DE L*A5ALTSE DES EAUX MINÉRALES
prendra le poids dès qu'elle sera desséchëe 9 et on la mettra
contact , dans une capsule , avec un très petit excès d*açide cUorbvdrigue faible. Les carbonates de cbaux , de magnésie, et l'ozide de fer se dissoudront ; ils seront sépares par la filtration et un lavage convenable , du sulfate de cbaux et de la silice. En rendant les chlorures suffisamment acides et en y Tersant de l'ammoniaque « on en précipitera l'oxide dç fer, qui^ recueilli , lavé et sëcbe , donnera par son poids celui.du carbo" Bâté de protoxide de fer, supposé dissous. Evaporant ensuite la lioueurammoniacale jusqu à siccité, et traitant le résidu par de r alcool affaibli, on dissoudra les cblorures de calcium et de magnésium et le chlorhydrate d*ammoniaque , et on isolera le peu de sulfate de chaux qui pourrait se trouver avec eux. Les chlorures de calcium et de magnésium seront traités, pour en séparer les bases, comme il a été dit (3o36).
Quant au sulfate de chaux et à la silice , il suffira , pour les iaoler, de les faire chaufier avec un excès de carbonate de soude , et de traiter par l'acide chlorhydrique leur résidu bien lavé. Le carbonate décomposera le sulfate de chaux , et Pacide chlorhydrique dissoudra le carbonate de chaux qui en résultera , cfe sorte que la silice restera intacte (i). Si Von veut reformer le sulfate de chaux , afin d'en apprécier plus exactement le poids , l'on versera de l'acide sulfurique en excès dans la liqueur filtrée; on y ajoutera le sulfate isolé par l'alcool des cnlorures de calcium et de magnésium , on la fera éyapo^ rer jusqu'à siccité dans un creuset de platine, et on calcinera la matière même dans le creuset , quel on pèsera avant et après l'opération.
0107. Matières fixes soluhles dans r^aw.— Elles se compO^ sent de toutes les matières qui peuvent se rencontrer dans leA eaux minérales , moins celles qui précèdent et qui son^ insolubles par elles-mêmes dans l'eau pure , ou alcoolisée.
L'on est guidé dans la marche à suivre par l'analyse quali^ tative. Dans tous les cas , l'on doit déterminer séparément les quantités des divers acides et des diverses bases que la disso<lution saline contient.
Il serait impossible d'isoler chaque sorte de sel par l'évapO"ration, la cristallis^ition, l'alcool, etc. : chacun d'eux se trou verrait toujoiu's mêlé avec quelque autre \ d'ailleurs, ceux que Voit
* (x) Observons cepeDdant que si l'eau contenait de la soude, il sei'ait possible que la silice ne se précipitât pas, du moins font entière , par éraporation. Alors on pourrait mettre de Tacide acétique dans la dissolution aqueuse , et faire étaporer de nouveau. Par et moyen, la précipitation de cet le substance deviendrait totale.'
S76 ANALYSE CHIMIQtTE.
obtiendrait , cristallisés ou solides , pourraient être le prodidt de la cohésion ( 1 3 lo).
Cette observation s'applique même aux sels insolubles que laisse le rendu de révaporation des eaux minérales , lorsqu on le traite par ]|'eau distillée. Toutefois il est probable que les sels insolubles par eux-mêmes, y existent tout formes et qa'ib s'j trouvent dissous par quelque autre corps, notamment l'acide carbonique.
3io8. Supposons que les réactifs aient indiqué de l'acide sulfurique, de l'acide cblorhydrique ou du cblore, de la soudej de la potasse, de la cbaux , de la magnésie, de fozide de fer ou leurs radicaux.
!• L'on dosera l'acide cblorhydrique ou le cblore par Pazotate d'argent (3o8o) \
a® L'acide sulfurique , par le chlorure de barium (3o8oV,
3" L'oxide de fer , en le précipitant par l'ammoniaque de la liqueur filtrée , après avoir ajouté assez de chlorhydrate ammoniacal pour prévenir la décomposition des sels magnésiens 3
4* La chaux , par Toxalate d'ammoniaque (3o36), mais en
magnésie;
5o La potasse , la soude et la magnésie , comme il a été dit(3o37)
Si les sels contenus dans la dissolution sur laquelle on a opéré étaient neutres , il faudra que les quantités d'acides et de bases soient telles que ces composés se neutralisent réciproquement : sans cela Topération ne serait point exacte.
3 109. -Supposons maintenant que l'on opère sur l'eau minérale dont on n'a extrait aucune matière , et que l'analyse qualitative y ait démontré la présence des acides carbonique et sulfurique, de l'acide cblorhydrique ou du chlore, de la chaux , de la potasse , de la soude, de la magnésie.
On commencera par déterminer la quantité d'acide carbonique et d'acide sulfurique, eu ajoutant a l'eau minsérale un mélange de chlorure de barium et d'ammoniaque, et opérant d'ailleurs, comme nous l'avons exposé précédemment (3 100); puis l'on reprendra. une nouvelle quantité d'eau, et l'on déterminera les quantités de chlore et debases,dela manière qui vient d'être indiquée.
3iio. Supposons en troisième lieu que l'eau minérale soit
composée comme la précédente, mais qu'elle contienne en outre
du fer ^ on dosera Vacidd carbomo^t:) \%£A^ %^^>ax\n^<ft «t le