DES SUBSTANCES TÉCÉTÀLES NEUTRES
Suivant MM. Gay-Lussac et The- Suivant M. Berr-Mius {AntytU» Ae
nard. {Rec, phjrs.'chim.) Chimie^ tom. xcTj pag- 64*)
OU de Carbone 4^^55 de vapeur de carbone. ... 7
Oxigène et hydro- J Oxigène ^
gène dans les pro-f g^ /^ Hydrogène • ^^
portions néccssai- ( '^
res pourfaire l'eau . ; Oxigène.' o
1 oo,oo Suivant M. de Sacusare {Biblioth. britann*f Sciencei et jirts, t. mi</
de Carbone 4S;^9 o" de Carbone ' 4^;^9
Oxigène 4^,5 1 Oxigène et hydrogène^
Hydrogène o^qo dans les proportions f g^ /g
Azote o,4o nécessaires pour fai-| " '
ZTT^ re l'eau. J
lOO.OO ^ . , ^ K mil
' Oxigene en excès. ...... ^j 7"
Azote ^)i^
1459 bis* Usages. —lies usages deramidon sonttresmultipliés : c'est le principe le plus abondant de la farine; il entre dans la composition des dragées*, aromatisé, il constitue la poudre à poudrer^ il sert à faire l'empois avec lequel on donne de la roideur au linge. Enfin les médecins Tordonnent quel(jucfois comme substance alimentaire ; mais , dans ce cas , ils emploient de préférence la fécule de pomme de terre , ou le sagou , ouïe salep. ( Voyez comn^nt Ton prépare celui-ci , 1 700. )
De la Gomme,
1460. La gomme est solide , incristallisable , incolore , insipide , ou du moins très-fade, sans odeur, inaîléraUc a Taîr , soluble dan5 l'eau , capable de former avec cdiC-
cà une sorte de gelée que Ton appelle ordinairement mucilage; insoluble dans Talcool ^ facilement décomposable pirracide ];iitrique , qui la transforme en partie en acide iDUciqae.
Qiauffîe dans une cornue, la gomme se ramollit, se boorsouffle , se noircit , donne tous les produits qui pro- ▼iennent de la distillation des matières végétales , et de plus on peu cTammoniaque , due probablement à une substance élnmgère qu'il est difficile d'isoler.' Grillée de manière à n'en décomposer aucune partie , elle acquiert la propriété de se dissoudre plus facilement dans Feau (Vauquelin). Lorsqu'*on la traite par les alcalis faibles , elle prend d'abofd Taspect du lait caillé , et se dissout ensuite. Les acides T^étaux favorisent aussi sa dissolution. Quel que soit d'ailleurs le dissolvant de la gomme , elle en est séparée pazValeool sous forme de flocons , et par le sou3*acétate de plomb en combinaison avec Toxide de ce sel. L'acide suUuriqae concentré la colore à peine à la température ordiluôre ; il la transforme en une autre matière gommeuse douée des mêmes propriétés que celle qui provient de l'action de cet acide sur le ligneux (M. Braconnot , 1 468 bis). Selon M. Tbomson,* la gomme s'unit au sucre : il en donne pour preuve qu'en évaporant de l'eau chargée de ces deux substances , et qu'en traitant le résidu par l'alcool , la gomme, qui y^est insoluble, retient toujours une petite quantité de sucre , qui est , au contraire , soluble dans ce réactif.
1461 • État naturel. — La gomme est un des corps im-
m^ais des végétaux les plus répandus ^ on la rencontre
di^is toutes les parties des plantes herbacées , dans tous les
fruits , dans un assez grand nombre de racines et de tiges
iigneuses , enfin dans toutes les feuilles.
Cest de plusieurs espèces de mimosa , qui croissent siv les bords du Nil et dans l'Arabie ; de deux espèces d'ar-
44 ^^S SUBSTÀXICKS VÉGÉTALES BEUTRBS.
brea qui forment des forêts immenses sur les bords du fleuve Sénégal , et que les naturels appellent iierek et nebueb , des arbres fruitiers à noyau , et particulièrement du prunier; de Yastragalus tragacaniha de File de Crète et des lies environnantes \ de la graine de lin et de plusieurs racines , surtout de celles des malvacées ,«que Toii: extrait la gomme pour les besoins du commerce et de la médecine. La gomme des mimosa s'appelle gomme arabique^ celle de Yuerek et du nebueb y gomme du Séné-* gai ; celle des arbres fruitiers a noyau , gomme du paj^s ; celle des astragalus, gomme adraganthe ,• celle des graines et des racines , gomme du nom de ces racines ou de ces graines. Les quatre premières découlent spontanément des branches et du tronc des arbres qui les contiennent ^ sotts forme d'un mucilage qui peu à peu se dessèche et se durcit à Tair. Quant aux autres , il faut les extraire par Teau bouillante.
1 462 • Gomme arabique. — Cette goinme est sous forme de petites masses arrondies d'un côté et creuses de l'autre j transpareme, inodore , légèrement colorée en jaune 9 cas* santé et facilement réductible en poudre. La plus belle renferme toi^jours quelques matières salines. M. Vau« quelin ^ en brûlant 100 parties de gomme arabique, obtint 3 parties de cendi^e formée de carbonate de chaux et d'un peu de phosphate de chaux -et de fer. Selon lui , la chaux du carbonate se trouve , dans la gomme , combinée à l'acide acétique ou à l'aicide malique , et peut-être à Tuix et à l'autre.
Lorsqu'on mêle de Tammoniaque avec une solution de gomme arabique filtrée et bouillante , qu'on y verse ensuite du sous-nitrate de plomb également dissous et bouillant , l^mmonlaque , en s'emparant de l'acide nitrique ,. met en liberté l'oxide de plomb qui se combine avec la |[oniiae y et l'ou obtient un précipité qui , lavé et séché a\ec
DIS 1.1 GOMMC. 4^
MU, est composé , suivant M. Berzelius^ de loo de gomme ^ ei63,io5 d^oxide de plomb. (Annales de Chimie, t. xgYi
PS' 77-) ^ ^ Composition. —La gomme arabique est form^ ,
Savant Mllff. Gaj-Lossac et Tht- Suivant M. Benelius* (^fiiûii^# <ie Bard. {fiedu phjrs.'chim.) Chinùo, tom. xcy, pagr78.)
deCul)oiie ••••« 429^^ deCarbone. 4';9<^^
'Oiigène...» 5o^84 Oxîgène...« 5i/5o6
ffjrdrogèoe 6,93 . Hydrogène. ••••.•• 6,788
«a volMie.
on de Carbone • . 4^;^^ de vapeur de carbone 1 3
Oiigène et hydro-'^ Ozigéne • • . . 12
^ne dans les pro- f ^ Hydrogène 24
portions ncccssai-? '''' Tes pour faire Peau. J
SoÎTast M. de Sanssore ( Biblioth. brifann. , Sciences et Arts, t« lti »
page 35o.
deCarbone. • . . • 4^;^ ^" de Ci^rbone 4S;^4
Oxigêne 4^,26 Oxigène et hydrogène J
Bydroocne • 6,6 danslesproporiionsf ,g g
iizote •....• 0,44 nécessaires pour fai- / ^ ' '
reTeau. )
Oxigène en excès 7;05
Azote • . . 0;44
Usages. •«-* La gomme arabique est employée en iDiédecine, à cause de ses propriétés adoucissantes. Elle entre dans la composition de plusieurs sirops et de beaucoop de poliona. Les arts en tirent aussi un grand parti. Les confiseurs s'en servent pour faire *les pastilles. On la dissout dans certaines couleurs pour les rendre brillantes ei solides» Enfin , c^est avec la gomme arabique que Ton donne le lustre aux étoffes.
46 t)P.S SrBSTAïlCES Vl^.GéTÀÎ.ÎÎS NËOTllfiSé
i463. Gomme du Sénégal. — Les nègres recueillent cette gomme pendant le mois de novembre (a). YXXe est en larmes grosses comme des œufs de perdrix. Elle est blanche quand elle a été produite par Yuerek , orangée quand elle provient du nébueb. l.es propriétés et les usages de la gomme du Sénégal sont les mêmes que ceux de la gomme arabique.
1464. Gomme du pays, — C^est à l'époque de la maturité des fruits des arbres qui la contiennent , que l'écoulement de cette gomme a lieu. Il n'est personne qui n'ait eu occasion de remarquer cet écoulement. La gomme du pays ne diflîre de celles que nous venons d'étudier que par une moins grande pureté : aussi ne se dissout-elle pas toujours complètement dans l'eau. On l'emploie pour donner du brillant aux couleurs , à l'encre , par exemple. .
i465. Gomme adraganthe. Cette gomme, que l'on ramasse sur la fin du mois de juin , a l'aspect de petits rubans entortillés. Elle est blanche ou rougeàtre, opaque , un peu ductile. C'est à cette dernière propriété qu'il faut attribuer la difficulté avec laquelle on la réduit en poudre ; on n'y parvient même qu'en chauffant le mortier. La gomme adraganthe est moins soluble que les espèces précédentes ; mais le mucilage qu'elle forme est plus consistant.
M. Vauquelin , en brûlant de la gomme adraganthe , en a retiré sensiblement la même quantité de cendres que de la gomme arabique ; les cendres étaient aussi de la même nature , si ce n'est qu'elles contenaient un peu d'alcali et de soufre. (^Annales de Chimie^ t. lit, pag. 3 12.)
Suivant Bucholz , la gomme adraganthe est composée de 57 parties d'une matière semblable à la gomme arabique , et de 43 parties d'une substance particulière , capable de se gonfler dans l'eau froide sans se dissoudre , et de
(<r) L'arbre qui U produit est haut de 18 à ao pieds.
DE LA GOMMS. 4?
'pTCDdre Taspect d'une gelée épaisse; solublc au contraire ààss ïestix bouillante , perdant alors la faculté de se gon- Bg dans Teau k la température ordinaire , et acquérant la propriété de s^y dissoudre comme la gomme arabique , et de fonner une dissolution mucilagineuse. C'est en rédui« sant loo grains de gomme adraganlhe en poudre, et les introduisant dans un flacon avec 64 onces d'eau à i5^ , les agitant de temps en temps et prolongeant le contact pendant quatre Jours, ou plutôt jusqu'à ce que la gomme fut gonflée autant que possible, que A). Bucholz a fait Tanaipe de celle-ci. (Journal de Pharmacie , t. ii , ^. 86.)
Cette goncinie est principalement employée en médecine : on la triture avec le sucre et le lait d'amandes donceé pour préparer les loochs ; elle entre aussi dans plusieurs autres préparations.
1466. Gomme des graines et des racines. — Les unes paraissent douées des propriétés de la gomme arabique, et les autres de celles de la gomme adraganthe. On pourrait peut-être citer le mucilage de graine de lin pour exemple deces dernières : du moins il ne faut qu'une petite quantité de ces graines ponr transformer une grande quantité d'eau , ^fûiOante en un mucilage fort épais, que l'on sépare facilement en le passant à travers un linge.
M. Vanquelin , qui a analysé celui de graine de lin , l'a trouré composé de beaucoup de gomme , d'un peu de substance animale , de silice , d'acétate et de phosphate de diaux y d^acétate , de sulfate et d'hydro - chlorate de potasse, (^/i/i. deChim,, tom. lxxx, pag. 3 18.)
Les gommes des graines et des racines sont toujours employées à l'état de mucilage ou en dissolution dans l'eau. On s'en sert particulièrement en médecine pour faire des cataplasmes étnolliens et des boissons adoucissantes.
1466 bis. Indépendamment de ces gommes , on petti ohenir artificiellement d'autres substances qui peuvent
48 DES 5VTrSTAKCES TÉGÉTÀLES REUTEES.
épaissir Teau , et que plusieurs chimisles proposent d^ap' peler gommes artificielles ^ maris ces substances diffèrent sensiblement des gommes naturelles par leurs propriétés chimiques : par exemple , elles ne donnent point d'acide mncique avec Tacide nitrique. ( F^ojr. ces substances dans la cinquième section. )
I)u Ligneux»
1467. Le ligneux est , de tous les corps immédiats des végétaux , le plus répandu et le plus abondant. On le trouve djins toutes leurs parties , dans la racine^ la lige , les feuilles , les fleurs et les fruits. Il constitue la fibre proprement dite : aussi entre^t-il pour les 0,96 à 0,98 dans la composition de toutes les espèces de bois. Toutes contiennent en outre des matières extractiyes , des sels de di« verse nature; quelques-unes contiennent en même temps des résines. Or , comme ces substances sont solubles dans Fean , Talcool et les acides étendus , et que le ligneux y est insoluble , on parviendra toujours à se procurer ce corps sensiblement pur, en traitant Ébccessivement la sciure de bois par ces trois agens , dans un matras , à la température à laquelle ils peuvent entrer en ébuUition. Il faudra mettre la sciure en contact , d^abord avec ralcool ^ pour dissoudre les parties résineuses j ensuite avec Feau , qui opérera la dissolution des matières extractives et de quelques sels ; puis avec Tacide hydro - chlorique faible , qui attaquera les sels insolubles dans Feau , et particulier rement le sous-carbonate et le sous-phosphate de chaux ; enfin une seconde fois avec Teau , afin d^eulever Tacide adhérent au résidu , c'est-à-dire, au ligneux même.
1468. Le ligneux est solide , d'un blanc sale , insipide y inodore , spécifiquement plus pesant que Teau.
Décomposé par le feu dans une cornue , on en relire
tOBS lès produits qui proTÎetinént de la distillation dcâ codères végétales. Chailfië avec le contact de Fair, 11 s*en-^ ftame^ se diarboiine, et finit par âe consumer entièrement. Imbibe d«ean , il se charbdnne ëgailemcm dans son contact avec Fair , à la température* ordinaire ^ mais seulement dans un espice de télnps (rès-cohsklérableé
Le li^eiii: ne^l pas-$cnsiblèmcnt sollible dans la ^b'^ tasse) mais il éjlrouye dés altérations toutes particulières lorsque le faitcbauffi^ convenablement avec cet alcali* Oa na qnV^-Hnetlre parties égales de sciure de bois et de pkntk câo*èif fe 'daïts tincretiSet d^argent ^ jr «goûter un pcvi d^eau « et torréfier le mélange Wi lc>emuant sans fcessé, il armera un moment où la sciCh:*é'8e i^amoUira presqu'in-» slantssémeiit et se boursoilfflerà bëâucbiii^. Si on relire anssilAt lé creuset du feûV'etqu^on examine le produit ^ oa verra qu'il se dissoudra dans Teau avec Une extrême faeililé , sauf tin léger ré^tt formé de silice ^ de carbo" ndte âe chauk ^ de pbosphate de chaux et de quelques Inces de siibstance végétale, et que la dissolution , d\ui bfiHi foncé 7 contiehdra- eii combinaison aVcc Talcali une ^nde quantité Culmine et Une certaine quantité d'acide aoéiîqiie. L'acide sulfurique faible précipitera tout -àcoup Yhhmne en flocons bruns. Pouir obtenir Facide acéiiqaê, il suffira de filtrer la dissolutioii acide ^ de la saturer par la ctaie , de la filtrer dé nouveau ^ de Téval^orer', ei ée mettre le résidu .en contact avec Falcool : celui - et s^anpaicra d^mi sel facile i reconnalti-e pour de l'acétate èe pomse, ei dont on pourra extraire Tacide acétique OMune de Vacétate de soude (i3o8). Suivant M. Brssicon^ 2id<9 à qai ces observations intéressantes sont dues> Ik sciure de bois ainsi traitée fournit plus du quart de son poids di'tiliiiiHe artificielle desséchée; suivant lui aussi la poiBSsen^opère la conversion du ligneux €fn ulmine qu'ea
déterminant la formation d'une certaine quantité d'eao aux rv. 4
5o DES stiBstiffcEs riùttALiss ntmmts^
dépens de ThydiE^gène et ik Vwg^n^ da ligneux mésMlf de sone qi|if Tu/mme ne diff^Ferfiit du .li^eot cpe parce qu^elle contiendrai; plus de carbave. Biais oètte tltëwSe ^ pour ôire admise , |ie me semble pas soffisammeiit établie : i^. par<»a qt(ie l'analyse de Tulmine nV point eiieore été faite; a^. parce cju'ilse forme, outre Ttilmine^ de Tacide acétique que Ton recueille ; 3^. parce qu'il serait possible que le ligneux fut simplement conyerti en a(;ide acétique et en nlmine^ 4^4 enûn et surtout, paroe qi|e<, povirMr rendre compte de ce qui se passe dans une 0{>ératÎQii ^ 3 faut connaitre la proporUon des agens qu'on enaploie i des produits qu^on obtient » et celles de leurs piiincipes oonstituans. (uénn* de Chim. et de Phys. , t. xu , p. i^ )»
Probablement que plusieurs autres alcalis , et p4urtica«^ lièrement h f opde , agiraient sur U ligneux d'un^ ia«nière analogue à la potasse.
i468 bis. L'acide sulfuriqua iious présente âQSsî 4Tee le ligneux , oa avec toutes le$ unalières qui eu sont prêt-' qu'entièrement formées, telles que les bois ^ les écerces f la paille» le çbauTre, le linge 9 etc. , des pbépQDièiiee bien dignes d'attention 5 et c'est «icore M. Brac<mnot qui nous les a fait connaître* (jian» de Chim» et de Phys* , t. xii , p. fjVL.) Toutes ces matièipes , par cet acide , peuYcirt être transformées à volonté eu une sorte de matière gom** pieuse, et en un sucre semblable à celui du raisin.
i^. Que l'on prenne a4 grammes de toile de ofatswe usée , bien sèche et coupée ^n petits moreeffUx \ qu W lee mette dans un mortier de verre et qu'on les arrose arec 34 gramme d'acide sulfurique concentré , en i^ant aoim d'i^outer cet acide peu à peu , et de remuer contintieU^ment le mélange , de telle manière que la masse s'éekauflfe à peine et s'imbibe également : un quart d'heure après , si l'on broie le tout avec im pilon de verre , la toile dispar* 'raitra sans dégagement de gas 1 etil en résultera une
nv LIGKEUX. 5l
micilaginetise très-ienace , poissante , homogène , peu cdorée , éntièremait soluble dans Teau , excepté une petite fouitité de tissu non attaqué.
Alors la conversion du ligneux en matière gommeuse se trouTe opérée. Pour extraire celle^i , il faut dissoudre k masse mucilagineuse dans Teau , saturer la dissolution par la craie , la passer à travers un linge serré , taver le résidu sur le linge même et Texprimer forlement , puis lédiûre la liqueur par Tévaporation ; y ajouter une telle quantité diacide oxalique que toute la chaux qui s'y trouve •oit prdiipîtée , la filtrer de nouveau et la nlèler avec un grande excès d'alcool qui s'emparera, dés acides libres et xaidra la matièie gommeuse insoluble.
24 granunes de toile sèche ont fourni à M. Braconnot i»6,a gniimnes de matière gommeuse , mais qui retenait i^,3o grammes tant en acide qu'en chaux ^ en outre, sar les 14 grammes , il y en a eu a, 5 qui n^ont point été atcaqaéf ; par con^quent 21,5 grammes de toile auraient don6 prodidt 21 ,9 de gomme.
2^. Lorsqti'au liéû de murer par de la craie la solution de la masse mucilagineuse acide dont nous venons de parler, on la lait bouillir pendant dix heures , la matière
gommeme se trouve décoinposée et remplacée presqu'en totah'té par du sucre : Textraction de ce sucre , qui ressemble en tout point à celui de i*aisin , n'ôflre aucune difficullé* En effet , il suffit pour cela de neutraliser l'acide , comme nous l'avons dit précédemment , de 61trer la lir qoeoret de l'évaporer jusqu'en consistance sirupeuse. En vÎB^-quatre heures, la cristallisation commence à se maniiester, et dans l'espace de quelques jours tout le sirop se prend en masse. Il n'y a plus qu'à presser fortement le entre plusieurs doubles de linge usé , et le faire crisune seconde fois pour l'obtenir sensiblement pur; traité par le charbon animal , il devient d'un blanc éclatant^
^a I>r.3 6l.X}ÂTA^C£â VÉGÉTALES ftËLTaES.
IVL Bracounot a trouvé que 20,4 grammes de cliiflbiu secs poiivMex]|t produire ^3,3 de matière sucrée*
3^. Indépendamment de la matière gommeuse et du sucre, il se produit encore^ dons le traitement du ligueulc par Tacide sulfurique , un aciae que M. Braconnot a appelé acide végéto-sulfurique , et qui est composé de soU" Jre , de carbone , à^ hydrogène et à^oxîgène , ou i^une matière végétale et des élémens de Vacide sulfurique, mais, dans un rapport et une répartition qu'il ne confiait pas. . .
Voici comment il extrait cet acide : il étend d'ea^a masse mucilagineuse acide provenant de Tactionde racid^sulforîque concentré sur le linge , fait bouillii* pendant longtemps la liqueur avec de Toxide de plomb , la filtre pour séparer le sulfate de plomb , etc. , fait passer dans la noa- .velle liqueur fiUrée un excès d'I^ydrogène sulfuré qui s^empare du plomb combiné avec le nouvel acide ^ filtre de nouveau 9 fait évaporer presqua consistance sirupeuse , et verse sur le résidu de Falcool qui dissout Tacidcvégétosulfurique, plys un peu de sucre; enfin il ramène la dissolution alcoolique à Tétat sirupeuse et agite le sirop avec jàx^ réther sulfurique : celui-ci ne se charge que de Tacide yégéto-sulfurique} par la chaleur, Téther se volatilise et l'acide reste pur,
Il s^agirait maintenant d'expliquer. la formation de ces di£rérens produits.
A cet eifet , nous remarquerons d'abord que la matière gommeuse paraît être de la même nature que celle qu^oa obtient en torréfiant légèrement Vamidon ou en le dissolvant 4^ns Tacide sulfurique faible. Mais lorsqu'on fait bouilljr cet acide aflaibli avec de Tamidon , celui-ci passe à l'état de sucre en s'assimilant les principes de l'eau. Il n'y a donc pas de raison pour qu'il n'en soit de même de la matière gommeuse , et cetle transformation est d'au-
Un£ plus vraisemblable que la ipxantilé de gomme est noiiidre que celle du sucre.
Noos observerons en second lieu que Tacide végétOr^ êuljurique^ de M. Braconnot n'est sans doute que de Tacide hjpo-sulfurîque. combiné avec une certaine quantité d& matière végétale; car , il est prouvé aujourd'hui qu'il sefisnne un acide de ce genre dans la réaction de la plupart èes madères végétales et de Tacide sulfurique concentré , et il est facile de voir que tous les phénomènes observés, sont d^accord avec rexislence d'un tel acide*
A quelle époque se forme-t-il? Suivant M. Bracoiuiot,, ce s«ait au aaoment de la transformation de la gomme ea> sacre. Pour moi ,/je pense que sa formation a lieu en même* temps que celle de la gomme : aussi quand on neutralise Vtx.cès d'acide de la masse mucilagineus» par Foxide de piomb, obtient-on une liqueur qui , filtrée, redeyient acideparmi courant de gaz hydrogène sulfuré) il se produit alors un soliMe insoluble et un hypo-sulfate soluble , e( c'est l'ueide de celui-ci qui se trouve mis en liberté.
Cela admis , îl faut chercher à concevoir la formation iVnmltaiiée de la matière gommeuse, d« l'acide hjpo^sul-^ furîque , et de la substance végétale avec laquelle il est soi et doDt il est impossible peut-être de le séparer.
Lu matière gommeuse étant composée de cacbone uni à l'hydrogène et à l'oxigène en mêmes. proportions que dausi Teau., et ne différant du ligneux qu'eu ce qu elle contient UHDs de carbone , il est évident que sa production est due Ottlneo ace queleligneux abandonne un peu^ de carbone,, au bien à ce qu'il absorbe au contraire une quantité con*^ Hsuble des élémens de Teati contenue dans Taeide aulfui-^ xiqne. M. Braconnot assure qu'on obtient plus de matière gommeose qu'il n'y a de ligneux employé : s'il eu est lînat., OQ en doit conclurenécessairemeut avec ce chimiste, ijaec^est par le dc'rniçr n\f>dq que se produit ceite matière*:
54 DBS SUBSVAirCBS VÉGÉTALES KBlTTmES.
Le ligneux se partagerait en deux parties : Tune , très-r grande , passerait à Tétat de gomme , comme nous yenons de dire ; et Tautrç , très-petite , en agissant sur une partie de Tacide sulfurique concentré, donnerait naissance à. l'acide hypo-sulfurique e| à^a matière végétale , avec laquelle il est uni intimement. Or , Tacide liypo-sulfuri<{ne ne peut résulter que de Tacide sulfurique privé d^une certaine quantité d'oxîgène^ et cette désoxigénation n*eat point opérée par le carbone, puisque M. Braconnotassure qu'il ne se dégage aucun gaz : elle doit donc Tètre par r hydrogène. Il résulterait de là , en supposant qu'il ne se fit pas d'autres produits, que la matière unie à l'acidci bypo-sulfurique ne serait que du ligneux déshydrogéné jusqu'à un certain point.
Il est inutile d'ajouter , je pense, que tant que cette ma-» tière n'aura point été isolée et analysée , la théorie sera toa-t jours incertaine. Nous avons discuté avec les données que nous avions. De noi|veaux faits apporteraient des n^odifi— cations à nos raîsonnemens.
L'acide sulfurique étendu de la moitié de son poids d'eau parait être sans aofion sur la matière ligneuse, à la température ordinaire ; à l'aide d'une douce chaleur , il convertit celle du linge en ime sorte de matière qui a le même aspect que l'amidon , quoiqu'elle n'en ait aucune des propriétés y et iqui représente la presque totalité du linge employé.
L'acide nitrique produit aussi le même effet sur le linge , pourvu qu'on suspende l'action au moment où lés gaz commencent à se dégager. (M. Braconnot, Mémoire cité^y Si* on la prolongeait , tonte la matière diparaitrait , etl'on obtiendrait de l'acide malique , etc. , et par suite de l'acide oxalique.
Nous avons déjà dit que l'eau et Falcool ne ponvavenc Doint opérer la dissolution du ligneux ; il en est de même de
net stTBSTAit€ift HUiLBUSBi, nÉsxivBiifBs, etc. 55
Vàker, des huiles, et de tous les corps connus jasqu^ici :
Jl&est Boluble dans aucun sans éprouver d'altéradoD»
CtMnp9mi0A.<^Lelîgneux est formé, suivant MM. Gay-
Lossac mThenard [Recherches physicfHchirmques i U u ,
De carbone 5a
Oxîgène et hydrogène dans les proportions^ m^. pour faire reau.. • • . • « «..••..) ^
1469. II est évident , d*aprè% ce que nous avons dit précédemment de Tétat naturel du ligneux, que c'est le corps nnmédiat des Tégétàux qui joue le plus grand i%le dans Téconomie végétale , et celui dont les arts tirent le plus gnnd part!. A la vérité, on ne Templôie jamais pur; mais puisqu'il constitue au moins les 96 centièmes du bois , n'est-ce pas à lui qu on doit attribuet toutes les qualités et tuâtes les propriétés de celui-ci ?
sBction IV.
Ihs Substances dans lesquelles VHjdrogètié est en excès par rapport à Voxigène (i ayS).
1470. Ces substances soikt , en général , bnileuses , résinenses, alcooliques ouéthérées : quelques-unes seulement jouent le rôle d'acide. Tontes sont très-riches en carbone; evce a»ps fait quelquefois plus des 4 cinquièmes de leur poids ; elles en contiennent d'autant plus qu'elles renferment d'ailleurs plus d^hydrogène en excès j)àr rapport à Tongène. Elles sont, en général, très- fusibles et trèscombustibles. Chauffées dans uhe cornue, plusieurs se voladlisent sans éprouver d'altération -, d'autres se décompoient : celles - ci d<5niié]^t*lleU à une grande quantité d'huile et à nn peth résidu cfaarbonàeux. Il en est totijouiV ixatromeal lorsqu^on les expose \ tme haute tediiféiiitaro
56 DÇS HUILES,
danis im tuhedepoirccilai]:^ : toutes épiH)ttvettl une dëoènit position coQiplèle , et de cette décomposition résultent l?eaucoup de gaz hjdrogèn€( carboné , un grand dépôt de cl^arbon , et une certaine quantité de gaz oxide dex^arbone* Presque toutes sont très-solubles dans Tespritrde-via, et insolubles ou peu solubles au contraire dans FeaUi,
X)ç la Stéarine, et de l'Oléine^
1470 bis. Lg stéftrine et Voléine sont deux subsitance^ crasses qui ont été découvertes dans ces derniers temps par M, Cheyireul , e^ qvCoji rencontre dans les huiles fixes et dans ]es graisses animales» Nqus devrions nous en oc-* çuper ici ; majs commç i\ n^y a encore eu de bien exami nées que celles qui font partie des graisses > nous en- rer inetirons Fétude à Tépoque QÙ nous trailecon^ de cçUça-t
Des HuileSf
1471* Parmi les huiles, il en est qui sont vîsqueu^ps^ fades ou presque insipides , et d autres qui sont presque sans viscosité, caustiques et très-volatiles. Les premières s ap^ j^llent huttes grasses y douces onjîxes ; les secondos^iuiî/e^ volatiles^ huiles essentielles , ou simplement ey^e/z^^
. Des ffuiles grasses,
x^'joif Les huiles grasses sont presque toutes liquide^^ à la températt&'e ordinaire.* Leur viscosité les empêche de cpuler facilement. Lenrsi^yeuf , quoique faible, est souvent 4ésagréable^ Leur odeur est toujours très-légère. La plupart sont colorées en jaune ou engaune-veicdàtre.. Toutes sçnt spécifiquement moins pesantes que Teau.
l^'jif Lorsqu'on soumet une ^uile y dans |iae cornue i^