‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 124 sur 164 · DE L'ANALYSE DES MATIÈRES ORGANIQUES, 59S · texte numérisé non relu

DE L'ANALYSE DES MATIÈRES ORGANIQUES, 59S

qo.elle le mercure s'est élevé, et on abandonne pendant un quart d'heure l'appareil à lui-même: si les jointures ne laissent aucune îs5ue à l'air, le mercure se maintient au même niveau ; on pro«cède alors à l'expérience , en expulsait d'abord par un courant 'de gaz carbonique la petite quantité d'air atmor^pliéri que qui n'a

Eu être enlevé par la pompe. On y parvient en chauffant avec la Lmpe à alcool une partie du carbonate de plomb contenu dans Iç tube.La quantité de gaz carbonique produit doit être au moins de 5o centimètres, et peut être portée, pour plus de certitude desuci» ces, jusqu'à 200 ou 3oo cent, cubes ou même au-delà. Un abon-dant dégagement de ce gaz suppléerait au besoin à l'efflet de la pQjnpe et dispenserait de son emploi. Dans tous les cas, il est utile , afin de se guider sur le temps pendant lequel il convient de prolonger son dégagement , de le recueillir pour juger approximativement de son volume ou pour vérifier sa puretés L'appareil étant purgé d air, l'on procède comme il a été dit , à la décomposition de la matière organique , en condui«sant les gaz qui en résultent dans ime cloche graduée , placée aur la petite cuve à mercure et contenant de 3o à 4o centim&r tres cubes . de dissolution concentrée de potasse caustique* Lorsque la combustion parait terminée , on ajoute peu-àpeu quelques charbons du côté de l'extrémité fermée d^^ tube. Par ce moyen , les vapeurs qui avaient pu se condenser dans cette partie se volatilisent et vont se brûler à leur tour. Enfin , on chauffe le carbonate de plomb, de manière à dégager pendant 10 à i5 minutes du gaz carbonique

Sur, qui achève d'entraîner l'azote dans la cloche grao uée. L'acide carbonique est en grande partie dissous im«- Aiédiatement par la liqueur alcaline , et l'absorption de ce qui en reste est facilitée par une agitation prolongée. Quand il ne se manifeste plus aucune diminution dans le volume di^ gaz renfermé dans la cloche , il faut la transporter dans un^ autre plus grande, renversée et remplie d eau, puis mesurer soî>gneusemcnt Tazote^ on tiendra compte d'ailleurs des indica«> tiens du thermomètre et du baromètre. Au moyen de ce^ données , et en ayant égard à la vapeur aqueuse contenue dai^s ~ • le-gaz, il sera facile d'en calculer le poids.

3i3a. Si, dans cette expérience , la décomposition que l'o^ ae proposait d'effectuer ne l'était point complètement , ot^ le reconnaîtrait presque toujours à l'un des signes suivans)» L'ammoniaque, s'il s^en produisait \ communiquerait à l'eau condensée à l'entrée du tube à combustion la propriété de ratmener au bleu le papier de tournesol rougi , et de colorer en rouge*brun le papier de curcuma. En laissant entrer un peu 4'air dans le gaz mesuré , U bi-ox\de d'a2AV(^^^")\^tiivvrà^>^

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se manifesterait par \vs vapeurs rutilantes d'acide byp<HM-

de rhydrogène, de faire détoner le tout, et d'obseirer tf^il 3'est formé de l'acide carbonique»

Jtnal/se des matières organiques qui renferment des élémens autres que le carbone^ F hydrogène^ toxigene et V azote.

3i33. Matières organiques sulfurées et phosphorées. — Qofilques matières organiques renferment du soufre et du phei« pbore dans leur composition, comme par exemple les matièfGs grasses du cerveau , Tessence de moutarde , etc. La présence de ces élémens ne nécessite aucune modification dans Topération qui a pour objet la détermination de l'azote. Le phosphore fieul n'en exigerait même aucune dans l'opération qui sert aa dosage du carbone et de T hydrogène \ mais le soufre , selon quelques chimistes, donnerait lieu à du gaz sulfureux, qui s^ajouterait à l'acide carbonique. Ils regardent donc cônune nécessaire de faire suivre le tube à chlorure de calcium, par un autre contenant un mélange de bi-oxide de plomb et de borax concassé. Celle précaution ne paraît pas indispensable, la formation du gaz sulfureux étant presque toujours insensible; cependant on fait bien de la prendre.

La détermination du soufre et du phosphore n'offre d'ailleurs aucune difficulté •, ils sont amenés à l'état d'acides sulfiiriquG et phosphoriqiic, soit par l'ébullition avec l'acide azotique ou l'eau régaio , soit par la détonation avec le nitre. Cette dernière opération s'exécute en mêlant intimement une partie de matière organique, avec 5 ou 6 parties de nitre, autant de carbonate de soude , et i5 on 20 parties de sel marin fondu, et projetant le tout par portions dans une capsule ou on creuset chauffé au rouge. Le produit qui en résulte est dissous dans l'eau et sursaturé par l'acide chlorhydrique.

L'acide sulfurique est ensuite précipité par le chlorure de barium auquel il faut ajouter Ae l'acide chlorhydrique , si la liqueur renferme en outre de l'acide phosphorique , et n'est pas déjà très acide. Le sulfate de baryte qui se dépose , recueilli sur un filtre , lavé , calciné et pesé , sert à faire connaître le poids du soufre, qui y entre pour les o, 1 38o.

3i34« Si le phosphore n'était point accompagné de soufre, et si l'acide azotique brûlait complètement la matière organique phosphorée , il sufiirait d'évaporer sur un poids connu de protoxide de plomb pur la liqueur résultant de l'action de cet acide f de calciner le résidu au touç^fe u%\^^«»X^ ^\. d» k çcser

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