DE L'ANALYSE DES MATIÈRES ORGANIQUES
Fenfalty par exemple, pour les sels d'argent. La calcination s'affi^Uie dans un petit creuset de porcelaine.
%^ Le dosage de Teau d'un sel hydraté qui peut être vapo* risée par l'un des procédés ordinaires de dessiccation , se dédoil de la perte de poids qui en résulte ; mais lorsqu'elle résiste , k ces épreuves sans se dégager , il faut , pour en évaluer la ouantîté, déterminer le rapport du carbone à l'oxigène et à liiydrogène existant dans le sfl, et le comparer au rapposrt d/tns lequell'acide anhydre renferme les mêmes élémens* Lea quantités doxigèneet d'hydrogène en excès dans le premier de ces deux cas, constituerout évidemment Teau con«tenue dans le sel analysé.
3* L'analyse d'une matière organique combinée à un oxide métallique s'exécute exactement comme si elle était isolée-, et quand l'oxide appartient à Tune des cinq dernières sections, il e3t inutile den tenir compte, si ce n'est pour soustraire son poids du poids total afin de connaître celui de la matière oi^anique que l'on analyse. Il ne faut pas oublier que l'eau, quand il y en a , se trouve toujours comprise avec la substance organique , ainsi que nous Tavons dit tout-à-lheure. Mais lorsque l'oxide est alcalin, il relient de l'acide carbonique dont il faut calculer la quantité pour l'ajouter à celle de l'acide que l'on recueille dans la potasse. Cette correction est toujours délicate. Avec la chaux, on ne peut rien avoir de régulier ni d'exact. Avec le baryte, la potasse ou la soude , ou peut généralement admettre, k cause de Fiiiiluencc de l'oxide de cuivre sur l'alcali, que le résidu conslslc en carbonate bil>a«ique.
3i4o. Combinat som des matières organiqnas avec /es acides minéraux et organiques, — Si le sel est neutre aux papiers réactifs , et la base du sel , alcaline , la composition du produit se déterminera aisément par synthèse , en ajoutant peuà-peu, à Qn poids connu de la base dissoute ou délayée dans l'eau, l'acide en un état de dilution également connu, jusqu'à ce quelle soit neutralisé , et tenant compte delà quantité ajoutée. Lorsque l'acide est volatil, on peut évaluer le rapport dans lequel il s'unit avec la base , en suivant , après avoir desséché celle-ci, la marche indiquée pour reconnaître la composition des combinaisons ammoniacales (3i38). Mais pour éviter qu'il n'y ait de l'acide retenu dans les pores du composé, il yaut beaucoup mieux, s'il peut résister à l'action de la chaleur, placer la base dans une boule soufflée au milieu d'un tube de verre, que l'on pèse , que l'on fait communiquer de chaque côté avec un tube contenant du chlorure de calcium , et dans lequel on dirige un courant de gaz acide ^
en lui faisant traverser le chlorure pour le dessccber* Ce deg»» gcmcrtt doit durer environ une heure, pendant laquelle ilfaal chauffer la boule à loo®, et la secouer cfe temps en temps , afin de changer les surfaces de contact de l'acide et de la base» Après quoi^ soufflant de l'air à la place du gaz acide, on en expulse Texcès , et l'on détermine l'augmentation de poidi qu a éprouvée la base.
Dans le cas où Tacide uni à la base organique produit un compose fixe avec l'oxide de plomb, on pourrait en apprécier la quantité en détruisant le sel par la calunation avec cet oxide dans une petite capsule de porcelaine, et ramenant à l'état d'oxide par Tacide azotique le plomb réduit dans le cours de l'expérience. Mais le plus souvent, c'est à la voie des doubles décompositions que Ton a recours pour le dosage de l'adde dans ces sortes de sels, surtout dans les sulfates et les chlorhydrates. Le chlorure de barium et l'azotate d'argent sont ks réactifs dont on fait usage pour ces derniers.
L'analyse d'une base organique combinée avec l'acide cher* hydrique, l'acide phosphorique, etc., s'exécute par les procédés mis en usage quand elle est libre. Si elle est à l'état de sulfate, il faut de plus employer le bi-oxide de plomb et le borax, comme il a été dit (!>io3).
3x42. Enfin lorsqu'elle est combinée avec un acide «qui lui-même est de nature organique, ou formé des ëiéjnens qui constituent les matières organiques, comme par exemple l'a* cide azotique, il faut soumettre le composé à l'analyse par la méthode ordinaire, chercher la formule qui lui convient en n'envisageant que sa composition élémentaire, puis la décomposer en les formules de Tacide, de la base et de l'eau, si Ce corps en fait aussi partie constituante, ce qui pourra arriver. Lorsqu'un seul des composans du sel est azoté, la chose devient très facile. Il suffit de calculer les quantités de carbone ui se trouvent avec une même quantité d'azote dans le sel| 'une part, et dans le composant azoté du sel, de l'autrCi puis de retrancher ces deux quantités l'une de l'autre. Là différence constitue la quantité de carbone appartenant an composé non azoté.