‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 96 sur 164 · ARTICLE Y · texte numérisé non relu

ARTICLE Y

3963. Analyse (Tun mélange de six gaz non ahsorbables par la potasse\f savoir: JCoxig^'ne^ dC azote ^ (V hydrogène ^ de gaz oie fiant ^ d hydrogène proto- carboné y dHoxide de carbone.

L'on fera passer 100 à 200 parties du mélange dans un tube gradue plein de mercure, puis Ton y introduira un peu d'eau, un excès de chlore, et quelque temps après de la potasse pour absorber le chlore excédant. Mesurant alors le résidu et le retranchant de la totalité du gaz^r lequel l'expérience sera fuite, on aura pour différence la quantité de gaz oléfiant : seulement il faudra opérer dans un lieu peu éclairé ou sous im lîiauchon opaque, pour prévenir Faction du chlore sur le protocarbure d'hydrogène et sur l'hydrogène (55 et 89). Cette première opération terminée, le résidu sera mis en contact avec le phosphore, à la température ordinaire ^ lorsque , l'appareil étant porté dans l'obscurité , le phosphore ne sera plus lumineux , on mesurera de nouveau le gaz , et la diminution du volume correspondra précisément à la quantité d'oxîgène renfermée dans le mélange , en tenant compte toutefois des changemens qu'aura pu éprouver , soit le baromètre , soit le thermomètre, (i)

Les quantités de gaz oléfiant et d'oxigène ayant été déterminées, il ne restera plus que de l'hydrogène, du protocarbure d'hydrogène, de l'oxide de carbone et de l'azote, dont le mélange sera analysé comme nous venons de le dire dans 1 article précédent.

Si le mélange donné contenait du bi-carbure d'hydrogène, C^ H^y l'analyse se ferait avec la même facilité. Car par l'acide sulfuriqûe concentré, à la température ordinaire, on commencerait par absorber cette sorte de bi-carbure.

AETICLB VI,

1964* Analyse dun mélange de trois gaz absorbables par une dissolution de potasse ^ savoir: de gaz carbonique^ de chlore, de gaz chlorhydrique.

L'on mettra d'abord le mélange en contact avec le mercure, à la température ordinaire , pour absorber le chlore. Lorsque

(i) L*on suppose ici que roxigèue fait tout au plus It titrs du milange, pour ^ttt le phosph«r« puisie Tabsorber ( x3S }.

fin ÉSdXtSÈ OHlMHIORi

rabsorption sera terminée, ce tpi anm lien enmoiiil

S art alieure , surtout en la favorisant par PagitatioiJ a passer «Uom le Téskhi des fragmens m JxMnoi: I absorberont l'acidle chlorhydrique et laiaaocimC Vêàki nique libre^ mais satmré de v^pênr dontaatieDdA<

▲&TIGLB TU.

^p65. Analyse étun mélange de trois OMûres gaz

g. jpdr f£/z^ dissolution de puasse; savoir : de gaz

it acide suif hydrique et JCmdde chlorfydrique*

kpeks avoir mesuré soo A Soo parties de glES, «nleil d«ira dans une ëprourette pleine de mercsre avec db I metts de borax. Celui-ci n'absorbera '<j[tte l'acide <^1 cpseï de sorte que l'acide carbonique et l'acide ri6st»it libres • poufrront être séparés parle procédé fsi avons décrit (2960, 5^), en tenant compte de la vapeir| flontiendront. ' *

^966. Analyse £un mélangé de gaz (Ûfsorbàbles M Aj absorhables par une dissolution de potasse , sapcài de proioxide dHazote^ de bi-oxide a azote et d^ûék\ nique, (i)

Faites passer d'abord 100 ou 200 parties de gax tube plein de mercure, et ensuite quelques parties àti^ lution de potasse 5 vous n'absorberez que le gaz ca * La quantité de ce gaz étant connue, détenmiies bi*oxi(le.: à cet effet, mesurez une nouvelle quantité de { et introduisez successivement daiis le tube quelques d'eau, un petit excès de chlore, et quelques petits fia d*hydrate de potasse 5 vous convertirez le bi-oxide en qui se dissoudra, et vous absorberez tout à-la-fois l'acide bonique et l'excès de chlore, en sorte que , retrancbaotl l'absorption totale le volume de l'acide carbonique qui est connu, vous aurez celui du bi-«oxide d'azote 9 après <JiJ vous analyserez le mélange restant de peotoxîde a aiete < d'azote, à la manière indiquée (2959, id )•

(r) C'est un mélange de ce genre qu'on obtient en traitant les matièm ^ taies Qt animales par Tacide azotique : seulement on prétend quH cquO^dIMi de vapeur cyanhydrique. S'il en était ainsi, l'on n'aurait qu*à mettre d'abà |u eu contact avec le bi-oilde de mercure : celui^îr absoiiianât la produ* "'^ure mercuriel facile a rtoonntltre.

DE 2.'A!^ALTSE BES GA2. tT9

AiKTJLCLS IX.

9igl6y. Analfse éCun mélange des gaz précédens et de gaz suîf^

hydrique.

CeCte analyse se fait à-pea-près comme la |)récédente. Vous mettrez -d'abord une certaine quantité de gaz en contact avec calques parties de dissolution d'acëtate acide de plomb pour jAsorber l'acide suif hydrique. Le résidu étant mesuré, vous l'al^ffez avec un peu de portasse pour absorber l'acide carboni- <que. Du reste, il faudra faire toutes les opérations dont nous valons de parler, en ayant soin de retranciher de l'absorption tiu'oocasionera le cJilore , etc., non -seulement le volume de iWide carbonique, maïs encore eelui de l'acide sulfhydrique.

^968* Analfaed^un mélange d^azote^ de bi-oxide dazote^ dChydrogène , de gaz oléfiant , de bi-carbure d'fiydrogeue C*H*, de proto-carbure d'hydrogène^ d^oxide de carbone^ diacide carbonique^ diacide sul/h/drique^ diacide chlorhydrique.

Les gaz étant introduits dans une éprouvette pleine de mercure , on absorbera le gaz chlorhydrique par quelques fragmens de borax 5 puis, après avoir fait pçisser le résidu dans un tube gradué, on le traitera successivement, comme jlans l'analyse précédente, par uae <lissolutIon d'acétate acide de plomb et par une dissolution de potasse, qui feront connaitf^, la premiçjre, la quaipttidé diacide s^ulfbydriqvte, et Jia seconde, la quantité d'acide carbonique. La quantité de bicaxi>ure (C*J;1*) sera déterminée par l'acide svkIfMricfue çoaoentiré ; celle de bi-oxide d'azote, ,par Ja solution de aulfate de pro*- Q^ide de fer*, celle de gaz oléfi«^t, pi^r le cblore. Il ne reatem

fdus que de l'hydrogène, du proto -carbure d'hydrogène, de 'oxide de carbone et «de l'azote, i^u do6a;^c ^desquels ou procédera comme il a été dit (2962).

SiECTilOlf Ifl.

Analyse des gaz composés.

dpfip. Ge f ence d'analyse, si peu avancé autrefois, ft é^ piptë toot-à-copp à son plup haut degré de perfection , pour ainsi dire, par la belle loi que M. Gay-Lussac a découverte; savoir : que les corps supposés à Té^at de %w» %^ csyK&fvxv^x^.

fM âHÂËVSC CIIIMIQIIS.

Pabsorption sera terminée, ce tjm. aura lieu en moins d'un

S art aheure , surtout en la favorisant par l'agitation , l'on ft passer «UoM k vénshi des fragncBS wbom Immdeioi absorberont l'acide cKlorhydrique et kisaevonC Tacîde^cadM)» nique Ëbre^ maisaaturé de ^raprâr dont oa lîendca compte.

M^S. Aruâyse et un mélange de ,troîs autres gaz atst^in^Sfli. L par une dissolution de puasse; savoir : de gaz carioaijm^ et acide suif hydrique et JCmdde cJâorkydrique.

i^èsaYoir mesuré 900 A Soo parties de gM, -cm les iiriM^I d«ira dans -une éprouveitte pleine de mercure arec des £nii*| lAeifS de borax. 'Gèfhti-d n'absorbera ^e l'acide chlofbyw i cpse; de sorte <jue l'acide carbonique et l'acide salfliydriqui^rMtànt libres • poiAroM être sépara parle procédé que BOp avons <décrit (2960, 5?), en tenant compte de la vapeur qu% eontie^ront. • *

^966. Analyse dHun mélahgS'de gaz eibsorbaiies ^t de gaz ntm absorbables par une dissolution de potasse , savoir: d^azots^ de proioxide d^azote^ de bi-oxide a azote et diacide carifth . nique, (i)

Faites passer d'abord 100 ou 200 parties de gaz dans n tube plein de mercure, et ensuite quelques parties de disse» lution de potasse 5 vous n'absorberez que le gaz carbonique La quantité de ce gaz étant connue, déterminez celle dn bi*oxi(le.: à cet effet, mesurez une nouvelle quantité de ga% et introduisez successivement dans le tube quelques parik» d'eau, un petit excès de chlore, et quelques petits fr^meoi d'hydrate de potasse 5 vous convertirez le bi-oxide en acide qui se dissoudra, et vous absorberez tout à-la-fois l'acide carbonique et l'excès de chlore, en sorte que , retranchant de l'absorption totale le volume de l'acide carbonique qui vous €6t connu, vous aur^ez celui du bi-«oxide d'azote^ après quoi vous analyserez le mélange restant de protoxide d'azote et d'azote, à la manière indiquée (2959, lô).

(r) C'est un mélange de ce genre qu*on obtient en traitant les matières végétalês et animales par Tacide azotique : seulement .on prétend qu*îl contient un^M de vapeur cyanhydrique. S'il en était ainsi, Ton n'aurait qu'à mettre d'abord It fu eu contact avec le bi-oiide de mercure : celui-ci absorberait k WfMT d produirait un cyanure mercuriel facile à rtoonnaltre.

jr^Àx

Le bore est solide, iasipide, inodore, brun-verdâtre, pulvéraient, infusible, fixe, sans action sur le gaz oxigène à la température ordinaire, capable d'absorber ce gaz à une temperatore élevée et de former un acide vitrifiable en donnant lieu à un dégagement de calorique et de lumière, capable enfin de décomposer Tacidc azotique à l'aide d'un peu de chaleur et de Je tranformer tout entier en acide borique , qu'on peut obtenir pur par l'évaporation de la liqueur, et qui est doué de propriétés très remarquables.

Le silicium est d'un brun de noisette sombre, et comme le lK>re, solide, insipide, infusible , fixe. Le gaz oxigène est sans action sur lui, m/^me à une température élevée. Aucun acide ne l'attaque, ou du moins il n'y a qu'un mélange d'acide azotique et d'acide fluorliydrique qui puisse le dissoudre. Les hydrates de potasse, de soude ^ de baryte agissent sur lui très fortement; mêlé avec eux en proportions convenables, il détone à un degré de cbaleur bien inférieur au rouge : de l'hydrogène se dégage, et un silicate , très facile à reconnaître , se produit. f^^Tr. d'ailleurs, no 45. •

Le carbone est aussi, comme le bore et le silicium , solide , insipide, inodore, infusible, fixe ; mais il est noir le plus souvent; et, lorsqu'on le chauffe avec le contact de l'air ou du gaz oxigène, il brûle , se vaporise tout entier et forme un acide gazeux, contenant son volume d'oxigène (201), et facile à distinguer de tous les autres gaz (^94^)*

La propriété d'être ductile, presque aussi facile à couper aue la cire, plus ou moins transparent , fusible à environ 40**? lumineux dans l'obscurité ; celle de répandre des vapeurs blanches dans l'air à la température ordinaire, d'en absorber Toxigène et de donner lieu à de l'acide hypo-phosphorlque ; celle enfin de s'enflammer vivement par le contact d'un corps en combustion, feront toujours reconnaître aisément le phosphore.

Les caractères du soufre sont tout aussi tranchés : c'est un corps solide, insipide, jaune, fusible à 107 ou lop"", volatil, qui brûle avec une flamme bleue, et se convertit tout entier en gaz sulfureux dont l'odeur est très remarquable.

Ceux de l'iode le sont plus encore : son aspect est métallique, sa couleur bleuâtre, son odeur analogue à celle du chlore; cnanffé peu-à-peu dans un matras , il fond , se réduit en vapeurs violettes , et vient se rassembler à la partie supérieure du vase en lames brillantes. Mis eh contact avec une dissolution de baryte, il disparaît et donne lieu à de l'iodate de baryte qui 86 précipite^ et à de l'iodure de baruxm c^Vx^^Vft ^^sa

k liqaeor, «t don t Fon peu pmàpiter llods y décolore.

Quant ao sâùiituit, (» trouvera Je» «

goent (8a).

Koas ajoateroiu cependant, d'Apnès Bi. Bvrwiw,^

iacïlederecoonaitreceoorps JansiesToiiK-rausquiki nent, en les chauffant même en trèspi!>tiLec|Uaulii4:xieil dantontubede verre ooTert aux drax extrûnitâ <lil sons an angle de 4^° • '« soul're reoienné dau ]tm peue à l'eut d'acide snlforcux , tandis qae le s^là« moûu en partie , ae aublime en forme d'un anneau n est TTaï qu'on min^ral'qni contiendrait du aoufreft^ nie produirait tm phénomène analogue; mais alml de rare que répand le sélënium lorsq^jpn le calcîue, ju ' rait pas aenrïr pendent la foima'ion de Tannean rou^c-

3971. D'après l'ordre quo nous avons adopté, nous ifl maintenant nous occuper d*;» «jneslious suivantes :

1° Un Tnélaage de mètalioîdes étant donaé, reeoa qtd entrera dan» sa composition.

a*> DèOirminer la proportion des principes d'un s JttAtdlo'ides.

3° Enfin, déunmiier la proportion, des prineipet * composés de métalloïdes.

Mais conune nous avons drjà donné k solution itf Am prohliines compris dans ks questions; qae noai que le lecteur pourra trouver les soiutïODS des aulcni^ lecture de ce traité . et que , d ailleurs , on eu a 1 aotn, nousue les examinercos pas.

Des corps combustHles placés entre les otétàlieiikiA laéiaux.

9971 bis. Ces corps sont seulement au nombre de i letirconium et le thorinium. Nous croyons ne c •jouter i ce <|ui en a été dit (4^9 et 4^'i).

ncTion tii.

V» métal étant donné, cqaaaaU sn rscoanmim Jm «M ~

397a. Lapremièrechoaeàfaimerad'eSaaoaÎDeTiesmi' phyaiqae» tni inétal : û ces.caDactèEes ne ailEiaiapt wil faire adopter tme marche p*' dans iea «fA*V

DE VÀXÀLim IMS METAUX. t!K

4Riterpoiirc(m8tster la nature Aexie métal, il faudrait procé- ^~~ k 6a recherche de la manière suivante.

2973. Supposons d'abord que, mis en contacft avec l'eau 3^ la température ordinaire, le métal la décompose subitement ^ donne lieu à une effervescence plus ou moins considérable, se changeant en un oxîde alcalin plus ou moins soluble M l'-eau, il appartiendra à la première section : alors , pour lléterminer la nature de ce métal, il faudra saturer la liqueur Wr l'acide chlorhydrique, et la soumettre à diverses épreuves. * Ce s^a: An potassium ou du sodium^ ou du lithium^ si elle Éfeat pds troublée par la dissolution de carbonate de potasse , «m de soude , ou d'ammoniaque ; savoir :

Du potassium , si la liqueur concentrée est précipitée en JwKne parle chlorure de platine, (^f^oy, les autres caractères ,

Du lithium^ si dile n'est pas précipitée par ce chlopure ; si le yîkosphate d'ammoniaque et de soude ou le phosphate de soude y produit un dépôt abondant par l'ébuUition et la concentration (i); et si évaporée jusqu'à siccité, elle donne un résidu Si colore en une belle couleur rouge-carmin la flamme du alumeau (747 bis.)

Du sodium^ si elle n'est pas précipitée à chaud, ni pçir le chlorure de platine , ni par le pnospnate de soude ou de soude et «d'ammoniaque, et si le chlorure chauffé au chalumeau communique à la flamme une couleur jaune intense (739*)

Ce sera : du bariurriy du strontium ou du calcium^ si la liqueur est , au contraire, troublée par la dissolution de carbonate de potasse, ou de soude ou d'ammoniaque ; savoir :

Du barium, si la dissolution de sulfate de strontiane, et l'acide salfurique^ étendu d'une très grande quantité d'eau, y forme un précipité blanc, insoluble dans les acides ; et si, portée jusqu'à un certain point de concentration , elle laisse déposer^ par 1^ refroidissement, des oristauv en lames carrées , «ur les- ^eb l'alcool anhydre est sans action (772).

Du strontium y si elle est troublée, par la dissolution de sulfate de chaux , mais non par celle de sulfate de strontiane ; et 81, portée jusqu'à un certain point de concentration, elle laisse déposer, par le refroidissement , des cristaux en aiguilles^ non déliquescens, solubles dans l'alcool , donnant

(l) Le phofpliate de lithîne est peu solnble; le phosphate de lifhîoeet de soude Peil«ifÎBf -eacope. Toutefois^ l'évaporation est nécessaire pour détermioer promçtemcnt le précipité (1^6 o./

À celui-ci la propricUc de brûler avec une flamme et comiiiuul(j[uant la môme couleur à la flanune meau (78a).

Du calcinniy si la dissolution de sulfate de durai et sulfurique étendu de beaucoup d'eau 11**^^ forme pas i{ pitc; si, au contraire, l'acide oxaliaue y en forme on} <est de même du sulfate de potasse lorsqu'elle est coi et si le résidu qu'elle fournit par Tévaporation est d et soluble dans l'alcool (799)*

3973 bis. Supposons, en second lieu, que le métal action, sur l'eau à la température ordinaire; xuaiscf température ^ il soit capable de se dissoudre dans l'ai furique étendu, avec dégagement de gaz hydrogène, ce magnésium y on de XyUrium^ ou de Valurnimum^ ouàj nium , ou du cérium^ ou du zinc^ ou du cadmium, ^ oa ganese^ ou àufer^ ou du cobalt ou du nickel, (i)

i^ Uun des trois derniers , si la dissolution est vert ou en rose :

Du/i?r, si la dissolution métallique est yerte^etfl, y avoir ajouté un petit excès de cnore, elle acquiot priété de former un précipité bleu avec le cyanuic,^ fer et de potassium, et noir avec l'infusion i galle (896).

Du nickel j si elle est d'un vert-pré; si la potasse et k en précipitent un oxide d'un vert tendre; si l'ammon* rend la couleur d'un bleu violacé (ioo3).

Du cobalt , si la dissolution est d'un rouge violet, el borax qui en est imprégné forme un verre bleu enle au chalumeau ( 992 )•

n^ L'un des huit premiers , si la dissolution est i

Du cadmium^ si le gaz sulfhydrique y occasione on pité d un beau jaune ( 962 ).

Du manganèse^ si la dissolution forme avec la potasse soude un précipité blanc qui passe au brun-marron " contact de Tair, et sî, mise avec son poids d'hydrate de et calcinée jusqu'au rouge pendant i5 à 18 minutes, fl>! tient une masse verte, présentant toutes les propriétés h méléon minéral (854).

(r) Le coUll el le nickel se dissolvent 1res difficilement dans TaddcL à moins qu'ils nu soient tiès divisés, «t qu'ils ne proTÎennent, soit de la des oxidiîs par le gai hydrogène, soit de la caJciualion des oxalotes C est pourquoi onle» retroufera parmi les mél'^ -^'- 1»— î-i^

sans action , ^uÀ\% aiuiique attaque.

nelsrai

DE L'ANALYSE DES l|éTAirr. 28K

Du cérium , si elle produit avec la potasse ou la soude, ou l'ammoniaque, un précipité blanc qui, desséché et calciné

i'usqu'au rouge avec le contact de l'air , devienne rougeirique*, et si ce précipité rouge se dissout a cliaud dans Tacide chlorhydrîque avec dégagement de chlore (iiaj).

Du magnésium ou de Vyttrium^ si elle donne avec la potasse <m la soude caustique un précipité blanc, insoluble dans un excès d'alcali, et qui ne se colore point en le calcinant au contact de l'air, savoir: du magnésium, si le sulfate acide n'est : point précipité par l'ammoniaque (808) 5 de l'yttrium, si, au eontraire, if est précipité par ce réactif(8i6)«

Du glucinium^ ou de Valuminîumj ou du zinc, si la dissolution étendue forme avec la potasse ou la soude caustique uu précipité blanc soluble dans*un excès d'alcali, savoir: du zinc, sil'ammoni'aque redissout le précipité qn'elle pourra formerd'abord (94^^) 5 an glucinium, si le précipité est insoluble dans un excès d'ammoniaque , et si la dissolution saline versée dans un

Srand excès de carbonate ammoniacal donne lieu à un dépôt oconneux qui disparaît par l'agitation (822) j de Valuminiumj '■ dans le cas où le précipité ne disparaîtrait ni dans l'ammooiaque, ni dans le carbonate d'ammoniaque (83 1).

2974. Supposons maintenant que le métal soit sans action sur Peau et sur l'acide sulfurique étendu d'eau, à la tempéra* ture ordinaire, mais qu'il puisse être attaqué par l'acide azop. tique, à cette température, ou du moins à l'aide de la chaleur, ^ il fera partie de la série suivante : vanadium^ tungstène, étain^ antimoine, molybdène, arsenic, cobalt, (i) urane, cuivre, nic^ kel (j.), palladium, mercure, bismuth, tellure, plomb, argent. (2)

Le cobalt, Purane, le cuivre, le vanadium, le nickel et le

Salladium étant les seuls de ces quinze métaux qui , en se issolvant dans l'acide azotique, le colorent, ne pourront être confondus, par cela même, qu'entre eux on les reconnaîtra aux propriétés que possédera la liqueur. Le métal sera :

par l'eau régale, lorsqu'il a été calciné : nous le supposons à cet état. D'ailleurs ron reconnaîtrait toujours l'osmium, et Tacide osmiquequi résulterait de Tactioa de Tacide azotique, aux caractères que Ion trouvera exposés (2979 et xsio6).

D'après M. Berthier, le tungstène et le chrome doivent être aussi compris parmi 4es métaux , sur lesquels Tacide azotique a de Faction ; mais ce n'est qu'avec beau- ODup de difficulté , qu'ils sont attaqués par cet acide et même par l'eau régale. C'est pour cela que nous ne donneipns point ici leurs caraclèrts.

fit JotàLum CBmBqoÊi 1

Da cûbakoa àupalkutium, A la Bmciar eit|k»an SGSge, savoir ; du ciobaU, ai elle powAdc leajpra|DlÉ^ cées précëdemment ; da palladium^ si le aolnta 4s|Éf de fer en rëdait le m^étal^ et si, lorsqu'elle est bica nsbij le cyanure de mercu're j fait subfttesftent nu. pcéc^l ( ia3a ).

Da vanaiùan ou cluctiif^ns, si elle est Usue oa Sm onelcpiefois Terd&tre , savoir : da cuà^rej si elle foi rammoniaque, an> pi*ëcipité d'un Jïlano-bleiiftXre (p!m d'ammoniaque redi8.iout tout de suite en cgmwwisiy la dissolution une eonleur d'un Ueu céleste^ avec ko jaune de fer et de potassium, un précipité crameiâ (\ du "vanadium, ai elle produit avec un excès d'aMWonai précipité brun et une liqueur incolore; aTcc le cyanoR de fer et de potassium, un précipité jaune-cîtron, fji k Tair ; avec l'infusion de noix oie galle, mi précîplfl fi>ncé qu'il paraît noir, etc. (ioS5).

Du nickel, si eUe est dTan vert-pré» ( Vayest ce qoiii précédemment.)

De Xurane, si elle est jaune ou jaunâtre; si le mi— j de fer et de potassium y produit un précipité coaleirill l'infusion de noix de galle, un précipité bmn-choJlî! {liai).

a975. Le mercurejesa raisonde sa fluidité et de k|il qu'U a de bouillir et de se volatiliser sana s'oxider iÀ ce la chaleur rouge,, est toujours facile à distinguer.

Les caractères de V arsénié ne sont pas moins saillaia mis dans une cornue, à l'action d'une ebideur rouge, SI latilise tout entier et se condense dans le col sous ib cristaux qui ont le brillant métallique; projeté dans vm sur des cnarbons incandescens, il passe en partie i l'éi dde arsénieux qui s'exhale en vapeurs blancnes , et il une très forte odeur d'ail *, chauffé sur le mercure da petite cloche courbe avec du gaz oxigène, il s'enflamii sorbe le gaz et se transforme en acide arsiinieux, qui se sur les parois à l'état de petits cristaux • Mis en con chaud, avec Tacide azotique &ible,. il se dissout, dam une liqueur qui laisse aéposer des cristaux blanes refroidissement, qui précipite en jaune ]>ar l'acide sut

Î[ue, et qui, saturée de potasse de manièie à former a ement un asotate,. mais encore un arsenilte, préc^pila par une dissolution de sul&te de bi>oxide de cuivre.

u^\nt{. L'étain, l'antimoine, le molybdène se di^dnf ^ res, parce que l'acide azoticjae

V») ' TW 4»Ur

DE VAiHÂVtm D» métaux; 2ST

B^ue facilement et le» conv^ertit en une pondre Mancke on fwn lA^nojSLtffAttej insoluble em tirés pen solnble dans cet ude: ils sont caraotérôés d'ailleurs:

Le molybdène^ parce qu'il est îd fusible ou très difficile à [ipiàdre ; que la poudre dans laquelle il est converti par l'acide notique est sensiblement soIuhLe dans cet acide et même dans Teau; que la dissolution aqtteuse de cette pondre^ privce d'àdde azotique , rou^t le tonmesol , et devient bleue en peu de temps par le contact d'une lame de zinc ou d'étain ^ enfin j

Se cette même poudre s'unit facilement aux alcalis , qu'elle satuve et qu'elle iorme des sels dont elle est sépara par des acides piiissans ; savoir : avec la potasse et la soude, des sels wlubles et cristallisables; et avec l'ammoniaque, un sel qui se prend fu ime oekasse sirupeuse par l'évaporation.

\2autimoiney parce qu'il est cassant^ qu'il se dissout dans l'eaii régale ) que la dissolution précipite en blanc par leau et en rouge-orange par l'acide suif hydrique, etc. (1090).

Uétain^ parce qu'il esl ductik; qu'il se dissout à chaud dans l'acide cblornydriaue avec dégagement de gas bydrogine, et que le proto-chlorure qui en résulte donne lieu an pr^pîté pourpre de Cassius par son mélange avec la dissolu* tion a'or (977).

^977* Quant au bismuth, au tellure, au plomb et à l'ar»

St, qui, commelem^fjcur^et l'aitenic,. se dissolvent dans ide azotique sans le èolorer^ et qui, par cela même, sont distincts des autres, on les recotinaît :

Le bismuth^ parce qu'il est cassant, très fusible , que sa dis* lolation dans l'acide azotique est précipitée en blanc par leau^ et en noir par l'acide suif hydrique, et que les précipités ne se dissolvent point dans les solutions alcalines*.

Le tellwe, parce qu'il est cassant, très- fusible^ que, chauffé «a chalumeau, il brûle avec une flamme bleue en donnant lieu i un oxide qui se sublime sous forme de vapeurs blanches ; que sa dissolution dans l'acide aiotique forme, avec la potasse^ la soude, l'ammoniaque et leurs carbonates, un précipité blanc qui disparaît dans un excès d'alcali on de carbonate alcalin ; et que sa combinaison avec le potassium se dissout dans l'eau et jiroduit une liqueur rouge, d'où le tellure se dépose avec le oontact de l'air.

12 argent^ parce qu'il est ductile, non oxidable par l'air y que tft dÎ2»8olutioB azotique forme, avec l'acide chlornydriqnae, un précipité insoluble dans un excès d'acide, et très soluble dans ^ammoniaque \ et que l'oxide qu'on en sépare, au moyen de la potasse et die la soude y se réduit par une chaleur bien moin^ are que le rouge-cerise; etc. (ia54)»

us ANALT&E CHOUQDE.

t,epfonib, parce qu'il eat ductile, très fusible; <p|| solution azotique u une saveur <]DUCe ; quMleest pnàM blanc par l'acide sulfurique et les sulfates, eu noit pu 1 sulfbjdriquc, etc. (nS?). '

2078. Supposons, en quatrième lieu', que lei Bans action, du moins bien sensible, sur l'acide azolin centrd et bouillant, et qu'il puisse être attaqua par \'em ce sera ou de l'or, ou ou platine, ou du titane, (i)

De Vor, si la dissolution est jaune ^ si elle est p en pourpre ou en violet , ou en brun-noirâtre par It chlorure d'ëtain; si le sel qu'elle contient est riïdnili coup par le sulfate de protoxide de fer, et si ledepill •ulfate y fait uattre, et qui est brun-jaunâtre, prend pail cination l'aspect de l'or mat ; enfin si t'ammoniaqueeol une poudre iaunâtre qui, séch<!e et exposëe sur nue bL couteau au-dessus de la flamme d'une bougie, iiUxM tement.

Du plat irtt, si la dissolution est d'un jaune tiranin «urle rouge j si elle n'est troublée ni par le sulfattii toïide de for, ni par le prolo chlorure u'étain ; est conceuirée, elle forme avec les dissolutions des^M

ï et les dissolutions de sels de potasse, des*<i ^ , olubles dans une plus ou moins gran*^

d'eau; enfin, si le précipita ïonué pa^e chlorbydifl)>4 moniaque donne, en le calcinant jusj^'au rouge, \a^ compose d'une nultitude de petils grains blancs eK^ lîques.

T)u titane, sï la dissolution est incolore ou Icgèremenljl si, concentri5e, elle donne avec le cyanure jaune depolJ et de fer un pri'cipité floconneux, rouge-brun ; avec l'inr de noix de galle, un precipitp l'galement rouge-brun M leur de sang; avec les alcalis caustiques ou carbonalSJ

Îrtîcipite b!anc|*, avec une lame de zinc oud't'lain, am^ luue, surtout en y ajoutant Je Tacide chlorhydrique [1 3979- Supposons enfin que le mëtal soit inattafi non-seulement par l'acide azotique concentré et boniM

jaunes ,

été

(i) Il fmil pour que le titane >oit attaquable par Ti^au régale, ou'îl

tant caldniiiioD, et qu'il provienne, par anuùfÊm

rcductÎQil du chlorure par V

Noui ne comprenoni point ici le ctn que l'eau régale n'est pai taut4-fBit lani d«U page précédente iB&}. L'iridium t l'eau régal* , duii 1« mtôie tu qn« '

■t letunEilèae.inrlMqHkl

D. Haut en ivoqs diileBotitb

'Kl éié caldnéi Ht, fddi

encore 'p^rl^ eau régale y ce sera du titane ou de VoS" igUum s'ils ont été fortement calcinés, ou du chrome^ ou du Wangstène (i), ou du colombium, ou du rhodium^ ou de Pm-

Du chrome j si, en le triturant et le mêlant avec son poids pffazotate de potasse, et chauffant le mélange jusqu'au rouge iaendant une demi-heure, il en résulte une masse jaunâtre; si jMte masse colore l'eau en jaune ; si la dissolution , saturée btr l'acide azotique, précipite lazolate d'argent en pourpre, artcétate de plomn en jaune vif, et l'azotate acide de mercure Ml rouge; enfin, si, faisant rougir ce dernier précipité, on ^obtient un oxide vert, capable de se fondre daps beaucoup % borax, et de le colorer en vert émeraude (io44)«

Du tungstène^ si en le calcinant de même que le chrome kiÎTee son poids d'azotate de potasse, il en résulte une masse en [jprande partie soluble dans l'eau ; si la dissolution est incolore, '?ft8Î l'acide azotique y forme un précipité blanc, qui par un -excès d'acide bouillant, devienne jaune, et possède toutes les I -propriétés de l'acide tungstique.

Du titane^ si, en le faisant rougir avec un poids d'azotate ^'dépotasse égal au sien et lessiva#t le produit à grande eau, IFon obtient un résidu qui se dissolve dans Tacide chlorhj drille , et si la dissolution se comporte avec les réactifs comme ■BOUS l'avons dit dans l'article précédent. i De Vosmium^ si, mis en petite quantité sur les bords d'une [Imille de platine, et exposé à l'action de la flamme extérieure :^une lampe à alcool , la flamme s'agrandit en ce point et 'devient plus vive; si, à une température élevée, il s'oxide : dans l'air, et donne lieu à des vapeurs blanches, qui répandent une odeur très pénétrante et irritent fortement les yeux; id, chauffé dans un tube de verre horizontal, au milieu \i!vi3à courant de gaz oxigène sec , il se transforme en acide rosmique, qui possède les propriétés caractéristiques énoncées (1206). >

' De ïiridiuniy si, calciné dans un creuset avec l'azotate de po-itasse, il donne lieu à une masse noire. pulvérulente, qui, traitée par l'acide azotique étendu, laisse un résidu noir; si ce résidu , qui devra être un sesqui-oxidc, se dissout dans l'acide chlorhydrique, et forme un chlorure déliquescent, incristalfisable, d'un brun très foncé, tirant sur le jauae; si le chlorure ainsi obtenu devient rouge en le chauffant doucement avec de l'eau régale; s'il ne faut que très peu ^a Ifi dissolu-

(1) Voy. la note de ]a page précédente 288.

y. Sixième édition, \ \^

fgO AKALT8B CaiHIQtTE.

tion àa cblovarettereDa ronge pour dooner à celleâe^ il de platine U propriété de nrÀnjâler en rouge bri(raflf| "" h1 ammoniac^ ai, convenaiilement rapprochte, elletn poser, lorsqu'on y verse pen-i-peu de l'amiaoniaqnei Bnc grande quantité de petits cri^ta ux brillâns, d'un {xr^ intense qu'ils paraissent noirs ; en fin , si , par la ciIl ^-^ ju»qu'aurOBge,ceacristauxdonnem une poudre meUll^ ""^ lebi-sulfate de potasse à une haute ttuiiK-rature u'ullaqi ?"*' de manière à ta rendre solable dans l'eau en coloniii . .° en jaune, caractère qui permet ùsémcnt de dbtiugueil dium de l'iridium. '"' B^ i

Du rhodium, s'il est attaque lorsqu'on le ctauffe i r^' avec le bisulfate dépotasse en formant un douille snMv*" couleur jaune, soluble dans l'eauj s'il l'est l'gaienient,! le calcine avec la potasse oul'azoUile de potasse, et avoir lessiTt! le produit, Ton obticnl un rtsidu qui » dans l'acide cblorbydrique et le colore en rouge; eiiiis dinolutîon forme avec les chlorures de sodium M ii sium des sels doubles d'un rose rouge, insolubles diDsIi et facilement cris lai lisablea.

Du colo7nbium, si, chautt% ii l'air libre^ il s' avant que la température ne soit porte'ejtisqu'anu^ transforme en acide colombique; s'il est soluble ticf^ fluorhydrique avec dégagement d'hydrogène ; si,fikt l'hydrate ou le carbonate de potasse, il s'aciJilie, làiÀ pens de l'eau, soit aux dépens de l'acide carboni^iv ciné avec l'azotate de potasse, il s'acidifie <.'galeiiicii[,iV résulte une masse qui, traitée pat l'acide azotique elM véc, laisse une substance blanche, reconnaissable pT del'acide colombique aux caractères qui ont été exposa 3981. Indépendamment de tous les caractèiei ^ Tenons de donner pour reconnaître les divers méUit est d'autres qu'on tire de l'action du chalumeau. C nclères se manifestent surtout quand les mi-taux sonlfl C'est pourquoi nous ne les ferons connaître qu'en p l>xîdea eux-mêmes.

fiiCTion IV.

Un mélange de métaux étant donné, comment les rtcn

agSs. IVous supposons, dans ce que nous allons in les métaux ne sont que mMés et non combint-s, et qu'i' gant que comme s'ils étaient isolés, sur les ocnM nous les nattons encontact, cequin'apsstoujoiu faut beaucoup : «ans cette supposition Je probUme en raison de sa généralité, de^ '-ût inooloUc ■'«■!

j Peut-être certaines personnes penseront-elles qu'alors il est ^Inutile de.8*en occuper ; mais il nous semble qu'elles seraient ' dans l'erreur. En effet, c'est un moyen de comparer les mentaux les uns aux autres dans leurs propriétés, de faire ressor— "tir celles qu'on peut a-p^e\er caracténsliqnes. C'est par consé- ^'■Oaent yne ëtude utile , nécessaire ; je dirai plus : si rien n'in- L* ui({iiaît la nature du mélange, et tel est le cas que nous consir-dérons, il faudrait adopter la marche que nous allons tracer, oa une marche analogue : elle conduirait nécessairement à la connaissance de quelques-uns des principes. Guidé par les k. fésultats observés, on prendrait une nouvelle voie, et on arriva ^ferait plus ou moins directement au but. Je n'ai point voulu : faire un ouvrage de docimasie 5 un ouvrage de cette nature ^. exigerait lui seul plus d'un volume, et je n'ai pas consacré deux rVcent cinquante pages aux généralités que j'expose, et aux ap- :^ locations que je présente.

Je reviens actuellement à la solution du problème proposé, \ en observant que j'exclus du mélange l'arsenic et le molybdène. *; 0983* Ce qu'on devra faire d'abord, ce sera : de mettre ) .le mélange en contact avec l'eau, à la température ordinaire, poiypiavoir s'il contient du potassium, ou du sodium, ou du barium, ou du strontium , ou du calcium , ou du lithium. S'il en contient , il se dégagera tout-à-coup du gaz hydrogène, et la liqueur deviendra alcaline : alors on y versera un excès de carbonate d'ammoniaque mêlé d ammoniaque caustique

Sour transformer en carbonates les divers oxides provenant e la décomposition de Teau ; et comme les carbonates de baryte, de strontiane et de chaux sont insolubles, tandis que [- ceux de potasse et de soude sont, au contraire, très solubles, ^ et que celui de lithine l'est aussi d'une manière très sensible, I Pon traitera la liqueur filtrée, et le précipité bien lavé , s'il l'Ven forme, de la manière suivante :

[ La liqueur sera saturée d'?icide chlorhydrique et concentrée le plus possible. Pour en séparer le potassium, il suffira d'y ajouter un peu d'alcool et un petit excès de chlorure de platine , qui en précipitera le chlorure de potassium , à l'état de chlorure douole , lequel sera recueilli sur un filtre et lavé avec une quantité convenable d'eau alcoolisée. Après quoi, on enlèvera par un courant de gaz sulfhydlrique l'excès de platine eontenu dans la nouvelle liqueur, on la filtrera et on l'évaporera à siccité ; il en résultera un résidu de chlorures de sodium et de lithium* Le premier sera facile à distinguer , en chauffant un peu de matière saline au chalumeau; la flamme se colorera en jaune. Celui de lithium se reconnaîtra très aisément aussi en dissolvant dans l'eau cq cjvù t^^V^x^ ^^"^

999 ANALYSE OaMlignE.

cblomres , y ajoutant un excès de phospluite el de < de soude j faisant évaporer de nouveau la lujuear*^ cité , et reprenant le nouveau résida par Veau. ^ soudra j excepté un sel double de phosphate de lithîne) lequel est très peu soluble.

Au lieu de se servir de cbiorure de platine pour potassium ) Von pourrait employer 1 acide bjpBr. avec beaucoup de succès. On transfonnerait aina carbonates alcalins en byper-cblorates, on lès ^ ' *

on les traiterait par l'alcool qui dissoudrait

de soude et de litbine^ lesquels seraient ensuite opérations qui viennent d'être décrites pour deux bases l'une de l'autre.

Quant au précinité, formé par le carbonate d'i il faudra le dissoudre dans l'acide cblorhydriquCi L la dissolution jusqu'à siccité , et traiter le résida bouillant et annydre, qui est presque sans action sur] de barium 9 et qui dissout bien les chlorures de de calcium; puis l'on étendra d'eau la dissolution aie y ajoutera du carbonate de potasse, qui précipitera :. là strontiane et la chaux à l'état de carbonates ; l'oii de nouveau , non plus dans l'acide chlorhydrique|4 l'acide azotique , le précipité, s'il s'en forme un; d nouveau aus^i l'on fera évaporer la dissolution josqA afin de pouvoir traiter, dans un flacon ferme, & latcnp ordinaire , le résidu par l'alcool absolu , qui , i m point d'action dissolvante sur l'azotate de strontiane,tf une très forte sur l'azotate calcaire.

Ajoutons que la baryte peut être très facilement rra par l'acide sulfurique très étendu , ou par une dissohv sulfate de strontiane; et que mêlée à la strontiane H chaux, elle peut être séparée par le fluorhydrate de fluofl silicium. (Voyez plus loin P analyse des oxidesA

2984* Lorsque l'eau sera sans action sur le mélange, mettra en contact avec l'acide sulfurique étendu dai fiole munie d'un tube recourbé , et l'on élèvera là tempe de cet acide jusqu'à l'ébullition.

Le cérîum , le magnésium , l'yttrîum , le glucinino lumlnium, le manganèse, le zinc, le fer, le cadmium, pourra contenir, se dissoudront avec dégagement d1 gène, comme dans le cas précédent : il en sera demê cobalt et du nickel , s'ils sont très divisés.

La présence de ces divers meta ~~ rjcconnue 001

suit :

i« L'on y fera passer un courant de gaz sulfhydrique qui le précipitera que le cc^dmium , à l'état de sulfure , d'un beau aune. Ce sulfure /attaque par l'acide azotique, ou l'eau ré- (ale, donnera lieu à une dissolution qui présentera les carac* :ères des sels de cadmium (952).

a» La présence du fer sera toujours facile à constater par le précipité bleu foncé qu'il produira , en versant du chlore et du cyanure jaune de potassium et de fer , dans une portion j|e la liqueur, après l'avoir en grande partie neutralisée , de )Banière qu'elle ne conserve plus qu'une légère acidité.

3** ,En mettant un excès de potasse dans la liqueur débarrassée de cadmium par Tacide sulfhydrique , cet alcali ne retiendra que les oxides de zinc , de glucinium , d'aluminium , l'jet précipitera tous les autres (i). La solution alcaline sursa- :4iirée par l'acide sulfurique , puis versée dans du carbonate 4'ammoniaque , ne laissera déposer que V alumine , dont il lera facile de constater les propriétés (83 1). La glucine sera iéparée à son tour, en décomposant le carbonate ammoniacal par l'acide sulfurique, chassant tout Tacide carbonique par fébi^ition , et ajoutant un excès d'ammoniaque. Quant à Poxide de zino^ on l'obtiendra en évaporant la liqueur à sicdté, calcinant le résidu, afin de vaporiser le sulfate d'ammoniaque et de décomposer le sulfate de zinc, puis le traitant par l'eau bouillante pour dissoudre le sulfate de potasse.

: 4** Le manganèse et le cobalt se reconnaîtront aisément dans le dépôt qui proviendra de la potasse. Il suffira d'en calciner une petite partie avec de la potasse ou de la soude, et une autre avec du borax à la flamme intérieure du chalumeau ; le manganèse colorera l'alcali en vert, en produisant du caméléon minéral , et le cobalt communiquera au borax une couleur bleue.

5® Le reste du mélange des oxîdes insolubles dans la potassé devra être dissous dans l'acide sulfurique aflaibli , et la solution mêlée avec du sel ammoniac et un excès d'ammoniajue caustique. Les oxides de fer, d'yttrium et de cérium seront , par ce moyen, isolés de ceux de magnésium , de manganèse , de cobalt et de nickel , qui resteront en dissolution. Si la liqueur était bleue , on en conclurait la présence du

(i) Dans cette précipitation, comme dans, plusieurs de celles qui s'iiyrontjiL

\iirfa entivonl ai<rivAi> mi'iiM4> «olîfo ««i-rl^r. Aa,a ^^\.\c.a «^"lublcS daUS l'alCltl , SOÎt

résultera aucune entrave proçosoua ici c^*uu!&

i94 ANALYSE CHIMIQUE.

nickel ; si elle ne Tétait pas, il faudrait reGherclMrai par des procédés qui seront exposés tout-à-rheiiie.Dl les cas y un courant de gaz sulfbydrique ferait ptisal ganèse, le cobalt et le nickel à Tétat de sulfures ina sorte que la potasse versée ensuite dans la liqueur séparerait que la magnésie,

6® L'yltria , l'oxiile de cériurû et Toxidc de fer, ^ ensemble par ramnioniu([iie , étant nnis en contait Pacide sulfurique, s'y dissoudront en formant des ai comme le sulfate de cérium , en se combinant avec potasse , donne lien à un Sx^l double complètement ii dans Tenu saturée de sulfate de potasse , et qoHl n'eni de mâme des sulfates de fer et d'ytlria, la séparation du' n'offrira pas de difficulté : elle s'effectuera en plonge surface de la dissolution sulfurique neutralisée aut possible une croûte cristalline de sulfate de potasse, etl avec une dissolution concentrée du môme sel le dépftti produira. Colui-ci ne devra ôtre jeté sur le filtre (]o'i contact prolongé du sulfate alcalin , et lorsqu'il anni s'accroître.

Le filtre ne contiendra que du sulfate de cérium ^''! sulfate de potasse, et dont la base pourra être mise^f par la digestion avec la potasse ou la soude caustiqiKi

7° Dans la liqueur où se trouveront les sulfates dets»*!

tria et de potasse, on ajoutera de l'ammoniaque jiourlaiÉ^

liser exactenicnt, ou |)lulôl do manière à séparer aiiei|

)arlie(le loxlde de fer', on achèvera la séparation dece*

'aidi; d'un smcinale alcalin neutre, et par une nouvelle»

tion d'anmioniaque, Vyttria sera seule précipitée.

8** Il ne restera plus qu'à rechercher le nickel, si d n'avait été reconnu aux signes précédemment indiqués, cela, il faudra atlacjuerparreau régale le mélange des sulft manganèse, de nickel et de cobalt, et verser dans la di tion qui (u résultera, d'abord de l'ammoniaque, puis un excès de polasse , en évitant d'ailleurs de la laisser cxp contact de Tair-, Toxide de mt'ic/ se déposera , et ue Être accompagné que de ])rotoxide de manganèîîe incolo cune cause no pourra donc masquer sa couleur vert-p qui , par cojiséquent, attestera toujours sa présence. D*a si le précipité renferme du nickel et qu'on le dissolve^ acide, la licpieur sursaturée par l'ammoniaque se < aussitôt en bleu.

2985. A l'action de Teau et < furic]^u.e ëtei

devra faire succéder celle de ydnij&e a

lClx)tiiIlant : s'il en résulte un dégagement de gas bydrogène ;

iî la liqueur précipite en brun ou en pourpre la dissolution

^d*or; si, en y versant du carbonate de potasse ou de soude 9

=011 obtient un précipité qui , traité par l'acide azotique , larsse

^,VBDt fésidu blanc, ce sera une preuve que le mélange contiendra

de l'étain.

â^86. Le mélange ayant été traité successivement par l'eau, ïmKT l'acide sulfurique étendu , et par Tacide cblorhydrique , hn le traitera par l'acide azotique bouillant : celui-ci dissoudra rlenickel, le cobalt, l'urane , le bismutb, le tellure, le cuivre, ; le vanadium, le plomb, le mercure , l'argent , le palladium ^ 'fl transformera l'antimoine en acide antimonieux qui se déposera sous forme de poudre blanche ^ il oxigènera aussi l'os< iniuniqui n'aurait point été exposé à l'action de la cbaleuif imige, et le fera passer à l'état d acide osmique, qui se volati* Jbera et qu'on pourra recueillir^ il sera presque sans action sur le tungstène; il n'attaquera pas sensiblement le colom* binm, le chrome, le titane, l'osmium calciné, le rhodium, le tdktine , l'or, l'iridium (i). Si la dissolution ne peut être troublée par l'eau, on y ajoutera une certaine quantité de ce liquide; on la filtrera et on lavera le résidu : mais si elle peut être trou- Mée , il faudra l'étendre d'acide azotique faible , qui n'y produira point d'altération , la filtrer comme à l'ordinaire , et laver le résidu avec cet acide affaibli.

Le résidu bien lavé devra être mis en contact, à chaud, d'abord avec l'acide cblorhydrique afin de dissoudre l'acide antimonieux (1090) , puis avec la potasse caustique pour dissoudre l'acide tungstique qui aurait pu se former (io6ï)j après quoi, il faudra procéder â l'examen de la dissolution azotique.

Cette dissolution devra être évaporée peu-à-peu, de ma* nière à chasser la majeure partie de Texcès d'acide.

Lorsqu'elle sera concentrée , on y recherchera successiyement la présence du bismuth , du palladium, de l'argent, dtt

(i) Si le mélange cooleaait de rarsenic et du mok> ^ne , tous deux seraient aUaqué<i par Facide azotique , et passeraient à Tétat cT ' ^ilîs arsetiique et molyb^ dique. Nous n*avons point supposé Texistecce de ce^ métaux dans le méiaege^ pour ne pas trop compliquer le problème. Il serait , att reste, très facile de reéoa* aiitve rarseotc par le grillage, et mieux en uaissaul une pc^'t^on du aiéiang«.il une suffisante quantité de potassiuia, et mettant ensuite TalHage pulvérisé en oomu tact avec l'eau: il en résulterait du gaz aiseniure dliydrogèné dont les caractèi^ sont très tranchés.

Oi exposera d^allleurs plus loin ( 398e ) fe procédé par lequel tm poaiMÎt très probablement I recoanallre le molybdène àm» ^ n^^ây».

»^:iri « r )i

S86 AJfiLYSE

yanadium, du plomb , du cuiTre, du .nickel^ d& marcure, du cobalt , del'urane. «

Elle contiendra :

Du bismuth , si , dtendue d'eau , eUe laisse déposa;! tière blanche qui, bien laVée, soit capable de de par Tacide sulihydrique et le sulfhvdrate d'ammoni se dissoudre dans celui-ci, de fonore par PeffetdV rouge et de se prendre en une masse jaùnAtre^ enfin duire en la cbauflant au chalumeau dans une ^ cavité i bon , et de donner un métal très fusible et cassant

Du. plomb , si , après l'avoir étendue d'eau, elle io les suuates de potasse ou de soude , un précipité,] l'acide sulfhydrlque rende noir tout-à-coup .comme dent , et q]ui , chauffé avec de l'eau et de l'azotate ad ryte, donne lieu à une liqueur d'où Ton retire, pari ration , des cristaux blancs , sucrés , semblables à cen^ obtiendrait eu traitant la lilharge par l'acide azoti^,

DeVargentjsiy après l'avoir étendue d*eau. elle Art & tout*à-coup par l'acide chlorhydrique , et si le piéi blanc, floconneux, insoluble dans un excès d'acide, lubie , au confire , dans l'ammoniaque,

Da palladium j si le cyanure de mercure y pr< cipitc blanc, et si le sulfate de protoxide de fers^ promptement un métal blanc, brillant, . formant ai azotique une dissolution roùgc-jauuâtre.

Du cuivre , si , lorsqu'on y plonge une lame de ferl capée, celle-ci se recouvre en peu de temps d'une oowki taliique d'im rouge plus ou moins foncé \ ou , si ce tère n'étant pas bien prononcé, le précipité métaJliquei dans l'acîde azotique donne une liqueur qui se colore i par l'ammoniaque.

Du tellure, si , après en avoir retiré le plomb , Targent palladium, le carbonate de potasse y produit un préâfi

rtie soluhle dans la potasse caustique ^ si , saturant â dissolution alcaline par un acide, il s'en dépo! ^xide blanc \ si cet oxide , chauffé sur du charbc la flamme intérieure du chalumeau, se réduit, se vol Bjsément, et s'oxidjûie nouveau , en couvrant le charbon jfouiiée blanche^ ^^^% ^^ ^^ même oxide, mêlé avec du aate de potasse sec , du noir de fumée et de Thuile , pc ehié dans un creuset, «t traita par l'eau, donne lien Kijh'èûr roùg<^. qui laisse déposer au tellure métallique i tact de l'air.

ihx. méwufé- «LièlL^auffant jusqu'au rouge dans.une là {)artie ,W^o. l'expérience précédente qui n

l'action dissolvante de l'alcali, il se vaporise des globules métalliques liquides à la température ordinaire, ou bien encore si l'on obtient de semblabjes globules en calcin^tnt les métaux, ayant de les traiter par l'acide azotique.

Du iaickel, ou du cobalt, ou de Turane^ ou du vana— dium, si, après en avoir séparé le plomb, l'argent, le palladiun^, le cuivre, le tellure et le mercure par un courant de gaz^^^ suif hydrique ( t ),le sulfhydrate d'ammoniaque ajouté peu-à-peu y forme un précipité noir, savoir :

Du nickel, si, saturée par la potasse, elle devient bleue en y ajoutant de l'ammoniaque et la filtrant.

Du vanadium, si, un excès de sulfhydrate d^ammoniaque donne lieu à une liqueur pourpre, et si cette liqueur elle-même donne ensuite, parTaddition d'acide chlorhydrique, un précipité de bi-sulfure, reconnaissable aux caractères exposés (io6a).

Du cobalt , si le précipité cpi'y bccasione le sulfhydrate d'ammoniaque employé en excès, calciné au contact de l'air et fondu ayec 4o à 5o fois son poids de borax, colore ce sel en bleu : dans le cas où il n'y aurait point ou que peu de vanadium, il suffirait pour reconnaître le cobalt d'évaporer une petite quantité de la liqueur à siccité et de fondre le résidu avec le borax.

De Vurancy si le précipité bien lavé qu'aurait pu produire un excès de sulfhydrate d'ammoniaque se dissout dans l'acide azotique, et si la dissolution filtrée et très acide laisse déposer , en la sursaturant d'ammoniaque , un oxide qui ^ redissous dans l'acide azotique, le colore en jaune et lui donne les propriétés qui ont été exposées au sujet de l'azotate d'urane. ' 2987. Ces opérations étant faites , les métaux non attaqués devront être mis en contact à chaud avec de l'eau régale ua peu affaiblie, laquelle dissoudra seulement l'or et le platine qui pourraient en faire partie et tout au plus des traces de quelques autres. On concentrera la liqueur , et on l'éprouvera successivement par une dissolution de chlorhydrate d'ammo-

(i) Daos le cas où le mélange de métaux contiendrait du molybdène, on devrait le retrouver ici à l'état d'acide moiybdique; il serait précipité par le gaz sulfhydrique en même temps que le plomb, l'argent, etc. , et lou pourrait le séparer jar le sulfliydrale d'ammoniaque, qui le dissoudrait en même temps que le sulmtt de tellure. Dès-lors, en sursaturant la liqueur liltrée d'acide-cWorhydriqae, on les précipiterait de nouveau l'un et l'autre, et en les faisant chauffer avec l'acide azotique, on les acidifierait; il n'y aurait plus qu'à évaporer la liqueur à siccité, à reprendre le résidu par Tcau, et à y plon^ger une lamu de zinc ou detain, pour y découvrir l'a^ide-molybdique ; la liqueur, si elle en couleuîvx^ d'i^W-^\xîîiiX

niaque dans Talcool faible et par une dissolution aqueuse de sulfate de protoxide de fer. La première en prdcipiteiil le platine à l'état de poudre jaune ^laSo), ou d'un jaune roiK geâtre, en supposant qu'elle contienne un peu de cnloruied^ ridium; et la deuxième, l'or en poudre métallique très divisée.

^988. Enfin , après avoir traité le mélange des difiS&nms métaux dont on voudra reconnaître la nature par Teau^ l'acide sulfurique affaibli, l'acide azotique, l'eau régale, il faudra calciner le résidu dans un creuset de platine, avec une fois ou une fois et demie son poids d'azotate de potasse ou d'un mélangede potasse caustique et d'azotate de potasse.

Si ce résidu se compose, ce qui sera possible, de chrAmei de titane, d'osmium, de rhodium, d'iridium, de tungstène métallique ou acidifié , voici ce qui arrivera : le chrome , , l'osmium , le titane , le tungstène s'acidifieront et s'uniront i h Eotassc ; Tiridium et le rhodium s'oxideront aussi et se comineront également à l'alcali.

Dans tous les cas, Ton fera chauffer la masse restante d'abord avec l'eau, qu'on portera à l'ébullition, puis avec de l'acide chlorhydrique concentré, et l'on répétera cette double opération , en la faisant précéder d'une nouvelle calcination avec l'azotate de potasse, jusqu'à ce que toute la masse soit attaquée : il en résultera deux dissolutions , Tune alcaline , l'autre acide ; c'est dans la dissolution alcaline que se rencontreront le chrome , le tungstène , et une partie de l'osmium. On sera certain qu'elle contiendra :

De V osmium y si, en y versant de l'acide azotique, la filtrant dans le cas où elle se troublerait, et la soumettant à l'ébullition dans une cornue, il passe dans les récipiens une liqueur incolore, ayant une odeur très pénétrante, possédant la pro-

Sricté de devenir bleue par la noix de galle , et de laisser époser des flocons noirs par l'action du zinc.

Du chrome , si, après y avoir versé de l'acide azotique, l'avoir filtrée pour séparer le dépôt que cet acide pourrait y former, l'avoir saturée de potasse, de soude ou d'ammoniaque, l'azolate acide de mercure y produit un précipité rouge, devenant vert au grand feu.

Du tungstène , si les acides sulfurique, azotique, cklorhv* brique, y forment un précipité blanc, et si ce précipité devient jaune par l'un de ces acides bouillans, ou plutôt par un mélange d'acide azotique et d'acide chlorhydrique.

Du colombiumj si le précipité blanc, déterminé par l'addition d'un acide dans la liqueur alcaline, ne se dissout pas en totalité dans le sulfhydralé d'ammoniaque, et si le résidu se fond , au chalumeau, avec le phosphate de soude et d'ammo^

DE L'AlfALYSB DES ALLIAGES. â99

mtohe^ en d<»tmant un verre limpide, et n'est pas dissous aa comraire par le carbonate de soude en fusion.

C'est dans la dissolution chlorhydrique que se trouveront U titane, l'iridium et le rhodium.

. Pour iivoir si elle contient ces métaux',, il faudra l'étendre d'eau, la soumettre à une ébullition prolongée , puis la filtrer et y jàonçer une lame de fer : l'ébullition en précipitera la ; majeure partie du titane à Tétat d'acide titanique, et le fer ï en réduira l'iridium et le rhodium, qui ne tarderont point à se déposer sous forme de poudre noire métallique. L'acide titanique sera facile à reconnaître d'après les caractères qui ont été exposés (10^8^. Quant à l'iridium et au rhodium , on les reconnaîtra en les calcinant avec du bi - sulfate de potasse , à plusieurs reprises^ et lessivant à chaque fois la masse refroidie , faisant rougir le résidu avec de la potisse caustique , et l'attaquant ensuite par l'acide chlorhydrique. Le bi-sulfate de potasse oxidera les deux métaux, mais le rhodilun seul passera à l'état de sulfate et se dissoudra dans l'eau. Ce ne sera qu'après avoir été traité successivement par la potasse et l'acide chlorhydrique, que l'iridium sera amené à 1 état de composé soluble. On retrouvera dans les deux U*

Ï leurs les propriétés générales indiquées pour les sels de rhoum et d'iridium (ia4i et i^ai)*

SfiCTIOIC IV.

Jlnafyse J!un assez^ grand nombre d alliages y et surtout de ceu^ qui sont employés dans les arts; savoir:

2989. De mercure et d^étain^ de mercure et de bismuihj de mercure et d* argent y de mercure et d*or, — C'est en chauffant graduellement jusqu'au rouge ces différeas alliages dans unç petite cornue dont le col est muni d'un nouet de linge plouigeant dans l'eau, qu'on détermine la proportion de leurs prin-> cipes constituans : le mercure se volatilise , et vient se condenser dans le récipient , tandis que l'autre métal reste dana la cornue. Tout autre alliage formé de mercure et d'un métal fixe , ou qui ne se volatiliserait pas au-dessous de la chaleur ^Uge , s'analyserait de la même manière.

2990. D*étain et de plomb, -r- L'on prendra une certaine

Quantité d'alliage , par exemple 10 grammes 5 on les introuira dans une fiole , et l'on versera dessus 60 à 70 grammes d'acide azotique pur à environ 3p* de l'aréomètre de Baume, puis l'on exposera le tout à une chaleur graduelle : l'acide azoti^e se décomposera , et de cette décomposiûon résulteront

dubi-oxide d^étain blanc et insoluble, et de l'azotate de ploÎDb soluble. Lorsque Ton n'apercevra plus de parcelles metabi-

3aes, et que la liqueur ëtant très acide et bouillante , il ne se ^gagera plus de gaz , il faudra la faire évaporer presque à siccité, l'étendre d'eau, la jeter sur un filtre et laver le résidu jusqu'à ce que l'eau de lavage ne rougisse plus le tournesol ou ne noircisse plus par l'acide sulffaydrique } faisant alor» sécher ce résidu , qui ne sera composé que de bi-oxide d'étain , le calcinant jusqu'au rouge, le pesant, et en retranchant la quantité d'oxîgène qu'il contient, c'est-à-dire, 27,2 sur 127,2, l'on aura la quantité d'étain de l'alliage* L'on réunira ensuite toutes les eaux de lavage à la liqueur filtrée, et l'on 7 ajoutera unexâs de sulfate de potasse ou de soude : tout l'oxide de plumb se précipitera uni à l'acide sulfurique , de sorte que , pour connaître la quantité de plomb, il n y aura plus qu'à recueillir le précipité, le laver, le sécher, le peser, et observer que 100 de sulfate dé plomb contiennent 68,89 de plomb.

2990 bis. De la soudure des plombiers, — La soudure des plombiers étant formée de deux parties de plomb et d'une partie d'étain, l'analyse s'en fait comme la précédente. Ce ne serait qu'autant que ces métaux renfermeraient une petite quantité de cuivre , ce qui arrive souvent , qu'il faudrait faire une opération de plus. Alors on verserait de la potasse caustique dans la liqueur d'où le plomb aurait été séparé : le cuivre s'en précipiterait tout-à-coup à l'état d'hydrate; calcinant ensuite jusqu'au rouge cet hydrate lavé et desséché , on en dégagerait l'eau , et du poids de l'oxide, l'on conclurait celui du métal.

299 1 . D^étain et de cutWe, — Pour peu qu'on réfléchisse sur les propriétés de l'étaîn et du cuivre , il est facile de voir

ue l'analyse de cet alliage doit se faire en partie comme celle e l'étain et du plomb (2990) : seulement, au lieu de sulfate de potasse ou de soude , il faut verser immédiatement dans la liqueur filtrée un excès de dissolution d'hydrate de potasse ou de soude pour en précipiter le cuivre, comme nous venons de le dire (2990 bis).

2992, Du métal des bouches à feu. — Les bouches à feu sont composées généralement de 89 parties de cuivre et de 1 1 parties d'étain : par conséquent, c'est au moyen de l'acide azotique que l'on en doit séparer les principes constituans

Cependant, comme il pourrait arriver que l'alliage contmt un peu de plomb et môme quelques traces de fer, il faut toujours y rechercher ces métaux. Tous deux se dissoudront dans i'acide azotique en même temçscja^V^ cww^* Uon concen-

(rera d'abord la liqueur pour eu chasser la plus graude partie de l'excès d'acîde, puis on l'étendra d'eau , et on y versera du sulfate dessoude ou de potasse, qui en précipitera tout- à-coup le plomb à l'état de sulfate et sous forme de poudre blanche. Lorsqu'on aura filtré de nouveau la liqueur et qu'on y aura réuni les eaux de lavage , on y fera passer un courant de gaz sulfhydrique, qui séparera le cuivre à l'état de bi-sulfure d'un Brun très foncé. Après avoir recueilli ces flocons sur un filtre ': et les avoir lavés avec de l'eau chargée d'acide sulfhydri-

I'o.que (i), on les redissoudra dans de l'acide azotique, et on y ajoutera un excès de potasse caustique pour en retirer le cuiî fte à l'état d'hydrate, et c (2990 bis). Quant au fer, il sera resté dans la liqueur où il aura été ramené à Tétat de protoxide {)ar l'acide sulfhydrique*, il faudra d'abord faire chaufier la iqueur pour en chasser le gaz sulfhydrique qu'elle pourra conîtenir, puis réoxigéner le fer par le chlore , et le précipiter

Cr l'ammoniaque. Le sesqui-oxide ferrugineux sera recueilli, ré, séché et calciné. De son poids, l'on conclura celui du fer, de même que des poids des bi-oxides d'étain et de cui- Tre et du sulfate de plomb , l'on conclura ceux de l'étain, du cuivre et du plomb.

Du tam-tam, des cymbales, — Ces instrumens ne diffèrent de l'alliage des bouches à feu que par la proportion des principes constituans j d'où il suit que la manière de les analyser doit être la même. Tous sont composés de 78 à 80 parties de cuivre et de 22 à 20 parties d'étain. Foyez comment M. d'Arcet est parvenu à les faire (974)*

Du métal des cloches» — C'est encore l'étain et le cuivre qui servent de base à l'alliage des cloches. La quantité de l'un est à la quantité de l'autre à-peu-près dans le môme rapport que dans le tam-tam et dans les cymbales. Mais comme il arrive souvent que les cloches contiennent en outre un peu de ïinc , de plomb et de fer, l'analyse en est assez compliquée. L'on séparera d'abord l'étain et le plomb de la même manière qife de l'alliage des bouches à feu. Faisant ensuite passer un courant de gaz sulfhydrique à travers la dissolution, le cuivre se séparera à l'état de sulfure, comme précédemment. La liqueur filtrée réunie aux eaux de lavages , sera traitée par le chlore pour ramener le fer à l'état de sesqui-oxide et mêlée avec un excès d'ammoniaque, qui ne précipitera que l'oxide de fer ; puis, enfin, en ajoutant au carnonate de soude en ex-

(i) Farce que le bî-sulfure de cuivre passe peu*à-peu à Télat de sulfate, dans son contact avec Pair» et se dissout. (596}

ces dans la dissolaticm, qni ne renfermeiNi pim. cpM kttiM^li faisant ^Taporer à siccité , calânant UtfèrtBftoil le rfaJÎà^ à le piettant en contact avec l'eau , l'on obtîett&m dn^aiboluie de zinc que l'on pèsera après lavoir ramené à YéM 4!4gàk par l'action de la chaleur. Les poids du fer et cUi siâo ê0 ^jdal xont de ceux de leurs oxtdes. On pourrait encore aépaur lefer avec le succinate de soude ou d ammomague,

appS. De plomb et £ antimoine* — ^ Celte anafyse wt-lUkilh .aolument comme celle de l'alliage d'étain et de plomb (aggl)» si ce n'est que la matière insoluble dans l'i^cide anoticpe tHÉ alors l'anùmoine à l'état d'acide antimonienx , Q fiiodia retrancher 26,07 ^^^ 126,07 P^'^ ftVoir le poids de ce tal(i078).

3094' D^étain et JTantltnoine. — H semMe d'abord qui 11 meilleur procëdë que l'on puisse employer pour analyser ttt alliage consiste à le dissoudre dans l'eau régale, à comeottt la dissolution et à en précipiter Poxide d'antimoine par VeA\ mais ce procédé n'est point praticable,. parce que cet oade entraîne avec lui, à l'état dé combinaison^ une grande quanàf d'oxfde d'étain. (y/n/t. de Chim.j t. lt, p. ^yo*)

M. Chaudet conseille, avec raison, de fondre Talliage aiee assez d'étain pur pour que la quantité de celui-ci soit à ceOe de rantimoine comme no ai; de le réduire , au moyen dn laminoir, en une lame très mince, de le couper et de le traiter à cbaud dans un matras par un excès d'aciae chlorbydriqae^ Celui-ci dissout peu-à-peu tout l'étain et laisse l'antimoine en

f)oudre, et tellement divisé qu'il nage en partie dans la liqueur: 'ébullition doit être soutenue pendant près de deux heures; après quoi l'on étend la liqueur dVau, on la fillre, etc. {Jm, ae Œm. et dePhys.y t. m, p. îjô.)

M. Chaudet est aussi parvenu , par un procédé semblaUb, à faire l'analyse d'un alliage de bismuth et d'étain ^ mais les proportions des principes constituans de cet alliage peuvait être facilement et plus promptement déterminées par l'aside azotique, qui ne dissout point l'étain, et qui dissout au contraire très Lien le bismuth.

Un alliage d'étain et d'antimoine peut être encore andjfié en plongeant une lame d'étain dans la dissolution de lenis chlorures. L'antimoine est précipité : on le recueille et en k pèse. L'évaluation de l'étain se fait par différence»

2995. Des caractères d^ imprimerie. — Les caractères d'im-

Srimerie résultent de la combinaison de 4 parties de plomb, e I partie d'antimoine et d'une très petite quantité de cninet Il suit de-là qu'après avoir séparé i'autimoins par l'acide

DE L*ANÀLTSE DES ALIIAGES. SOS

liMpie^ comme nous venons de le dire ^2993), il faut traiter la liquenr de même que celle que l'on obtient dans l'analyse à» la soudure des plombiers.

^1996. De zinc et de cuwre, - — Faites dissoudre 5 grammes jPalliage*, à l'aide d'une douce chaleur, dans l'acide azotique fisiible ; étendez la dissolution d'eau ; faites y passer un excès de gaz sulfhydrique pour en prëcipter le cuivre à Tétat de M*8ulfure; recueille» le précipité sur «un filtre , et lavez-le

firisnitive , dégagez-en le gaz sulfhydrique par la chaleur, et ajontes-^y du carbonate de soude , qui en séparera le zinc à ]jétat*de carbonate. Celui-ci, lavé, séché et calciné donnera de Foxide, d'où Toa conclura le poids du zinc comme on déduit le poids du cuivre de celui de son bi-oxide.

2997. Analyse du laiton, — Tantôt le laiton est formé de zinc et de cuivre, et tantôt il contient en outre 0,0a à o,o3 de plomb (939). Dans le premier cas, il faut déterminer la quantité des deux métaux, comme nous venons de le dire; dans le deuxième, il faut toujours dissoudre l'alliage dans l'acide azotique : après quoi l'on rapproche la dissolution pour en chasser, autant que possible, l'excès d'acide \ l'on ajoute du sulfate de potasse ou de soude qui en précipite le plomb à l'état de soliateet sous forme de poudre blanche, et l'on traite d'ailleurs la liqueur filtrée qui ne contient plus que du zinc et du cuiyre^ par l'acide suithydrique, etc. (2990).

2998. D'argent et d'or. — L'argent étant soluble dans Faode azotique, et Tor n'y étant pas soluble, il faudra laminer cet alliage, et le traiter par l'actde azotique de même que le précédent, mais à plusieurs reprises, ou plutôt jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de bi-oxide d'azote : le résidu, bien lavé et calciné au rouge, donnera la quantité d'or, et l'on cottclura celle de l'argent de la quantité de chlorure qu'on obtiendra en versant de l'acide chlorhydrique dans la liqueur ^ lavant le précipité, le faisant sécher et le pesant : 100 parties de précipité représenteront 75,33 d'argent.

Cependant, si la quantité d'argent était très petite, l'acide azotique ne le dissoudrait qu'en partie; il faudrait alors comlûner l'alliage avec une telle quantité d'argent , que celui-ci fit au moins les trois mnarts de la masse : on tiendrait compte de cette addition à la nn de l'opération.

^999* D^ argent et de cuivre. -7> C'est encore l'acide asotique qu'il faut employer pour analyser cet allitL^^b^Âxi tds:ât&

et l'on obtiendra un résidu blanc contenant l'étain et le bîsrinuth oxîdës : faisant cbauflfei: alors ce résidu avec une nouvelle quantité d'acide azotique, on rcdîssoudra tout l'oxide de bismuth ; mais, pour séparer, sans la décomposer, la portion de Pazotatède bismuth, qui pourrait être adhérente à l'oxide d'érf Itaîn, il faudra avoir le soin de laver celui-ci avec de l'acide azotique faible*

Ces opérations faites, l'analyse sera presque achevée. En effet , il suffira de sécher, de calciner et de peser l'oxide d'étain pour connaître la quantité d'étain , d'évaporer la dissolotion d'azotate de bismuth jusqu'à siccité, dfe décomposer cet azotate par le feu dans un creuset de platine, et de peser l'oxide qui en proviendra , pour savoir combien il y a de bismuth; enfin, de verser du sulfate de potasse dans la dissolution d'azotate de plomb, de recueillir, laver, sécher et peser le sulfate de plomb, qui se précipitera : 127,2 d'oxide d'étain con*^ tiennent 100 d'étain; 111,275 d'oxide de bismuth contiennent zoo de bismuth, et 100 de sulfate de plomb, 68,28 de plomb. Toutefois, comme il serait possible qu'il se fût dissous un

Ku de bismuth en même temps que l'azotate de plomb , il idra, après avoir séparé le plomb par le sulfate de potasse, ajouter à la liqueur de la potasse caustique et réunir le précipité, s'il s'en fait un, à 1 azotate de bismuth,

^ooii* D^étain^ de plomb y de cuwre et d^ argent» (i) — Que l'on traite ce mélange à chaud par un excès d acide azotique de 25 à 3oo ; que l'on évapore la liqueur presque j^isqu'à siccité, et que l'on verse de l'eau sur le résidu , il en résultera une dissolution d'azotates d'argent, de plomb, de cuivre, et un dëpôt de bi-oxide d'étain : celui-ci , bien lavé et séché, donnera par son poids la quantité d'étain du mélange. Quant aux: quantités d'argent , de plomb et de cuivre, on les déterminera en versant dans la dissolution, d'abord du chlorure de sodium,' puis du sulfate de potasse ou de soude, «t enfin de l'hydrate de potasse. Le chlorure précipitera l'argecît 5 l'acide sulfurîquc du sulfate précipitera l'oxide de plomb, et l'hydrate de potasse l'oxide de cuivre. L'on obtiendra àjÊjo^c ainsi du chlorure

^•mmmmm m i ■■.■!■ ^— — — i— ^— — ■ i i »^^— ■ i>i<pp— —

(i) Nous nous contenterons dMndiquer la mar^N générale que l'on doit suivra dans cette analyse, ainsi que dans les suivantes. Il ne sera question , ni des lava» fge» y ni des filtrations, ni des dessiccations, ni de toutes les autres opérations que Ton pratique en analysant ces divers coa^posés. Le lecteur doit être maintenant au courant de tous ces détails analytiques, d'autant plus qu'ils ont été exposés ( 293a et «ÛT. ).

. T. SMm4 édiiiom. ^^

ses DB L'ANiliTSE BES GOBM ÇOMBOmOSVBS:

d'argent, du sulfate de pbmb et du U-oside de eoMei U suffira de prendre les poids pour connaître œnt def'^ du plomb et du cuivre, {f^oy. l'analyse de i'itlU^gedV de ^omb, celle de Pallia^ d'or et d'arf^nt, et oettè dé K de «ne et de cuivre, pour l'estimation des ^antités4e| de cuivre et d'argent) (2989, 2998, 2996).

3oo3. D*étain, deplomb^ d argent j dôeitiureét^ L'on dëtenninera les quantités des trois aprèmiei'» comme dans l'analyse précédente, ctPoa'8ii^Numa|Mdrri suUhydrique, comme dans celle du laiton ( ^997), les autres, qui resteront tous deux en dissolution 'dns 1! axotique.

3oo4 • D^étainy de plomba tPar^genij Je euivrétei de nèsé. — Cette analyse s'esécute exactement comme «etta* précède, en séparant le manganèse du . ciuvn^ de la manière que le zinc. .

3005. D*étainy deplomb^ ^ argent ^ dé cm9r»y de dor. ** Traitez encore ce mélange comme le préoédent; «éparerez le plomb, l'argent , le cuivre, le zinc, et veios q drez un résidu formé de bi-rloxide d^ëtain et d\or. tez ensuite ce résidu en contact avec la potasse, vous i drez Toxide d'étain, quil vous Sera facile de précipiter racidç azotique, et il ne vous restera plus que l'or.

3006. D^étainj de plomb, d argent j de cuiiKre^cle manga dor et de fer. — Que l'on sépare l'étain, le plomb, l'i le cuivre et Tor, comme il vient d'être dit, il ne restera

3u'à isoliT le fer et le manganèse, qui resteront ensemUe issolulion. On cfTccluera leur séparation , par Ihin des procédés que nous allons exposer*:

Le premier a été publié par M. Herschel dans les de Chim* et dePhys.y t. xx., pag. 3o4; il permet non ment de séparer le fer du manganèse , mais encore de pi autres substances métalliques. <k Les métaux ou leurs étant dissous dans l'acide sulfurique , par exemple, on d'abord le fer 9u maximum d'oxidation en tenant p quelque temps la dissolution métallique en ébuilitionavec cide azotique. Pendant qu'elle est enoore bouillante, oa

.^1^ .^W W aM«^ ft m ^ ^^ — .A.& -- - __^ A. . — J . kl ... A. J T * . Ai

et le cobalt) restent ei^dissolulion,

« Les précautions a prendre pour assurer la réussite jde^J^ procédé sont en petit nombre et très simples; il faut d'alMPque le manganèse et le cériumne se trouvent dans la Kgitfd' qu'au piemier degré d'oxidation', et si l'on avait lieu de JOOf

DE VANAOSE DES AIXU6RS. 307

contraire, il faudrait les y ramener par une courte i avec Un peu de sucré; et en ajoutant de nouveau de otique^lefer seul se trouverait porté au maximum. în outre , lorsque l'on fait la précipitation , avoir soin s solution ne soit pas très concentrée, agiter cont pendant toute la durée de la saturation, et , quand che de son terme, n'ajouter le carbonate que par très antité et délayé. Si l'on avait ajouté trop de carbo- [imonîaque , une goutte ou deux d'acide rétablirait la î ; mais on observera, et c'est de ceci que dépend îgueur du procédé , qu'il n'y a aucun inconvénient T un peu le terme de la neutralité , les carbonates Qtpréapités des métaux ci-dessus nommés étant. Justin point solubles dans les dissolutions dans lesquelles t formés , quoiqu'elles soient parfaitement neutres. 3 assuré néanmoms qu*on n'est pas allé trop loin , il , après avoir séparé le précipité ferrugineux , d'es« iquide clair encore cbaud avec une goutte ou deux de e alcalin. Si le nuage qui s'y forme se redissout corn* it par l'agitation, on peut être assuré qu'on n'a sépafé r : autrement il faudra ajouter un peu d'acide , faire le liquide sur le filtre pour laver le précipité , et re- :er de nouveau la saturation. »

Il de carbonate d'ammoniaque, on peut également se carbonate de potasse ou de soude pour séparer le fer anèse : le procédé réussit bien ; il est même employé ing-temps,

; au deuxième procédé , il repose sur ce que le suc-potasse onde soude ou d'ammoniaque précipite cornit le fer de ses dissolutions et qu'il ne trouble point celnganèse. Il faudra donc dissoudre les deuxoxides dans Ifurique étendu ou dans l'acide cUorbydrique, porter état de peroxide , faire ensorte que la dissolution con-moins d'excès d'acide possible, ajouter ensuite assez late alcalin pour précipiter tout l'oxide de fer , filtrer r et y verser de la potasse caustique qui en séparera 3 manganèse. Le succinate de fer sera transformé en c la calcination, et du poids ^s deux oxides Ton connme à l'ordinaire celui des deux métaux.

SEGTIOK V.

s monnaies^ vases , ustensiles y lingots (T argent et d or, luelques autres alliages j par ta coupellation et la voie

Les eoupélles ^nt de petites c<nipe5 très poreuses ^

508 DE L'ANALYSE DES COHlft GOMKRIIUI

qui se font en comprimant dans un mople, *fa • broycs et lavés. Il y en a du poids de xa gnaracK d'autres du poids de 17 grammes. On n'emploie p jours que les premières. Toutes laissent eamler fondus, comme un tamis très serré, et sont au perméables aux métaux , de sorte qu oenx-d surface, tandis que ceux-là passentà travers lems nomëne qui provient j à n'en pas douter, deee peuvent mouiller la matière de la coupeUe, et métaux ne peuvent contracter aucune adhérepoe Aussi voit-on les métaux à l'état liquide coujMrrer pelle une forme demi-sphérique , comme le mera verre , et les oxides en fusion s'étendre sur ses paroiii tôt les pénétrer à la manière de Teau. Une oôup^ mot, peut être regardée , jusqu'à un certain point, filtre perméable seulement à quelques liquidîes«

Si donc l'on met dans une coupelle deux altérable par l'air , et l'autre capable de s^oziderct lieu à un oxide très fusible , il est évident qi^( santà une chaleur convenable, on parviendra à e paration. On y parviendrait encore quand bien serait infusible, pourvu qu'il se trouvât en 00 autre oxide qui le rendît fusible. Il faut toute&ii^ l'un et Vautre cas, le métal inaltérable ne soit faut même qu'il puisse se fondre et former cv chaleur que l'on emploie ; sans cela il resterait . hérent à la portion d'oside dont la surface de la imprcgnée , et ne pourrait être recueilli complè

C'est en effet de cette manière qu'on procède à d'analyse. L'opération s'exécute toujours en plaçant' dans la coupelle bien sèche, et mettant ceUe-ci , ] certain temps, dans la moufle du fourneau de coo] température ne s'élève pas au-delà de 35® du p; Wedgwood,

D'après cela, Ton peut donc dire que l'analyse pff pelle est une opération qui a pour objet de séparer la inaltérables par l'air, fusibles et non volatils a la tem] de 3 5' pyrométriques , de ceux qui sont oxidablespff^ de, et dont les oxîdes entrent facilement en fusion, "^ soit en s'unissant à d'autres oxides.

Or , comme il n'existe que l'or et l'argent qui réinW trois propriétés d'inaltérabilité ' ' Ibîlîté et de fidi température précédente, i) e, par eux-*

ils peuvent seuls être sépa ^ ^pû domS

fusibles ou capables de le devenir par leur union

'sque ce dernier cas a lieu , ce qui arrive souvent,

it toujours en mettant une certaine quantité de

la coupelle avec l'alliage: le plomb facilite d'abord

» métaux qui constituent ralliage , puis il s'oxidc ,

iix qui sont unis à lor et à l'argent , les liquéfie et

à travers la coupelle.

lintenant les principaux exemples.

alyse (Tun alliage de plomb et eT argent ^^^Itoniu"

Dupelle dans la mouÛe, et lorsque le fourneau est

pour que le fond de celle-ci soit à-peu-près à )mètre de Wedgwood, on met l'alliage dans la I. Bientôt il entre en fusion , se recouvre d'une ide de plomb , s'aplatit, laisse exbaler des fumées

mouvement assez considérable qui , renouvelant le la matière, en favorise l'oxidation. Tout le

ainsi à l'état d oxide , et tout l'oxide , à mesure le, fond et est absorbé par la coupelle , à l'exceprès petite partie qui se volatilise et produit les fuous venons de parler. En même temps que ces ; ont lieu, il s'en présente d'autres non moins imr la conduite de l'essai. L'alliage diminue de vo- >se sur le bassin de la coupelle une trace ou une circulaire d'un rouge-brun; sa surface, qui était siblement plane, devient de plus en plus convexe, points briilans qui vont continuellement en aug-

celte époque , le plomb est presque entièrement l'on doit ramener la coupelle sur le devant de 1&

en très peu de temps , les points briilans dispa- Uiage présente toutes les couleurs de l'iris ; il perd >on éclat, et redevient tout-à-coup brillant par lent instantané qu'on appelle éclair, fulguration : ernier signe qu'on reconnaît que l'opération est lors il faut rapprocher de l'ouVerture de la moufle en avait été un peu éloignée, et attendre que l'armplètement solidifié pour retirer la coupelle. Lorsrefroidie , on saisit le bouton d'argent avec une rosse la partie inférieure de ce bouton pour enle-

vé, et probablement d'autres métaux de la dernière section , pouri passés à la coupelle; mab il faudrait les combiner avea assez d*ari ur les rendre fusibles.

e, à ce degré de chaleur, parait d'un rouge blanc; c'est ordinairers de la profondeur qu'on place U coupelle.

§» DE L'ASUU^TSK DES GOlUPt WÊÊÊnmUUSB:

Ter lea portîona de matiërexterFeuaeqiii poonuJéiityadMnKff. et on le pèse. Son poids, retranche deçelm del?alltt|^ C' le poids du plomb.

n est bien essentiel de ne point zeticefi|ifc coiqpelle dtt neau immédiatement après i'&âair, parèë qpe f angent se froidissant trop prompCement, il aérait poaaibtequfil ' ou rochâty c^est-à-dire, qu'au moment où la oonchs^ex de l'essai se solidifierait , une petite partie du mëtal i rieur , encore liquide , fonnàt une sorte d'keeboriaaÉiott

pounra être regardé comme bon qu'autant qu' arrondi, brillant, cristallisa en dessua, d'un bbmc et grenu en dessous, et qu'il se détacbem bien, du de la coupelle. Si sa surface était terne et aplatie, on conclurait qu'il aurait eu tropchaudy oaqne la chaleur » été assez forte pour Yolatiliaer un peu d'^ogent. Si sa sui était brillante dans plusieurs points , et présentait çà et là espèces de cristaux d'un blanc mat; si { de plus , îl offrait i petites cavités en dessous, qu'il adhérât assea fortement à.! coupelle; enfin, s'il restait des' écailles jaunâtres dans la. pelle, on en conclurait qu'il aurait eu trop froid et qu'il tiendrait du plomb : dans^tous les cas, ilfauarait reconunei l'essai jusqu'à ce qu'il fût tel que nous Tenons de d'abord.

3oio. AnalysedCun alliage de cuivre et d! argent* — ^Le cuii ne formant pas un oxide très fusible, il faudra, d'après i

3ue nous ayons dit (3oo8) , employer une certaine quanti! e plomb pour faire cette analyse.^ Supposons que Talliagei analyser soit celui des monnaies de France , qui est formé 9 parties d'argent et de i de cuivre : on mettra 7 grammes plomb dans la coupelle, disposée comme précédemment, élevée à la même tempéralui'e ( 8009 ) 5 et lorsque le ploi sera fondu et découvert y on y ajoutera , avec des pincettes, gramme d'alliage enveloppé dans du papier (i). iLes trois n taux s'uniront presque à l'instant, et formeront un bain présentera les mômes phénomènes que celui de plomb etd'fl gent (3009). Ainsi, dès que l'édair aura paru, on sera certi ue tout le plomb et le cuivre seront absorbés par la coupeUtj e sorte qu'il ne s'agira plus que de peser le bouton ou gC culot d'argont pour connaître la proportion d'argent ct*^^ cuivre qui constitue lalliage.

(i) On dit que le plomb se découTre, lorsque la coaàhe d*oxide qw d^fùiorà et qui est terne ^ie&t à se Cendre*

BB t'ANALTSK DES ALtIAGES.

liage , au lieu cle contenir un dixième de cuivre, en K une plus ou moins grande quantité , il faudrait emlus ou moins de 7 parties de plomb : par exemple , uyer l'argent de vaisselle , qui est au titre de o,95o , >loie que 3 parties de plomb, tandis que , pour essayer au second titre, qui est à 0,800, on en emploie 10

qu'il est possi

«1 dans la table suivante , qui est due à M. d'Ârcet. Chim. et de Phys*^ 1. 1 , p. 75,)

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