‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 89 sur 92 · FIXATION DHS COULEURS SUR LES TISSUS · texte numérisé non relu

FIXATION DHS COULEURS SUR LES TISSUS

a597. Alunage de la soie. — Cet alunage s'opère en pion- I géant la soie, à la température ordinaire , dans de Peau qui I contient la soixantième partie de son poids d'alun , la retirant 3. du bain au bout de vingt-quatre heures , la tordant et lalarant. On ne doit jamais le faire à chaud , parce qu'alors la soie ab« sorbe une moindre quantité de mordant ^ qu*elle se «ombine ^ par suite avec moins de matière colorante , et que d'ailleurs elle r perd son brillant et s'altère.

aSpS. Alunage de la laine* — Lorsqu'on veut altiner de la laine, il faut en prendre, par exemple, looo parties, les faire lK>uillir pendant une heure dans de l'eau de son , afin de les dégraisser, les passer ensuite à Teau froide, puis les plonger

Sendant deux heures dans une dissolution bouillante composée e 8000 à 9000 parties d'eau, sSo parties d'alun, et enfin les xetirer , les faire égoutter et les laver. Assez souvent on ajoi^ie im peu de crème de tartre , qui , se trouvant absorbée comme l'alun , agit par son excès d'acide sur les couleurs que l'on veut £xer, et entretient d'ailleurs le bain limpide.

2699. Alunage du coton , du chanvre et du lin. — Cette opéxation se fait en plongeant le corps à teindre dans de l'eau légèrement chaude et qui contient le quart de son poids d'alun, puis le laissant dans le bain pendant vingt-quatre heures, à là température ordinaire , le lavant et le faisant scçher. Le coton «erait également bien aluné en le tenant dans le bain seulement sept à huit minutes , l'exprimant un peu sans le tordre , et ne le teignant que douze à quinze heures après. Son affinité

1>our le mordaot est même telle , qu'il serait possible de faire 'alunage au bouillon , comme celui de la laine.

12600. Dans toutes les teintures sur laine , on peut employer tous les aluns du commerce ; mais dans les teintures sur soie et sur coton , surtout dans les couleurs claires , il ne faut se servir que d'alun au moin^ aussi pur que celui de Rome , c'est-àdire , contenant à peine un demi-millième de son poids de aulfatfe de fer : sans cela , il y aurait une assez grande quantité d^o^lide de fer fixé par le coton et la soie pour altérer la nuance qu'on chercherait à obtei^ir. C'est ainsi que les jaunes de gaude deviennent d'un jaune verdâtre avec les aluns dans lesquels il n'existe même qu'un seul millième de sulfate de fer.(MM. Koard etThenard, Ann. de CAùn.j t. lsx, pag. 58. )

Mordançage des toiles imprimées. — Ce mordançage s'opère d'une manière toute particulière. Le mcMrdant n'est uni à la toile que là où elle doit être teinte» A cet ^ffet| il est épaissi avec de l'amidon ou de la gomme , et appliqué avec des planches en bois, gravées en relief, ou avec un rouleau <}'acier, qui est lui-même giavé. Par çqnsécy3ipatvldlQ\V.^^xftw

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très solnble dans l'eau et pour ainsi dire incristallisalAe. Voilà pourquoi on ne fait usage alors » en mordans almnineui ei ferrugineux , que d'acëtate d'alumine et d'acétate de fer*

Cependant , lorsque le dessin ne doit se composer que d'une seule couleur , il arrive quelquefois cpie la toile est mordaneée et teinte- tout entière, et qu'on enlève ensuite les portMM convenables de couleur par des applications de rongemn. Qiul-

2u('fois encore on fait des réserves sur la toile , en là comittt 'argile et d'huile. Au reste , nous ne pouvons entrer dios aucun détail à cet (?gard. Nous renvoyons & cet effet aux oirniges qui traitent spécialement de la teinture*

Fixation des emdemt sur les tissus*

2601 • Les matières colorantes cm'on se propose de far sur les fils ou sur les tissus sont solubles <m insolnUes èa l'eau.

Lorsqu'elles y sont solubles, ce qui arrive le pins souvat, on les dissout dans ce liquide , à la chaleur de l'ébuttitîoii , et Ton plonge le corps à teindre dans le bain à une certaine te&pt'rature et pendant un certain temps , après avoir décmié, d4^«:;rais8é ou blanchi ce corps 9 et l'avoir ofrdinairement imprévue' de mordant.

fiOrsipie, au contraire , les matières colorantes sont insohh\v* dans Teau, il faut les rendre solubles par un corps inte^ nu-diaîre % mettre le fil ou le tissu dëcreusé , désninté on blanihi t'i sans être imprégné de mordant, en contafct avec b iîis>olutîoii ; puis , au moyen d'un troisième corps , précipiter its m^^ttières.

I .r* soies se teignent à une température qu'on porte succo* ^ivomrut tie 3o u yS^. Si le bain était plus chaud d'abord,! h'iîr wileverait une partie de leur mordant , et l'on obtiendnit \\i % nu2inces moins foncées qu on ne le désirerait. Par la même [ »:-.•. MMi. il nr faut jvisque le bain ait plus de 3o à 35" pour teinlîiN* Ir vhanvre et le lin : l'opération se fait dans un baqnet. t^^uint Au\ Uiuo» , elles se teignent presque toujours au bou3ior.. Oa jsnu^fftîl teindre aussi, souvent du moins, le coton Ai- tvtir Wî^n^t^n*; cependant, c'est ce qu'on ne fait pas : on 1(^ i(iiu »>M\uv,r Vi 5im» ouconmie lechafivre.

H ort «Av«^\iv, ipie toutes lespshrties ducotps k -temâre. «nn-^t pltM^f>V> . tr^l^met^t et pendant le mrme temps dans le Ifiih dr irintntv. V wi efl'el, lorsqu'on opère Sur des fils , on |iM-.ni. flf^s l>àions «Uns les écheveaux : cetix-ci sont ensuite |'lî!ii|,r,i iln,,^, lobnnuimis retournés de temps en temps. Veut- "" * ilv» vVoiVcs. Von se sert d'un tour dont les deux

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