‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 13 sur 164 · Partie corticale de Vipécacuanha gris. De Cîpécacuanha blanc · texte numérisé non relu

Partie corticale de Vipécacuanha gris. De Cîpécacuanha blanc

émétine.,... 14. •• ^

Gomme x6 35

Matière grasse a

Matière végéto-animale » «...•.... t

Amidon x8

Ligneux ••• 48 •• ^7

Pcrt« a .....a 3

1703. Racine dujatroplia manioc. — Celte racine est pivotante , pèse de 8 à 1 3 kilogrammes , contient beaucoup d anfiidon , et appartient à un petit arbrisseau que l'on cultive en Amérique. C'est avec elle qu'une partie des habitana àaliou-

veau- Monde prépare le pain dont ils se nourrissent. Acet effet, ils la pèlent y l'enferment dans un sac d'écorce , fixé par* le haut à un support , et portant à sa partie inférieure un seau destiné à exercer , par son poids , une pression sur le sac, et à recevoir en même temps le suc trouble qui en découle. La ra» cme ainsi exprimée, puis séchée au soleu et passée à travers un tamis de crin, constitue une sorte de farine appelée cassaifeJ?ova: la faire cuire, ils en versent une légère coucne sur une plaque de fer chaude , en ajoutent une deuxième lorsque la première est assez torréfiée , etc. , et forment, de cette manière , des espèces de galettes auxquelles ils donnent le nom de paùi de caS' save : ce pain est mat et se conserve indéfiniment.

Le suc de la racine de manioc est un poison assez vic4ent^ mais il suffit de l'exposer à la chaleur de l'eau bouillante pooc le priver du principe vénéneux qu'il contient , tant ce principe est volatil ou facile à détruire. Abandonné à lui-n^me , il ne tarde point à laisser déposer une plus ou moins grande quantité d'amidon.

ol'jO^. Racine d^orchis. — C'est avec les racines de plusieui» espèces d'orchis , très riches en amidon , que l'on prépare le salep, espèce de fécule dont on fait usage pour soutenir les. forces des malades qui ont Testomac très ailaibli. Toutes les

})1antes de ce genre en fournissent, quel que soit le climat qui es ait produites. Cependant, cette fécule nous vient des contrées du Levant : pour se la procurer , il faut recueillir les tubercules d'orchis sur la fin de septembre , les faire bouillir pendant un instant, afin de séparer la substance amère qu'ils contiennent , les piler , les laisser sécher et les moudre 5 la poudre d'un blanc jaunâtre qui en résulte est le salep mèq^^ elle s'unit très bien à l'eau chaude, qu'elle convertit en g^V(|t 24 à 40 grains de cette substance suffisent pour un bouillon.

2705. Racine de rheum palmatum ou rhubajie. — G'eft principalement de la Chine , de la Moscovie et de la Perse que nous tirons cette racine , qu'on emploie en médecine comme purgative : elle est grosse, oblongue ou orbiculaire, d'un brun foncé extérieurement, et d'un jaune rougeâtre intérieurement.

M. Henry , ancien chef de la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris, a analysé comparativement les deux premières sortes de rhubarbes que nous venons de citer , avec celle de France : il a trouvé ,

i** Que celle de Chine contenait :

Une matière colorante jaune particulière \

Une huile douce , rancissant par la chaleur ;

De la fécule amilacée ^

DES EACI!!fES. 4S

Une petite quantité de gomme ;

Du tannin;

De la fibre ligneuse ;

Le tiers de son poids d'oxalate de chaux , sel que Schéele

y avait déjà annoncé ; Du surmalate de chaux ; Un peu de sulfate de chaux , d'un sel à base de potasse , et

un peu d'oxîde de fer.

a** Que la rhubarbe de Moscovie contient les mêmes princi-

Ses constituans que la rhubarbe de la 'Chine , et à-peu-près ans les mêmes proportions ; 3** Que la rhubarbe de France diflFére des deux précédentes, en ce qu'elle contient plus de tannin , plus de fécule amilacée, et moins d'oxalate de chaux : celui-ci n'en forme en effet que la dixième partie. (^Bulletin de Pharm.y t. vi , p. 97.)

H parait que la matière jaune particulière , telle que Ta obtenue M. Henry, n'est pas pure. M. Caventou en a retiré un principe colorant jaune capable de cristalliser , de se sublimer à la chaleur sans se décomposer, et auquel il a donné le nom de rhabarbarin. ( V. ce qui a été dit à ce sujet, ainsi que «ir la rhaponticine , la rhéine, la caphopicrite , vol. iv, p. 714. )

3706. Racine de rubia tinctorum ou garance. — Nous avons dit tout ce qu'on sait de plus essentiel sur les propriétés de cette racine dans l'histoire des matières colorantes (i6o3).

2707. Bacine de r ellébore blanc ( veratrum album) ^ et racine de colchique (colchicum aatumnale ). — MM. Pelletier et Caventou , après avoir découvert la strychnine et la brucîne , Jronlurent savoir s'ils ne rencontreraient pas l'une de ces bases ou une base analogue dans quelques végétaux de la famille des colchicées. Ils choisirent, à cet effet, les deux racines précédentes , et , de plus , la semence du veratrum sabadilla^ que l'on connaît sous le nom de céifadille. Ils y trouvèrent en effet la. vératrine (2190). Voici le résultat de leurs analyses.

La racine d'ellébore blanc est composée de gallate acide de vératrine , d'élaïne , de stéarine , d'acide volatil , de matière colorante jaune, de gomme, de ligneux, d'amidon. La racine de colchique contient les mêmes substances , plus beaucoup d'inuline, et, suivant MM. Geiger et Hesse, un alcaloïde particulier qu'ils ont nommé colchicine, et dont il a été question (t. iv, p. 299).

Quant à la cévadille, elle ne contient ni amidon, ni inuline; mais , du reste , on y trouve du gallate acide de vératrine, une huile qui , par la saponification, donne naissance à Y^cA^î Gtvadigue (210^)^ et en outre un peu de cire.

Toutes , d'ailleurs , et surtout la raoine d'ellëbcre € cévadille , renferment quelques sels min<^raux, ( ^/ia, Chim. et Phys. t. xiv , p. 80. )

2707 bis. Racines potagères. — Dans toutcsces racines se tn une certaine quantité de sucre ; celle qui a été le plus soig sèment examinée est la betterave doutnous avons parlé (22

Plusieurs d'entre elles donnent un suc qui, par la ferme tion, produit de la mannite ; telles sont la betterave ^ la car etc. (2256), Tel est aussi Tognon.

Des fouilles.

2708. Toutes les feuilles renferment trois parties distin la première , celle qui les enveloppe , est l'épiderme ; sou ^piderme se trouve une pulpe verte ; et sous cette pulpe c la fibre , qui donne la forme à la feuille.

L'analyse de l'épiderme n'a point encore pu être faite : probablement de même nature que Tépiderme des arbre pulpe contient toujours de la matière colorante , une sor gluten , souvent de la cire , et quelquefois encore d'autres stances. Nous ne dirons rien de la fibre ; nous en avons précédemment.

La matière colorante avait été regardée par MM. Pellet Caventou comme étant d'une nature particulière. Il avaient même donné le nom de clilorophjlle , de x^^poç 9 et de yvXXov, feuilles ( J. de Ph., t. m, p. 486). Ils la pi raient en traitant, à la température ordinaire, par l'alcoo tifié , le marc bien exprimé ^et bien lavé de plusieurs pi herbacées ; filtrant ensuite l'alcool et le faisant évaporer cément. Ils obtenaient ainsi une substance d'un vert fon d'apparence résineuse qui , selon eux , était la matière 1 ' Mais M. Pelletier, en reprenant ses premières recherches, assuré que la chlorophylle contenait tout à-la- fois de h blanche et friable, et une huile verte qui peut-être d< couleur à une matière qu'elle tiendrait en dissolution. ( PÀ., t. XIX, p. 109.)

Après ces considérations sur la nature des feuilles , es nous en particulier quelques-unes d'entre elles , savoir : < du nicotiana tabacum , de Vatropa belladona , du gratiola cinalis j de V isatis tinctoria, du cassia sewia.

2709. Feuilles de Vairopa belladona ou de la belladœ C'est encore à Vauquelin que nous devons ce que nou vo ns , du moins en grande p^tie , de la belladone , plan la même famille que les tabacs , et .qui produit de violer fets sur l'économie animale. N'ayant pour objet qu^ de si s'il n'y retrouverait pas le principe acre annuel le tabac

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