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DES HUILES ESSK3ÎTIELLES* 8^
blanc 9 an drap de laine blanche , imprégné d^huilc de bcn ou d'huile d'olive •, on le recouvre d'un lit de fleurs Récentes de jasmiu (jasminum officinale) ; sur ces fleurs on étend un deuxième drap blanc imbibé d'huile comme le précédent et recouvert d'un nouveau lit de fleurs \ ou condnae ainsi à mettre successivement des fleurs et des mor-^ ceaux de drap jusqu'à ce que la boite en soit remplie / et on comprime le tout au moyen d'un couvercle. Au bout de îingt- quatre heures , on relire les fleurs y on les rem-^ . place par de nouvelles que Ton dispose comme les premières , et qu'on renouvelle jusqu'à ce que l'huile fixe soit bien chargée d'odeur. Alors on met les morceaux de drap dansValcool , on les exprime bien, et on distille au bain-* •marie ce mélange d'alcool et d'huile odorante; l'alcool se* Yolatilise et se rend dans le récipient^ chargé de l'odeur an jasmiu ; il prend chez les parfumeurs le noili à^ essence de jasmin. On prépare^ de la même manière les essences^ de lis, de tubéreuse, d'iris, de violette, etc.
Ces essences nous viennent du midi de la France; elles sont employées comme cosmétiques.
i5ia. Huile volatile de layande*"^ Jaune , plus légère-
^Veau^ S6re,liredes fleurs de lAysSiàç{làifandulaspica)y
employée en médecine et dans la parfumerie. Eçi la recli-
Bant par une nouvelle jlrslil la tion^ et ne prenant que les.
trois premiers cinquièmes du produit , sa densité , quL
pourra être d'abord de 0,898 à 20**, se réduira à 0,877.
M. Vauquelîn a observé que cette huile Rivait la pro-< priétéde dissoudre une grande quantité d'acide acétiquetrès-concentré; que la propriété dissolvante croissait avecla ^ncentration de r^cide , et que la portion d'acide indissoute était plus faible quje celle qui était upie à l'huile^
L'eau trouble la dissolution et finit par s'emparer de l'acide tout entier. Probablement qtie des effets "ana^ logues auraient lieu avec d'autres essences et d'autrca^
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acides. L*acide hydro-chlorique , par exemple , forme un composé très-intime avec Tessence de térébenthine. ÇAnn,de Chim, et de Phys. , t. xix , p. a^g.)
i5i3. De menthe powrée, — JauncT, plus légère qne Teau ; se retire des feuilles de la meuthe poivrée (mentha piperita) ; employée en médecine.
X 5 1 4. Huile volatile dejleurs éCoranger ou néroli. — Ijiqnide , d'un jaune orangé , plus légère que Teau \ se retire des fleurs d'oranger {citrus orantium)\ on Temploîe en médecine et comme cosmétique.
i5 15. De romarin. — Incolore , plus légère que Teau ; die s'extrait du romarin (rosmarinus officinalis) , et est employée en médecine et dans la parfumerie : par la rectification, sa densité diminue : de 0,9109^ elle peut devenir ' 0,8886 , en ne prenant que la première moitié du produit.
i5i6,- ùe rose. — Incoloi*e, plus légère que Tcan^ solide au-dessus de + 10*^ 5 se .liquéfie entre le 29 et le 3o^; fi'extrait , par la distillation , des pétales de la rose muscate {rosa sempervirens) '^ elle .nous est apportée de Tunis et du Levant dans de très-petits flacons \ on TeD^ploie comme cosmétique. Respirée en grande quantité , cette huile blesse Todorat; elle n'est, agréable qu'autant que l'on respire â la fois peu de molécules odorantes.
Elle contient évidemment deut huiles différentes , l'une concrète et l'autre fluide à la température moyenne. On • peut les ééparer, soit en pressant Fessencede rose dans des feuilles de papier , soit en la lavant avec de l-alcool , qui ne dissout presque pas d'huile concrète, à zéro. L'huile con-* crête n'entre en fusion qu'à près de 34*^, et cristallise par refroidissement en lames brillantes , blanches , transpaii^* tes , qui ont la consistance de la cire d'abeilles. (Saussure. }
iSiy. De térébenthine. — Cette essence, qu'on emploie en médecine et dans la préparation des vernis, se retire de la résine du pinus maritima ( i535 ), Elle' est
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sans couleur, d^une odeur forte et désagréable ; sa densité, à as^,5 , est de 0,86^ elle rougit presque toujours le tournesol , propriété qu'elle doit à un peu d'acide sucemique* (Lecanu et Serbat , jinn. de Chim* et de Phjrs., U xxi , p. 3^8.)
Lorsqu'on fait passer du gaz hydro^^-cUorique à travers 100 parties de cette essence purifiée et entourée dW mélange de glace et de sel , elle absorbe près du tiers de son poids d'acide, et se prend en une masse cristalline et molle, dont on sépare,, en la faisant égoutter pendant quelques jours , environ ao parties d'un liquide incolore , adde , fumant , cbargé de beaucoup de cristaux , et 1 10 parties d'une substance blanche , grenue , cristalline , volatile, dont l'odeur est camphrée : c'est à cette substance qu'on a doDiië le nom de caifipkre artificiel* On la purifie en Texposant à l'air sur du papier Joseph , l'agitant ensuite dam une dissolution de soUs-carbonate de potasse, la la-« fant à grande eau et la faisant sécher»
Le camphre artificiel , découvert par Kind , a été étudia taee^sivement par Tronunsdorff , par MM. B^uUay , Qnzel et Chôme t , par Gehlen , par Thenard , etc. Les cîpq premiers l'ont considéré comme ét^nt formé seulement dlijdrogène , de carbone et d'oxigène ; Géhlen l'a regardé comme un composé d'acide hydro-chloriqtie uni a la majeure partie de l'hydrogène de l'huile et à une petite Quantité de son carbone ; pour moi^ j'ai admis qu'il résultait de la combinaison de l'acide hydro-chlorique et deThuile essentielle. (Voyez Annales de Cf^imie, t. lï, p. S;0; et Mémoires de la Société d'Arcueil, 1. 11 , p. a6.) Peat-èlre n'y a-t-il qu'une partie de l'essence qui entre dans sa composition ; il est possible que cette essetice soit composée de deux hu^es , dont l'une n'aurait pas la pro-^ priélé de cristalliser avec l'acide hydro-chlorique.
Ouu*e les propriétés précédentes, le camphre artificiel
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possède jies suivantes : il est plus léger que Teau ; il ne rougit point le tournesol ^ il s'enflanune facilement et bmle sans résidu. Soumis à Faction, du feu dans un matras , il se sublime et se décompose en partie : aussi sa sublima^ lion n^a-V-elle pas lieu sans qu'il y ait de Tacide hydro* clilorique mis en liberté* Lorsqu'on le fait passer à travers un tube incandescent j sa décomposition est complète; et si Ton reçoit les produits daqs lin. flacon plein d'eau , celle-ci acquiert la faculté de précipiter abondamment le nitrate d'argent. Il se dissojit en totalité et fadlemeut dans l'alcool , dont l'eau le sépare sans^altération. L'acide ni* trique le décompose à cbaud , arec dégagement de cblore. L'acide acétique ne l'attaque point. Enfin les alcalis /n'en séparent que ti*ès-peu d'acide ; .d'où il faut conclure que .eeluinsi est fortement retenu par la aul>3tance à laquelle il se trouve uni. M. de Satusure , en comparant le cam* pbre artificiel au composé cristallin qui se forme par le contact de l'acide hydro-chlorique avec l'essence de citron , a fait vcûr que ces composés étaient très-Kliflerens.
Le camphre artificiel est formé en poids de 83,5 de cbarbon, de io,4 d'hydrogène , et de i5,îl d'acide hydro-clilorique , ou en volume, de 3 de vapeur d'essence ^ de a de gaz hydro-chlorique. (Labillardière^)
D'amandes ambres, — < Celte huile , qui est sans couleur, acre , brûlante^ plus pesante que l'eau , très*solublo dans Téther et l'alcool , très^ - inflammable , se compose de deux espèces d'huiles bien distinctes qu'on sépare facilement par la distillation en fractionnant les pro«duits. La moins volatile n'est pas vénéneuse et n'éprouve âucun.e altération dans l'azote, l'hydrogène, l'acide carbonique \ mais dans son contact avec l'air ou le gaz oxi-» gène , elle se prend de suite en masse cristalline en absor^ bant ce dernier gaz. Sous -ce nouvel état, elle rougît lo ^ournçsol, et conserve cette propriété, quelque purificavioi:!