‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 105 sur 182 · De soufre uni à l’huile, qu’il rend fétide · texte numérisé non relu

De soufre uni à l’huile, qu’il rend fétide

3°. D’une grande quantité de sucre incristallisable ;

4°. D’une grande quantité de mucilage analogue à la gomme arabique;

5°. D’une matière végéto-animale coagulable par la chaleur et analogue au gluten ; »

6°. D’acide pho «phorique en partie libre , en partie combiné â la chaux , et d’acide acétique;

n°. D’une petite quantité de citrate calcaire;

8°. D’une matière fibreuse très-tendre, retenant de la matière végéto-animale.

Le suc d’oignon leur a offert des phénomènes remarquables. Abandonné à lai-même, à une température de i5 à 20 degrés , dans un flacon surmonté d’un tube, il n’a pas éprouvé la fermentation vineuse : cependant , au bout de quelque temps, il ne restait plus de sucre dans la liqueur; l’on y trouvait alors beaucoup d’acide acétique et de mannite; d’où il suit que ces deux corps peuvent probablement se former dans quelques circonstances par la réaction des principes du sucre les uns sur les autres, réaction qui peut-être a besoin d’être favorisée par un ferment particulier. De là , MM. Fourcroy et Vauquelin sont en quelque sorte tentés d’admettre que la manne, qui a pour base la mannite, comme nous l’avons vu précédemment (1690) , se forme naturellement dans les arbres qui la produisent , par un procédé analogue. La sève de ces arbres contiendrait du sucre et de la matière glutineuse : ces deux matières , lorsque la sève sortirait de ses

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