‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 98 sur 164 · DE L'ANALTSK DES CORPS COMBUSTIBLES · texte numérisé non relu

DE L'ANALTSK DES CORPS COMBUSTIBLES

une plus grande quantité de celui-ci altérerait la couleur de l'or et le rendrait verdâtre ou même blanc, (i)

3oi3. Analyse d!un alliage d^or et de cuwre^ — D'après ce

3ue nous venons de dire, il suflSt de passer à la coupelle un emi-gramme de cet alliage avec une quantité convenable de plomb , pour en connaître la quantité a or, et par conséquent la quantité de cuivre. L'or retient, à la vérité, du cuivre et peut-être du plomb, mais si peu, surtout lorsqu'on a eu le soin d'opérer à 32® du pyromètre de Wedgwood, que les erreurs que l'on commet ne sont jamais de l'ordre des centièmes. 3oi4« Analyse d'un alliage d'or^ d^ argent et de cuwre,'-^ Cette analyse se fait absolument de la même manière qu'un essai d'or (3oia) : seulement il faut élever im peu moins la température du fourneau, afin de ne pas volatiliser d'argent, et peser le bouton après la coupellation. En effet , en retranchant le poids du bouton , de celui de l'alliage et de l'argent qu'on aura pu ajouter, on connaîtra le poids du cuivre -, retranchant ensuite le poids du cuivre et le poids de Tor de celui de Palliage, on aura celui de l'argent. Le poids de l'or sera do^é directement comme à l'ordinaire.

Si. l'alliage contenait naturellement assez d'argent , c'est-àdire trois fois autant que d'or, ce que l'on saurait par une opération d'épreuve (2), il n'en faudrait point ajouter, à plus

(1) Il est une autre méthode de déterniiner la quantité d'or d'un alliage d'or et (de cuivre ; mais cette méthode n*est qu'approximative et ne s'emploie que pour les bijoux, qui doivent être tous au litre de 0,7 5o.

A cet effet, Ton frotte l'or sur une pierre noire très dure, appelée cornéenne lydienne (vulgairement pierre de touche) , de manière à former sur cette pierre une couche d'environ a à 3 millimètres de largeur et 4 millimètres de longueur : on passe sur celte couche de l'eau forte faite avec 2 5 parties d'eau, 3S parties d'acide azotique et a parties d'acide chlorhydriqUe , le premier à 1,340 de densité, le second à 1,173, et l'on observe attentivement les nuances qu'elle présente: si la trace conserve la couleur jaune et son éclat métallique , on juge que l'or est au inoiusào,75o; mais si, au contraire, la trace prend une couleur rouge-brun et s'efface en grande partie eu essuyant la pierre , on en conclut que l'or est à ua titre inférieur, et d'autant plus bas que la trace est plus effacée.

M. Tauquelin a fait l'analyse de la pierre de touche, il en a retiré un assez grand nombre de substances différentes dont les proportions sont très variables dans les diverses pierres. Ces substances, pour la plupart, sont mêlées et non combinées. C'est la silice et le protoxide de fer qui prédominent et qui paraissent être les principes esseutiels ; ils constituent presqu'enlièrement la pierre. ( Ann. de Ckim, et dePhys.y t. xxi, p. 317; et t. xxiv, p. 377. ) /

(a) Lorsqu'on a beaucoup d'habitude, Ton peut se contenter, pour l'opération d'épreuve , de passer i la coupelle un demi-gramme de l'alliage avec 10 à 11 grammes de plomb, de peser le bouton et d'en examiner la couleur. Le poids du bouton donne la quantité de cuivre, el sa couleur indique sensiblement la qua^ ^té d'argent : s'il a la couleur de l'or vert, il contiendra environ un tiers d'argent; s il est à peine coloré, il en contiendra à-çeu-çrès parties égales; si, placé à côté

forte raison s'il en contenait beaucoup plus. Il est à remarquei: que, dans ce cas, l'or serait obtenu, non plus en cornet, mais en poudre.

On trouve dans le commerce des lingots d'or et d'argent, ou d'or, d'ai^ent et de cuivre. Ceux qui contiennent beaucoup d'argent et peu d'or, prennent le nom de doré : ils sont blancs comme l'argent-

3oi 5. Analyse (Tun alliage de platine, d'argent et de cuivrer -r- M# d'Arcet a publié à cet égara, dans les Annales de Chimie^ t, Lixxix , p. i35, une excellente méthode fondée sur la propriété qu'aVacide sulfurique de dissoudre l'argent et dé ne point dissoudre le platine. On commence par passer à la coupelle T gramme de l'alliage, en employant plus que moins de plomb, et y ajoutant un gramme d'argent fin; ensuite on pèse le bouton de retour, on le met en cornet à la manièpe ordinaire, et on le traite dans un matras à deux i^prises différentes, par un excès d'acide sulfurique pur^ concentré et bouillant. La première portion d'acide doit être maintenue en ébullition pendant dix minutes; après quoi on la laisse refroidir et on la décante : la seconde ne doit bouillir que sept à huit minutes. Alors on la décante comme la première; on lave à grande eau le platine, qui se Irouve sous forme de poudre grise ; on le recueille le plus exactement possible en y réunissant celui que l'acide aurait pu entraîner, et on le pèse*: Ce premier essai indique à-peu-près, comme on le voit, les

i)roportions de cuivre, d'argent et de platine de l'alliage; mais e platine se présentant toujours sous forme de poudre, l'analyse ne saurait être rigoureuse ; il faut la répéter, en ayant soin, pour que le cornet ne se brise pas, que la quantité d'ar-

Sent soit à la quantité de platine dans le rapport de a à i. Si onc l'alliage ne contenait point assez d'argent, il serait nécessaire d'y en ajouter, de même^ qu'il faudrait l'allier à du platine si celui-ci était en quantité trop petite ; mais , dans ce dernier cas, il vaudrait mieux employer de l'or fin, qui •réduirait le même effet que le platine pour la conservation u cornet , et dont l'on tiendrait compte à la fin de l'opération.

3oi6. Analyse d^un alliage de cuivre^ d^ argent, d'or et de platine* — Nous venons de voir comment on pouvait analyser

mtm

de Fargent, il paraît aussi blanc que celui-ci, il en contiendra au moins deux parties; et dans ce cas, on se contentera d*en ajouter une partie.

Lorsqu^au contraire Ton manque d^habitude, il vaut mieux faire Tanalyse comme nous irenons de dire (3o 1 4), en opérant sur un demi-gramme d'or, et en employant zo à la grammes de plomb et un gramme et demi d'argent.

S18 DB L*AKjllTflKB DES OOKPB œHBtTSTlBLES.

on alliage de cuivre, d'argent et de platine. Si l'on oonsidine actuellement que lorsque le platine est uni aune certaine oumi* tité d'argent et d'or, il se dissout dans l'acide azotique, fl seia facile de concevoir par quel procédé l'on déterminera la proportion des principes constituans de l'alliage quaternaire doit nous nous occupons. "En effet :

lo La quantité de cuivre s'obtiendra en passant à la coth pelle ^ gramme de l'alliage, et pesant le culot on le pe^ faoïh ton ie retour.

2° En ajoutant à ce bouton de l'argent ou de l'or, de telU manière que la quantité d'argent soit à la quantité d'or et

de platine comme & à x, le mettant en cornet et le traitant

5ar l'acide sulfurique pur et bouillant, comme nous venois e le dire tout-à^l'henre (3oi5), on en conclura évidemmemt la quantité d'ai^nt.

y On i%prend -^ gramme de l'alliage et on le passe à la coa-

Î)elle, en y ajoutant une teHe quantité d*or et d'argent purs que 'argent fasse les ^ de For, et l'or environ les •—• du -J- gramme d'alliage , y compris l'or et l'argent que ce ^ gramme d'alliage contient naturellement. L'on met ensuite le bouton en cornet après l'avoir réduit en une lame de 4 pouces de long, et on le traite par de l'acide azotique à 220, seulement l'espace de vingt minutes; puis on décante la liqueur, on lave le cornet, on le sèche, on le recuit et on le pèse. L'opération serait terminée» du premier coup l'on pouvait dissoudre tout le platine ; mais comme cela est impossible, il faut allier le cornet à trois partits d'argent fin, en le repassant à la coupelle avec un gramme de plomb, traiter le nouveau bouton comme le premier, et répéter cette opération de départ jusqu'à ce que les deux dernières donnent des cornets qui soient du même poids : alors on sera sûr qu'il ne restera plus de platine dans l'or, et l'on connaîtra la quantité de celui qui fait partie de l'alliage en retrandiaut du poids du cornet le poids de l'or ajouté.

D'ailleurs, il faudra faire un essai préliminaire pour connaître à- peu-près la proportion des métaux alliés, en ajoutant plus que moins d'argent et d'or, comme nous l'avons indiqué au sujet de l'analyse de l'alliage du cuivre, de l'argent \et du platine (3oi5).

Il faudra aussi, pour passer l'alliage à la coupelle, n'employer

Sue certaines quantités de plomb. {Fq/ez, pour plus de étails,le Mémoire de M. Chejiiet y jinn. de Chim. et dePhys»^ t. II, p. 264*)

im L'jkKALYSE I»» 09UDE8; S19

SKGTIOK YT,

Détermination de la proportion des principes constituans des sulfures j des séléniureSy des fluorures ^^ des chlorures ^ des dmmureSy des iodares^ des azoturesy des phosphures meSat' ligues y et des autres 4!ompasés combustibles»

3oij^. Nou« n'ayons rien à ajouter à ce que nous avons dît en psnant de chacun de ees corps en général ou en particidifir*

CaiAPITRE Dr.

De lUmaljfse des eorp» brûlés.

âBGTIOir .(SSKlà&l.

CZb iuside non métallique étant dorme, comment en reconnaîtra

la nature?

âoj8« Les oxides non métalliques sont seulement au nombre de huit : l'eau ou protoxîde d'hydrogène, le bi-oxide dliydrogène, l'oxide de phosphore, Toxide de sélénium, l'oxide de carbone, l'oxide de chlore, leprotoxideetlebi-oxide d'azote. Qcy les cinq derniers étant gazeux, les meilleurs moyens de les distinguer se trouvent compris dans le chapitre ii (2943, 2940, 294^)9 U ne nous reste donc qu'à exposer les propriétés caract^ riftiques de Feau, du bi-oxide d'hydrogène et de Tôxide de ))ËA>6phore.

Les propriétés de Peausont tellement connues que personne ne la confond jamais avec aucun autre corps. L'onsait, en effet, que c'est un liquide incolore, sans odeur, sans saveur, non mflammàble, qui entre en ébullition à loo^ sous la pression de g6 centimètres, qui se vaporise sans laisser de résidu, capabld enfin de dissoudre un grand nombre de corps.

lia transformation du bi-oxide d'hydrogène en oxigène et en eau, dans son contact avec un grand nombre de métaux et d'oxides, est un caractère si tranché que cet oxide ne peut être coBtfondu avec aucune autre substance*

L'oxide de phosphore n'est pas moins facile à reconnaître

Erla propriété qu'il a d'être rouge, de répandre des vapeurs xnches^ans Tair comme le phosphore, de s'y enflammer pour peu qu'on le chauffe, a'en absorber Poxigène, et de

Casser à l'état d'acide pliosphorique, de décomposer aussi adde azotique à une température peu élevée, et de produire

jaD Dl t'AHAlTU nS COKPS UX^is.

également de l'aâcle pbMpborèfQe qu'on oblient « rant la liqoeor jnsqa k «ccité.

sicTioa tt,

Cnm^angé ^oxida* non mêlatlêques étant doimi,i rtcannaîtn ekacun iteux?

3019. Cette question rentre en grande partie d laMiction 11 dachap, 11 (ag44)) puisque, suc huit nt^liques; savoir ; l'oxidyi ae carbone, l'oxidcd Toiide ae sélënium, le prt^Di^c (r^izote, le bî-oùii leprotoxide d'hydrogène on d'cau, le bi-oside dllj ■et l'oxide de pnoipbore, les cinq premiers tout H^ Vétkt de gaz. Si l'on eonaidère d'ailleurs que l'eau «5tl qu'il en est de m£me dn bi'-oxidc d'hydrogène ; inclil Faj^ent, l'or d^gent une partie de roxigène de «■ >t le ramènent ï l'ëtat d'eau f .'que l'oxide de pHoif solide et insoluble dans les detutoxidesd'hydrogèneg

rit dissoudre, k la Yërîtéf l'oxide de chlore, le pM bi-oxide d'axote, mais que l'oxide de chlore est jL té par le bi-oxide, et probablemeui par le protoiidsll il serr facile de résoudre tous les problèmes que k compi^d.

n^tfOH itL

Un oxide m^atlique étant donhè , comment en i la nature.-' (1)

3o30. Si l'oxide a la proprîëtii de se dissoudre q froide on chaude, et de lormer avec elle une dissota caustique, qui verdiœ le sirop de violettes, il appi ' la première section, et l'on saura s'il est à hase de 1 on de sodium, de barium, de strontium, de o lithium, en le soumettant aux épreuves que nous an qo^es Ca^a).

3o3i.Si i oxide ne possède pas. les proprii^t^s qui il fera partie des cinq dernières sections : alors i. dissoudre dans l*adde azotique, ou l'acide chlorhji ^rouverla dissolution par lacide sulfhjdrique.

3oaa. Lorsque l'acide sulfbydrique ne précipi mëtal de la dissolution, ce sera un oxide terreux, (o' la deiuième section) ou de l'oxide de zinc, de mangaci fer, de nickel, de cobalt, de c^rium, d'urane^ de vi de chrome :

Us oxide terreux on de protoxîde de cénnni) on 3b

(i) To^ef pour laùntoteellalbori '(iî»'

DE L*ANALTSE DES OXIDES MÉTALUQUES. 391

OU quelquefois même JAmaiigaiièse, si la dissolution est I ; l'un des autres, si elle est colorëe. CeHe de manganèse incolore ou légèrement rose ; celle decobalt, rose plna Ds fonce, pourvu qu'elle ne soit pas concentrée; celle l'un vert clair ou d'un jaune plus ou moins rougeâtre, que le métal sera protoxidé ou sesqui-oxidé; celle de .e de cérium, jaunâtre; celle de nickel, vert-pré intense; e chrome, vert émeraude foncé; celle de peroxide >, jaune; celle de protoxidé d'urane, vert jaunâtre 9, assaut au jaune par addition de chlore, etc. (iiai); e vanadium, bleue.

{ue oxide des dissolutions incolores se distinguera £sicU par les propriétés qui caractérisent le métal {^gjibis)^ aux oxides des dissolutions colorées, ils se reconnaît bernent aussi, soit par la couleur de la dissolution^ soit caractères qui ont été exposés (2978 bis et ^974) : Mu- ;'il sera bon de calciner avec de l'azotate de potasse une partie de l'oxide qu'on aura été conduit à regardes \ de l'oxide de chrome, et à le transformer ainsi enchrôe potasse, dont les caractères sont extrêmement tranchés

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