MM. II
Tendons* — Ce sont des espèces de cordons brillans, nacrésy leùaces, denses, capables de porter un poids considérable sans at rompre, formés de fibres qui s'attacbent d'une part à celles des muscles, et de l'autre au périoste. Traités par l'eau bouil* knte, ils finissent par se dissoudre entièrement.
Lorsqu'on les dessècbe, soit en les abandonnant à l'air, soit m les plaçant dans le vide sec, ils se réduisent au moins à la Boiâé de leur poids, diminuent beaucoup de volume , prensent la demi-transparence de la corne et une couleur jaune m peu rougeâtre, deviennent raides et perdent leur extrême amplesse; mais si, après les avoir desséchés, on les plonge dans Feau pendant douze à vingt-quatre heures, ils absorbent ce liqnide et reprennent leur poids primitif et toutes les propriétés qui les caractérisaient. M. Chevreul, à qui ces expérien* I cessent dues, a prouvé que l'eau avait , sur les propriétés de [ beaucoup d'autres tissus animaux, la même influence que sur les tendons. (^Ann. de Chim. et de Phjrs.^ xix, 33.)
2858. Aponévroses. — Les aponévroses sont des variétés des tendons. Au lieu d'être , comme ceux-ci , sous forme de cordons, elles sont sous forme de membranes ; elles enveloppent ordinairement les muscles, et sont faciles à reconnaître par knr aspect satiné.
oSSp. Ligamens. — Les lîgamens sont formés de fibres très fortes, très denses et très élastiques, qui joignent ensemble les os dans les différentes articulations. Ils résistent beaucoup plus à l'action de l'eau que les tissus précédens : cependant ils s'y absolvent en partie, et lui donnent la propriété de se prendre en gelée par le refroidissement.
Du Tissu glanduleux.
a86o.Lefoie de bœuf est la seule glande qui ait été analysée avec quelques soins. Sa composition chimique, d'après M. Braconnot , a beaucoup d'analogie avec celle du cerveau. En effet, ce chimiste a trouvé, i"* que loo parties de foia étaient composées de i8 i"*"* , 94 de tissu vasculaire et do membranes^ et de 81 k**^^ 06 de parenchyme*, !k^ c^t \oo^^y
DES mahères molles et solides.
d'une matière peu a^^wc^^, o^auj^k^ uauo & eau ci peu soiuiui. dans l'alcool •, 3,89 d'huile phosphore'e, soluble d^ns l'alcool» et analogue à celle du cerveau 5 0,64 de chlorure de potasslimi sans aucun indice de sel marin 5 0,47 de phosphate de chaïa. ferrugineux; 0,10 de sel acidulé, insoluhle dans l'alcool, et formé d'un acide combustible uni à la potasse; d'un peu do' sang. L'albumine forme donc plus de la cinquième partie da parenchyme, tandis qu'elle ne forme pas la seizième partie du. sérum du sang. ij
Disons un mot de l'analyse. En broyant le foie dans im-' mortier, le délayant dansTeau tiède et filtrant le tout à tn^-"
— — tamis de soie très fin, le tissu vasculaire et les mei»-^
posée îr l'aU
linge serré, on séparera le coagulum , que l'on exprimera et qa'on lavera convenablement, etc. Pour extraire l'huile dei celui-ci , il suflSra de le mettre en contact , à chaud , soit avecl'alcool, soit avec l'essence de térébenthine: l'huile se dû- < soudra et s'obtiendra par l'évaporation. Toutes les autres matières se trouveront dans les eaux de lavage. Nous ne suivrons * pas l'auteur dans leur séparation. (Jnn. de Chim. et de Pkysi* *' gucy t. X, p. 189).
Du Tissu musculaire ou des Muscles^
2861. Les muscles, organes qui, par leur contraction toujours soumise à la volonté, donnent aux animaux la faculté > de se mouvoir, constituent ce que l'on désigne sous le nom de chair dans le langage ordinaire. Indépendamment de la fibre, qui en fait la base et dont les propriétés sont les mêmes que celles de la fibrine, on y trouve des tendons qui les terminent et les attachent aux os , des aponévroses qui les enveloppent, , du tissu cellulaire qui lie les lîlamens fibreux les uns aux autres, du tîssu adipeux, des vaisseaux sanguins, des vaisseaux lymphatiques, des nerfs comme par toute l'organisation, de la matière extractivc, une petite quantité d'acide libre, qui , selon M. Berzelîiis, est l'acide lactique, et des sels de diverse nature. En dernier résultat, ils sont donc composés de fibrine, d'albumine, de matière extractive, de graisse, de substaBces capables de passera l'état de gélatine, d'acide, et de diffif-' rens sels.
2862. Il seravfacllc, d'après cela, de comprendre l'action de Tcau froide et de l'eau bouillante sur la cnair musculaire*
Dr TISSU MUSCULAIRE. 195
L'eau froide, même par une longiœ maci^i^ation, ne devra ffissoudre que l'albumine des vaisseaul lymphatiques, Palbuttîne et l'hcmatosine des vaisseaux sanguins, iâ matière extrac - ^ tire, Vacide et difFérens sels : quant à l'eau bouillante, elle coagulera en grande partie l'albumine qui, colorée par un peu jrhëmatosine, formera l'écume ; elle fondra en même temps rlâ graisse qui se rassemblera à la surface du liquide, et dissou- |dra la matière extractivc, les mêmes sels que l'eau froide, et f.une partie des tissus aponévrotique , cellulaire et tendineux, «û'elie convertira en gélatine 5 de plus, la vapeur aqueuse se àiargera, surtout au commencement de l'ébullition, de subitances aromatiques. Dans tous les cas, la fibrine restera à-peupès intacte, entremêlée do la portion insoluble des tissus cel- Kilaire et tendineux, et ordipai rement imprégnée de graisse, de Matières extractive et salines, à moins que l'ébullition n'ait été iQutenue pendant long-temps et que l'eau n'ait été souvent reîièuvelée, ce qui rendrait la viande insipide. C'est à la matière ^cttractive que le bouillon doit presque toute sa saveur agréable. Toutefois la gélatine, après l'eau, en fait la majeure partie, et c'est pourquoi , par la concentration , il se prend en gelée. 2864* Pour se procurer cette matière extractive, dontThou- ^enelajparlé il y a long-temps, il faut s'y prendre comme il suit: On divise la chair et on la met d'abord en contact avec deux Ou trois fois son volume d'eau froide pendant une à deux heures, en ayant soin de la malaxer de temps en temps 5 ensuite on décante cette première eau , que 1 on remplace par Une seconde, et même par une troisième : l'albumine, la matière extractive , divers sels et l'acide se dissolvent. Toutes les eaux réunies sont soumises à l'évaporation dans une capsule de porcelaine. Bientôt l'albumine commence à se coaguler, et le coagulum continue d'avoir lieu pendant presque tout le temps de l'évaporation , qu'il faut ménager, surtout , lorsqu'elle touche à sa fin. On enlève les écumes k mesure qu'elles se forment, et l'on ne filtre qu'à l'époque où il ne se sépare plus sensiblement d'albumine. Alors la liqueur, très réduite et déjà très colorée, doit être exposée à une douce cbaleur, jusqu'à ce qu'elle soit en consistance sirupeuse. L'extrait qu'on obtient ainsi n'est plus qu'un mélange de matière extractive et de sels primitivement dissous. En le traitant par l'alcool concentré, à la température ordinaire, et faisant évaporer la dissolution alcoolique, on en sépare la matière extractive presque pure.
Dans cet état , cette matière est d'un brun-jaunâtre 5 jamais elle ne se prend en gelée comme la gélatine; sa saveur et son odeur, quand elle est chaude, rappellent ceWe au \iO\3S^X5a\