DES FEUILLES
«as$L la dissoudre sans Faltérer -, mais Facide hjdrocblorique loi fait prendre une teinle jaunâtre qu elle nepeut plus perdre. L^acide nitrique agit sur elle avec beau.coup d'énergie , lui communique d'abord une couleur d^un jaune grisâtre , la décompose ensuite avec dégagement d'acide nitreux ou de vapeur nitreuse , etc. , la dissout presqu'en totalité , surtout à cbaud , et la transforme enfin, sans qu'il se produise ni acide oxalique ni acide mucique , en une matière d'un blanc sale , insipide , inodore , soluble dans Tacide nitrique concentré , et insoluble dans les alcalis et dans Feau.
Les sels neutret^ s<mi presque tous sans action sur la matière verte, à la température ordinaire ; mais si , aprè^ avoir sgouté.dans une dissolution alcoolique de matière verte étendue d'eau , un sel dont la base est insoluble ,* ou y verse un sous-carbona^ de potasse , de soude ou d'am.moniaque, il $e f^t un.précipité qui le plus souvent en^traine la matière verte* L'on peut préparer ainsi avec l'herbe commune des prairies et l'hydro-clilorate de chaux , de^ laques dont les arts pourront tirer paitt.
De toutes ces observations, -MM. Pelletier et dventou concluent ^I^^.l^ matière verte des végétaux est particur lière ; qu'elle doit être placée parmi les substances végé«tales très-hydrogéoées; qu'elle se rapproche de. plusieurs matières colorantes, telles que celles de l'orcanette, de cfircuma et du santal rpuge^ ^ quil est nécessaire de la désigner par un nom. spécial i ils proposent , en con<^ séquence X : celui de cUorophjlle ^ de x^^P©» y vert, et ^Xkw,fi$uille.XJo»rf^l de Pharmacie, t. ui , p. 486.)
Apiis ces considérations sur la nature des feuilles , examinons .^ particulier. quelques«unes d'entre elles ; sa.voir ^ c^^^ ^^ nicotiana tabacum , de Vatrapa bella-: doiw> du gratiola officinalis ,. de V isatis tinctoria,. du cassia senna.
ato I>K< FEUILLES.
1 7 î o • Feuilles du nicotiana tabacum latifolia , — C'crt fiTec les feuilles de certaines espèces de nîcoiiane, plantes que Ton cultive dans un grand nombre de pays, que Ton fait le tabac. Il s'obtient en général en faisant fermenter les feuilles jusqu'à un certain point , les séchant Gt les réduisant en rubans ou en poudre , selon Tusage an« quel on le destine : il était donc intéressant d'analyser ces feuilles.
M. Vauquelin a fait l'analyse de celles du nicotiana tabiLCum latifolia. (^Ann* de Chimie ^ tom. Lxxi,p. iSg.) Elles contiennent , i^. une grande quantité d'albumine; A^. une matière rouge sôltuble dans Falcool et dans l'eau, qui se boorsouffle considérablement lorsqu'on la chauffe^ et dont la nature n'est point encore bien connue \ 3^. un principe acre , volatil , incol<)re , légèrement soluble dans l'eau , très-soluble dans l'alcool^ 4^. de la résine verte, semblable à celle qui existe dans toutes les feuilles; 5^. de la fibre ligneuse; 6**. àé l'acide acétique ; 5**. du nitrate et de l'hydro-chlorate de potasse 5 8^. de l'hydro-eUorate d'ammoniaque ; 9^. du malate acide de chaux , de l'oxa-» late et du phosphate de chaux; lo^. de l'oxide de fer; II*. delà silice. C'estau' principe âciie , priildjte très-» voisin des htiiles , que lé tbbâc doit ses propriétés.
Après avoir fait cette analyse , M. Vauquelin s'est occupé de celle du tabac , pour connaître la différence qtiî existe entre ce produit de ^ fermentation et les feuilles qui le fournissent : il a retrouva dans le tabac les mêmes substances que celles qui existent dans k plante Verte , et de plus du carbonate d'ammoniaqutx^^ de l'hydro-cUo^ rate de chaux , provenant , sans doute , €^ la décomposition mutuelle de l'hydro-clitoitite d'ammon^ume et de la chaux qu'on ajoute au tabac pour lui donner du fa^^ntant. ( Annales du Muséum d^Histoire naturelle, tom. xiv « p. 21,)
BBS FEC1I.LES. !l6l
1711. Feuilles de ratropa belladona ou delà bella^ done. — C'est encore à M. Vauquelin que nous devons ce que nous savons de la belladone , plante de la même £imiUe que les tabacs , et qui produit de violens effets sur l'économie animale. INTayant pour olget que de savoir s'il n'y retix>UTerait pas le principe acre auquel le tabac doit ses principales propriétés , il n'en a examiné que Is suc. Ce sac renferme , outre l'eau » i^. une substance ani« Bude dont une partie se coagule par la chaleur , et dont une antre reste en dissolution à la faveur d'un excès d'à** cide acétique ; a^. une substance soluble dans l'esprit-devin, qui a une saveur amèré et nauséabonde , et i laquelle la belladone doit son action sur les animaux \ 3^. du ni« iràie, de l'hjdro- chlorate, du sulfate de potasse, de Toxalal^ acidulé de potasse , de l'acétate de potasse et de laddè acétique : lé principe Âcré du tabao ne s'y trouve -pas en quantité sensible {Annales de Chimie, t« Lxxir,' p. 53,)
171a. Feuilles de là graUolô (gratiola offidnalis). — - I^e suc de gratiole est un purgatif assc& violent./' M. Vau« q«elin, - désirant :cOnilaître le corps auquel il doit celte propriété , a soumis ce sue à l'analyse. Il en a retiré , i^« tme matière goflittieûsè , colorée en brun ; 1^. une sorte de matière rédnetiséf très^mfeire, très-soldblé dans l'al-^ cool, soluble dans l'eau ^ surtout à la faveur des autres prindpes dxk suc de ||râtlole) 3°. une petite quantité do v&aiière animale ; 4^* ^^ malatè qui parait être à base de potasse , et tme assez grande quantité de sel marin. M. Van* quelin ne doute pas que ce ne soit dans la matière amère qweiféside la -vertu |>tirgative. {Ann. de Chimie, t. lxxii, Pg.191,)
Î713. Feuilles de Visatis iinctoria et dé rindigofcra aniL^ Voyez ce qui en a été dit (1616).
¥7^4* Feuilles du cassia senria, — * Ces feuilles sont
mis à Tanalyse le pollen du dattier (phœnix dactjrlifera), rapporté d'Egypte par M. Delisle, ils ont trouvé qu'il était composé d'une mjitière' animale très^utrescible , insoluble dans Teau , et tenant le milieu entre le gluten et Valbumine^ d'acide malique , de phosphate de chaux et de phosphate de magnésie. {Annales du Muséum éC Histoire naturelle , 1. 1 , p. 4 1 7- ) Cette matière, en se putréfiant , répand l'odeur du vieux fromage. On n'a point encore examiné le pollen des autres végétaux ; il est probable qa'3 est de nj^me nature que le précédent.
Des Semences.
1720. Les semences ont été.plbs étudiées que la plupart des autres parties des plantes. L^amidon, le gluten, l'albumine , le mucilage sont les principes qu'on y rencontre le plus fréquemment : on y trouve assez souvent aussi du sucre. Quelques-unes , telles que celles des crucifères , contiennent de Thuile fixe ; quelques-unes même de l'huile essentielle ^ toutes renferment divers «els.
Nous nous toniéniet'ons de citer , d'après dîfiférens clumistest la compositioû des principales espèces de semences*
Composition du Seigle, d'après Einhoff.
384o parties de seigle se composent de :
Enveloppe ...• « 980
Humidité àgo
Farine • • • • • « • . -. • . 3626
La même quantité de farine contient :
Albumine •• •• 126
Gluten non desséché «^ 364
Mucilage • . • . • • • • . 4^^
AnMdbn. ..& ..w* • a3/|5
Sucre i 136
Enveloppe ^5
Perte • aoS
D£S SEMËKCBS. ^85
Composition du Seigle ergoté, d'après M. Vauquelin.
Celte substance, que M.Vauquelîn considère, avec beaucoup de naturalistes , comme du seigle kltërë par une ma* ladie due à des causes extérieures , contient :
1^. Une matière colorante jaune fauve , soluble dans ralcool , ayant une saveur semblable à celle de Thuile de poisson ',
a^. Une matière huileuse , blanche , d'une saveur douce, qui parait être assez abondante dans Tergot;
3^. Une matière colorante violette , de la même nature qae celle de Vorseille , mais qui en diffère par son insolubilité dans Falcool , et qui s'applique facilement à la laine et à la soie alunées^
4^. Un acide d'une espèce indéterminée , mais qui est probablement de l'acide phosphorique ;
5^. Une matière végéto -animale très-abondante , trèsdisposée à la putréfaction , et qui fournit beaucoup d'huile épaisse et d'ammoniaque à la distillation ;
6*^. Une petite quantité d'ammoniaque libre , qu'on peut obtenir à la température de l'eau bouillante. (^Ann. de Chim, et de Phys. , tom. m , pag. 337.)
Composition de la Farine de froment,
M. Da?y, qui a fait vdir que le climat et plusieurs autres cifccnstances influent sur les quantités respectives des matériaux immédiat^ des graiqes , a tiré cette conséquence générale de ses expériences : savoir , que le blé cultivé ^^^ les provinces méridionales contient plus de gluten qoe le froment du Nord.
M. Proust a trouvé , dans 100 parties de farine de froncent (jinn. de Chim. et de Phjs.y t. v, p. 34©) :
a86 DES SEMENCES.
T\ésine jaune r
Extrait gommeux et sucré 12
Gluien • 1 2,5
Aniidon. • • % '• 74,5
En soumettant à Tanalyse la farine du triticum hibernom, et celle du triticum spelta, provenant du blé cultivé au bord du Danube , entre Ratisbonne et Slraubing, M. Vogel a retiré (Joum. de Pkarm, , tom. m, pag. an):
de la première. delà second*.
Fécule .•• 68 74
Gluten non desséché . 24 *. 22
Sucre gommeux 5 • * . 5^5o
Albumine végétale. . . i,5 0^60
Phosphates terreux et autres sek; quantité indélermiuée.
Il arrive quelquefois que les blés se moisissent ; le genre d'altération qu'ils éprouvent alors n'est pas bien connu; mais il parait, d'après M. Hatchctt et M. Pescbier, qu'il est possible de les améliorer au point de les rendre propres à faire un pain excellent. Le procédé de M. Hatchett consiste à les immerger simplement dans le double de leur volume d'eau bouillante , et à les y laisser jusqu'à ce que l'eau soit refroidie : tous les grains gâtés viennent à la surface du liquide ; les autres , au contraire, se précipitent au fond : on les sépare et on les fait sécher.
M. Pesohier , au lieu d'eau , se sert de lessive alcaline bouillante ; celte lessive étant ôtée de dessus le feu , il y laisse le blé pendant une demi-beure , en le remuant de temps en temps , puis il le lave à l'eau froide jusqu'à ce qu'elle ne se colore plus , et le dessèche complètement. Cette méthode, selon lui , est préférable à la précédente. ( Annales de Chimie et de Physique, t. m et vi , p. 3x6 0187.) .
DES SEMÊNCÏS. ^8^
Nous croyons.devoîr joindre îcî les résultais que M. Vauquelin a obtenus en analysant comparativement un assez grand nombre de farines» (Journ. de Pharm., tom* viix , pag. 353.)
FAKINES.
Farine brate de froment. •
— de mëteii.* •
— brute de blé dur d^Odessa*
— brute de blé tendre d'Odessa.
— iJem, a« qualité* • •
•*- du service , dite seconde» • •
— des boulangers de Paris* • • «* des hospices , a* qualité • • •
— idenif 3« qualité
la
la^oo
xa,io
xo,ao
io,3o 9fOa
6a,oo
7a,oo
7i,ao
4»7a 4,aa (fl)
4,ao i,8o 4,80
Composition approximative de la Farine d'orge , diaprés M. Proust. {Annales de Chimie et de Physique , t. v, p. 340. )
Rëdîne jaune soluble dans Talcool t
Extrait gommeux et sucré 9
Giulen à
Amidon 3?.
Uordéine 55
(a) .11 était resté i,ao de son sur le tamis.
(b) Il était resté a,3o de son après le lavage.
(e) Après le lavage, il était resté aussi dans cette analyse i^^o de son.
^88 DES S£MEKCES«
Composition de la Farine d'a^foine blanche (avena satiya)*
M. Vogel , qui a analysé cette farine il y a quelques an" nées (Journ. de Pharm* , tom. m , pag. ai 3), Ta tronrée con^posée de :
Fécule •••• 59
Albumine «••••.•• .••..•• \fio
Gomme ••••• ••• a^So
Sucre et principe amer 8,25
Huile grasse • a
Sels f quantité iniléterminëe.
Ces résultats difi(&rent beaucoup de ceux qu^a obtenus M. Davy , en ce que , suivant ce célèbre chioiiste ^ TaToine contiendrait 6 pour 100 de gluten.
Composition du Riz,
M. Braconnot ayant analysé comparativement le riz de la Caroline et le riz du Piémont ( Ann. de Chim. et de Phys. , t. IV , p. 383) , a trouvé :
Dans Le riz cle la Caroline. Dans le riz da Piémont
Eau 5;00 .•...••••••• 7^00
Amidon 86,07 83,8o
Parenchyme 4,80 4,8o
Matière végéto-animale.. 8,60? • 3,6o
Sucre incristallisable. . • • 0^29 « o,o5
Matière gommeuse, voi-)
sine de l'amidon..../ ^'7' o,xo
Huile 0;i3 o,a5
Phosphate de chaux 0,40 • 0;4o
Hydro-chlorate et phos-^
phate dépotasse, aci-^
de acétique, sel vé&é-l , ,
talàbaîedechaux,,^ dea tracei.
ael vëgètal à base de'
potasse^ soufre.
DES SEMEKces. %fig
M. Vûgel a obtenu des résultats qui diflereot un peu des pi^écédens. Suivant lui , le riz est composé de {Journal de Pharmacie , U m , p. 2i4) :
Kcule 96
Sucre • I
Huile grasse i ,5a
Âlbamine , • 0^20
SeU; quanti lé. indélerininée.
M. Taaquelin , qui a fait aussi Tanalyse du riz , a tiré cle ses expériences les conséquences suivantes (Journal de Pharmacie, t« m , p. Bao) :
« Le riz est une substance essentiellement amilacée , ^ qui ne contient que des traces à peine perceptibles de )» gluten et de phosphate de chaux ] il diffère donc des > antresgrainescéréalesservantàlanourrituredeshommes » etdes animaux, lesquelles renferment , comme on sait, ^ I)eaacoap de ces deux matières : ainsi le mode suivant ^ le^el le riz nourrit doit être difierent de celui du fro* » meot. Par exemple , nous avons fait tous nos eâbrts pour » découvrir la matière sucrée dans le riz ^ mais ils ont été ^ sans succès : il est cependant singulier que cette graine
* ne contienne pas de corps sucré , car Ton assure que ,
* clans certains pays , Ton en retire de Teau-de-vlequiest » appelée rack,
* Au teste , la pomme de terre , qui ne contient pas
* non plus de sucre , fournit cependant de Teau-de-vie ,
* soit qu'on l'emploie crue , soit qu'on la fasse cuire au-
* parafant. De là , il faut conclure , ou qu'il y a autre » chose que le sucre qui peut fournir l'alcool , ou que le » sucre se trouve quelquefois tellement enveloppé dans » les végétaux , qu'il échappe aux moyens de la chimie. »
Qu'on se rappelle que le gluten ou la levure peuvent transformer l'amidon en sucre , et tous les phénomènes <fcnt il est ici question s'expliqueront facilement. • IV. 19
DES SEliEKCBS.
Composition de la Coque du Lei^ant , débarrassée de son
péricarpe ligneux , etc.
1 •'. Beaucoup de matière grasse 5 6«. De Pacide ménispermique; a». Un peu de picrotoxine; 6*. Une substance sucrée; 5«. Une matière colorante; 7*. De la fibre ligneuse,- 4«. DeTalbumine; 8^. Quelques sels.
{Voyez la ihèse de M. Boullay , soutenue à la Faculté en 1818.)
Composition du Poivre ( Pîper nîgrum).
Il suit des expériences de M. Pelletier (^/in. de Chim, et de PAr^., t. XVI, p. 35o),
1°. Que le poivre est composé :
D'une matière cristalline particulière (pîpérine);
D'une huile concrète très-acte Ç
D'une huile volatile balsamique;
D'une matière gommeuse colorée 5 .
D^un principe extractif analogue à celui des légumineuses 'y
D'acide malique et d'acide tartrique ;
D'amidon;
De bassorine;
De lignelux ; 1
De sels terreux et alcalins en petites quantités ;
a^. Qu'il n'existe pas d'alcali organique dans le poivre, malgré l'assertion de M. Œt*stdi.
3^* Que la svtbstance cristalline du poitre est de nàtareparùcnlière-, «f-
4^. Que le poivre doit sa saveur à Une huile peu vo- Vtile;
DRS SEMKKCÎÎS. 7J)i
. 5®. Enfin , qu'il y a des rapports entre l.i composiliou du poivre commun et celle du poivre cubèbe analyse par M. Vauquelin, et que les différences de composition qu^oii remarque entre ces deux fruits peuvent s^expliquer par la seule différence des espèces , ce que Ton ne pourrait faire si seulement un des deux coutenait un alcali organique.
Parmi toutes ces substances , il en est une que nous a'avons fait qu'énoncer et dont nous devons actuellement parler : c'est la pipérine»
Cette substance, qui semble se rapprocher des résines , est'Sans couleur , à peîtic'sapide, fusible à loo^ , insoluble dans Teau k la température ordinaire , presqu insoluble dans Teati bouîUanle. LWide acétique en opère facilement la dissolution. L'éther la dissout bien aussi, mais seu- Icmentà chaud; à froid, il n'en dissout que f-^-. Son meîHeiir dissolvant est Talcool , d'où elle se dépose, toutefois en partie , sous forme de cristaux , par le refroidissement. L'eau» trouble' lout-à-coup les liqueurs acétique et alcoolique qui en sont saturées.
Chadifiee convenablepieut, elle se décompose et donne ioos les produiu ordinaires des matières végétales.
Etendus d'eau , les acides sulfurique , nitrique , hydroclilonque , sont sans' action sur elle \ concentrés , ils Tat- Uqueiit et l'altèrent. L'acide sulfurique lui fait prendre Tine coureur rouge de saiig \ Tacide hydro-chlorîque , une couleur Jaune- verdâtre , puis orangée et enfin rougp.
ï^onr se procurer la pîpérine, il faut d'abord iraiter le poivre en poudre par l'alcool , à plusieurs reprises. Evaporantensuîte les dissolutions alcooliques , elles fournisseniunemalière grasse ou résineuse qu'on spumet à l'action de Tcau. bouillante. Lorsque l'eau cjuc l'on décante et que Ion remplace par d'aulre ne se colore plus , ou rcdi^sout le résidu dans l'alcool, et il en résulte une liipicur
3p4 ^^^ FRtTITS CHAnjruS.
qui y abandontiéc k elle-même pendant plusieurs jours ,* donne lieu à beaucoup de cristaux de pîpérine. Comme dans cet état elle est un peu colorée , on la purifie par de nouvelles dissolutions (st cristallisations.
Des Fruits charnus^
1724* Les fruits charnus sont presque toujours acides : Ils doivent leur acidité \e plus souvent aux acides maliqua et citrique , quelquefois à Tacide acétique y quelquefois aussi au tartrate acide dépotasse. Ils contiennent en général une certaine quantité de sucre et de matière fermentescible, ou du moins capable de le devenir par le contact de Tair) du mucilage , de la fibre, une matière colorante : queti ques-uns contiennent encore de la gelée , du tannin et une matière animale analogue à Talbumine ou au gluten. Il n'y a guère que le fruit du tamarin ( tamarindus indica) dont on ait déterminé la proportion des principes cousti^ tuans. L'analyse en est due à M, Vauquelia {AnnaloS' de Chimie , t. v , p. 91^) ^ il la fit sur la pulpe qu'on trouve dans le commerce, c'est-à-dire, qu'on apporte en Europe conservée dans le sucre ^ il retira d'une livre 7 gros 3i|
l^rains de cette pulpe sucrée : .
onces. grofl« grains.
Tartrate aoide de potasse. .*.*• »..•• 4«*** '^
Gomme «••••••••• »•••• 6.««. »
Sucre. a.... ».*.•. »
Gélatine i.... ».«.. »
Acide citrique • i.... 4**-* *
Acide tartrique libre ».... 2.... »
Acide malique... 3».... s».... 4^
Matière féculente 5.... ».... »
fiaUf • 5.«.» 6.... 5a
Des Bulbes.
j^aS. Les bulbes sont des tubercules séparaUes de la plante mère et capables de produire de nouveaux individus \ le plus souvent elles sont attachées à la racine. l<es plus connues , les plus utiles sont la pomme de terre , Fognon y Tail , la scille.
1726. Ognons (bulbes de Yallium cepa). L'on doit Tanalyse de l'ognon à Fourcroy et à M. Vauquelin ; il résulte de leurs expériences que Tognon est composé :
i^. D'une huile blanche , acre, volatile et odorante ;
a^. De soufre uni à Thuile , qu il rend fétide ;
3^. D'une grande quantité de sucre incristallisable ;
4^. D'une grande quantité de mucilage analogue à la gomme arabique ; *^
5^. D'une matière végéto- animale coagulable par la chaleur et analogue au gluten ;
6^. D'acide phosphorique en partie libre , en partie combiné à la chaux , et d'acide acétique ;
7^. D'une petite quantité de citrate calcaire ;
8^. D'une matière fibreuse très-tendre , retenant de la matière végéto-animale.
Le suc d'ognon leur a offert des phénomènes remarquables. Abandonné à lui-même , à une température de i5 à ao degrés , dans un flacon surmonté d'un tube , il n^a pas éprouvé la fermentation vineuse; cependant, au bout de quelque temps, il ne restait plus de sucre dans la liqueur ; l'on y trouvait alors beaucoup d'acide acétique et de mannite 5 d'où il suit que ces deux corps peuvent probablement se former dans quelques circonstances par la réaction des principes du sucre les uns sur les autres , réaction qui peut-être a besoin d'être favorisée par un ferment particulier. De là « MM. Fourcroy et Yauqu elin sont