‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 4)Chapitre 10 sur 64 · G T)ES HUILES · texte numérisé non relu

G T)ES HUILES

un pot de terre, l'enflammer, la laisser brûler pendant ' environ une demi-heure , Téteindre et la laisser bouillir doncement jusqu^à ce qu^elle ait acquis une consistance ~ convenable : dans cet état, on l'appelle ternis : on la colore en la broyant avec un sixième de son poids de noir de fumée. i486. Huile d'œillet. — D'un blanc jaunâtre , peu visqueuse , inodore , d'une légère saveur d'amande , liquide à zéro, siccative; s'extrait par expression des graines du papayer somniferum.

Rendue, parla litharge, plus siccative qu'elle nel'est na* turellement , on s'en sert en peinture pour délayer les couleurs et les appliquer sur la toile. On Temploié aussi , ' nais dans son état naturel , comme aliment et dans Féclairage; quelquefois même on la mêle avec l'huile d'olive , •fraude qu'il est toujours facile de reconnaître , par le procédé que nous avons exposé précédemment en traitant des ' propriétés de l'huile d olive,

1487. Huile de noix. "^jyxxnYAxnc verdâtre , inodore , . d'une saveur particulière, siccative; s'extrait de la noix

(froit du juglans regia) , à froid quand on veut s'en servir ' comme aliment , et à chaud quand on veut l'employer en ' . peinture ou dans l'éclairage.

1488. Huile de chenesfis* —Jaunâtre, siccative, ne se . congèle qu'A plusieurs degrés sous zéro, s'extrait du che-

- nevis, graine du canjiabis satis^a (chanvre), en broyant cette .'graine à l'aide de meules , la torréfiant légèrement, y is^oa-

tant une petite quantitéd'eau , et la soumettant à la presse. Oii s'en sert pour là confection des savons mous-, dans : la peinture et l'éclairage. ' '

i4^* Huile ou Beurre de cacao, — - Huile concrète ,

- d'un blanc jaunâtre, d'une saveur douce et agreEible, d^une odeur particulière , contenue dans les semences du theobroma cacao: on l'extrait de ces semences par deux pco-

r cédés différens^.

Le premier eoDsistc à torréfier légèr(?mcut le cacao des fies, à le monder de ses écorces et de ses germes, à le hojer ayec un cylindre de fer sur une pierre chaude , à Je réduire en pale liquide , et à le renfermer dans un sac de toile, qn^on met à la presse entre deux plaques chauffées d'arance dans Feau bouillante : bientôt Thuile s^écoule ; elle est reçue dans des moules où elle se solidifie par le refroidissement.

Le deuxième procédé sç borne à mettre le cacao brayé dans l'eau bouillante : Thuile se foi\d » et , en raison, de sa l^géreié , vieKit se rassembler à la surface de Teau :.on l'enr lère et on la coule dans des moules* .

Ce beurre est employé en pharmacie pour,||& préparation des bok, des pilules 9 des suppositoires,' etc^ . \

1490. Ifuile ou Beurre de noix muscades. ~- D'une codkiir jattne tirant sur lie rouge, d'une consistance assez fenne , d^une odeur ext;rémement agréable ^ contenant toujours un peu d'huile essentielle ; on re;Klrait de^ noix dustpyjcica moschata, en les. pilant dans un piortier de fer, y a^utant un peu d^eau bouillante lorsqu.dl^ sont en fâte, les plaçant dans un ^c.de coutil eAti^e.deux plaquas âkttodi», et les souxnettant à 4ne forte pression. ...

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aidons.

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1491- Les savons sont des composésiiqpao Trcoa /Atictt CD tfaitaat les huiles grasses végétales <m antipal^s v^t en général toutes les graisses, par les 'bases salifiaUès; Le corps gras, par la réaction de ses élémenaet penft*!èt^ aniâ-par Ja^îizatiou'des principes d'uBe.,pclila. quanlti^é d^eaa,^ se transforme alors , diaprés . Iqs ^xpérjiences de M. CiieTrénl , en principe doux, et en divers acides-qûi sonx : Vacîde margariquo et Facide' oléîquè , lorîfqn'cm opère sur les huiles végétales*, ces mêmes acides et rA|cîdc sléarique , quand l'opération se fait sur les graisses (le

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mouton, de boeuf, de porc; le principe doux , dont 3 ne se produit jamais qu'une petite quantité , reste libre; le» acides margarique , olëique et stéariqtle , qui sont très-» flbondans , s'unissent à la basé salîfiable en présence "de laquelle ils se trouvent, et constituent le savon, de sorte que celui-'ci doit être regardé comme un véritable composé salin. {F^ojez le détail des expériences qui le prouvent, dans Y histoire des Graisses, i84i.) Cependant 1-on donne aussi , par extension ,. le nom de sai^ns acides aux combinaisons des huiles grasses avec les adde», et eeldi de saponules aux combinaisons des builes essentielles avec les bases sfflifiables.

Parmi lésitavdns, il n'en est que trois qui soient'solobles dans Teau; savoir : ceux de potasse , de soude et d ammo- Âîaque.

Les ^avoti's ammonfàcanx sefoitt tous à froid , en raisoi» de lu vôllitilSié de'la base (a). Ceux dépotasse et de souder se préparent toujours, au contraire, en faisant bouillir' les huiles avec les dissolutions alcaline». Les auti^ ét&nr insolubles , on pè^t les faire par la voie des doubles dé- ' (^mpOsilibns : ainsi, que Ton mêle deux dissolutions. Tune de -savon ordinaire et Tautre d*hydix>-chlorate de chaux , on obtiendra aussitôt un précipité floconneux Jer savon calcaire. C'est pour cela que les eaux des pttits de Paris, qui contieiment •— de sulfate de chaux, ne sont point propres. 9U savonnage. Nous ne parlerons enpar^ •ticuKêrrqiie des. savons a bases de soude et de potasse, |(arce que ce sont les seuls emplojés:da&s -les arts et réoo-»

(à) Le composé ^àe 'Patdtnoniaqtie Semble' fOrâner Je Mte âlrec Itmhûibsê est->il un Téritabie 'savon? C'est^^- dire, réaulte-t-ii de runk»» dé L'ammoniaque avec Tacnle margarique et Tacide oléiqae?-J'ea doute* Ce n?e8t probabl^ent que par un coûtabt prolongé que rammoniaqia^' peut déterminer la formation' de teê sortes d'acides et se saponifier -lement.*

DES sAvons. 69

noade domestique. Le savon de soude est toi^ours solide, ei le savon de potasse toujours mou*

i49^« Soyons à base de ^ou^e* —-Toutes les huiles ou les graisses u^ont point la propriété de se saponifier éga* kment bien. Celles qui se saponifient le mieux avec la soode y cTaprès d' Arcet le père ^ Leiièvre et Pelletier, sont : 1^. rhuiled^olîve et rhnile d'amande douce; a^. leshuiles animales y telles que le suif , la graisse » le beurre et Tliuile decheval; S^.rinniledecolzaetcellede navette ;4^«rhuile deiàiaeet celle d'œillet, mais mêlées A Thuile d^oHve ou aur graisses animales \ 5^. les diverses huile^ de poissons, mâées comme les précédentes à Thuile d*olive*,6^. Thuile de chenevis ; 7^» Thuile de noix et celle de lin.

1493. On ne consomme , en général , que du savon dlmile d^olive , du savon de suif et du savon de graisse. Le pnmier est celui dont on fait principalement usage en Fiance , dans Fltalle et dans TEspagnc , où les olivkrs sont conoimuns , tandis qu*on ne se sert , pour ainsi £re, que des anti^es en Allemagne , en Angleterre et en Prusse.

Décrivons , comme exemple 9 la fabrication du savon

^EVeaSik d'olive (a) : les matières qiie l'on emploie pour

eeiie fabrication , indépendamment de Thuile , sont , i^. de

Ja saade du commergc dç bonne qualité, c'est-à-dire, à

3oou 36^ j ou contenant 3o à 36 pour loo de sous-car-

iMnate de sovule sec; a^. de la chaux vivej 3°. de V^au.

100 dliuile exigent environ 54 parties de soude à 36^ }^r leur saponification; et 3 parties de soude exigent^ pour devenir caustiques , i partie de chaux. 1°. Après avoir pilé la soude , éteint la chaux ^ on en

(ft) Arhnile déclive, on ajoute ordiDairement un cinquième d^huile cl» fraioes -, lans cette addition ^ la coope du savon ne aérait point douce ni ■■ic : dSc aenût comno gmmekufle , et oQcajiouerait une pai te asae& gnode an marobuid débitant*

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