‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 129 sur 164 · ARTICLE III · texte numérisé non relu

ARTICLE III

Poisons organiques.

3x52. Il n'en est pas des poisons organiques comme de» poisons minéraux. Tandis que ceux-ci sont faciles à reconnaître à petites doses , la présence de ceux-là est au contraire très difficile à constater. Souvent môme , il faut le dire , le problème analytique devient impossible à résoudre ; c'est ce qui aurait lieu , par exemple , si l'on donnait la mort à un animal , en portant dans le système de la circulation un peu de strychnine au moyen d'une lancette, etc. Aussi les divers essais en ce genre laissent-ils beaucoup à désirer.

jicide cyanhy (trique. — Nous avons indiqué ( tom. iv , p. 187) le moyen i[u'a proposé M. Lassaignc , pour le reconnaître au milieu de beaucoup d'autres matières 5 il le» distille, et il assure qu'il est possible de découvrir dans la lioiieur distillée tt.t. de cet acide. Mais pour que la conviction rat complète, il faudrait que le liquide distillé pût produire du bleu de Prusse avec les sels de fer en partie peroxidés.

Bases organiques vénéneuses» — M. Lassaigne a publié dans les jinn. de Chim. et de Phj'S, des recherches sur la possibilité de reconnaître de petites quantités d'acétate de morphine y chez les animaux empoisonnés par ce sel. Il isole le composé yënëneux à l'aide de traite mens par l'eau et l'alcool. ( P^oy» les^ Ann.^ t. XXV, p. 102.)

M. O. Henry a indiqué le tannin pour découvrir la présence d'une base végétale quelconque dans un mélange de matières organiques. Il faut d'abord faire agir sur la masse totale de Feau acidulée par l'acide sulfurique , puis filtrer la liqueur ,. la neutraliser, et y ajouter de l'acide tannique. Il en résulte un tannate insoluble ^ qui doit être recueilli sus uxl ^Ux^^

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