DU TISSU CARTILAGINEUX. SOI
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d*nne grande quantité de mucus , semblable à cekii qui entre .dans la composition des cbeveux, et d'une petite quantité d'huile à laquelle elles doivent leur souplesse et leur élasticité» {^jtnn. de Chùn,, t. lviïi, p. Sa).
Il parait en être de même des plumes chez les obeaux et des écailles chez les repti^^.
Du Tissu cartilagineux.
:i86g* Ce nom est donné Indistinctement à un tissu solide, demi-transparent, facile à couper, compressible, élastique. ïl n'a encore été que peu examiné. On sait toutefois qu'il ne contient que très peu de sels terreux , et qu'il constitue au moins trois espèces bien distinctes sous le rapport de la nature chlnuque* ^
L'un se résout en colle, lorsqu'on le fait bouillir avec Veau ; nn autre est Inattaquable par l'eau bouillante ; le troisième y . devient transparent , et finit par s'y dissoudre comme une ^ sorte de mucus.
Cartilage qui se résout en colle. — Tel est celui qui unit les^ côtes au sternum dans la jeunesse, car ce n'est que dans un ige assez avancé qu'il commence à s'ossifier, ou que les Interstices se remplissent de phosphate et carbonate de chaux. Tel doit être encore, et tel est en efiet le cartilage des os proprement dits , du moins chez les mammifères et les oiseaux ,. cartilage qu'il est facile d'obtenir en faisant plonger pendant quelques jours, à la température ordinaire, les os dans l'acide cnlorhydrîque affaibli.
Cartilage inattaquable par Veau bouillante. — Nous citerons celui des oreilles, du nez , de la trachée-artère, et celui desextrémités des os destines à se mouvoir les uns sur les autres. Dépouillés du périchondre qui les enveloppe , ces organes résistent à l'action long-temps continuée de l'eau bouillante. Une ébullltlon prolongée pendant douze heures ne les ramollit point.
Cartilage semblable à une sorte de mucus. — C'est cette espèce qui constitue les os cartilagineux des poissons : du moins Yoilà ce qui semble résulter des observations de M. Ghevreul «ur ceux du squahis maximus (Bulletin de la Société philomatique, 1811, p. 3 18). Le cartilage se gonfle peu-à-peu dansl'eau bouillante, devient transparent au point de ne plus être visible, mais ne se dissout que dans mille fois son poids de ce liquide. L'acide chlorhydrlque en opère^aisément la dissolution. Il paraît que c'est également cette sorte de cartilage qui se trouve dans les os durs et les écailles des poissons, lesquels 08 et écailles contiennent beaucoup de sels caL\ca\i<î^»
sot DES MATIÈRES MOLLES ET SOLTOES.'
Du Tissu osseux.
a870. Composition. — Les os, séparés de leur périoste, de hi moelle ou graisse qui existe surtout au centre de ceux <]id sont longs (i), de la matière mollasse et rougeâtre qu'on ap-
Selle diploé(2)y et qu'on trouve plus particulièrement entre us» eux tables qui constituent les os pffiits, doivent être considérés, en général, comme un tissu cellulaire, cartilagineux, fort épais, traversé par des vaisseaux, et dont les cavités contiennent beaucoup de sous-phospbate de chaux, beaucoupmoins de carbonate calcaire, très peu de phosphate de magnésie, quelques traces d'alumine, de silice, d'oxide de fer et. d'oxide de manganèse.
M. MorichinietM. Berzelius admettent aussi unpeu de fluo-. rurede calcium dans les os; cependant Fourcroy et Yauquelin n'ont pu découvrir la moindre trace de ce composé dans ceir organes; ils ne l'ont trouvé d'une manière sensible que danii les os fossiles, où M, Morichini en a annoncé, le premier, la présence. M. Berzelius admet aussi un peu de soude et de sel marin.
2871. Historique, — La découverte du phosphate de chaux dans les os date de 177 1 ; elle est due à Gahn. Celle du phos^
Îihate de magnésie, de l'alumine, de la silice , de l'oxide de ier et de l'oxide de manganèse , appartient à Fourcroy et a Vauquelin : ils la firent de 1800 à 1807. On ne sait pas précisément à quelle époque fut faite celle du carbonate calcaire : quant à celle de la matière animale, elle remonte aux temps les plus reculés.
2872. Propiiétés. — Les os sont solides, blancs, insipides, inodores, dune con texture lamelleuse, ductiles jusqu'à un certain point, plus durs et plus denses que toutes les autres parties de l'économie animale. Leur forme varie singulièrement , détermine celle du squelette, et par conséquent de l'animal même*
Calcinés dans une cornue, ils se décomposent sans se déforjner, noircissent , perdent à-peu-près les trois septièmes de leur poids, deviennent cassans, et fournissent tous les produits
Srovenant de la distillation des matières animales. Chaufifés ans des vaisseaux ouverts, ils s'enflamment, noircissent d'abord comme dans des vases fermés, perdent un peu plus de leur poids que dans ces sortes de vases , et se transibr-^
(i) M. Berzelius a retiré de la moelle d'un humérus non bouilli de bœuf, 96 dt graisse, i de membranes et iralsseaux, 3 de liquides renfermant les matières qot l'eau froide extrait de la viande de bœuf.
(2) Composée, d'après M. Berzelius, de 75,5 d'eau, et de a4,5 de matièrtsi solides iemblàhles k celles que Veau tulml d« \a N\!»i^«.