DE LA. SAUTE
pea plus grande que celle de Tcau , que Tagitation rend écumeux , qui est sécrété du sang par diverses glandes environnant la bouche , et versé dans celle-ci par des canaux particuliers : c'est surtout k la vue des alimens , et lorsque le besoin d*en prendre se fait sentir , que la sécrétion de la salive s'opère abondamment. L'un des meilleurs moyens de s'en procurer consiste à faire jeûner un animal , par exemple , un chien , à lui mettre un bâillon dans la gueule , à l'approcher de viande rôtie et encore fumante : tout-A-coup les glandes salivaires sont excitées ; elles se gonflent et sécrètent tant de salive , que celleci forme , pendant un certain temps , un filet presque continu.
La salive est composée , suivant M. Berzelius, de 99^99 d'eau , 2}9 de matière animale particulière , i ,4 de mucus^ 1,7 d'hydro-chlorates alcalins, 0,9 de lactate de soude et matière animale, o,a de soude.
En desséchant la salive , et la traitant successivement par de l'alcool pur et de l'alcool aiguisé d'acide acétique , on dissout les hydro-chlorates , la soude , le lactate et la matière animale à laquelle il est uni , et il ne reste que la matière particulière qui est soluble dans l'eau , et le mucus qui y est insoluble. La solution de la tnatièro particulière , évaporée à siccité , donne ime masse transparente que l'eau froide dissout de nouveau ^ cette solution n'est troublée ni par la chaleur , ni par les alcalis , ni par les acides , ni par le sous-acétate de plomb , lo Sublimé corrosif et le tannin.
Il suffit 9 pour obtenir leinucus , de mêler de l'eau à la salive : par ce moyen , il se rassemble peu à peu à la partie inférieure , et lorsqu'il est déposé , on lo recueille sur un filtre, et on le lave.
Ainsi préparé , il est blanc ; l'eau ne le dissout point ; les acides acétique et sulfurique, étendus , le rendent seu-
568 DES XIQUEVRS DES SÉCEÉTIOSS.
lement transpai*ent et corné ; il est en grande partie soluble dans la potasse et la sonde , et en est précipité par les acides ; la partie qni échappe à Faction de Talcali disparaît promptement ^ns Tacide hydro-chloriqne y et ne reparait point par un excès de dissolution alcaline.
Exposé à une chaleur rouge , il donne un charbon facile it incinérer , de la cendre qui contient beaucoup de phosphate calcaire, et une certaine quantité de phosphate de magnésie.
M. Berzelius pense que ces phosphates se forment an moment de Tincinération , parce que les acides nepeavenc les séparer du mucus. Nous ne pouvons partager cette opinion. (Frayez ce qui a été dit à ce si\jet, 1860.)
Il pense aussi que le mucus est plutôt le produit des membranes muqueuses de la bouche que des glandes salivaires^ mais si telle était Torigine du mucus , TondeTrait à peine en retrouver dans la salive , surtout lorsqu'elle coule abondamment > et qu^elle ne s^oume point dans la bouche.
Quoi quHl en soit , c^est ce mucus et celui de la bouche qui y en se déposant sur les dents , et en s^y décomposant peu h peu , forment le tartre qui y adhère si fortement : ce tartre est composé , d*après Fanalyse de M: Berzelius y de ^9 de phosphate terreux , ia,5 de mucus non décompose, X de matière particulière à la salive, 7,5 de matière animale soluble dans Facide hydro-chlorique. Çjdnnm do Chinin , tom. lxxxviii , p. ia3.)
Il parait que c'est sur la salive de Fhomme que M. Berl^elius a opéré. Aussi la salive du cheval a-t-elle oilêri k 'M. Lassaîgne des résultats un peu différens. ( Amim de Chim, et de Phjs. , tom» xix , pg. 176. )
DES HTJMBUHS BB L^CClt; 669
Du Suc pancréatique •
1901. Le pancréas est une glande située dans la r^on épigastrique, et qui sécrète un fluide que Ton appelle suc pancréatique. Ce fluide , conduit par des canaux dans le duodénum , se mêle i la matière nutritive , et contribue , selon toute apparence , à la digestion duodénale.
L'impossibilité qu'il y a , pour ainsi dire , de se le procurer, a empécbé jusqu'à présent d'en faire l'analyse. Il est probable qu'il ressemble beaucoup à la salive, du moins si l'on en juge par l'analogie qui existe entre l'organe qui
le sécrète et les glandes salivaires.
Des Humeurs de Vœil.
igoi^é Les humeurs de l'œil sont au nombre de trois : I*. l'humeur aqueuse , placée dans la chambre antérieure de l'œil , entre la cornée transparente et l'iris , et dans la chambre postérieure , entre l'iris et le cristallin \ s®, le cristallin ou l'humeur cristalline , qui est épaisse , diaphane I semblable à une lentille , et formée de couches concentriques dont la densité va en augmentant de la drconférence au centre; 3^. l'humeur vitrée^ qui est dei*rière le cristallin et qui occupe la plus grande partie de l'œil. Elles sont toutes trois très-limpides. MM. Chenevix, ITicolas et Berzelius sont les seuls chimistes qui en aient fût l'analyse. ( Bibliothèque britanniquey vol. liv, p« 5 1 ; j4nn. de Chim., t. lui , p. 807 ; et t. Lxxxviii,p. i38«) MM: Chenevix et Nicolas ont fait leurs expériences sur les yeux de bœuf, de mouton et d'homme \ M. Bei^zelius ne nomme point ceux sur lesquels il a opéré. Les ^ésuU tats de MM. Chenevix et Nicolas sont à peu de chose près les mêmes.
M. Chenevix regardé l'humeur aqueuse et l'humeur vitrée comme composées d'une grande quantité d'eau et
' 570 Dits LIQUEURS DES 8ÊGRÉTIOKS.
d^une très-petite quantité d'albumine , de gélatine et de sel marin ; M. Nicolas y admet en outre un peu de phosphate de chaux. Suivant M. Chenevix , la pesanteur spécifique de ces deux humeurs est égale , dans le boeuf, à i)Oo88 , et dans Thomme à i,oo53; mais y suivant M. Nicolas ,4'humeur vitrée est un peu plus dense que rhumenr aqueuse : il trouve que la densité de celle-ci est de 1,0009.
Tous deux pensent , d'ailleurs , que le cristallin ne ££Rre des humeurs vitrée et aqueuse qu*en ce qu'il ne contient point de sel marin , et qu*il contient beaucoup plus d'albumine et de gélatine , ce qui rend sa pesanteur spécifique plus considérable. M. Chenevix a trouvé odle du cristallin de bœuf de 1,0765 , celle du cristallin de lliosmie de 1^0790 , et celle du cristallin de mo«ton de 1,1000.
Tous deux aussi n'ont admis de gélatine dans ces diverses humeurs que parce qu'elles peuvent précipiter U dissolution de noix de galle -, mais cette propriété ne suffit point pour en reconnaître la présence, puisque la noix de galle précipite plusieurs autres substances animales , et particulièrement l'albumine.
Il s'en faut beaucoup que les résultats de M. Berzelius s'accordent avec ceux de MM. Chenevix et Nicolas. En effet , M. Berzelius a trouvé que les humeurs aqueuse et vitrée étaient composées de ( Ann^ de Chim. t t. Lxxxvii) :
Hamear aqaense. Hnûieiir fifrée.
Eaa • 98910 98,40
Albumine.. unpeu«.... 0;i6
Hydfo-chlorales et lactale i,i5 i,4^
Soude avec une matière animale) ^
«oluble seulement dans l'eau . . . . / ^^7^^ • • ^ • • Q>°^
100;0 IOO3O
DES tiEHES; 571
El que le cristallin était formé de :
Eau 58,0
Matière particulière • . 35;(^
Hydro-chlorates y lactate , et matière animale ) ,
soluble dans Palcool . . .^ j ^'^
Matière animale seulement soluble dans Ueau^ ) 9
avec quelques phosphates j '^
Portions de la membrane cellulaire qui restent 1 .
insolubles (a). .•• j ^'^
On voit donc qu'il n^admet de gélatine dans aucune des humeurs de Foeil.
La matière particulière est soluble dans Feau ^ elle se ^^oagulepar la cbaleur , et présente alors, à la couleur près, toutes les propriétés chimiques de la matière colorante du sang : on en retire , par la ealciuation , un peu de cendre qui contient une petite portion de fer.
M. Berzelius , qui a examiné en même temps le pigment noir de la choroïde , a trouvé que cette substance était une poudre insoluble dans Teau et dans les acides , légèrement soluble dans les alcalis , frès-eombustible , et dont la cendre contenait beaucoup de fer.
Des Larmes.
1903. Les larmes , liquide aussi limpide que Teau, destinées à faciliter les mouvemens du globe oculaire et des paupières , sont sécrétées par une petite glande qui a son siège danâ la fossette externe de la paroi supérieure de
(â) Ici Tauteur ne parle poiat d'acide lactique , et cependant il le met, dans la suite de sca observations , au rang des matériaux du cristailiB.
Sjt DES LIQUEUBS 1>BS S^GRÉTIOlfS.
rorbîte. n s^en produit constamment une petite quotité,' laquelle, après avoir mouillé le globe de Fœil, passe dans les conduits JaciymitUY qui portent ce liquide dans im petit sac , d*où il se rend par un autre conduit dans les fosses nasales : arrivé là , il se mêle an mucus , dont il entretient la fluidité.
L^analyse des larmes a été faite par Fourcroy et M. Yai»quelin : ils les regardent comme formées debeaucoap d^cau, de quelques centièmes de mucus, et d'une très^tîte qnan» tité de soude, sel marin , phosphates de chaux et de sonde. {Ann. de Chim.y t. x, p. ii3.)
L*alcool en précipite facilement le mucus.
JDu Mucus animal et de ses différentes espèces*
1904. Le mucus a été connu de tout temps par les médecins^ mais Tétude chimique n'en a été faite que par M. Bostock, Fourcroy et M. Vauquelin , et par M. Berxelius. Il n'est renfermé dans aucun organe, dans aucun ▼aisseau , dans aucun réservoir^ il se forme sans cesse à la surface de toutes les membranes muqueuses , et parait destiné à les lubrifier ; on le trouve constamment dans les fosses nasales , la bouche , Tarrière-bouche , Toesophage, l'estomac , les intestins , la bile , etc. C'est lui qui , en se desséchant à la surface de la peau , forme les petites écailles cpi'on détache par le frottement. Les durillons et les couches épaisses de la plante des pieds , les ongles , les parties cornées , ne contiennent pour ainsi dire que du mucus ', les cheveux , les poils , la laine , les plumes, les écailles des poissons , en renferment une très-grande quantité.
Fourcroy et M. Vauquelin l'ont considéré comme un corps toujours identique et doué des propriétés suivantes :
Uni à Feau , tel qu'on le trouve dans les fosses nasales.
DU UUCtS ÀRIMiL. 57}
il est transparent, visqueux 9 filant 9 sans odeur, sans saveur* Exposé à une douce chaleur , il perd peu à peu Teau qu'il contient , diminne beaucoup de volume, et se transeferme en une masse demi -transparente et cassante, capable de se fondre sur les charbons ardens , de s'y boursouffler et de brûler en répandant Todeur de la corne. On en retire par la distillation une assez grande quantité de sous-carbonate d'ammoniaque. Conservé dans un vase ouvert ,. il finit par se dessécher et prendre l'aspect que lui donne une douce chaleur long'temps continuée. L'eau n'en dissout qu'une petite quantité. Ses véritables dissolvans sont les acides.
 l'état sec , il est entièrement insoluble dans l'eau : celle qui est chaude ne fait que le gonfler et le ramollit. Sous cet état les acides n'en opèrent eux-mêmes la dissolution qu'avec beaucoup de peine. ( Annales de Chimie^ tom. Lxvii , pag. a6. )
M. Berzelius , loin de considérer le mucus comme un corps identique , le regarde comme une substance dont les propriétés chimiques varient suivant les fonctions qu'elle doit remplir.
Mucus des narines. — Ce mucus , qui a pourolgetde protéger la membrane muqueuse des fosses nasales contre l'acûonde l'air, est formé, sur xooo parties, de933,9 d'eau, de 53,3 de matière muqueuse, de 5,6 d'hydro-chlorotes de potasse et de soude , de 3 de lactate de soude uni à une substance animale , de 0,9 de soude , de 3,5 de phosphate de soude , d'albumine et d'tme matière animale in^ aoluble dans l'alcool^ maissoluble dans l'eau. A quelque cUose près, M. Berzelius lui attribue les mêmes propriétés que Fourcroy et M. Vauquelin.
Mucus de la trachée. -— Le mucus de la trachée parait être le même que celui des narines.
Mucus de la vessie duJieL — -« Celui-ci est plus trans-
574 O^S LIQUE0BS DES SÉCHÉTIOITS.
parent que celui des narines ; il a toi^ù^i^s^u^ teinte jaune provenant de la bile. Desséché , il se nunollit de nonvean dans Feau , mais en perdant une partie de ses propriétéi. D est très-soluble dans les alcalis , et en est séparé par les acides. L'alcool le coagule en une masse grenue , jaimAuey c[ui ne peut pas reprendre les propriétés du mucus.
Mucus des intestins. — - Lorsqu'il est desséché , on ne saurait lui rendre par Feau ses propriétés muqueuses \ les alcalis produisent cet effet sans le rendre transparent.
Mucus des conduits de Turine. ^ Ce mucus est trèsrare. Les alcalis le dissolvent facilement, et la dissolution n'est point troublée par les acides \ il est précipité de Vurine par une infusidh de noix de galle , sous forme de flo-. cons blancs. {Ann* de Chim. , t. lxxxviii , p» i35. )
Mucus de la salive. — Voyez 1900.
De la Liqueur spermatique ou séminale»
1905. La liqueur séminale^ au moment de l'émission ; se compose de deux substances différentes : l'une liquide et laiteuse, que l'on attribue à la glande prostate 5 et l'aulre blanche , épaisse comme du mucilage , que l'on croit provenir des testicules. Celle-ci renferme ordinairemoit des animalcules qui ont été observés par un grand nombre de physiologistes, et en dernier lieu par MM. Prévost et Damas. {Ann. d! Histoire naturelle, t. i, p. 167 et 174*)
M. Vauquelin est le seul qui , jusqu'ici ait analysé cette liqueur. (^Annales de Chimie, t. ix, p. 64*) (a). Ses expériences ont été faites sur la liqueur séminale homaîne ;
(a) Cependant M. Berzelius annonce ( Ann, dû Chim, , L pag. xt5) que La liqueur fiéminale eist composée d^nne matière animale particulière et do tous les seb du smg : je oe sais où il a OMuicpiié sqq analyse.
DU SUC CÀ8TRIQUE. SjS
il Ta . trouvée formée de goo d*cau , de 60 de mncilage animal^ de 10 de soude , de 3o de phosphate calcaire.
Abandonnée à elle-même dans des vases ouverts ou fermés , la liqueur séminale se liquéfie complètement en YÎngt ou vingt-cinq minutes : nous ne connaissons point encore la cause de ce phénomène. Une douce chaleur en favorise la liquéfaction. En la chaufiant fortement , elle se décompose et fournit beaucoup de sous - carbonate d'ammoniaque.
Exposée à Tair , elle présente divers phénomènes , selon que l'atmosphère est plus ou moins chaude et humide : dans une atmosphère chaude et sèche, elle s^épaissit , laisse déposer des cristaux de phosphate de chaux et se prend en écailles solides y cassantes et demi-transparentes comme de la corne ; mais dans une atmosphère chaude et humide y elle s^altère avant de se dessécher ^ elle devient jaune ,' acide , répand une odeur de poisson pouri , et se couvre d^une grande quantité de bjrssus septica.
La liqueur séminale n*est soluble dans Teau froide ou cliaude qu après sa liquéfaction \ elle en est précipitée par 1 alcool et le chlore liquide en flocons blancs.
La potasse et la soude la dissolvent, mais moins facilement que la plupart des acides. Ces dissolutions ne sont point troublées \ savoir : les premières par les acides , et les secondes par les alcalis.
Du Suc gastrique.
1906. Le suc gastrique est regardé comme un liquide sécrété par Testomac , et comme Tagent principal de la digestion stomacale. Trois procédés ont été indiqués pour se le procurer : le premier consiste à tuer un animal après ravoir fait jeûner; le second à faii^ avaler par des animaux de pedts tubes métalliques percés de trous et attachés à un fil ; et le ixH>isième ^ à exciter le vomissement le
576 BES LIQUEURS DES SÉGUéTICniS*
matin , lorsque restomac est vide d^alimens. Spallanzani a pratiqué le premier sur un mouton, le second surdnq corbeaux , le troisième sur lui-même : il a retiré ainsi 87 cuillerées de suc des deux estomacs du mouton , et seulement 5 1 grammes de celui des corbeaux. C*est ce câèbn; physiologiste et Sennebier qui se sont le plus occupés d'en étudier les propriétés \ ils Font soumis i un grand nombre d'expériences. Voici les résultats auxquels ils sont parvenus :
1^. Le suc gastrique est un vrai dissolvant des alimens , même hors du corps vivant , pourvu qu^il en conserve h chaleur.
a^. A la chaleur tempérée de l'atmosphère , il est seulement anti-septique.
3^. Il peut se conserver long-temps à une température qui ne dépasse pas celle du corps humain , sans éprouver de décomposition putride (un mois , par exemple).
4^. Le suc gastrique n'est jamais ni acide ni alcalin : du moins , quand cet état se développe y il tient i la nature des alimeus , et s'évanouit bientôt.
M. le docteur Montègre , qui avait la propriété de vomir à volonté , en a profité > il y a quelques années , pour répéter les expériences de Spallanzani , et en tenter de naor' velles. Les résultats qu'il a obtenus sont bien différais de ceux que nous venons de rapporter. Suivant M. Montègre :
1^. Dans l'état de santé parfaite , l'on trouve très-fréquemment dans l'estomac un liquide plus ou moins abondant, transparent^ filant, ordinairement écumeux, tantôc absolument semblable & la salive^ soit par les caractères extérieurs , soit par les altérations qu'il éprouve , et tantôt en différant, parce qu'il est acide ef qu'il ne se putréfie que difficilement; il contient très-souvent, en quantîié plus ou moins grande , des flocons de mucus qui parait n'être que du mucus des narines.
DE hk BILE. 579
^^. Les matières soumises à la digeiAion passent naturelle^ menlàrétat d'acide par suite de tfe qu'elles éprouvent dans Vestotouac et indépendamment de letir nature particulière*
3^. Le suc non acide de Testomac ne possède pas la propriété de s'opposer à la putréfaction des matières ani«« maies, et il se putréfie luirmème'avec autant de pi'omp-^ tiiudeque la salive lorsqu'il rest exposé à une .chaleur à"« peu-près égale k celle du corps humain.
4^« Le .suc acide de Testomac ne préserve pas de la putréfaction les viandes peu animalisées qui s'y sqntjcony servées 9 par une propriété t[ui lui soit particulière»*
5^. Le suc de l'estomac. na|;it point sur leS'àlimABs j^ la manière d'un dissolvant chimique*
De là 9 M» Montègre çondut que le suc non acide n^esC autre chose que de la salive j^écemment introduite daps l'estomac y ou n'ayant pas/éncote éprouvé l'action' de' ce viscère , et que le suc acide n'est que de . la salive altérée à la manière des autres alimens ^ et véritablein)mt digérée»
Ces résultats rendent l'existence du suc gastri<|ue att moins très-douteuse : s'il existe , il doit se produire surtout au moment de la digestion , , et il n'est pas prob^ible qu'on puisse jamais l'ohtQpir autrement que mêlé à be^u-* coup de n^ucus, et peut-être^ de bile.
De la Bilck
1907. La bile est une liqueur amère , jaunâtre ou dW jaune verdâtre , plus ou moins visqueuse , d'une pesîinteur spécifique un peu plus grande que celle de l'eau , commune a un grand nombre d'animaux : c'est dans le foie qu'elle^ forme.
' La plupart des physiologistes pensent que ses matériaux
proviennent, non point du sang artériel , mais de celui que
les veines rapportent de la rate, du pancréas, de l'estomac
et du tube intestinal. Ces veines se réunissent en tm gros
ïv, 37
576 DES LIQUEtfUS DBS SâCKÉTIOlfS.
tronc que l'ou appelle veine ports , laquelle se partage en deux branches qui pénètrent dans lefoîe^ s'y dmacnt À rînfiniy^dont le» dernières ramifications s^abonehent, iTune.part , ayec les conduits biliaires , et de Tanfreivec les ^nes hépatiques simples chargées de rendre à la ctrcitation le sang qui n^est point employé à la confecâon ^e la bile. Celle-ci attire directement dans le dsodémim par les canaux hépatique et cholédoque , lorsque ka ani* niaox ii'^nt{>oint de vésicule; lorsqu'au contram ils en ont une » ce qui a Heu le plus souvent , elle y r^ue, en grande partie du moins, parle canal cystique; elleysé» /ourae plus ou moins loi^-^lèâips, et j éprouve quelquefois des altérations remarquables : sa fonction prin- ^^ipale paratt être de fav^iéer la digestion duodéoide , de «gncert avec le suc pancréatique. Contribne-t-e)leparses principes à la formation du^ chyle? nous ne le savûoa point 'encére ;- ce quHl y a de certain , «c'est que la matière finie en contient presque constamment , et' parfois une assea grande quantité pour avoir une saveur d'une >anieruime insupportable.
' 1908» Beaucoup de physiologistes et dé chimistes s'en sont successivement occupés ; laiais , parmi .ceux* donc les travaux ont fixé l'idée qu'on a prise de sa nature a diverses époques , on doit citer surtout Boerhaave , Verheycn , Baglivi, Burgrave , Hartmann , Macbride , Gaubius , Cadet ^ yan-JBochanle , Poulletîer de let Salle çl F^urcroy.
,Bc)erhaave , par une erreur ijaconcevable , regardait la hUe comme un des liquides les plus putrescibles , et de 1» sont sorties plusieurf théorie^ .p|us ou moins hypolLétiques sur les maladies et leur traitement.
Verheyen , Burgrave et Hartinann ont tous anxàoncé
.l'existence d'un alcali dans la bile. Macbride a cnti>ew
qu'elle contenait quelque chose de sucré ^ Gaubîos
sépai^dlc premier une s^tière huileuse d'une grande