DE L'ANALYSE DES CORPS BRÛLÉS
m forme : c'est de peser le métal, de l'oxider complètement, et de recueillir tout l'hydrogène qui se dégage. Du volume de lîljdr(^ène on conclut le volume de l'oxigène, et du volume de oelai-ci on en conclut le poids •
L'opération se fait de deux manières. Lorsque le métal ap*partient à la première section, lorsque c'est du potassium, par exemple , on en remplit par compression uii petit tube de verre feime par un bout, que Ton pèse avant et après" Fintroduction du métal, pour connaître exactement le poids de celui-ci, qui doit être au moins d'un demi-gramme 5 fermant ensuite le tube avec un obturateur^ on le porte sous une cloche pleine d'èau; on écarte l'obturateur avec le doigt, et à l'instant même le métal agit sur l'eau, la décompose, et disparaît complètement en donnant lieu à un dégagement de gaz hydrogène qui se rassemble ^ans la cloche , et à du protoxide de potassium qm reste en dissolution.
Mais lorsque le métal appartient à la troisième section , l'eau seule ne suffit plus; il fautjoindn||son action celle de lacide sulfurique ou de l'acide chlorhyxEque , savoir : de l'un des deux pour le fer, le manganèse et le zinc, et de l'acide chlor* hydrique pour l'étain. On met le métal dans un petit matras placé sur un fourneau (i), et au col de ce matras on adapte deux tubes , l'un à boule et à trois branches parallèles , et l'au • tre recourbé de manière qu'il s'engage sous une cloche pleine d'eau (2). L'appareil étant ainsi disposé , l'on verse une certaine quantité d'aciae convenablement concentré par le tube à trois branches , dans le matras , que l'on chauffe , s'il en est besoin, et l'on en verse de temps en temps de nouvelles quantités jusqu'à ce que le métal soit complètement dissous (3), Alors on achève de *femplir le matras avec de l'eau , en ayant soin d'en ajouter assek pour que le tube de communication se remplisse lui-même. Par ce moyen , tout l'air des vases et tout le gaz hydrogène se rassemblent dans la cloche ; d'où il suit que , pour terminer l'analyse, il ne s'agit plus ^iie de mesurer Je gaz, de déterminer dans l'eudiomètre la quantité de gaz hydrogène
(r) On {raurra opérer sur 3 ou 4 grammes de métal.
(fli) Que Ton suppose le tube E £ recourbé à la partie inférieure et engagée sous ane cloche pleiue d'eau (pi. 3, iig. 7)9 et Ton aura exactement Tappareil dont nous parlons.
(3) Pour le zinc , le manganèse et le fer, on peut employer Tacide sulfurique étendu de dix fois son poids d'eau ; pour Pétaio , il faut se servir d'acide chlorhydriqne concentré , et encore Taction n'est-dle bien prononcée c^u'à chaud«
qu'il contient (i), et de conclure de cette quantité le Yolmne et le poids de l'oxîgène absorbé par le métal.
3o5i. Plusieurs métaux ont la propriété d'absorber l'oiigène au dessous de la chaleur rouge , et de passer tout entien à un certain degré d'oxidation. C'est ainsi que le potassium et le sodium passent à l'état de peroxide, l'arsenic, à Tétat d'acide arsénîeux.
Si donc l'on prend une certaine quantité de l'un de ces métaux, qu'on le mette en contact avec un excès de gaz oxigène dans une petite cloche courbe sur le mercure, qu'on le cbauffi avec la lampe , et qu'après l'opération l'on retranche le volume duxésidu gazeux du volume gazeux primitif , l'on aura le volume et par conséquent le poids de l'oxigène absorbé.
Lorsque l'expérience se fera sur le potassium et le sodium,iI faudra placer ces métaux dans une petite capsule ovale de platine ou d*argent pour répartir promptement la chaleur, qni est très forte, et éviter la fracture de la cloche (664)5 mak lorsqu'elle se fera sur l'arsenic, le métal pourra être placé sm le verre même. Il est possiHpde déterminer aussi par ce mcjfSL ]a quantité de gaz oxigène qu'exige le protoxide de baniim pour passer à Tétat de bi-oxide, et je crois qu'on réussirait égt lement à déterminer la proportion des principes constituais de l'oxide de tellure, en raison de la volatilité de celui-ci.
3o52, L'acide azotique attaque la plupart des métaux, et de son action sur eux résultent quelquefois des oxides qu'il 11c dissout point, et d'autres fois, des oxides qu'il dissout, à la vérité, mais dont il se sépare par l'action d'une chaleur rouge, sans que ces oxides se vaporisent ou éprouvent des altérations qui rendraient l'opération inexacte. A la première classe appartiennent l'étain, l'antimoine; dans la seconde se trouventle ^inc, le fer, le bismuth, le cuivre, le plomb, etc. Il est évident, d'après cela , que l'on peut, au moyen de cet acide, déterminer combien ces métaux exigent d'oxigène pour passera certains degrés d'oxidation •, savoir : le fer et l'étain à Péfat de peroxide , le cuivre à l'état de bi-oxide, le zinc, le bismuth et le plomb à l'état de protoxide; l'antimoine, à l'état d'acide antimonieux.
L'expérience devra être faite dans un creuset de platine dont on connaîtra le poids. L'on y mettra i4 à 1 5 grammes d'un de ces métaux en poudre, en limaille ou en grenaille, et l'on y
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(x) Cette analyse pourra se faire en traitant 100 parties de gaz et 60 de gaz oxigène dans reiidiumètre à eau ou à mercure , et excitant l'étincelle à U'avers U mélange : les deux tiers de l'absorption représenteront la quantité de gaz hydror gène contenu dans les 100 parties de ^aiz.