‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 122 sur 164 · DE L'ANALTSK* DES HA11R&B8 ORGANIQUES · texte numérisé non relu

DE L'ANALTSK* DES HA11R&B8 ORGANIQUES

îmtaSntanémeiit, et sera transformëe en eau ^ en acide carbonique et en azote (dans le cas oùeUe est azotëe); ces gaz seront recueillis sur le meffciire*» avec l!ozigène excédant, par le pe^t tube latéral.

%it6. Pour exécuter facilement cette op<$ratioïi , on conçoit ^'il est nécessaire que la matière se détache tout entière de la cavité et tombeau fond du tube ? à cet effet, on la met en petites boulettes, comme il s<.'ra dit tout^à'-riieure (&). On ooBçoît également qu^il estrnécessoire de rechercher quelle est la quantité de chlorate convenable pour brûler complètement la substance organique : îLfautmâme , afiu' d-'étre assuré d'une combustion' complète , avoir la précaution d'en employer au moins moitié plus que cette substance n?en exige, pourvu qu'elle ne soit point azotée; mais si elle l'était, un excès de chlorate dcmneraitlieu à une production d'acide hjpo»a2ottqne plus ou moins^ abondante, ce qui rendrait l'analyse inexocte.(â)

3 117* De toutes les recherches qui doivent prcktéiler l'opération, la plus importante à faire est évidemment l'analyse du.QliIoraie qu'on emplcne. Il doit èiv& fondu et pulvérisé, pour que toutes les parties en soient' homogènes ^< puis analysé par le procode indiqué pour les oxtdosjnëlatUques aisément nâductibks par la ohaleui*. 14 convient d^eti préparer jirla-fois une masse assez considérable, afin- de pouvoir fxiire un grand nombre d'analyses-cirganiques' sans être obligé d'en ohaiiger,

3ii8. Tout cela étant bien coneu^ il sera facile d- entendre comment on peut faiœPanalyse d'une substanceorganique avec le chlorate de potasse. On broie cette substance sur un porjijîbyre avec le plus grand soin ^ on y brcie-égalementle chlorate^ on pèse avec une balance tcès sensible des quantités de l'une et de l'autre desséehés au degré de Teau bouillante , oit ttiâme à. une température plus 4^evée von les mêle intimement, afin que les pertes <pii poorcuient ensuite avoir lieu , por-

(i) Il faut BécessAÎrement donner la forme de boulettes au mélange de eUerate et de snt>8tance Tégéiale ou animale : si ce mélange était en poudre , il conli^ctcrak unejorte d^adhérenee atec les parois defs caTÎté pratiquée dans la clef, et il serait diCfieile de Vea détacher; d'ailleofSy il «*en introduirait entre la douille elFemèmeet la clef, lesg(iteraitruneet Taulre, et les- mettrait bienléi bons de service. Enfin, en tombantdans le tube de Terre, il y en aurait une portion qui s'attacherait aux parois de ce tube, et ne s'y décomposerait qu'imparfaitement , à cause du peu et dialeur à laquelle eUe sentit exporae.

(») On troaTe ànilemciit quelles sont les proportioas dv eMorale et de sobstancé erganique qu*on doit employer , en faisant différens mélanges pukéruleos de ces coups, et les projetant dans un tube d« verre xlont Textiémilé est presque chauffée Su rougé» Tant que le résidu de la combustion n'est pai blanc, c^est une preuve qae h qaaaiité ds ebiprate n^est point asses grande.

3S4 ANALYSE CHI1IIQU& .

tant sur des quantités proportionnelles de snbstundl n'aient aucune influence sur l'exactitude des humecte le mélange , en y ajoutant de l'eau remuant avec la lame d'un couteau flexible, i former une pâte ferme ; on le moule eu cylindres, eti tage ces cylindres en petites portions, qu'on anonditi doigts, en forme de petites boules, et qu'on lamineai point de dessiccation que les matières primitivei.

Le mélange réduit en pâte se moule dans un petit < creux de laiton : ce cylindre doit avoir au plus 2^ diamètre intérieur , et peut être plus ou moms long;! être tranchant d'un côté; quand on veut é'ensenir,! tient verticalement, et on en applique le trancliaiit m peu de force sur la pâte qu'on a aplatie avec le coutctt:! pâte passe dans le cylindre , et lorsqu'il en omtientai faire trois à quatre boulettes, on l'en fait sortir avec de même diamètre que le trou cylindrique. Si la pâte 1 trop ferme , on la ramollit ; et si le cylindre creux s^ai on le nettoie avec la tige et de l'eau. ( Korez pLsoJ ce cylindre et cette tige. A représente la tige seuk, etli sente la tige enfoncée dans le cylindre.)

3119. Lorsque ces diverses opérations sont £ûl0|î s'agit plus, pour terminer l'analyse, que de déGompuB ccrtainequantitéde chlorate et de substance organicned lattes, dans l'appareil que l'on a décrit précédemiiieBt}i cueillir tous les gaz provenant de cette décompositioB,! mesurer, et de les séparer les uns des autres : c'est à qM {>arvieDt comme on va le dire.

10 On commence par graisser la clef du robinet, ne fuie pas; on se sert à cet effet d'un mélange dei^ d'huile, on le fait fondre, et on en met seulement on gouttes sur la clef; ensuite on la tourne dans la dooilte^J rulève tout ce qui peut être au fond de la cavité ou inê*| tour des bords.

2^ On fait un trou au milieu d'une brique, et onji le Jlube de verre AA^ jusqu'au petit tube latéral BW\ e dune part , on pose les deux extrémités de cette bri^j ueux petits murs parallèles élevés sur une table aupris'l iuve ;\ UK-rcure, hauts à-peu-près comme cette cavc,«l^ tdiiii Tuu de Tautre d'environ o"", i5 5 et , d'une autre 1 Oïl ap|mi^ IVxtrémité inférieure du tube A A' suriinïl Ai^ fer (j , qu'un soutient en la faisant pénétrer dansleii lîieincs.

:>" On fiit plonger le petit tube latéral BB* dansh' mercure , et ou pUce une ^utre la brique et d^

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pter qu'il ne s'échauffe pas , après avoir toutefois assujcti. le tube A A dans la brique avec du lut de terre infusîble.

4« On met peu-à-peu des cliarbor.s ronges sur la grille et atltour de rextrcmité inférieure du tube AA'\ on met en même teïnps de la glace dans la petite capsule de laiton FF\ pour empêcher que la graisse du robinet ne fonde et qu'il ne fuie 5 cAsuite on met sous la grille G et au-dessous du tube AA'^ une latnpe à esprit-de-vin HH'; bientôt la partie inférieure de ce tobe approche de la chaleur rouge-obscur ; alors on engage Pcxtrémîté du tube recourbé BB* sous une petite éprouvette pleine de mercure , et on fait tomber successivement dans le tube AA*^ au moyen du robinet, un certain nombre de boulettes qu'il est inutile de peser. Chaque boulette s'enflamme pi<esque aussitôt qu'elle est tombée , et donne lieu à un dégagement subit et assez considérable de gaz :. par ce moyen, on chasse tout l'air de l'appareil, et on le remplace par un gaz absolument identique avec celui qui doit rester à la fin de rexpérience, de sorte qu'il y a compensation exacte , et qu'on ll*à pas besoin do recueillir celui-ci.

5® Lorsqu'on a décomposé die cette manière une yingtaîne de boulettes dans le tube AA*^ on incline la brique de manière à enfoncer davantage le tube recourbé dans le mercure; .'on enlève l'éprouvette où l'on a reçu en partie le gaz provenant de ces vingt boulettes , et l'on y substitue un flacon plein de mercure et bien jaugé. On soutient ce flacon sur une planche qui doit être percée d'un trou oblong: autrement on ris- > Suerait de casser le tube en voulant rintroduire dans le flacon, 'antant plus que , pour ne point perdre de gaz , il est nécessaire qu'il s'élève jusqu'au-dessus du goulot du flacon.

& L'appareil étant ainsi disposé, on pèse, à un demi-milligramme près, le petit flacon dans lequel on a mis les boulettes qu'il s'agit • de décomposer, si toutefois , pour ne point perdre de temps , on n'a pas eu le soin d'en prendre le poids d'avance. On verse plus ou moins de ces boulettes dans une sorte de main en laiton, pi. ao, fig. 2, et on les fait tomber avec une petite tige courbe l'une après l'autre dans le tube AA^^ jusqu'à ce que le flacon soit plein de gaz. \Voyez cette tige, pi. 20 , fig. 3 : elle est vue de face en A et de côté en £). Â cette époque, on dégage le tube de ce flacon, on l'engage sous un autre 3 on pèse de nouveau le petit flacon et toutes les boulettes restantes , et on recommence l'opération , etc. Si tous les flacons dans lesquels on recueille les gaz ont la même capacité , ils seront remplis de gaz par des poids égaux de mélange , et si l'on examine ces gaz , on les trouvera

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%S6 ÀJXXLTSE CHIMIQÇK

parfaitement identiques : dans tous les cas , on note MCSC{;caQ]i soin le thermomètre et le baromètre.

jtq Ou doit tenir le tube, pendant toule Topera tion, an pins haut degré de chaleur qu'il peut supporter sans se fondre, aûn que les gaz ne conllenncnt point ou contiennent le moins possible de gaz carbure d'hydrogène ou d'oxîde de carbone.Dans tous les cas , qn doit en faire l'anal^^ç. sur le nu^rcui^ç : c'est une épreuve à laquelle il est indispensable de les soumettre. On opère sur 200 parties du gaz obtenu ; on y ajoute environ 40 parties de gaz hydrogène 5 on fait passer ce mélange dans un euiliomètre à mercure, et on y porte une étincelle électrique. Le gaz hydrogène qu'on a ajouté brûle au moyen de Toxigènc qui est en excès dans le gaz qu'on a recueilli , et il est évident que si ce gaz contenait quelques portions de carbure d'hydrogène ou d*o^do de carbone, elles brûleraient aussi. Apres que la corabui>'lion a eu lieu, on mesure le résidu , et on voit de cette manière si les gaz contenaient du carbure d'hydrogène ou de Toxidc de carbone : en effet, supposons qu'Os n'en contiennent pas , l'absorption sera d'une fois et demie le voluHnî du gaz hydrogène employé •, elle sera au contraire plus forte S'ils en contiennent, et d'autant plus forte qu'ils en contiendront davantage. Dans tous les cas, on absorbe l'acide carbonicjue par la potasse et l'eau, et on s'assure si le gaz qui n'est j»oiiit absorbé n'est que de Toxigène pur, ou combien il en contient : on conclut de là , d'une manière précise, le rapport du gaz acide carbonique, dcl'oxigène, et de l'azote, s'il y en a , dont est composé le gaz recueilli.

3 1 20. On a donc ainsi toutes les données nécessaires pour conjiatlre l;i proportion des ])riTicipes de la substance organique 5 on sait condjienon ii biûlé de cette substance, puisqu'on en a le poidcjù I deiiîi-milligramme près; on sait combien il a fallu d'oxi{^èrje pour la transformer en eau et en acide carbonique, pui&ijue ]i\ quantité en est donnée par la différence qni existe entre celle qui est (contenue dans le clilorate de potasse , et celle qui est mêlée avec les gaz ; enfin , on cait combien il s'est formé d'acide carbonique , combien il y a eu d'azote dev libre^ et on calcule combien il a dû se former d'eau.

Analj'se des matières organiques par le hi-oxide de cuivre.

3 121. L'un des auteurs de la méthode d'analyse qui vient d'éire décrite , M. Gay-Lussac, a substitué au chlorate de potasse le bi-oxide de cuivre , pour efiectucr la combustion de la substance organique. Cette opération devient alors susceptible d'être exécutée dans un appareil d'une construction très facile. Le procédé que nous allons décrire est celui auquel on

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donne gAiëralement la préférence aujourdTiuî , et auquel on a*cst arrêté après diverses moflîficalions , dont les principales acmt celles de M, Liebig pour le dosage du carbone, et celles ^ M. Dumas pour le dosage de l'azote. Le principe sur lequel îl repose est le même que celui de la me'thode précédente ; maïs la manière d opérer est différente, La quantité d'hy- Ax)gène se dé<luit du poids de l'eau formée , que l'on recueille ddns du chlorure de calcium ; celle du carbone , du poids de • Tacide carbonique obtenu , que l'on absorbe par une dissolution de potasse caustique*, celle de l'azote-, de la mesure de son volume : l'oxigène est évalué par lia perte.

3 1 2 2 . Analyse (Vune matière organique non azotée. — L'an* pareil dont on fait usage est représenté pi. 2o,£]g. la. Le tube a est en verre vert ; c'est dans son intérieur qu'a lieu la décomposition de la matière organique par l'oxi de de cuivre. Il a de lo à 1 2 millimètres de dianiètre et de 4o à 5o centim. de longueur. L'une de ses extrémités est fermée, et tirée en pointe ^vant Taxe du tube , ou bien encore relevée à environ 45 degrés. L'autre est ouverte , et doit avoir son arête intérieure abattue avec une lime , afin de ne point déchirer le bouchon 4jue l'on y adapte, pour joindre au tube a le tubei. Celui-ci, dont le milieu présente deux boules remplies de fragmens de chlorure de calcium , communique lui-même avec un autre n cp o contenant une dissolution dépotasse caustique à 4o** de l'aréomètre de Baume. Les trois boules inférieures ont pout objet de prolonger le contact de la dissolution alcaline avec les gaz qui la traversent, et d'assurer par là l'absorption totale de l'acide carbonique. Les deux boules latérales servent à empêcher le liquide d'être porté au dehors, ca offrant un espace • assez grand pour permettre aux bulles de gaz de se dc-gager sans pousser de liquide devant elles. La jonction du tube à potasse et du tubt? à chlorure de calcium est établie par l'intermédiaire d'un tuyau de caoutchouc. Le même moyen est mis en usage pour réunir le tube à potasse avec un dernier tube r, par lequel on aspire, à la fin de l'expérience, après avoir cassé la pointe du tube à combustion, afin d'entraîner les vapeurs aqueuses dans le chlorure de calcium et le gaz carbonique dans la potasse, au moyen du courant d'air ainsi établi.

3 123. Avant d'introduire dans le tube à combustion a la substance'à analyser et l'oxide de cuivre, il est nécessaire de chasser l'humidité déposéç à sa surface intérieure : c'est ce que l'on fait en le chauflant, et y insufflant de l'air au moyen d'un soufflet dont on prolonge la douille avec un tube de verre joint par un tuyau de caoutchouc. Il est pareillement indispensable de n'employer que de l'oxide de cuivre h\ew?»^^,^^^^:t

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cela, on doit le prendre à une tempdratui^ d'environ zoo* oa^ m^me supc^rieiire , à moti^ que la substance organique ne puisse s^ailcrcr ou se volatiliser à ce degré de chaleur. Dans ce . dernier cas , il faut dessdchcr Foxide dans le vide , à côté d^un vase contenant de Tacide sulfurique, et éviter ensuite autant que possible de le laisser expodé au contact de Pair.

Les mêmes précautions doivent être prises à l'égard de la tournure de cuivre grillée , dont on fait ordinairement usage concurremment avec Toxide de ce métal , pour diviser sa masse et la rendre moins compacte. Sans cette addition , les gaz ne trouveraient qu'un passage difficile, et pourraient projeter hors du tube une partie des matières qui s'opposeraient à leur dégagement. Cette tournure grillée a d'ailleurs l'avantage, tout en facilitant leur issue , de présenter une surface oxidéci qui agit comme l'oxide pulvérulent.

3 124* Lsi manière d'introduire dans le tube le composé à analyser varie suivant sa nature. Mais dans tous les cas , pour l'empêcher de tomber jusqu'à la partie effilée , où il serait difficile ou même impossible de le chauffer convenablement sans s'exposer à fondre le verre, il faut d'abord placer à cette extrémité une couche d'environ 4 centim. d'oxide de cuivre mélangé de tournure oxidée.

Cela fait, si la matière organique est solide.et peu volatile, on la broie , après l'avoir d(isscchée et pesée , sans lui laisser le temps d'absorber de l'humidité, dans un mortier sec et chaud, avec de l'oxide de cuivre , en évitant de porter l'baîeine sur le tout. Plus l'oxide est ténu , et mieux il convient en général. Cependant, avec un composé très hydrogéné, un oxide très divisé donnerait lieu à une combustion trop vive et difficile à modérer. Il convient alors d^employer celui que donne en brûlant le résidu de la distillation du verdet ou du vert de gris, ou bien celui que l'on obtient en oxidant du cuivre en tournures ou en limaille dans la mouffle d'un fourneau de coupelle , détachant du métal la couche oxidée à coups de pilon dans un mortier, et séparant la poudre la plus fine à l'aide d'un tamis très serré. Dans les circonstances ordinaires, l'oxide provenant de la décomposition de l'azotate de cuivre |)ar le feu mérite la préférence, en raison de sa ténuité. Si , au i:este, on voulait le rendre plus cohérent et plus difficile à rédui* i^, il suffirait de le soumettre à une chaleur rouge prolongée.

Ce n'est qu'après avoir opéré un mélange bien intime de l'oxide et delà substance à analyser, qu'il faut ajouter la tourtiure de cuivre grillée. Le tout est ensuite introduit dans le tube , et doit y occuper un espace de 5 à 6 centimètres. Enfin l'on achève de remplir ce tube jusqu'à environ 3 centime-

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