DE L'ANALYSE DES EAUX MINERALES. 3T
éhloreoitràcide cUorhydrique de la même manière. Ensuite, •a séparera le fer par l'ammoniaque, après addition de sel ammoniac ; on reprendra une nouveHe quantité d'eau, on y versera un petit excès d'acide azotique pour dc-composer tous
l'on se servira de Ja liqueur filtrée pour déterminer les quantité dfiâ autres bases comme dans Teiipérlencc précédente*
8iii« Nous venons d'examiner le cas où les cauic ne coulÊtnaeiit point de sutfure ni d'acide aulfbydrique : examinons Buftiiiteiiant celui où elles «n contiennent,
i^ Il faudra déterminer lea quantités d'acide sulfhydrique ou de soufre uni à un métal alcalin , comme il a été dit (3io i )»
2* Il faudra déterminer également x^llc de Tacide carbonique par l'une des méthodes exposées (3ioo).
à*» Quand les quantités d'acide sulfhydrique et d'acide carbonique ^oront connues, on reprendra une nouvelle portion d'eau, on y versera de l'acide acétique en excès pourchasser l'acide sulfhydrique , etc. , et alors on déterminera les différens ingrédiens de l'eau à la manière 4)rdinai]pe.
Les eaux sulfureuses sont toujours très actives y et cependant quelques-unes ne contiennent que très peu de principes fixes: telles sont celles de Barèges, de Caulerets, Saint-SauvetM: (Hautes-Pyrénées), qui, par évapora tîon , laissent un résidu à peine égal à -j^rr ^^ leur poids (M. Longchamp,
julflbydrique
Eau de mer*
3i 12. — L'eau de mer peut être considérée cb«i me une véritable eau minérale-, elle a été analysée par un assez grand nombre de chimistes. Leurs expériences font voir que les sels
3 [u elle contient sont principalement des chlorures ou des suU aies de sodium, de calcium, et do magné&iutu.
MM» Bouillon-Lagrange et Vogel ont Iroavé dans loo parlies .d'^'ftu du grand Océan, puisée près de Bayonne, dans le golfe )de Gaficogne {Arin.. deCAim.^ t. i^xxxxn, p. 190) :
6el marin î>,5»o
Il^drodiloratedeiOiaguésif (Cbkinire:dciDaguéttiim]u u,35o
Sulfate de magnésie. • • • . . . . 0,57$
Carbonates do chaux et de magncsic o,o<)i>
Sulfate de chaux 0,0 1 5
Aeide oavbouique ««..«•••tf OjOsB
S80 ANALTSE CHIBfIQim.
M. Murray a retiré de loo parties d'eau de mer pnse dam
le golfe appelé Frith of Forth^ près de Leith {jinn. de Qdau
et de Phyt.y l. vi; p. 63) :
00 bien
Hydrochlorate de soude (Cklo- Chaux. •••••^••••* oyo^o
rare de sodium).. 'i470 Blagnésie.» ••«•. oytci^
Hydrocblorate de magqésie Sonde ...••• •• •••» x,SiS
(Chlorure de nagnésium). • o,3i5 Acide solforique. ••••• 0,197
Sulfate de magnésie o,a 11 Adde chloriiydrique. ••••••• 1^37
Snifisite de chaux • . 0,097
Admettant ensuite que les composés salins qui se forment dans une solution étendue doivent être ceux qui sont les plus solublés, il suppose que les 100 parties d'eau de mer qu il ja analysées contiennent :
Sel marin • • • SyvSg
H)^droch1orate de magnésie (Chlorure de magnésium). . • • o,4S6
Hydrochlorate de chaux (Chlorure de calcium), • 0,07s
Sul£ite de soude.... ••... ..•••... • d,35o
Ha reconnu, comme MM. Bouillon-Lagrange et Yogel^la présence d'un peu de gaz carbonique dans l'eau de la mer^ mais il n'y admet ni carbonate de chaux , ni carbonate de magnésie 9 parce que Tazotale de baryte y produit un précipita qui ne fait aucune effervescence avec les acides. Il pense que les carbonates proviennent de la décomposition des cbloni> res de calcium et de magnésium par la dessiccation.
M. Gay-Lussac ayant eu occasion de déterminer avec M. Despretz la densité et la quantité de sel de l'eau du grand Océan, prise sous différens degrés de latitude et de longitude, n'a observé que des différences très peu sensibles. La densité la plus petite était de 1,0272 ; la plus grande de 1,0297, ^ la densité moyenne de 1,0286 à 8^ centigr. La plus petite quantité de sel était, pour 100 parties d'eau, de 3,48 ; la plus grande de 3,77, et la moyenne de toutes les expériences, d^ 3,65.
Il semble donc, d'après cela, que les eaux du grand OcéiQDt sont à- peu-près également salées partout. En est-il de mèm# de celles des mers intérieures? Cela n'est pas probable, parce qu'en raison des localités, elles peuvent recevoir plus d'ea^ qu elles n'en perdent, ou en perare plus qu'elles n'en reçois Vent {f^ojr. pour plus de détails, le Mémoire de M. Gay- Lussac, uinn. de Cnim, et de Phyà.j t. vi, p. 426.)
A ces observations, nous devrions joindre celles que le docteur Marcet a consignées dans un Mémoire qui a pour titre : « sur la Pesanteur spccifique et la Température des eauM de la
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mer dans différentes parties de F Océan et dans des mers parti'ctdièreSy avec quelques détails sur la proportion des substances salines que ces eaux contiennent.» Mais ces obseryaty>us ëtant nombreuses, nous renverrons nos lecteurs au Mémoire même» dont un extrait étendu a paru dans les Annales de Chimie et de Physique^ X. xii « p. agS. Nous nous contenterons de dire que ce chimiste admet queSoo parties d'eau recueillie aumiliea clp rOcéan atlantique nord contiennent-:
Sel marin ••«••••• •••• iSp,3o
• Sulfate de soude • » ,33
Hydrochlorate de chaux (Chlorure de calcium). . • . . • 6 tCi6 Hydrodilorate de magnésie (Chlorure de magnésium). % ,577
Indépendamment des ingrédiens précédens, les eaux de la mer renferment, d'après le docteur WoUaston, une petite
anantité de potasse, provenant sans doute de la décomposition es plantes charriées dans la mer par les fleuves. Cette quantité est moindre que ~^ Le docteur WoUaston b croit combinée à l'acide sulfurique. On découvre facilement la potasse en faisant réduire l'eau de mer à ~ et y versant du chlorure de platine : ce sel détermine tout de suite un précipité qui renferme le métal alcalin. [Arm. de Chim. et de Phys.^ t. xii^ p. 3i3.)
' Il ne faut point perdre de vue qu'il existe aussi dans kt eaux de la mer des traces d'iodures, et de très petites quantités dé bromures.
Enfin , suivant M. Hess, les eaux de la mer d'Okhotsk contiendraient du chlorure d'aluminium. Il ferait même un p^u plus des ~T d^s sels qu'on en Retire.