DES MATIÈRES MOLLES ET SOUDES
ture ambiante, une matière blancbe particulière. GTesti tière, dont le poids était d'environ un gramme, qui principal objet des recherches de l'auteur; illa regarde! nouvelle et la désigne par le nom de leucine (Xctnoç,] Dans cet état , la leucine n'est point parfaitement pcoe*)! contient un peu de matière animale précipitable par vkI fusion de noix de galle : il faut donc la redissoudre dansTi y ajouter quelques gouttes d'infusion, ou plutôt en teUe< tité que la dissolution ne précipite ni par Vinfusion par la liqueur primitive* Amenée à ce point , la ^ donnera la leucine en l'évaporant convenablement. Les] priétés que cette substance possède sont les suivantes : ( une saveur agréable de jus de viande ou de bouillon; sa( site parait être moindre que celle de l'eau. Chauffée èaaài
Setite cornue de verre , elle fond, mais seulement bieB( essus de loo degrés , répand une odeur de viande grilléèj sublime en partie sous forme de petits cristaux blancs, gi opaques , et du reste se décompose en produisant de 11 de l'ammoniaque , etc. Sa dissolution dans l'eau n'est par aucun sel métallique , si ce n'est l'azotate de i Lorsque cette dissolution est faite duns l'eau tiède , eti l'abandonne à une évapora tion spontanée , il se forme à ai fate beaucoup de petits cristaux, isoles, aplatis , qui rai blent à des moules de boutons. Enfin la leucine est capaUe' s'unir à l'acide azotique et de former un composé que îH connot appelle acide nltro-leucique. Qu'on dissolve en SA leucine dans l'acide azotique , et qu'on évapore la dissolutf jusqu'à un certain point , elle se prendra en une masse cris* Une, sans qu'il se dégage de vapeur nitreuse, et même si qu'il se produise pour ainsi dire de gaz. Si l'on presse ena cette masse dans du papier Joseph, et qu'on la redissolve d l'eau, on retirera de celle-ci, par la concentration, des aigui fines , divergentes , presque incolores : ce sera le nouT composé acide. M. Braconnot l'a à peine étudié : il a vu ! lement qu'il était difFérent de l'acide nltro-saccharique , ( s'unissait bien aux bases, qu'il formait avec elles des sels fusaient sur les charbons ardens , que le nitro-leucate de d et celui de magnésie étaient inaltérables à Tair.
Lorsqu'on traite, comme nous venons de le dire , la c musculaire par l'acide sulfurique , il se forme diverses stances , outre la leucine. Sans compter l'ammoniaque nommée , il y en a au moins deux : Tune reste en dissoli dans l'alcool avec une certaine quantité '^'^ leucine ; Yi est insoluble daos ce réactif. Ajoutons ut que,
qu'on n'aura point fait l'analyse de t bstance
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ara point compare leur poids à celui de la fibre 9 il ssible d*établir la théorie de leur formation , etc.
eux, des Poils y de la Laine , des Ongles j de la
Corne*
Cheveux. — C'est à M. Vauquelin que nous som-
rables de {Dresque tout ce que nous savons sur la na-
obeveux. Il résulte de ses expériences {^Ann. de
. LVIII, p. 4i) î
^les cbeyeux noirs sont formés de neuf substances
s j savoir : d'une matière animale semblable au mu<«
en fait la plus grande partie y d'une petite quantité
ancbe concrète , et d'une autre d'un noir verdâtre 5
»mme le bitume •, d'un peu de phosphate de chaux ^
late de chaux , d'oxide de manganèse et de fer oxidé
é; d'une quantité notable de silice et d'une quantité
idérable de soufre.
î les cheveux rouges ne diffèrent des cheveux noîr§
qu'ils contiennent de l'huile rouge au lieu d'huile
• verdâtre , et moins de fer et de manganèse.
2 ceux qui sont blancs renferment un peu de phos-
magnésie, et contiennent d'ailleurs les mêmes sub-
[ue ceux qui sont noirs ou rouges , moins l'huiltf
e les noirs doivent leur couleur à l'huile noire et cuent au fer sulfuré •, les rouges , à l'huile rouge , et j à ce qu'ils ne contiennent ni huile colorée ni fer
î à la distillation, les cheveux se décomposent, donhuile, du carbonate d'ammoniaque , etc., et o,a8 à tiarbon. L'air ne les altère point. Il n'est aucune subilmale qui résiste autant qu'euxji Ji. décomposition [Is ne se dissolvent dans l'eau qu'à un certain nombre î au-dessus de ioo<> : aussi n'en peut-on opérer la ►n dans ce liquide qu'au moyen du digesteur de Patefois il ne faut pas trop élever la température 5 car , qui constitue la majeure partie des cneveux, loin isoudre, se décomposerait et se transformerait en )onique, en carbonate d'ammoniaque, etc. Dans toud il se dégage une certaine quantité de gaz suif- ; il s'en dégage d'autant plus que la température est îe , ce qui semble annoncer que ce gaz est dû à un ement de décomposition, sfaargée d'une petite quantité de potasse caustique 5
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par exemple » de 4 centièmes , dissout bien mieuzleid que Teau pure. Lorsqu'on traite ainsi les cheveux, noir cheveux rouges, il se dégage, pendant là diss sulfhydrate d'ammoniaque , qui provient sans qu*une petite portion de la matière se décompose, dV H obtient; savoir : avec les cheveux noirs, un réadi| formé d'huile épaisse, de fer et de soufre, et avec la] veux rouges, un résidu composé d'huile, de soufre et trace de fer.
Les acides agissent diversement sur les cheveux* sulfurique et Tacide chlorhydrique , étendus d'eaUiSi'j s'ôlre colorés en rose, les dissolvent. L'acide azotique k^ nit d'abord; il les dissout ensuite à l'aide d^une aouoej leur, en isole l'huile, et les décompose complètemotl cette décomposition résultent de l'acide oxalique ^ de îi sulfurique en raison du soufre que contiennent les de la matière amère , etc. Le premier effet du c de les blanchir; bientôt après il les ramollit, et ksiK'^ en pâte visqueuse et transparente comme de la térebe L'alcool bouillant nous offre aussi des phénomènes! quables dans son action sur les cheveux; il en dissoutbi tiéres huileuses : celle qui est blanche se dépose, ptf^ froldissement de la dissolution , sous forme de petitttl brillantes; celle qui est noîre ne s'çn sépare que par Tf ration ; Il en est de même de celle qui est rouge. On n
u'en traitant ainsi les cheveux rouges pendant long-U
evîenncnt bruns ou châtains foncés.
Enfin , mis en contact avec les cheveux rouges , chat blancs, les sels de mercure, de plomb, de bismuth , ou oxides, les font passer au noir ou au violet foncé : aloisl forme sans doute un sulfure métallique. Lorsqu'on veati usage des sels, Il faut les étendre d'une grande cjuantitéd^c lorsqu on veut se servir des oxides, 11 faut les employer trèsi ses et récemment précipités. J'ai vu quelquefois la recettei vante réussir assez bien. L'on prend une partie de lIlM réduite en poudre très fine, une demi-partie de chaux étiàâ et une partie de craie; après avoir mêlé ces trois substaofl intimement, on délaie le mélange dans l'eau, de manière il donner la consistance d'une bouillie épaisse ; on appliqaei petite couche de cette bouillie sur du papier, et 1 on s'ens pour mettre les cheveux en papillottes à la manière ordinaii
20UO. K/n^i.vo, v.,...-w,^^ ;--' l^T ^ M
Toutes ces substances sont lonr t Yauqueu