DU TISSU OSSEUX. SOT
l'huile quî provient des os de cornes de cerfs , décomposés par le feu. Ennn , c'est en distillant les os mêlés à toutes sortes de chiffons de laine , et traitant convenablement le produit de la distillation , que Ton prépare une grande partie au sel ammoniac que l'on consomme en France. Nous allons donner une idée de cet art.
2875. On introduit les os et les vieux chiffons de laine dans fles tuyaux de fonte, disposés horizontalement dans des fouriieaux à réverbère. L*une des extrémités de ces tuyaux , qui
S eut être ouverte et fermée à volonté , est destinée à l'intronction des matières : c'est par l'autre que se dégagent les produits. A cet effet, on y adapte un tube très large et courbé qui va se rendre dans un tonneau , lequel , par des tubes iniiermédiaires , communique avec plusieurs autres tonneaux i 1 appareil se termine par un tube droit qui porte les ga£ hors &e l'atelier 5 il serait mieux de les ramener dans le fourneau
5our les brûler, en ayant soin de placer de distance en distance es diaphragmes de gaze' métallique afin de prévenir les détonations qui , sans cela , pourraient avoir lieu. Les produits , )dont on facilite la condensation en refroidissant les tuyaux de communication 9 consistent en eau, en huile, enunepetite- «quantité d'acétate et de cyanhydrate d'ammoniaque, et en une grande quantité de carbonate ammoniacal. Lorsqu'ils sont retirés des récipiens , on les met en contact avec du sulfate de chaux réduit en poudre , et même on les filtre à travers une couche de ce sel. Le carbonate d'ammoniaque et le sulfate calcaire se. décomposent réciproquement 5 il.se forme du sulfate d'ammoniaque soluble et du carbonate de chaux insoluble. Alors on verse dans la liqueur un excès de sel marin^ on la concentre, et, par des évaporations et refroidissemens successifs, on en retire du chlorhydrate d ammoniaque et du sulfate de soude , faciles à purifier par la cristallisation. Lorsque le sel ammoniac est purifié et séché, on procède à sa sublimation^ comme nous l'avons dit, et on le verse dans le commerce. Dans quelques établissemens, on fait parvenir les produits ▼olatils de la distillation des os dans des vases contenarit de Tacide sulfurique étendu d'eau : tous les sels ammoniacaux sont immédiatement transformés en sulfate, et quand l'acide est complètement saturé, on transvase le liquide obtenu : par le repos, ilse sépare de l'huile empyreumatique; on décante, et, par plusieurs cristallisations, on obtient du sulfate d'ammoniaque assez pur pour les besoins du commerce. ■■■•■■': . >-/ft^ L'on met aussi à profit les liquides ammoniacaux provenant de la distillation de la houille, pour faire du chlorhydrate et du suUate d'ammonia^ue«