‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 4)Chapitre 52 sur 64 · SECTION IV · texte numérisé non relu

SECTION IV

Sources de la chaleur dans V économie animale.

1887. Avant les belles recherches de Lavoisier et de AI. de Laplace sur la respiration , on n'avait aucune idée précise sur la cause de la chaleur animale. [Ils venaient de découvrir un instrument nouveau qui leur permettait de mesurer la chaleur dégagée des corps au moment de leur union; ils avaient déqiontré que le charbon , en passant à Tétat, d'acide carbonique, était capable de faire fondre gG^**",33 son poids de glace à o**, et que l'hydrogène, dans sa combustion, en faisait fondre jusqu'à 3i3 fois le sien. Dans cet état de choses , ils examinent l'air inspiré et l'air expiré , s'assurent qu'une partie de l'oxigène disparait , re- «cherchent ce- qu'il devient, trouvent qu'il s'unit au car-

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bone et à rhdrogène du sang veineux , déterminent It quanlité diacide carbonique et d*eau qui se forment , omclnent de là que j par TefTet de cette combustion , il doh nécessairement se développer au sein des poumons beaucoup de chaleur *, ils la mesurent, ils comparent cette mesure qu'ils déduisent immédiatement de la quantité d'eau et d'acide produits , avec la chaleur animale y qu'ils estiment d'autre part en faisant vivre les animaux dans le calorimètre. Ils arrivent à ce résultat nouveau et inatlendai que la chaleur développée par un animal est presqn entièrement due à la combustion qui a lieu dans la respiration.

Les expériences répétées de ces deux illustres académiciens ne pouvaient laisser aucun doute pour tous les esprits éclaii^és sur la question de savoir si la respiradon contribuait puissamment à la chaleur animale \ nuis , comme Teâet calorifique avait été mesuré sur un animal , et Fabsorption de Toxigcne sur un autre , la comparaison (et les auteurs eux-mêmes en font la remarque) est moins rigoureuse.

Il était possible que cette circonstance fit varier les résultats ) et c'est , en effet, ce qu'on a constaté depuis quelques années. Des inégalités considérables ont été observées d'un individu à un autre ; le même individu , i des températures diverses , en respirant un air plus ou moins pur , en présente même de très-sensibles.

C'est pourquoi il était nécessaire d'examiner de nouveau la question, c'est-à-dire, de rechercher si la chaleur animale est due toute entière à la combustion qui a lieu au sein des animaux dans l'acte de la respiration ; question importante souvent examinée , et qui laissait encore beaucoup à désirer : c'est ce qu'ont fait successîvenacnc MM, Dulong et Dcspretz. Les recherches de M. Despretx n clant point encore publiées ^ nous ne pouvons en rendre

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