‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 80 sur 164 · DES CONCRÉTIONS INTESTINALES · texte numérisé non relu

DES CONCRÉTIONS INTESTINALES

lution clés calculs dans la vësicule, et 1 on avouera , je pense ,

S'on regarde comme bien positif ce qui n est qu'incertain. mment croire , en effet , que les calculs de la vësicule du bœuf disparaissent au printemps, lorsque ces animaux se nourrissent aherbes fraîches? On pouvait admettre cette opiaioià lorsqu'on supposait que ces calculs n'étaient que de la bile ëpaissie , et encore ne voit-on pas pourquoi ils ne seraient pas dissous en hiver par l'eau de la bile. Mais maintenant qu on sait qu'ils sont formes d'une matière insoluble dans l'eau ^ et oui résiste pendant long- temps à l'action des réactifs les plus torts , si on ne la rejette point , du moins est-il bien permis de la mettre au nombre de celles qui sont peu fondées ; car on ne peut la soutenir qu'en l'appuyant de l'observation faite par les bouchers , savoir de l'absence, en été , et de la présence, en hiver, de calculs dans la vésicule du bœuf. Or, doit- on avoir une grande confiance dans cette observation ? J'en fais plus que douter , i° parce que les bouchers , pour la plupart au moins, ont l'habitude de ne jamais tàter les vésicules des bœufs en été 5 2^ parce que , de leur aveu , ces calculs sont très rares en hiver ; et enfin , parce qu'il m'est arrivé d'en trouver deux en été dans deux vésicules différentes. Il me semble donc que tout ce qu'on peut dire de plus raisonnable à cet égard , c'est qu'il s*en forme peut-être moins en été qu'en hiver.

La dissolution des calculs , dans la vésicule humaine , par l'éther uni à l'huile essentielle de térébenthine , ne doit pas paraître plus vraisemblable que celle des calculs de bœufs nourris d?herbes fraîches , si l'on considère qu'à la température de 36 à 4o^, l'éther doit se séparer en grande partie de l'huile essentielle et se volatiliser^ que, d'ailleurs, on ne peut prendre cette mixtion qu'en petite quantité , et que , quand bien même on la prendrait à forte dose , il ne saurait en arriver jusqu'à la vésicule , ou qu'il en arriverait si peu que l'action dissolvante serait nulle. Cependant il paraît, d'après l'observation du docteur Durande et de Guyton, que l'huile de térébenthine éthérée, plus d'une fois, a fait disparaître tous ceux qui se trouvaient dans ce viscère (3® vol. de la Chim. de Dijon y pag. 322); mais n'est-ce point en favorisant le transport de la pierre dans les intestins ? Ce qui tend à le faire croire, c'est que Durande et Guyton ont remarqué que deux malades guéris par ce remède avaient rendu de véritables calculs par le bas , quelque temps après en avoir fait usage*

Des concrétions intestinales^

2889. Il se produit assezéouvent; dans les intestins et dans

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