SECTION IV
Des Matières salines et terreuses mêlées ou com^ binées ai^ec les humeurs et les parties molles ou solides des animaux.
1860. Toutes les humeurs , toutes les parties molles et solides àe% animaux renfeiTuent une certaine quantité de matières salines et terreuses.
On y trouve :
'Le sous-phosphale de chaux ,
et peul-etre le phosphate acide de chaux ; Les phosphates de soude,
de magnésie^
Parmi les sels mi- 1, , d'ammoniaque 5
néraux «Les sous-carbonates de soude ,
de potasse , de chaux , de magnésie; Les sulfates et hydro-chlorates de polavsse^
de soude.
ILes benzoates de soude , de potasse > L'acétate de potasse; L'oxaîale de chaux.
Parmi les sels an i-(L^u rate d'ammoniaque ; maux (Le lacialede soude , suivant M. Berzchu».
Parmi les oxides.
! Celui de fer^ Celui de silicium y.
Celui de manganèse.
Ces diflerentes matières ne sont pas toutes contenues , il s'en faut beaucoup , dans la même humeur ou la même partie animale. Celles qu'on y rencontre le plus fréquemment sont le phosphate de chaux , le sel marin , le carbonate de soude.
M. fierzelius n'admet pas toujours ces malicrcs toutes
5o4 I DBS DIFFÉRENTES PARTIES DES ÀKIMAUX.
formées dans les substances animales ; il pense qu elles Bout quelquefois des produits de la combustion. Us^appnie sur ce que le charbon de la matière colorante du sang a la proprjet<$ à fi donner autant de cendres , après avoir été traité par reau régale bouillante , qu'auparavant. Or, ces cendres sont composées de phosphate de chaux , de car-* bonate de chaux , d'oxide de fer , de magnésie^ et par con-* séquent sont très-solubles dans l'acide précédent. S'il ne les dissout point , dit le célèbre chimiste suédois , c'est que le charbon ne contient que leurs radicaux en combinaison intime ; savoir : le phosphore , le calcium , le fer. Nous ne pouvons partager cette opinion ; car Teau r^le agit bien plus fortement sur le fer^ et surtout sur le calcium , que $ur le phosphate de chaux et Toxide de fer. A la vérité , M: Berzelius suppose que ces métaux 9 par leur union avec le carbone , deviennent beaucoup moins combustibles ; mais rien n'empêche qu'on ne suppose égaler' ment le charbon étroitement uni au phosphate de diaox lau carbonate de chaux , et qu'on n'explique ainsi pour« quoi ils résistent à l'action des acides. (Arm^ de Chim* > t.LXxxYiii, p, 47 • )