V. Sixiàmg édition
IM BIATIÈKES PARTiCULIJÏ&Bfl A CQ&TA^ES CLASSES D'AlTaiAtfX.
ijontenue dans une poche située entco. Vanus et les pactùn de U génération : on ne l'emploie cpie dans la jiacfiirt merie. ..%
Suivant M. Boutrcn-Charlard, la civette contient de L'hi Yoktilë à laquelle elle doit son odeur, de Tammoniaque libi de la résine, de la graisse, une matière extractiforme, du my^ eus ^ elle donne , par la calcination, une cendre dans Ij on trouve du carbonate et du sulfate de potasse, du phi de cbaux et de Toxide de fer*
12896. Castoréum. — Le castoréum provient duoastor (< fiher)^ il se trouve cbez les mâles et les femelles, dans bourses accolées à Ja. manière des deux poches d'une ~ dans les mâles, elles sont situées derrière le prépuce^ dast femelles, au bord supérieur de l'orifice du vagin. II. onctueux, presque fluide dans l'animal vivant; mais dan» cx)mmerce, on ne le trouve le plus souvent qu'en petite mai desséchée, d'un brun noirâtre à l'extérieur, d'un brun j| nâtre à l'intérieur, et à cassure résineuse. Sa saveur est et amère ; son odeur, très forte et môme fétide, surtout qi il conserve une certaine mollesse.
Brandes, qui en a fait l'analyse, l'a trouvé formé sur ioo< I partie d'huile volatile, à laquelle il doit son odeur ; de a,( de caslm'ine ; de i3,85 de résine, mêlée dç benzoate et d'urate de chMK; d^o,o5 d'albumine; de 0,20 d'extrait alcoolique etp sels ordinaires; de 4960 de matières animales insolubles dA]0|| l'alcool ; de 19,20 parties de peau ; de divers sels à bases chaux, de potasse, de magnésie, d'ammoniaque, et entr'aut de carbonate d'ammoniaque; de ^3,23 d'eau et perte. ^
Le castoréum n'est employé qu'en médecine»
2897. ^^^^^^ 8^^' — Matière que l'on regarde comme un^ concrétion qui se forme dans l'estomac ou les intestins d^ physeter macrocepluilus^ et que l'on trouve ordinairement en ? petits morceaux, quelquefois aussi en masses d'un volume ass€% considérable, flottant sur la surface de la mer, aux enviroull de Madagascar, du Coromandel, des îles Moluques et doa Japon. 4
L'ambre gris est solide, presque insipide, plus léger quoi^ l'eau, à cassure écailleuse; sa couleur est d'un gris cendré, rayer de jaune-brunâtre et de blanc; son odeur, est agréable, et Je. devient plus encore avec le temps. La chaleur le ramollit etkii fond comme la cire. t
Il n'est, pour ainsi dire, formé que d'une n^atière grasse tt*i connue comme particulière par Rose et Bucholz, et désiguéBt par MM. Pelletier et Caventou sous le nom diambi^ine (a357)t
2898, Ji^oire. — L'ivoire est une substance osseuse ^[ui oÔEtO
DE LA LAITE DES POISSONS; éftp
illièleft dente oomiues sous le novA àe défenses de T éléphant. tttdefliêniettatureque les os proprement dîts. Lés tabletiersl'font u3«ige poûpla prëparâlion dé divers. objets. On s'en sert M pour obtenir un hoir très beau, très fin et très recberché: N»t effet, on lé* calcine à l'abri du contact de l'air. 12899. Bois ou corne de cerf. — Les cornes de cerf ne diffè- Ét en rien des os. Lorsqu'on les divise et qu'on les traite par iitt bouillante, on en extrait une gelée que l'on ordonnait itlefois en médecine. C'était aussi en distillant la corne de ffqu'on préparait l'huile animale deDippel, huile qu'on ne It^entàrendre blanche qu'en lui faisant subir plusieurs rec- Ksatious et qu'en ne recueillant que les premières portions. 3900. Matières appartenant ana: oiseaux. - — " OEufs, — Les lA sont composés d'une coquille solide, d'une membrane (lice adhérant intérieurement à la coquille, de blanc, de ftie, de liganiens appelés glaii*es^ et de cicatricule. Ija coquille est formée, suivant M. Vauquelin, de matière imale, d'une grande quantité de carbonate de chaux, et Une petite quantité de phosphate calcaire, de carbonate de ftfpésie, d'oxide de fer et de soufre. ( Ann, de Chim. , ÏBxxïiy p. 3o4.)
Eté blanc est analogue au sérum du sang. MA membrane mince paraît être albumineuse. Kje jaune n'a point encore été soumis à une analyse exacte : Nsait qu'en le chauffant il devient solide , et qu'en le com- RDant ensuite, il en suinte une certaine quantité d'huile. *es ligamens et la cicatricule n'ont été jusqu'ici l'objet d'aulae recherche.
Il paraît qu'on conserve les œufs pendant très long, temps ,
Es tenant plongés dans de l'eau chargée de chaux. [Ann, de t. et de Phys,^ t. xix, p. iio.) B90 1. Matières appartenant aux reptiles. — Ecaille de la tor- —Elle se comporte comme la corne avec les réactifs j donne, irès Hatchctt, lorsqu'on Tincinère, depuis i jusqu'à 6 pour d'un résidu composé de phosphate de chaux, de pnosfcate de soude , de carbonate de chaux, d'oxide de fer. Cette fille sert à la fabrication d'une multitude d'objets. Venin des serpens. — Fontana est le seul qui l'ait examiné; *^'* malheureusement ses expériences ne nous ont rien appris ositif sur la nature de ce venin. Tout ce qu'on sait^ c'est ^ ce venin et la plupart des venins animaux , tels que ceux "*a petite-vérolET, de la rage, produisent des effets violens à
doses extrêmement faibles, ^^agoa. Matières appartenant aux poissons. — halte dés poissons^ ^n particulier de la carpe. -—La laite de carpe est d'wtifc tl^-.
SS8 MATIÈRES PARTICUUÈaES À CEET AINES CLASSES D'ANIBUIÎI
ture tonte particulière : elle n'est pas seulement formée d'hjF* drogène , de carbone , d pxigène et d'azote , comme les mtm substances animales^ elle contient en outre du phosphore) amci que Pont démontré Pourcroy et Yauqueliu. En effet , i® cH ne rougit point la teinture de tournesol; 2*" lorsqu'on la calcuv fortement dans une cornue de grès, l'on obtient de l'huile, do carbonate d'ammoniaque , etc., et une quantité très notaUl de phosphore ; 3"* lorsque la calcination se fait à un feu mo* déré, le charbon qui en résulte ne s'incinère qu'avec diffîcnlti^ il devient très acide pendant l'incinération , et l'acide produit est l'acide phosphorique. A la vérité, la laite contient fo phosphates à hases dépotasse, de soude, de chaux etdi magnésie , mais elle n'en contient point d'autres; elle n» contient point surtout de phosphate d ammoniaque , et aucm de ceux qui entrent dans sa composition n'est capable de piN| duire les phénomènes observés. Donc le phosphore doit éfté considéré comme l'un des principes de cette substance. (Jm. de Cfiïm.j t. lxiv, p. 5.) ^
2903. Os cartilagineux des poissons. — ( f^oy, 2869.) • !
2904* Matières appartenant aux Mollusques — Osdesèche*-^ Corps ovale , épais, solide , friable, rempli de cellules, fonnlî en grande partie de matière animale et de carbonate de chaul^ situé vers le dos de la sèche commune ; il entre dans la comr position des poudres dentifrices, et on le suspend, sousls nom de biscuits de mer^ dans les cages des petits oiseaux, qui le becquettent de temps en temps.
2Qo5. Encre de sèche. — Liqueur noire produite danslcfli sèches par un appareil glanduleux , et contenue dans un reservoir particulier. L'animal qui la fournit s'en sert pour 10 dérober aux dangers dont il se croit menacé ; lorsqu'il est pour^ suivi , il en répand une certaine quantité et trouble aia» toute l'eau qui l'environne. Quelques personnes ont prétendct que c'était avec cette encre qu'on préparait l'encre delà Chine ^ maïs il paraît que celle-ci a toujours pour base le noir de fumfe très divisé.
Suivant Rizio , la couleur de l'encre de sèche serait due \L une matière particulière qu'il a proposé d'appeler mélaine (off ^sXoe; , noir), et qu'on obtiendrait pure en évaporant l'encre à sîccîté et faisant bouillir le résidu successivement avec à& l'eau, de l'alcool, de l'acide chlorhydrique, puis le lavant avec de nouvelle eau, à laquelle on ajouterait, sur la fin des lavages,
DES CA!ITHAKn)ES. M9
^- -mâfanme ooncentré, à froid , la potasse caustique, à cbaud ,
la diaMMTent. Elle décompose l'acide sulfurique concentré à
^chandy et l'acide azotique concentré, soit à froid, soit à diaudc:
il suit de là que la mélaïne aurait beaucoup d'analogie avec
-feTOgment noir de l'œil.
Frout a trouvé sur loo parties de résidu sec de l'encre de ■èehe 78 parties iemé/aïnei 0,84 d'une matière analogue au '.ailicos ; io,4o de carbonate de cbaux ; 7,00 de carbonate de magnésie, et une petite quantité de divers autres sels.
. * 3906. Coquilles. — Nous désignons par ce nom toutes les CBveloppes osseuses des diverses espèces de coquillages. Les ^mes ont une contexture compacte , presque semblable à
■ celle de la porcelaine, tandis que ies autres sont formées de couches constituant lanacre de perle, et recouvertes d'un fort ^îderme. A la première classe appartiennent les différentes espèces de Doluta; et dans la seconde se trouve la moule (Peau dauce^ etc. Toutes, suivant Hatcbett, sont composées de matière animale et de carbonate de chaux : seulement , celles qui sont compactes contiennent beaucoup plus de carbonate que les autres. Cependant ces résultats ne s'accordent pas complètement avec ceux que Yauquelin a obtenus en analysant les coquilles d'huîtres : il a trouvé dans ces espèces de coquilles, non-seulement de la matière animale et du carbonate de chaux , mais encore un peu de phosphate calcaire, de carhonate de magnésie et d'oxide de fer. (^Ann. de Chim.^ t. lxxxi, p. 3o6.)
3907. Perles. — Elles se trouvent dans les mêmes coquilles que la nacre, et sont , comme celle-ci , de la même nature que les coquilles dont elles font partie. On est parvenu à les imi^ ter si bien que l'œil distingue diflSicllcment celles qui sont artificielles de celles qui sont naturelles.
apoS. Matière appartenant aux insectes et aux pers* — Canr iharides. — Les cantharides ont été l'objet d'un grand nombre de recherches, parmi lesquelles on doil distinguer celles de Thouvenel, celles de M. Beaupoil, et surtout celles de M. Robiquet. En effet, c'est ce dernier chimiste qui est parvenu le premier à en extraire la matière vésicante pure, et qui, de plus, a démontré dans ces insectes l'existence d'une huile verte, de deux autres matières, l'une jaune et l'autre noire, de l'acide acétique, de l'acide urique, du phosphate de magnésie. Exposons en peu de mots les procédés qu'il a suivis pour cela.
zo L'on fait bouillir dans l'eau , à plusieurs reprises , les cantharides légèrement contusées ; traitant ensuite le résidu par l'alcool , et exposant la liqueur à l'air libre , Thuile s'en sépare : elle est verte ^ ûuiàe et nullement ycs\ca»\.t*
t» LÀ TERMKNTATIOK PVTKIDE. 9S1
animaux, et qu'elle ne fait que «e rëpandre dans le test ppff racti<m de la chaleur. (Journ. de Pharm.^t. ti, p. 174O ^gll• Zoophjrtes. -^ Hatchett partage les zoophytes en Ire classes ^ en raison de leur nature. Dans la première , il ^e ceux qui sont fonnés d'une grande quantité de carbonate -chaux et 4'une très petite quantité de matière animale : tttUes sont les màdrepora muricata , labyrinfkica ; les millepora 4tteruleaj alcicornis. La seconde renferme ceux qui contiennent «ne assez grande quantité de matière animale, et qui, d'ailkttrs, ne contiennent que du •carbonate de chaux : à cette •eeonde classe appartiennent le màdrepora fascicularls ^ les millepora celliUosa^fascioularis^ truncata, La troisième com-* prend ceux où la matière animale est assez abondante , mais qni renferment en outre beaucoup de carbonate de chaux et im peu de phospWte de chaux : nous citerons comme exemples le màdrepora ^polymorpha , Viris ochracea ^ le coralina cpuntia, le gof^oma nobilis ou corail rouge. Celui-ci, cependant, devrait être rangé dans la première classe , d'après les expériences de M. Vogel ; car il n y a point découvert de phosphate de chaux, et l'a trouvé composé de 27,5 d'acide eifbonique, de 5o,5 de chaux, de 3 de magnésie , de i d'oxide de fer, de 5 d'eau , de -7 de débris animaux , de 4* de sulfate de c^ux, et d'une trace de sel marin. (^Bullet, de PAarm,, t» ▼! , pag. 258). EniSn , la quatrième se compose de ceux <[ui ne contiennent , pour ainsi dire, que de la matière animale : telle est l'éponge , dans laquelle M. Fife a trouvé de l'iode , et dans laquelle M. Hatchett admet de la gélatine et une substance mince , membraneuse , possédant les propriétés de l'albumine coagulée. Il paraît que la plupart des zoophytes , de même que l'éponge , contiennent des traces d'iode.
SEGTIOK X.
De la fermentation putride*
^12. Tout le monde sait que les animaux et les végétaux soustraits à l'influence de la vie , s'altèrent peu-à-peu , laissent dégager de leur sein des matières souvent dangereuses à respirer et d'une odeur désagréable , perdent leur forme , et finissent même par se consumer ou disparaître entièrement : c'est cette sorte de décomposition , dont ne sont point susceptibles les minéraux , qu'on appelle Jermentation putride ou fiOrèfaction. Les plantes dont le tissu est toujours lâche, l'éprouvent plus promptement que celles dont le tissu est serré; et les animaux en sont bien plus vite atteints que les plantes élUMiiâmei» Jkucima n# l'éprouvent toutefois w»a ^t% wrasKA
93f DE Là FE&MEErrATION FC7TBIDB.
à une certaine température , et sans être en contact awl En effet , les viandes bien enfumées, les liâmes sea,i servent indéfiniment , et il est probable que le sel et ffl de-vin ne les empêchent de se putréfier que paroe «'emparent surtout de leur humidité. Personne n'igoo Jes chairs , qui , dans l'été , se corrompent du joifr ail main , se gardent très long-temps en hiver. Combien davres sains , absolument intacts , n'a-t-on point retûyl
pour les dissections , et la police s'op à ce qu'il en soit fait par un temps trop chaud.
L'eau agit sans doute en ramollissant les fibres , en sant leur cohésion et en tendant à s'unir avec quelapal duits de la putréfaction. Il n^est pas probable qu'eue i compose, car il parait qu'il s^en forme au contraire une o quantité. Quant à la cnaleur, elle agit évidemment en nuant l'attraction des molécules unies , et les mettant cas de se dissocier ou de se combiner différemment ] i
1>as qu'elle soit trop grande : elle vaporiserait l'eau, é oin de favoriser la putréfaction , elle l'empèchenil^ lieu^ la plus convenable est de i5 à 35® : au-dessousc^ terme où Teau est toujours congelée , il n'y a plus à^ position putride.
L'air a une influence marquée sur la fermentation priA
trouve immédiatement en contact avec ce corps, probable!
Sarce qu'il tend à le dessécher, et à emporter les germes f es qui se forment.
2913. Les causes delà fermentation étant connues, allons en rechercher les produits d abord dans les ma animales , puis dans les matières végétales. Il existe tant < Ipgie entre la formation des uns et celle des autres, que avons cru devoir n'en traiter que dans la physiologie cnii animale.
De la /ermentaUon putride des substances animales
2914* Lorsque les matières animales sont humides et données à elles-mêmes à la température de l'atmosp bientôt leurs principes se séparent, se combinent oa autre ordre , et donnent lieu à beaucoun ^'^ Produits ,1 lesquels on doit compter l'eau , le gaz r , l'acia
tique , l'ammoniaque , l'hydrogène ca eurs c
DES FUBOGÀTTONS. ÎSS
<|irodalta 9 en se dégageant , emportent une portion de la matière même à demi décomposée; ils répandent une odeur si fétide 9 qu'il est difficile de la supporter; et de là sans doute les miasmes ou germes putrides que l'on détruit tout-à-coup «b répandant dans l'air une quantité convenable de chlore
S (eux. Quand la matière animale a le contact de l'air, elle it par se dissiper tout entière ; mais quand elle est enfouie dans la terre ou plongée dans l'eau , et que d'ailleurs elle constitue l'ime des parties musculaires d'un cadavre , elle ne laisse point dégager tous ses principes ; elle se transforme en un composé gras mêlé seulement d'un peu de tissu cellulaire. Cette transformation, en été, s'opère au sein de l'eau dans l'espace de six semaines à deux mois ; elle se fait bien plus leur lement dans la terre , surtout dans celle qui est peu humide : aussi certains cadavres ne sont-ils point entièrement convertis €n gras au bout d'un an , et même de dix-huit mois.
L on pensait généralement autrefois que la graisse qui se fbime alors provenait en grande partie de la décomposition de la fibre musculaire. Mais M. Chevreul, dans un Mémoire publié, j4nn. de Chim.y t. xcv, p. 4^9 a fait voir que cette opinion devait être au moins révoquée en doute. Observant que le gras des cadavres est un composé semblable à celui que ion obtient en traitant la graisse par les alcalis, il lui a sem-
d'ailleurs que la fibrine pure ne passe point au gras , et la manière de voir de M. Chevreul devra devenir très vraisemblable. Pour acquérir une complète conviction , il ne s'agirait plus que de démontrer que la quantité de graisse contenue dans les cadavres correspond à la quantité de gras qu'ils sont capables de fournir.
agi 5. Des fumigations. — Les exhalaisons produites par les matières animales en putréfaction , et même par les individus attaqués de certaines maladies , sont toujours plus ou moins dangereuses à respirer. Pendant long-temps l'on a cherché vainement les moyens de les détruire. Enfin Guyton nous en a fait connaître un qui ne laisse rien à désirer. Il consiste à répandre , dans le lieu où se forment ces exhalaisons, une certaine quantité de chlore gazeux. S'agit-il de purifier l'air d'un amphithéâtre de dissection, l'on met dans une terrine un mélange de sSo grammes de sel marin et de 70 grammesd'oxide de manganèse; l'on verse dessus i25 grammes d'acide sulfurique, que l'on étend auparavant de i25 grammes d'eau 5 l'on place Jâ terrine sur quelques cWv\iox^Yû!C«Qr'
â94 DE LÀ TE&MEirrATIOEf PTTTEIDF.
descens, et l'on ferme Famphilbéâtre. Ânboiit de'Tiiigt-qitt* tre heures , et même de douze heures , la fomigatioii est lief* minée : alors on ouvre les portes et les fenêtres, on emporte h terrine , et bientôt, on ne sent ni Todeur cadayérense, ni cdk du chlore. Le procédé doit étremodifié, lorsqu'on veut purifier l'air des salles remplies de malades z il faut éviter derépandR une trop grande quantité de chlore. Pour cela , on introduit seulement 3o à 4o grammes de sel marin avec les quanotitéi convenables d'oxide de manganèse et d'acide sulfuriqne étends d'eau, dans une fiole que Ton chauiSe légèrement; l'on fait k tour de la salle en tenant la fiole à la main, puis l'on seretiie* Si y au bout de quelques minutes, l'air de la salle consenv une très légère odeur de chlore, c'est une preuve qu'une -snk fumigation est suffisante ; si cette odeur, au contraire , di^ i^t tout entière , il faudra répéter l'opération , etc.- D'ail* leurs , le chlore agit dans ce cas comme nous l'avons ezpeié en parlant en général de l'action de ce coçps sur les substances |r^étales(i925).
J'ai été à même d'observer que quand on était obligé de respirer pendant long*temps un air malfaisant, comme oefan d'un marais ou de fossés fétides, il était très utile de se laver lei mains de temps en temps avec une solution concentrée dt chlore : celui-ci s'attache à la peau à tel point qu'il s'en dégage encore du chlore au bout de cinq à six heures , et que , par conséquent , au moyen de cette précaution , Ton est presoue toujours exposé à une faible émanation de ce gaz, par l'habitude que l'on a d'approcher les mains de la figure. Ce gaz n'agirait-il point alors surtout comme excitant ? ^
M. Labarraque , dans ces derniers temps , a fait usage avec «m grand succès, d'une solution de chlorure de chaux contre ja putréfaction des matières animales. Que l'on imprègne, par exemple , un cadavre en putréfaction , même très avancée , d une solution de ce chlorure ou de tout autre chlorure d'oxide alcalin , il cessera sur-le-champ d'être infect. M. Labarraque a été jugé , par la Société d'encouragement , digne du prix qu'elle avait proposé sur la question suivante : Trou* çer un moyen chimique ou mécanique pour enlever la memr brane muqueuse des intestins traités dans les boyauderieç , sans employer la macération^ et en s^ opposant à la putréfaction; /foerire les moyens de préparer les boyaux par insufflation. Voy. le Mémoire de M* Labarraque et le Rapport de la Société d!enr couras;ement^ imprimés en 1822 chez madame Huzard. Ver* de plus un extrait d'une instruction publiée par M. le préfet de police, sur l'emploi du chlorure de chaux., (/ou/ti. ^# CUm* mâUcale^ t. 1, p« 4o^0
M0TTO8 m ^lÉYENIR Là FITTBlËFAGTION. SQiS
. rOp^iS* DiU moyens de prévenir la fermentation putride. ^^^ §iit» moyens. «oimus jusqu'à présent de prt^venir la ferméntar lion putride isont au nombre de huit i la dessiccation , le ■fli^fi^d^.la cuiMton et la soustraction du contact de l'air, TeDW |doi -duselrnimn, celui des acides!, celui de l'alcool, celui jbi; fSublimc ;Corro<sif , de la créosote et de quelques antres fMtières^
»[ Nous.cbyonjs déjà parlé, sous ce point de vue, de la dessiotettion , du froid , du sel marin , de l'esprit-de-vin et de la 4|répsote .(jst448)«.Il.ne nous reste donc plus qu'à parler desautSdP ^a^«ns.
?.. :!** Acides. -—Depuis long*temps, on sait que les viandes
Wurinées dfms le vinaigre se conservent très bien. Cette pro-
|ip4téji'e3t point particulière à l'acide acétique, elle est com-^
mune à tous les acides un peu forts. Que l'on prenne , par
exemple, de l'eau chargée d'un cinquantième ou d'un soixan-
ti^e d'acide sulfurique ou d'acide chlorhydrique ; qu'on y
TiJloDge de la viande pendant quelques heures , ou mieux
encore qu'on 'la tiennç dans le liquide bouillant pendant sept
à huit minutes, et eHe pourra se garder vingt, vingt-cinq jouiis
et plus. L'acide agit probablement en se combinant avec la
mbatance même.
a" Cuisson* — On sait aussi, depuis très long-temps, que la «irïsson retarde ou suspend la putréfaction des alimens. Mais comment agit-elle? serait-ce en coagulant certaines matières dont la décomposition est facile , ou bien en dégageant une portion de Peau de l'aliment , ou bien encore en changeant les propriétés de l'aliment même , c'est ce que nous ne savons pas : peut-être que ces trois causes exercent simultanément leur influence.
3** Cuisson et soustraction di^ contact de Voir. — Lorsqu'on fait cuire les alimens ouqu on les fait seulement chauffer à 80% et qu'on les place dans des vases hien fermés de manière à les «bnter du contact de l'air, leur conservation est de bien plus longue durée. M. Appert de Massy est parvenu, par ce moyen, à conserver toutes espèces de légumes , de poissons , de viandes, etc., pendant des années entières. Ses procédés se tro»- -rent décrits dans une brochure qui a déjà eu plusieurs éditions.
4* Emploi du sublimé corrosif. -— Le sublimé corrosif est •easployé pour conserver les cadavres. C'est à M. Chaussier
n'on doit ce procédé de conservation. Il consiste à mettre le ^ davre, bien vidé et lavé, dans une eau qu'on tient toujours ^ urée de sublimé corrosif. Ce sel se combine peu-à-çeu avec satchair5^ les affermit^ et les xendûnçi&VjctBCSimcA tXVmkXaCTgkir
ac
956 DE LA FEEBffCNTATION WTBXOE»
bles par les insectes y les yers. Pai vn une tète aSnn qui a été exposée , tantôt au soleil , tantôt i la plde, «in grand nombre d'annëes , sans aToir subi la moîn ration : elle était peu déformée et très reconnaiiwHfyi que les cbairs fussent devenues presqa'ansri dnm bois. Sans doute que, parmi les matières dont les ir servaient pour emoaumer les corps, celles qai étaient i lement conservatrices, agissaient de la menae manièRi sublimé corrosif.
Emploi du sulfate de peroxiàe rf^^/îsr,— Suivant Ht not, une solution de sulfate de peroxide de fer, man i l'aréomètre de Baume , est tout aussi propre qne le corrosif, à la conservation des cadavres, et a sur œ sd! tage de se vendre à bas prix et de ne point être fi {Joum. de Chim, médic. i, 170.)
De la fermentation putride des i^égétaux*
2017. Lorsque les végétaux sont imprégnés dluDiPWW qu'ils ont le contact de l'air , il s'en dégage pen*l-pc^jpB«hi carbonique, du gaz hydrogène carboné, du gas afll^j forme en outre de l'eau , de l'acide acétique , parf|{ l'huile, et enfin une substance noire dans laquelle) prédomine. Les produits auxquels ils donnent lieui fiont recouverts d'eau aérée ou dans des vases puii^^ n'ont point encore été bien examinés : ils doivent étttf znoins analogues aux précédens.
Cependant, d'après les observations de M. de les gaz qui se dégageraient alors consisteraient le vent en hydrogène pur ou presque pur, et en gaz cai dans le rapport d'environ i à 4 ^^ volume. Le frais produirait lui-même de semblables résultats, que que M. Proust a faite aussi de son côté , et par sûtti laquelle il a mis en question si cet hydrogène ne proviw pas de la décomposition de l'eau. lAnn. de Chim. et ds f ^ 3 tom. X, p. 3i \ et tom. xi, p. 397). (i)
Ce ne sont point tous les matériaux immédiats des végéi qui concourent à la formation de ces divers produits. En ei
(x) M. Th. de Saussure a fait encore, sur la fermentation putride, d'aiB remarques qui méritent d*êtrc citées. Suivant lui , le bois, qui se décompose fBJ seule influence de Teau, blanchit au lieu de noircir, et contient alors moitf< carbone que celui dont la décomposition a lieu tout à-la-fois par l'ioflaeooe' Teau et de lair.
DU TEESLEIU. S37
ceux dans lesquels l'hydrogène et le charbon dominent , tels me les huiles ^ les résines , l'alcool , ne peuvent éprouver la terinentation putride ; ceux qui sont très oxigénés ^ tels que les acides 9 ne l'éprouvent que difficilement^ les seuls qui j^éprottvent plus ou moins bien sont ceux qui contiennent Ftizigène etPhydrogène dans les proportions nécessaires pouc ivEtt l'eau y et surtout ceux qui y contenant de l'azote , se rapprochent par cela même de la nature des matières animales : anssi le propre de la fermentation putride est-il de transf ormer^ oomme nous Tenons de le voir, les corps sur lesquels elle s^exerce , en d'autres , les uns très oxigénés et les autres très hydrogénés et très carbonés. Cependant plusieurs d'entre eux nassent quelquefois par des états intermédiaires dans lesquels us restent long-temps : par exemple , ils se recouvrent «d une sorte de moisissure dont la nature et les propriétés ont été à . peine étudiées.
3918. La fermentation putride dont sont susceptibles les matières oi^aniques nous permet de concevoir la formation du terreau, de k tourbe, du lignite, et, jusqu'à un certain point, celle de la houille et des bitumes.
2919. Terreau "^he terreau, engrais si excellent, n'est autre chose que la matière noire qui reste après la putréfaction plus ou moins avancée des substances organiques exposées au contact de l'air. Th. de Saussure et EinhofF en ont étudié les propriétés (Reck. sur là Fégétatiorij p. i6a; Gehlen , Journ. VI, p. S^S). Il résulte principalement des recherches de Th. de oaussure que l'eau et l'alcool ne dissolvent qu'une très petite quantité de la matière du» terreau; que les alcalis la aissohrent complètement; que les acides n'ont que peu d'action sur elle ; et que, à poids égaux, elle contient plus de carbone et d'azote et moins d'hydrogène et d'oxigène que les végétaux qui la fournissent. De iog.,6i4m. de terreau deboisdechéne, et de quantité égale de bois de châne soumis à la distillation,
il a retiré, savoir :
« Du terreau. Du bois de chêne.
centimètrci cubef.
Gaz hydrogène carboné a45ô 2295
Acide carbonique. 678 576
grammes.
Eau cont. un peu d'huile, d*acét.
ou de carbonate d*ammoniaqu'e. • 2,8 1 4,25 (i).
Huile empyreumatique o,53 0,589
Charbon 3,x3 2,28
Cendres •• o,424.... 0,026
— — — .— Il ■ 1 1 I II ■■ ■ ■ ■
(x) n y avait moins d'ammoniaque dans ces 4>35 grammes, que dans les 2,8s Snùmnff.
DE LA FEKMBnTATIOlf PUTRIDE.
s9ao« Zbierbtf. -— La tourbe est un l^en bran ou noirâtre, dans lequel on reaonâaittèi|jotM dlV parties végétales non a1tor(5es. Elle est formée par Pa^çoiuBtdl^ tion de plantes herbacées et surtout de plantes aquaticniel atti croissent dans les marais; elle appartient aux dépôts les* pftti) modernes, et se forme môme journellement dans certaitterlpiik lités^ quelquefois elle couvre des espaces immenses' dan^i^ parties les plus basses de nos contineus, et remplit les btf^' fonds des larges vallées dont la pente est pea-considërtd)lé,Oi> la trouve aussi dans les petites vallées^ les gorges^ les baiftiltf) des hautes montagnes* La plupart des tourbières» sont etfooM sous Teau ; quelques-unes seulement sont â sec et en pleine cdi» ture*.
Les amas de tourbe sont souvent d'une gnmde <5paisâeillr|' parfois ils sont divisés en plusieurs couches, d autant plus àeli^ ses qu'elles sont plus enfoncées dans le sol ; parfois anssî leiP couches sont séparées cà et là par de petits lits de matières argileuses et sableuses.
Les végétaux qui constituent les dépôts tourbeux sont^ très'' difficiles à reconnaître à une certaine profondeur; il n'en est: pas de même dans les parties élevées. On y reconnaît distinctement toutes les plantes aquatiques, et particulière-* ment celles de la famille des cypéracées. Mais si ces plantes contribuent à la formation de la tourbe , elles ne la [consd* tuent pas essentiellement •, il paraît qu'il en faut chercher l'origine dans celles qui sont toujours submergées, comme les sphaignes, les conferves, etc. Il y a également de petits dé*pôts qui sont entièrement forn^s de feuilles accumulées et probablement charriées par les eaux ; d'autres sont- forma de mousses et de graminées*, M. DecandoUe en a observé en Hollande qui étaient entièrement composés de warecs,
apai. Nous ne citerons point toutes les tourbières exploitées •, nous nous contenterons de nommer les plus remarquables*, savoir : celles de Hollande, qui sont si étendues, celles d'Ecosse, de Westphalle, de Hanovre, et celles de France : ces dernières se trouvent principalement dans la vallée de la Somme, entre Amiens et Abbeville ; dans les environs de Bauvais 5 sur la rivière d'Essonne, entre Corbeil et Villeroi 5 dans les environs de Dieuze, département de la Meurthe.
2Q22. On trouve nombre de corps au milieu de la tourbe : 1° de petites couches d'argile, de sable, ainsi que nous l'avons dit plus haut j 2® quelquefois des ttoncs d'arbres et des arbres entiers parfaitement conservés, et couchés dans le môme sens auprès de leurs souches, qui sont toutes coupées à la vième hauteur, et qui présentent souvent l'empreinte de la
BK Lk HomcLB: 959
hMBie$;3^ desdébn&ds animaux,, des bois de œifs^^des sque* btneSidabieafs ; 4^ enfin, on. trouve dans^cesj dépôts beau— ODiipde.traoes.de l'industrie humaine, des armes, des outils^ des bois de construction, des chaussées etc. ^ mais ces objets q^mt pas été recouverts par des attérissemens de tourbe; ils sa sont seulement enfofaoés dans les tourbières après avoir cté di^pisés ou construits à leur surface. ■
aigaiS» Lignite» '^ Oa désigne en minéralogie, par le nom^
if^'J^nife, un corps solide et opaque, dont la couleur|Varie de*'
pub le noir foncé et brillant jusqu'au brun«-terreux , dont la
cassure est compacte, conchoïde, quelquefois résinoïde, et
dont le tissu est jpresque toujours le même que celui du bois..
En brûlant^ il se noursoufle à peine, ne s'agglutine pas comme^
k houille, et ne coule pas comme les bitumes solides; il ré*
pamd soavent une odeur acre, fétide, et sa flamme est assez
daire* Par la distillation, on en retire une liqueur acide, etc.,
et un charbon qui conserve la fbrme d^ fragmens employa.
Le lîgnite^provient évidemment de la décomposition du bois;
il varia par son aspect et ses propriétés* suivant que cette dé-
' composition est plus ou moins avancée. De là les différentes ^
ywdétéa désignées ordinairement pair les noms de lignite jayet^
oui est d'un beau noir, et d'une grande compacité ; lignite fria*
fe, lignite terreux ou terre de Cologne, lignite Jihreiuc : dans
celui-ci le bois n'est qu'altéré.;
Les lighites se trouvent partout dans les dépôts secondaires et tertiaires ; mais c'est surtout à la base de ces derniers qu'ils sont extrêmement abondans; il en existe des couches immen* Ses entre Aix et Toulon, dans le département des Bouches-du- Bliône. Les substances qu'on nomme cendres noires ^ aux environs de Soissons, etc., ne sont que des lignites très terreux et pyriteux. Les lignites fibreux se trouvent aussi dans les Dignes positions, souvent dans les mêmes localités; mais en général , ils appartiennent aux dernières alluvions : tels sont oeux de l'île de Chaton et du Port-à-1' Anglais. La terre de Cologne parait appartenir à des dépôts tertiaires plus anciens. On se sert de lignite comme combustible dans un grand nombre de lieux. Le jayet était employé autrefois pour faire des bijoux de deuil.
2924. Houille. -^luB. houille ou charbon de terre est solide, opaque, noire, plus ou moins brillante, insipide, quelquefois friable, rarement assez tendre pour être rayée par Tongle, d'une pesapteur spécifique moyenne de i,3. On ne la trouve X>oint cristallisée.
La houille de bonne qualité brûle avec facilité; sa flamme est blanche; la fumée qu'elle répand est noire, elVod^x» ojii.