‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 128 sur 164 · POISONS MINÉRAUX · texte numérisé non relu

POISONS MINÉRAUX

duite par le contact de sulfates solubles. Si cet effet avait ea lieu, il faudrait, avant d'employer Facide azotique, faire bouillir une solution concentrée de carbonate de ])0(asse oa de soude avec le produit incinéré , puis le laver jusqu'à ce

aae Peau de lavage ne précipitât plus par les sels de baryte ou e.plomb. Par ce moyen, le métal recherché, amené à l'état de carbonate, se dissoudrait sans difficulté dans l'acide azotique

par.

La liqueur qui renfermera l'azotate devra avoir une*saveur douceâtre , précipiter en blanc par les sulfates et en noir par Tacide sulfhydrique ou les sulfures , et donner lieu avec les alcalis caustiques ou carbonates à un dépôt blanc, soluble dans vn excès de potasse ou de soude, qui présentera au chalumeau les caractères indiqués (3o34)-

Snjp. Poisons mercurieb. — Après le traitement par l'acide azotique effectué comme il a été dit (i346), la liqueur sera étendue d'eau et filtrée ; elle renfermera le mercure à l'état d'azotate de bi-oxide. Pour l'y découvrir , ce qu'il y a de mieux à faire , c'est de saturer presque complètement la liqueur par l'ammoniaque, et d'y plonger un tout petit barleanou une toute petite lame de cuivre poli. Il se déposera aor la surface du cuivre, une couche de mercure qui la blanchira, et dont on pourra s<^parer par le frottement de petits l^obules liquides, à moins que la quantité de ce métal ne soit eKtrémement faible* Dans tous les cas , le cuivre reprendra sa couleur naturelle par l'action de la chaleur qui volatilise le mercure. Ce dernier caractère ne doit pas être regardé comme snflGbant. On ne peut prononcer avec certitude qu'après avoir reconnu le mercure coulant.

3i 5o. Poisons arsenicaux. — Pour reconnaître un poison arsenical mélangé à des matières organiques, il faut commencer par faire agir sur le tout l'acide azotique(3i46); concentrer ensuite le liquide acide de manière à le réduire à un petit volume , le dëcanter dans une capsule, le neutraliser par du carbonate de potasse, l'évaporer à siccité, dessécher le résidu, et le projeter par

Ertion dans un creuset d'argent incandescent. Par ce moyen, 1 composés organiques indestructibles par l'acide azotique, et dont il se forme toujours une petite quantité dans cette sorte de traitement , tels que l'acide picrique, etc. , sont eux-mêmes détiuits par l'azotate de potasse , résultant de l'action du carbonate de cette base sur l'acide azotique : la quantité d'azotate aiiifii produit est ordinairement suffisante \ si elle ne l'était pas , il faudrait en ajouter assez pour qu'il y en eût un excès* Après quoi, l'on fait bouillir de Teau avec la masse restante, on filtre la liqueur, on la neutralise par Tacidc azotique ou acétl-

466 ANALTftE QnMIQUEé

que , ou la concentre, et Ton y Yerse pen-à-pen de l'aoArti h"-

u jft

très petit filtre, lavé aycc le moins d'eau possible , et des- p «ccbé. On le place ensuite dans une petite cornue tit- |fl bulce, au col de laquelle est adapté un tube de verre qâ h se t(.Tmiue par une partie effilée , précédée d'une book Id fiouiHée à la lampe. Cette boule est entourée de glace ou d'mi l' linge mouillé d'eau très froide , et la cornue est mise en coiif f munication par sa tubulure , avec un appareil d'où se dégage ixn courant très lent d'hydrogène sec. La cornue étant remplie de ce gaz , on la chauffe peu-à-peu à la lampe à esprit-de-vin jusqu'au rouge. L'arsenic se ré(luit,sevolatilise dansle courant de gaz , et va se condenser dans la boule refroidie en un anneau brillant.

Exposé à une douce chaleur, le métal répandra Podeur allia: ée qui le caractérise^ chauffé au milieu du gaz oxigène, dans une petite cloche courbe, à la lampe à esprit-de«-vin, sot le mercure , il prendra bientôt feu , et se transformera en acide arscnicux , blanc , et peu soluble dans l'eau. Cet adde, décomposé par l'acide sultliydrique , produira un sulfnre jaune, et, après avoir été uni à la potasse , il donnera avec le sulfate de cuivre un précipité vert. A ces signes, on peut sans crainte affirmer la présence d'un composé arsenical dans le produit essayé. Ils apparaissent, pour peu que la matière contienne de l'arsenic.

Au lieu d'aci'tate de plomb , on peut aussi se servir avec beaucoup de succès d'eau de chaux. Il en résulte de Tarseniate de chaux, qu'il fiut rassembler en faisant au besoin chauffer la liqueur, et recueillir sur un filtre. Dès qu'il est desséché, on le mêle avec du charbon récemment rougi, et cm l'introduit au fond d'un petit tube bouché par un bout et effilé près de là. Le mélange, chauffé d'abord légèrement à la lampe à alcool, afin de chasser Thumidité qu'il a pu absorber, doit ensuite être exposé à la flamme du chalumeau jusqu'à ce que le verre commence à se fondre. L'arsenic est alors réduit, et se dépose dans la partie effilée , où il est extrêmement facile d'en reconnaître les plus petites quantités.

3i5i. Poisons antimoniaux, — La volatilité de l'oxide d'antimoine , et de l'antimoine lui-môme dans un courant de gaz, ^'oppose à l'emploi de la calcination , dans 1» recherche d'un poison antimonial, et oblige de recourir à celui de l'acide azotique et de l'azotate de potasse , comme pour la recherche des poisons arsenicaux. Gela fait , il faudra chauffer la matièii

POISOKS ORGANIQUES. Wï

dMtmte aV6C de l'aoide clilorhyârique , chasaer la majâfnre

Sirtie de Texcès ^cl acide par l'^aporatian , ajouter un peu eau 9 ffiltrer la liqueur, et la 60umeltre à un courant de gar «uOThydrique; il se déposera un 8ul£ure rouge-orangë, aisémegat Tusîble , se changeant par la fusion en une masse noire , brU» lante et rayoQn«e ^ et se réduisant, à l'aide de la chaleur, dans vn courant d'hydrogène. Le métal qui en proviendra sera cassant; l'acide azotique le transformera en une poudre blanche, insoluble dans cet acide, soluble dans l'acide chlorhydrique, et susceptible de s'en séparer en étendant la dissolution d'une grande quantité d'eau.

Page 1