DES SUBSTAAXES ANIMALES ACIDES
dans un espace saturé de vapeur , ainsi que cela arrive à Toléate de potasse. .( .
Une partie d^oléate de soude est très-solubleà la^ dans 10 parties d^eau. Il est à présumer qu^une solution trisétendue se transforme avec le temps en soude , et en suroléate qui se précipite.
Cet oléate se comporte avec les acides , les bases et les sels comme celui de potasse.
Suroléate de soude» -^ Ce sel , qu on pourrait obtenir en combinant la soude avec Tacide dans les proportions convenables, n^a point été examiné.
Oléates de baryte , de chaux , de stronliane, de ma^ gnésie , de zinc, de cuwre , de cobalt , de nickel , de chrome. — Ces oléates , qui sont tous insolubles , peuvent être préparés par la voie des doubles décompositions. IL serait possible sans doute d*en préparer beaucoup d^autres par ce procédé. ( Voyez Touvrage jle M. Chevreul. )
Acide phocénique.
1819. L'acide phocénique est le produit de Faction des alcalis sur une buile particulière que M. Chevreul appelle phocénine^ et qu'il a trouvée imie ; savoir : avec Toléine dans Thuile de marsouin ( delphinas phocœna)^ avec Toléine , la cétine , mi;^^ matière colorante et une matière odorante j dans celle de dauphin.
Propriété^. -—JLi'acide phocénique est incolore » liquide à la température. ordinaire \ il ressemble à une huile tolatilef sa densité i 28^ est de 0,932. Son odeur est tièsforte et a de Tanalogie avec celles de Tacide acétique et du beurre fort. Sa saveur, d'abord acide et très-piquante, rappelle ensuite la saveur de la pomme de reinette.
Cet acide conserve sa liquidité à 9® au-dessous de zéro , et ne bout qu'au-dessus de 100*^. Dans le vide, il.pcxit
DE l'acide PHOCÉltlQUE. ^%l
être distillé sans éprouver d'altération; mais dans une cornue pleine d'air , il s'altère sensiblement , à moins gu'il ne soit en dissolution dans l'eau : alors il passe trèspur avec, elle dans les récipiens. C'est même sur cette propriété qu'est fondé l'art de l'extraire.
L'acide phocénique, parj le contact d'un corps en combustion , s'enflamme a la manière des huiles volatiles.
L'eau à 3o^ n'en dissout que la i8^ partie de son poids ; l'alcool d'une densité de 0,794 le dissout , au contraire , en toutes proportions. La solution aqueuse -d'acide phoeénique se décompose spontanément dans un flacon qui n'en est pas entièrement rempli , et acquiert l'odeur de cuir apprêté avee l'huile de poisson. Enfin , l'acide pho* eénique forme avec les bases salifiables des sels qui ne permettent de le confondre avec aucun autre acide. Dans les phocénates neutres , la quantité d'oxigène de l'oxide parait être à la quantité d'acide comme 8,65 à 100 , et à la quantité d'oxigène de l'acide comme i à 3 ^ d'où il suit que la capacité de saturation de cet acide est presque trois^ ibis aussi grande que celle des acides stéarique, margarique et oléique.
État naturel. Préparation. ^— M. Chevrcul , d'après Todeur que les baies àevibumum opu/u5 exhalent lorsqu'on les écrase entre les doigts , a^té conduit à rechercher dans ces fruits et à y découvrir l'acide phocénique. Il en existe aussi une très-petite quantité dans les huiles de dauphin et de marsouin. Jusqu'ici il n'a été trouvé dans aucune autre maûère.
Lorsqu'on veut se le procurer, ce qu'il y a de mieux à
faire est de saponifier par la potasse l'huile de marsouin
ou de dauphin, et de délayer là masse savonneuse dans une
grande quantité d'eau , comme nous l'avons dit au sujet
de Ia préparation de l'acide stéarique : de la résultent un
«or-margarate qui se dépose avec un peu de sur-oléatc ,
421 nrs SI BSTAKcns animales Acides.
de Foléalc , du phccénalc et de la glycérine qui resle&t en dissolution avec une petite quantité de margante et l'excès d alcali. L'acide margarique TÎe^t de Toléiiie; Tacide phiocénique àe la phocénine \ q^sM à Ymàfk oléique et à la glycérine » ils provieoAent deijs deay (tt}>stances grasse# contenues dans l'huile. Après avoir U^jte la masse sfiYonneusQ par l'eau , on ]s^ tire à clair au-» tant que possible y puis on y ver«e un petit ^%çès d's^cide tartrique ou phospliprique qui en sépare de l'acide oléique et de l'acide margarique , et qui en m^ temps rend libre l'acide pliocénique. Celui-ci ree^eea dissolution dans la liqueur : on la déeante ou on U filtre; et on la soupiet à la distillation, Tout l'acide pbocéi^ique se volatilise en même temps que de l'e^u dans Uquelk il se trouve dissous. On sature le produit par de Tlày* drate de j^aryte , et qaa^id , pajr ^yaporatic»! > le pKocJ* nate de baryte a été des&^clié , 0|i met fJans un tùl)e kmi par uj^ bout loo parties de çfi plioeéwie sec , avec 334 parties d'acide sulfurique à 66°^ préalal^lçfpent éi$uà% ^ 33y4 parties d'eau ; on agite le mélange , et Von obtient i^. du sulfate de baryte insoluble ; a^. un liquide aqueux qui n'est que de l'eau saturée d'acide phocénique; 3^* ^^ l'acide phocénique hydraté qui se rassemble à la sQrfàc0 du liquide ajqueux. Eu décantant l'acide avec uue pipatte, et ajoutant au résidu 3â,4 parties 4'^U » on o^î^' ^ nouvelle quantité d'aide hydraté qu'on décaate ç09iu»e le preipier ; après quoi il e^t impossible 4^^ otiûre d'autre : le phocénate est épuisé.
Composition. — loo parties d'acide hydr^^ qobU^' nent 9^89 d'eau pour 100 d'^cidis sec. Abstractiop £ûta ^ celte eau , il est composé de 26,o3o d'o3(igàne , de 66^ de carbone, et de 7,58o d'hydrogène. ( Voyez l'ou^ï*!* de M, Chev^eul.)
- DES Acides BUTYniQT'E, cArnoïQtE ET cA^>uiQuE. .\'i'i Des Acides butjrriqite y oaproique et caprique,
iSigbis. Les acides }>utyri(jue, caproïque, capriquesout le pit>duit de raction des alcalis sur une huile particulière cpi'on trouve dans le beun'e , unie à Toléine et à la stéarine (butyrine). Le nom du premier est dérivé de butyrum , beurre ; et celui des deux autres , de capra , chèvre.
Etat naturel y Préparation. -—L'acide butyrique à Tétat libre existe en très-petite quantité dans le beurre \ Tacidc caproïque et caprique n'c«it encore ét^ trouvé^ tout for-^ mes dans aucune substance.
Tous trois s^obtiennent en traitant le beurre de la mémo manière qu^on tmite Thuile de marsouin ou de dauphin pour se procurer Tacide phocénique \ c'est-à-dire , qu'on saponifie le beurre par la potasse , qu'on délaie la masse savonneuse dans l'eau , qu'on décompose la dissolution par l'acide tartrique ou phosphorique , et qu'on soumet à }a distillation la liqueur décantée ou filtrée. Les trois, acides , qui sont volatils , passent avec l'eau dans les récîpiens ; mais comme presque toujours il y a un peu de liqueur projetée qui contient de la glycérine et du phosphate ou tartrate de potasse , il est bon de distiller ces. acides une seconde foi^.
On les neutralise ensuite aveo de l'hydrate de baryte cristallisé : or , comité loo parties d'eau dissolvent 3& parties de butyrate à )o^ , qu'elles n'en dissolvant que 8 de caproate à io°,5 , et quç o,5 de caprate à ao*^ , ou conçoit qu'en évaporant la dissolution à siccijlé , et traitant ces sels desséchés par de l'eau en quantité convenable y il doit rester upe matière presqu' uniquement composée ^e caprate ; on- conçoit également que, par des évapocations et cristallisations successives , il doit èU'e possible d^obtei^ir pur pluç ou moins de caproate et de butyrate, d'autant plus que ces sels affectent des formes différentes
4?.4 ^^'^ SUBSTANCES àlilMÂLES AC1DB9.
et sont très-faciles à reconnaître. Tels sont, en effet , les moyens que M. Chevreul a employés. Du reste , dès qu'on a du bulyrate., on du caproate , ou du capratc de baryte» il ne faut plus , pour en extraire l'acide , que le mettre en contact avec l'acide sulfurîque, en se conformant, sauf les proportions, à ce que nous avons dit au siyetde l'extraction de l'acide phocénique.
Acide butyrique. — *Cet acide s'obtient en traitant loo parties de butyrate de baryte avec 63 parties d'^acide snlfuriqùe étendu de 63 d'eau. L'acide butyrique se rassemble à la surface de la liqueur \ on le décante avec une pipette^
L'acide butyrique est liquide , semblable à une huile volatile , limpide , incolore ou presqu'incolore. Sa densité à >io^ est de 0,9675. Son odeur est analogue à celle de l'acide phocénique , mais moins forte , et quand on la connaît, il est très-facile de l'en distinguer. Il a une saveur acide , très-piquante , et un arrière - goût douceâtre.
A 9^ sous zéro , il est encore liquide. Pour entrer en ébnllition , il exige plus de 100^. Chauffé dans le vide ^ il se volatilise sans s'altérer , tandis que dans un vase plein d'air il se décompose en partie.
Mis en contact avec les corps en combustion , il s'enflamme sur-le-cliamp. L'eau le dissout en toutes propor- ^ons \ il en est de même de l'alcool d*une densité de 0,79^.
Il s'unit à la plupart des' bases sàlifiables et forme des sels neutres dans lesquels la quantité d'oxigène de la base est à celle de l'acide comme t à 3, et à l'acide même comme 10,3 à 100.
L'acide hydraté contient i r ,'6 d'eau sur 100 d*acide sec. A part l'eau , il est formé de 3o,585 d'oxigène , de 62,417 de carbone, et de 6,998 d'hydrogène.
On voit que, sous beaucoup de rapports , il se rapprocha ^e l'acide pliocénîque.
DE LUCIDE HIECIQUI. 4^^
Acide caproïque. — Gçt acide , qui , comme les précédens , est liquide , incoloi^ , semblable à une huile volatile , très-inflammable , a une saveur acide piquante et un arrière-goùt douceâtre plus prononcé que celui de Tacide butyrique , une odeur analogue à celle de l'acide acétique , ou plutôt de la sueur , une densité de 0,92a à a6^.
Us^altère sensiblement lorsqu'on le distille dans une cornue. 100 parties d'eau n'en dissolvent pas i,o4 à 7^, l'alcool le dissout en toutes propoitions.
Sa capacité pour les bases est telle que la quantité d'oxigènede l'oxide est à celle de l'acide comme n^5 à 100, et à la quantité d'oxigène de l'acide comme i à 3.
L'acide hydraté contient 8,66 d'eau pour 100 d'acide sec ^ celui-ci est composé de 22,439 d'oxigène, de 68,692 de carbone , et de 8,869 d'hydrogène.
Acide caprique. — L'acide caprique , sous forme de petites aiguilles incolores à i6^,5 , se liquéfie à 18^^ sa saveur est acide , brûlante ^ son odeur est la même que celle de l'acide caproïque et se rapproche en même temps un peu de cçlle du bouc. Sa densité à 18^ est de o,9io3.
L'acide caprique est presqu'insoluble dans l'eau à 20^; 100 parties d^eau n'en dissolvent en effet que o,i5. L'al« cool le dissout en toutes proportions.
En s'unissant aux bases salifiables , il forme des sels neutres dans lesquels la quantité d'oxigène de l'oxide est à la quantité d'acide comme 5,89 à 100.
L'adde hydraté contient 7,4 d'eau pour 100 d'acide sec^ celui-ci est formé de i6,i4a d'oxigène , de 74,121 de car-^
honcy et de 9,737 d'hydrogène.
Ds VAcide hircique.
• 18 19 ter. L'acide hircique est , selon M. Chevreul, le
produit de l'action des alcalis sur une huile particulière
qu'il appelle hircine , cl qu'il a trouvée unie à la stéa-
^l6 DKS SUBSTANCES AKIMALKS ACIDES.
rîue et à l'oléine dans les graisses de bouc el de mouton.
Cet acide s'obtient, de même que racidephocénique» en substituant Tune de ces deux graisses à Thuile de marsouiiu
Il n*a encore été que peu étudié : on sait sculeoient qu'il e&t incolore, liquide à zéro , plus léger que Teau , volatil ; qu'il a Todeur de Tacide acétique et celle du honc; qu'il rougit le tournesol ; qu'il est peu splublc dans l'eau et très-soluble dans l'alcool ] qu'il forme arec la jetasse un sel déliquescent , avec la baryte un sel qui n'est pas tiû* soluble dans l'eau, avec l'ammoniaque un sel qui a une odeur de bouc plus prononcée que celle de Tacide,
Des autres Acides gras.
Indépendamment des dix acides gras dont il a été question précédemment , on peut encore en reconnaître deux au moins , savoir : un dans le produit de l'action du suif sur l'acide nitrique ; et un autre dans le produit de l'action de la potasse sur la matière grasse de la cévadille. L'acide de la cévadille s'obtient comme l'acidfipbocénitpie ^ à cela près qu'étant solide il faut le séparei! par voie de distillation du cévddate de baryte , en cbauSant .oelni^i dans une cornue avec de l'acide phospborique. ( Kcrfc^ l'extraction de l'acide phocénique. ) M1\L Pelletier el Caventou, qui l'ont découvert, le nomment acide céva^ dique. Il est sous forme d'aiguilles ou de concrétious cristallines d'un beau blanc : son odeur e^ analogue à celle de l'acide butyrique. 20^ de chaleur suffisent pofuc le fondre \ à une température qui n'est pas beaucoup plus élevécf, il se sublime en cristaux aiguillés^ il est soluble dans l'eau ^ l'alcool , l'éther \ il s'unit.aux bases salifiables , et forme des sels peu odorans. Le cévadate d'ammoniaque précipite en blanc les sels de peroxîde dç fer. (-^ir/i. rfe Chim, et de Phjs.^ t. xiy, p. 7i«)
nt l'aCIDIE UYDIlO-CTilfIQUE. f^^