tonneau qui est plein d'eau et qui porte un robinet près de son fond : alors on élève le mercure à la t^'pipérature de i Sçl a 200**; on ouvre le robinet convenablement, l'eau s'écoùlé et (lé termine un courant d'air, ss^turé de vapeur. Les résultats ne sont sensibles qu'au bout de quelques heures ( MM. Gay-Lussac et Thenard , Recherches physicO'chinUqàés ^ t. 11 )• Si Pair avec le temps agit sur les

MATIÈRES GOLORAIWES. 6f#

cotileurS) comme nous venons de le dire, il arrive quelquefois qu'il les avive ou qu'il les développe d'abord , en leur cédant une certaine quantité d'oxigène. Nous pouvons citer comme

f>reuve Vindigogène^ qui, de blanc jaunâtre, passe au bleu; 'orcine qui sous l'influence des alcalis , devient d'un beau rouge violet; la teinture de tournesol qui, après s'être décolorée en quelques mois dans des vaisseaux fermés, reprend sa teinte au contact de l'air ; la pulpe récente de betteraves , de

i)oinmes de terre, le péricarpe de la noix, le suc des artichauts, e suc des tiges et des feuilles de la fève de marais, qui brunissent en quelques minutes, etc. , etc. On peut consulter à ce sujet les expériences publiées par M» Kunlmann dans les ^nn. de Chim. et de Phys.^ liv, 291 •; elles ajoutent beaucoup aux faits anciennement connus.

256*6. La plupart des matières colorantes sont solubles dans l'eau; quelques-unes seulement le sont dans l'alcoot, les huiles, l'éther. Ces dissolvans prennent toujours la teinte des matières dissoutes : ainsi l'eau est colorée en jaune par la gaude, en rouge par le bois de Brésil. Mais il en eit'tout autrement lorsque le dissolvant est un acide ou un alcali , même très étendu : alors, à moins que la matière coloraiite ne soit très solide , c'est-à-dire peu altérable , elle éprouvé dans sa teinte différens changemens d'autant plus manifestes que l'acide ou l'alcali est plus puissant.

Ces divers cbangemens sont dus en général à de véritables combinaisons entre les matières colorantes , les acides ou les alcalis; car l'on peut faire reparaître par un alcali les couleurs altérées par les acides, et par un acide les couleurs altérées par les alcalis. Est -il besoin de faire remarquer que si l'acide ou l'alcali que l'on a primitivement uni à la matière colorante était très concentré, celle-ci pourrait être altérée dans sa composition intime ?

2566 bis. Le chlore détruit toutes les matières colorantes « même à la température ordinaire, et les transforme en un jaune d'une nature particulière. Le tournesol, qui est l'une des plus fugaces, et l'indigo , qui est au contraire l'une des plus solides, peuvent servir d'exemple : lorsqu'on verse une dissolution de chlore sur l'une ou l'autre de ces couleurs , elle passe sur-lechamp au jaune fauve. (Voyez-en la cause, 1925.;

2367. Presque tous les oxides et les sous-sels insolubles ont la propriété d'enlçver les matières colorantes à l'eau, et de former avec elle^ des copoiposés qui sont .eux-mêmes insolubles» C!c6t à ces composés qu'on donne le nom de laques. On les obtient ordinairement en dissolvant la matière colorante dans l'eau, y versant une dissolution d'alun, et quelquefois de bi^^

§10 BUTmUS OOLO&àNTBS.

chlorure d'étain, et ajoutant ensuite une suffisante quantité de soude , de posasse, d'ammoniaque, ou bien encore de carbonate de ces bases enliqueur.Toutc la matière colorante pourra être précipitée, si le sel alumineux est en excès.

aS68. Le charbon lui-même, quand il est très divisé, peut aussi s'unir aux matières colorantes et décolorer complètement Teau qui les tient en dissolution : que l'on agite du charbon animal avec du vin rouge, du vinaigre rouge , etc. , ceux-ci deviendront blancs en quelques minutes, si la dose de charbon est suffisante. Les arts ont tiré parti de cette propriété pour blanchir les sirops, etc.

AATIGLI I.

Carthamine.

!i569. La carthamine est une matière colorante très fugace; pulvéralente et d'un rouge foncé. Soumise à la distillation sèche dans une cornue, elle donne de l'eau acide, de l'huile empyreu|natique et un résidu charbonneux qui équivaut au tien de son poids. L'air humide , sous l'influence solaire , l'altère très promptement; aussi la soie teinte en rose par le carthame ne oonserve-t-clle pas long-temps son brillant.

Elle est insoluble dans l'eau, dans les acides étendus d'eau, dans les huiles grasses et volatiles. Elle ne se dissout qu'en petite quantité dans l'éther et dans l'alcool. Ses véritables dissolvans sont les alcalis caustiques et carbonates ; il en résulte des dissolutions jaunes dont on peut la précipiter par les acides , surtout par les acides végétaux , avec la belle couleur rouge qui la caractérise. Il paraît que dans ces dissolutions, elle fait fonction d'acide. Dœbereiner assure même qu'elle rougit le tournesol, et propose en conséquence de l'appeler acide carthamique.

Cette couleur s'extrait de la fleur du carthamus tinctorius de Linnée , plante annuelle que Ton cultive en Espagne , en Egypte et dans quelques contrées du Levant (i). On lave d'àbord la fleur à grande eau (2). Ce lavage a pour objet de dissoudre toute la matière colorante jaune qui accompagne la matière colorante rouge, et qui paraît être combinée avec elle.

(x) En Egypte, ceux qui récoltent les fleurs de carthame les compriment enti^e deux pierres pour en exprimer le suc, les lavent avec de l'eau chargée de sel mfi-' rin, les pressent ensuite entre les mains et les dessèchent à Tombre. Pour empêcbtr q«e U dessieation: ne soit très prompte, ils les exposent à la rosée pendant ia nuit.

(9) Pour faire ce lavage, les teinturiers mettent le osrthame dans un sac de toile serrée, le Uûssent tremper dans l'eau pendant quelque temps, et le fouleot ensuite à la rivière jusqu'à ce qu'il ne donne plus de couleur jaune.

ôÀRANCE. éii

* Lorsque la fleur ne colore plus sensiblement Peau, on la met

• en contact, à la température ordinaire, avec environ son poids ' de carbonate de soude dissous dans 9 à lo parties d'eau. Au ' bout d'une heure , on passe la liqueur à travers une toile serrée, on y verse du jus de citron en quantité plus que suffisante pour pâturer l'alcali , et on y plonge tout de suite les écheveaux de coton. L'acide citrique contenu dans ce jus décompose le carbonate de soude, et en précipite la matière colorante qui se combine promptement avec le coton. Alors, après avoir lavé ce coton, on le traite par une nouvelle dissolution de carbonate de soude, qui redissout la matière colorante, et on la précipite de nouveau par le jus de citron : elle se rassemble peu-à-peu au fond du vase. En la séparant de la liqueur surnageante et la faisant sécher, elle prend l'aspect cuivré et peut être conservée indéfiniment : il n'en faut qu'une parcelle pour donner à

eauujie couleur rose très foncée, (i)

La matière colorante rouge , seule ou combinée avec différentes substances , et fixée sur la soie , le fil et le coton, leur donne une multitude de nuances qui varient depuis le rose cciuleur de chair jusqu'au cerise. Toutes ces nuances sont en général peu solides, surtout le rose. Cependant comme elles sont très éclatantes , les teinturiers font un grand usage du carthame.

C'est encore avec le carthame qu'on prépare le rouge dont les femmes se servent pour la toilette. Il suffit pour cela de se

Erocurer la matière colorante rouge, comme nous venons de ) dire, mais sané la recevoir sur le coton , de la dessécher sur des assiettes , et de la broyer exactement avec du talc réduit en poudre fine et passé au tamis de soie.

A&TIGLE II.

Matières colorantes de la garance ou alizarine et purpurine*

aÔ70. D'après les recherches de MM. Robiquet et Colin d'une part, et d'après celles de MM. Gaultier-Claubry etPersoz, de l'autre, il existe deux matières colorantes rouges dans la garance. MM. Robiquet et Colin les désignent sous les noms di alizarine et de purpurine ; MM. Gaultier-Claubry et Persoz, sous ceux de matière colorante rouge et de matière colorante

(i) si, dans cette opéi'atiqD, on précipite d*abord la matière colorante rouge sur Je-coton pour la redissoudre ensuite, c'est aGn de la séparer d'une petite quantité du principe colorant jaune qui se trouve combiné avec elle, mais qui, une fois fi&é sur le coton, n'est plus attaqué par le carbonate alcalin.

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