‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 97 sur 164 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

qui existe dans le bain

entre le plomb

et le caine.

5 table suppose que l'on connaît le titre de l'argent à

or fiûre ee dernier essai , il ne faut opérer que sur un demi-granmie, à on n'emploie de grandes coupelles.

312 DE VANALTS£ DESXOEPS CS01IBU8TIBIJS8.

essayer^ mais lorsqu'on ne le connaît pas , on le dëterunnt approximativement, en pa$sant à la coupelle 6|i de gcanÙÉ de cet argent avec un gramme de plomb*

Zoii* analyse (les alliages éC argent ei de cmpn pard^^ queurs titrées. — Cette opération est basëe sur la prophét-^ ^'- ""^ sel marin de précipiter complètement l'arfientaesadia dans Tacide azotique, sans réagir sur le cuivre atiquel < était allié. Le principe est donc le même que celui sur est fondé le procédé analytique indiqué (2999)^ mais an! d'évaluer la quantité d'argent par le poids de son chlomreyl obtient cette détermination par le volume d'une dissolutioal trée de sel marin, qu'il a fallu employer pour précipiter Ti 4X)ntenu dans l'alliage. C'est cette méthode que Ton suit il tel des monnaies et au bureau de garantie.

Les dissolutions dé sel marin dont on fait usage présent deux degrés de concentration différens; l'une , dite dUsoliA normale, est composée de telle manière qu'un décilitre priii la température de -j- %o^ précipite exactement i gramme^! gent pur \ Vautre appelée dissolution décime^ résulte du lange d'une partie oe liqueur normale avec 9 parties d^ également à -f-2Ô<^« Chaque centimètre cube de cette de liqueur représente donc i milligramme d'argent.

un gramme d'argent exigeant pour sa précipitation plète o gr. , 54274 de chlorure de sodium, la liqueur noi peut être facilement préparée en dissolvant 5 gr., 4^74 ^^ sel pur et fondu dans une quantité d'eau distillée , convenal |>our focmer i litre de liqueur à la température de -j- 20<>. (i]

Cette dissolution et la liqueur décime obtenues , la premif

(x) A défaut de chlorure de sodium pur et d'eau distillée, les liqueurs titrcd peuvent être aisément préparées avec le sel commun du commerce et Peau vèt» naire; c*est même ce qu*on fait à l'Hôtel de la Momiaie de Paris. Poureeli,2 &ut d'abord saturer Teau de sel, à froid, filtrer la dissolution, eo évaporer lot gramm. à siccité, peser le résidu, et, d'après uo calcul fondé sur le rapport dta; résidu à la liqueur, étendre celle-ci de manière qu'elle contienne, par li(re,à »o*t* 5 gr., 437 de matière solide. L*on aura ainsi une liqueur normale qui , en raisoi de l'impureté du sel employé, sera nécessairement trop faible, et dont z déciliin^ mêlé avec 9 décil. d'eau, servira à former une dissolution décime qui sera pareilla* ment trop faible.

S'étant procuré d'autre part de Targent parfaitement pur (telqu*ll s*obàili par exemple, par deux réductions successives du chlorure, en calcinant 100 |y* de ce composé avec 66 de chaux et 2 de charbon), on fera dissoudre z gnaai du métal dans environ 10 gramm. d*acide azotique; puis. Ton y versera x décil. dtla dissolution normale, à ao», et l'on achèvera la précipitation de Targenl aT6e k liqueur décime.

Cela fait, que l'on calcule la quantité de ta solution saturée de aéliqii.dlNil se trouver ddQs la quanUvé de Vi^ue>\ff 4bdY&ft«m\|l«^ée^'^iir

chose à faire est de déterminer approximativement, par la coupellation , le titae de l'alliage , lorsque le titre approximatif n'est point connu.

On choisit ensuite un flacon à l'émeri de la capacité de i5o à aoo centimètres cubes, et on y dissout dans l'acide azotique^ à la chaleur du bain-marie , un poids d'alliage repitésâitaut un peu plus d'un gramme d'argent (environ 5 à 6milligramineif en. say- I^a dissolution étant faîte etrefroidie, on mesure exactement un décilitre de liqueur normale dans une pipette graduée, on le lait tomber dans la dissolution azotique ; on lave la pipette 9tvec de petites quantités d'eau; on réunit ces eaux de lavage JL la liqueur,' et Ton agite fortement celle-ci jusqu'à ce qu'elle se soit parfaitement éclaircie. Alors on verse dans le flacon, a centimètre cube de dissolution décime ; il s'y forme un nuage plus ou moins épais qui indique que l'argent n'a point été entièrement précipité j on fait disparaître ce nuage par ime nouvelle agitation ; on ajoute un second cent, cube de liqueur décime , et ainsi de suite , jusqu'à ce qu'on ne voie plus apparaître de trouble dans les liqueurs éclaircies. On a le plus grand soin de noter le nombre de cent, cubes qui ont été ainsi em^

Sloyés» Le dernier doit être efiacé, puisqu'il n'a pas déterminé e précipitation. Celui qui le précède a pu être employé entièrement; mais comme il est possible aussi qu'il ne 1 ait été qu'ei^ partie , on n'en conserve que la moitié , et en opérant ainsi , on est certain que l'erreur , s'il y en a une , ne va pas au-delà d*un demi-millième.

Le titre de l'alliage se déduit facilement de la quantité de liqueur dont on s'est servi; le décilitre de liqueur normale représente i gramme d'argent, et chaque cenïimètre cube de liqueur décime , équivaut à i milligramme de ce métal. La quantité d'alliage soumis à l'analyse étant connue, il ne reste plus qu'une proportion à faire pour connaître celle de l'argent qu'il renferme.

3oi2. Détermination de la quantité d'or contenue dans les

I lingots, pièces j vases et ustensiles d'or. — Si ces.objets n'étaient

composés que d'or et de cuivre (i) , on pourrait se contenter

du gramme d*argent , et qu'on l'ajoute à la dissolution normale imparfaite que Ton avait préparée : celle-ci se trouvera rectifiée » du moins presque complètement. SUe acquerra exactement le titre touIu , par une deuxième rectification semblable^ èà tout au plus après une troisième.

La liqueur ainsi obtenue et la liqueur décima que Ton prépare avec elle, doi- Yeût être conservées dans des vases fermés , à l'abri des couraus d'air.

(x) Parmi ces objets» il n*y a que ceux qui sont faits avec l'or affiné , ou dont on a séparé Targent par les acides, qui ne contiennent point un peu de ce dernier

514 DE L'ANALTSE DES CORPS C0MBU9TIBLBS.

de les passer à la coupelle avec du plomb, comme leB alliagQs d'argent et de cuivre (3oio) y mais comme on idoit toujoon j supposer de l'argent, et qu'ils n'en contiennent jamais qoetrès peu , il faut les combiner avec une certaine quantité de ce métal en même temps qu'on les coupelle, et traiter ensuit» Fessai par l'acide azotique , opérations ^i prennent , la première ^ le nom àHnquartation (i), et la dernière, le nomdh départ. Par ce moyen , l'on parvient à dissoudre et Targeiit qu'on a ajouté et celui qui fait partie de Falliage, tands qu'autrement l'argent de l'alliage étant enveloppé d'or, il n^ aurait tout au plus que celui de la surface qui se dissoudrait Dans tous les cas, l'or reste intact. Prenons pour exemple la monnaie d'or de France, qui , sur looo parties, doit contenir de 898 à 90a d'or, ou 900, terme moyen.

Lorsque la coupelle est à 3o^ ou 32* du pyromètre de Wed* gwood , l'on y met 7 grammes de plomb pur, et lorsque le idomb est découvert , l'on y ajoute un demi-gramme d'or et zs>^*^,35 d'argent fin, enveloppés tous deux dans le même

signes que l'opération est terminée (3009). la conduire comme celle de la coupellation de l'argent : seulement, comme l'essai n'est point sujet à rocher, l'on peut se dispenser, au moment où il est près de passer, de rapprocher la coupelle de l'ouverture de la moufle, (a)

La coupellation étant faite , et l'essai brossé par-dessous avec la gratte-brosse , il doit être aplati sur une enclume avec un marteau , puis recuit ou chauffé jusqu'au rouge pour qu'il ne se gerce pas en passant au laminoir, laminé de manière à obtenir une lame d'un sixième de ligne d'épaisseur, recuit de nouveau, et roulé sur lui-même en forme de cornet : après quoi il est introduit avec 70 à 72 grammes d'acide azotique pur à 22» de l'aréomètre de Baume , dans un petit matras py* riforme dont, la capacité peut être de 9 à 10 centilitres, et soumis peu-à-peu à la chaleur jusqu'au point de faire bouillir l'acide. Au bout de 22 minutes d'ébuliition , l'acide est dé» canté et remplacé par 3o à 36 grammes d'acide azotique à 32%

2ue l'on n'entretient bouillant que pendant dix minutes : lors on le décante aussi , et on lave à plusieurs reprises , par décantation, le cornet avec de Teau distillée; ensuite onremr

(i) Ce nom pro^isnt de ce que Vinquartation le faitordinairemeiit avec'3 parties d'argent et x partie d'or, supposé fin. (3^ VoT fm est le seul qui roche quelc^uetois.

DB VÀNÀTiSS, NS ALUÀBB&. 311

plii Ifi matras d'eau, eton le renverse en recevant son col dana un petit creuset de terre où , par ce moyen , le cornet descena toujours sans se briser^ enfin, relevant adroitement le col du matras , dëcantant l'eau du creuset, et plaçant celui-ci sur des cendres cbaudes pour en vaporiser la majeure partie de l'humiditë , il ne s'agit plus que de le faire rougir dans la moufle 9 de le laisser refroidir, d'en retirer l'or et de le

peser.

Celte manière d'opërer réussit parfaitementbien lorsque Pot est allie; mais lorsqu'il est pur, on obtient presque toujoursune surcharge de i et même quelquefois de a milKémes ; c'està-dire qu'au lieu de trouver l'or à looo millièmes, on le trouve à.iooi, I002. M. Chaudet, essayeur-gënéral des monnaies^ conseille alors d'allier y gramme a or sur lequel on opère avec trois fois son poids d'argent, comme à l'ordinaire , de le passer à la coupelle avec un gramme de plomb , de laminer le bouton , aplati et recuit , de manière à donner à la lame 8 centimètres de long ; de mettre la lame roulée en spirale ou le cornet dans de l'acide azotique à aa^, et de ne l'y faire chauffer que trois à quatre minutes, ou plutôt pendant le tempM néces*saireau dégagement de la vapeur azotique *, de décanter tout de suite lacide , d'en ajouter (Fautre à 3a°, de faire bouillir celuici dix minutes , et de le décanter de nouveau ^ pour y en substituer une nouvelle quantité au même degré, et l'entretenir bouillante le même espace de temps. Alors on lave à l'eau distiltée, l'on recuit et l'on pèse le cornet* Le poids que l'on trouve est toujours égal à celui de Tor que Ton a employé» (Voy. j^nn, de Chim. et de Phys*, t. iv, p, 356.)

Les essais d'or se font toujours sur un demi-gramme; mais la quantité de plomb et d'argent qu'on ajoute varie en raison du titre de l'or, La quantité d'argent doit être à-peu-près trois fois celle de Tor présumé dans l'alliage. Plus grande^ le cornet n'aurait point assez de consistance, et se briserait ; plus petite^ il pourrait rester de l'argent uni à l'or. Quant à la quantité de plomb , elle doit croître avec la quantité de cuivre. Ainsi , dans les essais d'or fin ou presque fin , c'est-à-dire, à 1000,997,995,990 millièmes, on n em}iloie que la quantité de plomb nécessaire pour faire fondre et allier facilement l'or et rargent : 4 grammes suffisent ordinairement pour ceux qui sont à 990, tandis qu'il en faut employer 7 grammes dans lea essais d'or à 900 millièmes, et 10 dans ceux à 750. Le titre approximatif de la pièce se détermine en passant à la coupelle un demi- gramme d'or avec 10 à 12 grammes de plomb, et regardant comme de l'or pur le bouton qu'on obtient : il pourrait être tout au plus allié à quelques centièmes d'ar^ent^cas

Page 1